HORS CLASSE 2007 :
Une situation de plus en
plus préoccupante
La campagne de préparation des dossiers de
hors classe a démarré début janvier. Officiellement, tout collègue étant au moins
7e échelon depuis le 31/12/2006 est promouvable. En réalité, les collègues
sont invités par le ministère à renseigner leur CV disponible sur I-prof et doivent
renvoyer au ministère une édition papier de leur CV modifié ainsi qu’une fiche
d’avis hiérarchique complétée par le supérieur hiérarchique direct(voir le détail
de la procédure selon votre affectation actuelle dans le tableau en annexe).La
fiche syndicale « accès
à la hors classe » des certifiés et celle des agrégés sont disponibles dans
le supplément carrières de l’US n°645 du 11 décembre 2006, et téléchargeables
au lien suivant : http://www.snes.edu/snesactu/IMG/pdf/Sup_Carrieres_complet.pdf. Envoyez votre fiche au SNES HDF, 46, avenue
d’Ivry, 75647 Paris cedex 13, fax 0140632831, mèl : hdf@snes.edu
Après la transformation des hors classes
des agrégés et des certifiés en 2005 et en 2006, le ministère poursuit son travail
de dégradation de nos carrières en étendant les réformes à la classe exceptionnelle
des PEGC et des chargés d’EPS. La note de service 2007 pour la hors classe des
agrégés accentue encore le poids de la hiérarchie sur la promotion car c’est l’avis
du recteur qui l’emporte dans le capital de points, et ledit recteur est même
censé encourager la promotion des
collègues n’ayant pas atteint le 1Oe échelon : 10% des avis exceptionnels
doivent être réservés à ces collègues, au moins 5% des promotions ministérielles.
En ce qui concerne la hors classe des certifiés
hors académie, le ministère n'a pas encore signalé d'intention de modifier le
barème en vigueur. Avec 20 points au maximum pour l'ancienneté de service et 40
points maximum pour la valeur professionnelle, l'ancienneté de service n'est plus
nécessairement le critère déterminant pour l'accès à la hors classe. L’an passé,
l’attribution de 40 points de valeur professionnelle a permis à deux collègues
de passer devant les autres dans le tableau de promotion. Même si, jusqu’à présent,
le ministère a fait un usage limité de ces 40 points de « mérite exceptionnel »
(mérite reconnu par l’administration sans aucun critère objectif), les collègues
restent à la merci d’un usage étendu de ces points de mérite et à chaque fois
qu’un collègue est ainsi arbitrairement « surbarèmé », c’est un autre
qui perd sa promotion à laquelle il peut légitimement prétendre.
Autre problème : la fiche d’avis hiérarchique,
valable aussi pour les agrégés. Depuis 2006, le ministère exige des collègues
promouvables la production d’une fiche où le supérieur hiérarchique direct (le
chef d’établissement dans la plupart des cas) doit donner un avis sur l’accès
à la hors classe du collègue. L’existence de cette fiche et le fait que le ministère
peut tenir compte d’un avis défavorable pour supprimer complètement les points
de valeur professionnelle pose le problème de la publicité de cet avis (chaque
collègue devrait en avoir connaissance pour pouvoir, le cas échéant, en discuter
avec le chef d’établissement) et de la discussion de cet avis dans une instance
paritaire. Pour le SNES, il faut donc que les dossiers de hors classe puissent
être examinés dans les CCP locales partout où elles existent et éventuellement
révisés (ce qui n’est plus le cas depuis 2005) Pour le moment, le ministère refuse
que les commissions locales paritaires soient consultées, sans donner de véritable
motif. Le SNES reviendra donc sur le sujet.
Le SNES a également constaté l’an passé qu’un
nombre important de collègues qui auraient dû être promouvables à la hors classe,
voire promus, ont été écartés de la promouvabilité car ils ont été en disponibilité
pendant trois mois (obligation faite aux collègues recrutés sur un poste de résident)
durant l’année 2005-
Le SNES continue de rejeter en bloc cette
conception des carrières dont l'objectif n'est autre que de promouvoir une minorité
de happy few au détriment de la majorité
et de soumettre l'avancement de tous à l'arbitraire des hiérarchies locales. Il
s’agit bien, en effet, de réduire les dépenses de personnel et de transformer
en profondeur nos carrières : faute de mesures de revalorisation pour tous,
on fait miroiter la possibilité d’une reconnaissance exceptionnelle de mérites
individuels, reconnaissance très hypothétique et soumise à une constante servilité
auprès des hiérarques habilités à donner l’adoubement tant espéré. Le SNES demande
l'accès à une fin de carrière améliorée pour tous les collègues.