DECLARATION DES ELUS DU SNES
A LA FPMN DE VERIFICATION DES VŒUX
ET BAREMES DE MUTATION 2008 DES COLLEGUES
HORS ACADEMIE
30 janvier 2008
Nos travaux concernant le mouvement de
mutations 2008 débutent dans un contexte de forte mobilisation des collègues pour
défendre l’école et le métier d’enseignant face à des menaces sans précédent
qui pèsent sur le statut général des
fonctionnaires, sur le service public et le service public d’éducation en
particulier, sur les personnels, leur métier, leurs conditions de travail,
leurs postes, sur le second degré. La publication imminente du rapport Pochard
ne laisse rien présager de meilleur. Le succès des grèves du 20 novembre et du
24 janvier montre que les collègues sont prêts à se défendre et à porter une
autre conception du service public et du service public d’éducation.
Pour ce qui concerne notre ordre du jour,
rappelons que l’évolution générale de la situation du second degré a une
incidence directe sur la qualité des réintégrations : pas de retour
correct en académie sans un bon mouvement de mutation, pas de mutations sans un
nombre suffisants de postes à pourvoir partout sur le territoire. Déjà, en
l’état actuel des choses, nous redisons que la seule priorité sur l’ancien
département n’est pas une priorité suffisante
pour assurer le retour des collègues dans les meilleures conditions possibles
et que le SNES reste favorable à une bonification portant sur des vœux
géographiques plus restreints, à tout le moins l’ancien groupe de communes.
D’autres points concernant nos travaux sont
également préoccupants.
La modification des règles pour
l’attribution de la bonification de rapprochement de résidence de l’enfant
(ex-bonification d’APU) a des effets désastreux pour les collègues , en
particulier pour les collègues reconnus comme parents isolés : le SNES, au
cours des discussions préalables à la publication de la note de service 2008,
avait averti l’administration que conditionner l’attribution de cette
bonification à un rapprochement familial censé « améliorer la vie de
l’enfant » (en clair, un parent isolé a une bonification pour
son ou ses enfants s’il fournit la preuve que sa famille réside dans l’académie
demandée et que un ou plusieurs membres de cette famille pourront l’aider dans
la garde et l’éducation de l’enfant) ne pouvait que conduire à une appréciation
fort subjective des situations et à la fourniture de multiples pièces à la
pertinence plus ou moins avérée. C’est bien ce qui se passe aujourd’hui, au
détriment de nombreux collègues et le SNES maintient que la bonification de
parent isolé ne doit pas être liée à de telles considérations mais demeurer la
simple reconnaissance, en termes de barème, de la difficulté, pour un parent
isolé, d’exercer son métier en ayant seul des enfants à charge.
Nous allons devoir aussi, à compter de
cette année, examiner les demandes de priorité médicales puisque c’est
désormais le recteur de l’académie de départ, pour le mouvement inter
académique, qui attribue la bonification de priorité médicale. A ce sujet, nous
nous étonnons de l’absence, dans cette commission, du médecin-conseil du
ministère, qui a étudié les dossiers et
dont la parole joue un rôle déterminant dans nos discussions. Dans de
nombreuses académies, le médecin-conseil est invité lors de la commission qui attribue
la bonification et nous demandons à ce que le médecin-conseil du ministère
puisse participer à cette instance.En outre, le SNES tient à redire qu’en
déconcentrant dans chaque académie l’attribution de ces bonifications, le
ministère se prive et prive les élus des personnels d’une vision globale de
l’attribution de ces priorités , or l’administration en est comptable
collectivement et notre rôle consistera à exiger ces comptes.
Dernier
point important : le ministère nous a informé que des collègues détachés
dans des établissements d’enseignement agricole sont remis à la disposition du ministère de
l’Education du fait de la suppression de leur poste. Nous souhaitons savoir
comment le ministère envisage de traiter ces situations au mouvement de mutations
2008 et le SNES insiste aussi sur la nécessité, pour le ministère de
l’Education, de réfléchir au devenir des collègues enseignant dans ces
établissements selon l’évolution future de l’enseignement agricole .