2018, une mobilisation sans précédent à l’actif de la FSU !

mardi 30 octobre 2018
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L’établissement public AEFE souffre d’une dotation insuffisante de l’État. Ce n’est pas chose nouvelle ! Mais, à la suite de l’élection présidentielle, en juillet 2017 l’annonce a été faite que son budget serait encore amputé de 33 M d’€ ! La direction de l’AEFE a pris alors la décision de supprimer 180 postes pour 2018 (allant bien au-delà du projet de loi de Finances qui prévoyait la fermeture de 52 postes) et au total 512 postes sur trois ans. Enfin, lors du Comité technique du 21 novembre 2017, le directeur de l’Agence lance une bombe ! Il annonce envisager de supprimer, notamment en Europe, des postes de résident arrivant au terme de leur contrat et donc en renouvellement de détachement. Les conséquences des fermetures de postes qui se font jour dans les établissements et les menaces qui pèsent dorénavant sur les résidents provoquent à la fois une anxiété majeure et une mobilisation rarement égalée dans le réseau.

Grève 27 novembre - lycée Charlemagne, Pointe Noire {JPEG}

Ces annonces de suppressions de postes ont été une véritable déclaration de guerre faite aux personnels, une ligne rouge à ne pas franchir ! Ils l’ont fait savoir dans la durée, entre novembre 2017 et février 2018, avec comme points d’orgue deux moments, le 27 novembre 2017 et la période du 25 janvier au 6 février 2018. Ces mouvements ont été historiques, à la hauteur des enjeux tant pour l’AEFE que pour les personnels. Les personnels ont massivement cessé le travail (souvent plus des trois-quarts), des motions ont été votées dans des dizaines de conseils d’établissement, des parents et des élus consulaires se sont associés aux revendications, des événements de l’AEFE ont été boycottés... Les mobilisations ont pris différentes formes laissant place à l’imagination motivée des personnels, les rendant visibles pour sensibiliser toute la communauté éducative : cortège funèbre, opérations "gilets jaunes" ou "carton rouge", journées "école morte", banderoles, brassards... Toutes ces actions ont eu un écho important dans la presse nationale (Le Monde, Le Figaro, L’Humanité …), la radio (France inter, Radio classique), la télévision (France24, TV5 Monde …) et dans les médias locaux.

Pointe Noire - Ecole primaire Charlemagne 15/12

Par leur ampleur et leur visibilité, ces mobilisations ont eu un effet immédiat : l’AEFE est revenue sur son projet de supprimer des postes de résident en renouvellement de contrat. Elles ont aussi contribué à faire prendre conscience à nos dirigeants que l’établissement public devait être préservé : il ne semble plus menacé. Pour autant, il faut rester vigilant car le rapport du MEAE / MEN sur l’avenir de l’AEFE n’est pas encore connu et le projet de loi de finances 2019 entérine des suppressions de postes pour la rentrée prochaine. (lien vers article budget envoi 2)

A long terme, ne lâchons rien ! Les annonces présidentielles de doublement des effectifs sont en totale contradiction avec la situation de l’AEFE. Comment peut-on parler d’enseignement d’excellence, sans donner les moyens et en supprimant des postes d’enseignants titulaires de l’Education nationale, mais aussi de contrat local ?

Avec vous, la FSU reste combative et entend lutter contre la précarité et les atteintes portées aux personnels et à l’Etablissement public.

Rabat, 6/02

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