Compte-rendu
de la commission de recrutement en Ecoles Européennes
Le groupe de travail
ministériel chargé d’examiner les candidatures à un poste en Ecoles Européennes
s’est tenu le 9 juin.
Cette année, 15 postes
étaient à pourvoir pour la rentrée 2009 et trois ont été pourvus par mutation
interne pour des collègues qui arrivaient au terme de leur 5ème année en école
européenne. Le ministère nous a informé que, dorénavant, aucune prolongation de
mission (une dixième année) ne serait accordée comme cela avait été le cas précédemment.
Le SNES rappelle son opposition à ces prolongations, qui n’avaient pas de
véritable justification, et se réjouit qu’il soit mis un terme à cette
pratique.
Sur 150 dossiers de candidature cette année,
une soixantaine ont été écartés d’office au regard des règles de ce recrutement.
Sont recevables les
candidatures des enseignants
-
ayant
assuré, en qualité de titulaire, 3 années d’enseignement en France.
-
Ayant
et c’est une nouveauté moins de 56 ans (65 ans -9 ans) au 31 août de
l’année au titre de laquelle la candidature est déposée.
(l’an passé, la limité d’age était fixée à 51 ans)
Pour les candidats
actuellement à l’étranger (l’étranger étant pris au sens large et englobant le séjour
en COM, le détachement à
- Sont recevables les
candidatures des enseignants ayant au plus 6 années consécutives de mission à
l’étranger.
Les candidatures de
collègues en cours de premier contrat résident à l’AEFE ou en contrat expatrié
ne sont pas recevables.
De plus, le ministère
précise que tout collègue ayant accepté un poste de
résident, ne pourra être recruté en école européenne. Le SNES a fait remarquer
que le calendrier jouait en défaveur des candidats.
Pour
les candidats en France et ayant exercé à l’étranger
- Sont recevables les
candidatures des enseignants réintégrés depuis 3 ans ou plus (dont 2 ans
minimum devant les élèves) après un séjour de
plus de 6 ans à l’étranger.
- Sont recevables les
candidatures des enseignants réintégrés depuis moins de 3 ans après un séjour
de moins de 6 ans ou 6 années
consécutives à l’étranger.
Concernant les critères de
recrutement, l’Inspection générale a insisté sur la nécessité d’attester d’un bon niveau dans au moins deux
langues européennes, critère qui manque encore à de nombreuses candidatures.
L’inspection générale,
dont l’avis est déterminant dans ce
recrutement a classé les candidats en tenant compte :
-
des
certifications en langue, du certificat FLE (indispensable pour les collègues
enseignant notamment dans les disciplines littéraires)
de nombreuses candidatures ayant des compétences insuffisantes en langues ont
été recalées
-
du
rapport d’inspection (le plus récent possible). Le SNES a rappelé qu’un rapport
d’inspection très récent était une exigence difficile à honorer au vu de la
politique menée par certaines inspections dans certaines académies qui refusent
toute nouvelle demande d’inspection si les collègues ont déjà été inspectés dans
les 6 dernières années.
-
de
la lettre de motivation.
-
de
l’ordre des vœux
Les candidatures des
collègues enseignant depuis trop longtemps en collège uniquement ont été également
écartées. Devant la demande récurrente du SNES d’un classement des candidats
par barème, le ministère maintient son refus d’un tel classement et indique qu’un
certain nombre d’éléments quantifiés (note administrative, pédagogique..)
permettent seulement de faire un premier tri, l’examen du dossier étant par la
suite prépondérant. L’idée même d’un classement des candidats selon un barème,
l’avis de l’Inspection n’étant nullement mis en cause, semble effrayer le
ministère comme si on menaçait ce recrutement d’une révolution imminente.
L’Inspecteur général a aussi précisé qu’aucun
entretien téléphonique ou de visu n’avait eu lieu avant la commission. Nous
avions dénoncé depuis deux ans la pratique de ces entretiens, qui tend à
introduire une double inégalité de traitement : entre les candidats reçus
et non reçus, entre l’administration qui a vu les candidats concernés et les
élus des personnels qui n’ont pas accès (et ce n’est pas notre demande) à cet
aspect d’une candidature. L’Inspecteur a précisé que le dossier de candidature
de chaque collègue suffit en général à faire la sélection et qu’un entretien ne
peut être qu’un complément d’information. L’Inspecteur a prêté une attention
toute particulière, cette année, à la qualité de la lettre de motivation, et a
indiqué en commission les principaux écueils
à éviter : un courrier trop court ou trop long, un texte qui s’en
tient à des généralités sur l’enseignement français à l’étranger ou le désir de
voyager, un texte qui traduirait une évidente méconnaissance des Ecoles
européennes ou encore un texte qui ne fait que reprendre ce qui existe déjà sur
le CV. Le SNES a rappelé que l’exercice de la lettre de motivation reste un
exercice assez artificiel et que les enseignants, recrutés par concours et non
par entretien d’embauche, ne sont pas très familiers de ce genre de courrier. L’examen
de la lettre de motivation nous semble cependant préférable à la pratique des
entretiens, tous les candidats étant soumis au même exercice et ayant donc la
même chance de mettre en valeur leur candidature.