Compte-rendu de la commission de
recrutement
dans les Ecoles Européennes
Le
groupe de travail chargé du recrutement en Ecoles européennes s’est réuni jeudi
2 juin 2005 à Paris.
Cette
année, 12 postes étaient à pourvoir, plus un susceptible d’être vacant (lettres
modernes) :
-
6 postes en lettres modernes dont 3 à Bruxelles, 1
à Francfort, 2 à Culham (Royaume Uni) ;
-
3 postes en lettres classiques, 2 à Bruxelles et 1
à Luxembourg
-
1 poste de SES à Bruxelles ;
-
2 postes de mathématiques, 1 au Royaume-Uni et 1 à
Mol (Belgique).
Mme
l’inspectrice générale poursuit sa politique d’entretiens téléphoniques (ou en
rendez-vous véritables) avec certains candidats avant la tenue de la
commission : nous continuons de dénoncer cette pratique, faite de façon
arbitraire (pour certains candidats et pas d’autres, dans certaines disciplines
et pas dans d’autres), qui peut desservir certains candidats (que l’on trouve
ensuite « pas assez motivés » etc.) et qui aggrave encore l’opacité
des critères de recrutement.
L’inspectrice
se refusant toujours à prendre en compte tout barème (il en existe un,
pourtant), elle se trouve contrainte (à son corps défendant) de justifier ses
choix arbitraires devant les élus des personnels et évoque les motifs les plus
divers et les plus flous pour expliquer… des choix pas toujours
explicables : on reproche à certains candidats en lettres de faire trop de
FLE, alors que c’est précisément le profil exigé ( !), à d’autres
d’exercer un peu trop dans les DOM-TOM (le mythe des
cocotiers à la vie dure, apparemment), à d’autres encore d’avoir une carrière
tellement diversifiée qu’ils sont jugés trop « dispersés », et même à
certains de connaître trop de langues étrangères !
On
le voit, certaines explications frôlent le ridicule et masquent mal
l’arbitraire complet qui règne sur les nominations en Ecoles européennes.
Le
SNES est en profond désaccord avec un système de recrutement où chaque
nomination est entre les mains omnipotentes d’un seul personnage, si éminent et
qualifié soit-il. Ce recrutement se fait sur tout, sauf des critères objectifs et transparents, comme le montre bien l’embarras dans lequel se trouve Madame
l’inspectrice pour justifier tous ses choix de manière claire et pertinente.
Dans
tous les cas, les candidats recalés à ce recrutement ne doivent pas voir là une
remise en cause de leurs compétences ni de leurs qualités professionnelles, car
ce n’est pas leur dossier qui est en cause : c’est simplement que, cette
année, la grâce de sa majesté l’Inspection n’est pas tombée sur eux.
Le
SNES continue de se battre pour faire reculer l’arbitraire dans ce recrutement
et pour aider les collègues à y voir plus clair.