Brèves sur la réunion du CTPM des 5 et 6 juillet 2006
Il s’agissait de la première
réunion de ce nouveau comité technique paritaire ministériel du MAE, créé par
décret le 13 janvier 2006 et réalisant la fusion des deux anciens comités (le
premier pour les réseaux diplomatique et consulaire, dans lequel
Parmi les points importants de
désaccord entre
1) Avis formel n°9 : restructuration du réseau et des
services
Elle a également demandé à l’administration
de faire le point sur la situation à Bilbao, où l’Institut pourra
poursuivre ses activités dans les locaux actuels jusqu’au 31 août 2007 date de
fin de bail, en espérant que l’administration trouve une solution ultérieure,
sinon…
Enfin,
A cette occasion,
- informé le CTPM de la décision du
tribunal autrichien du 3 juillet confirmant l’illégalité des licenciements
prononcée le 19 juin dernier ;
- rappelé leurs difficultés à obtenir
des informations chiffrées sur les activités des cours de français (chiffres
communiqués uniquement après la saisie de
- déploré que la proposition du
ministre, faite à
- interrogé l’administration sur son absence de réponse à la demande faite
par les collègues le 28 février dernier, d’obtenir la consultation de la
commission consultative paritaire ministérielle sur leur licenciement comme le
prévoit le décret ;
- déploré le remplacement annoncé par la
direction de l’institut de Vienne de ces collègues une fois licenciés, par des
vacataires de France ;
- averti le MAE du coût, déjà important
et inutile des frais de justice engagés par la direction, qui va fortement
s’alourdir si cette dernière persiste à vouloir maintenir sa demande de
licenciement.
Pour seules réponses, l’administration
du MAE s’est contentée d’indiquer les coûts respectifs des cours à Munich et à
Vienne, qui ne sont pas le mêmes que ceux que possèdent
-
Résultats du vote sur l’amendement
proposés par
Pour : FSU (1) + CGT (3) + FO (1) =
5 voix
Contre : administration = 20 voix
Abstention : CFDT (8) + ASAM-UNSA (4) + USASCC (3) = 15 voix
Les collègues de Vienne pourront
continuer à compter sur le soutien de
Résultats du vote sur l’avis formel n°9 :
Pour : Administration = 10 voix -
Contre : FSU + CGT = 4
voix
Abstention : CFDT + AZAM-UNSA + USASCC =
15 voix - Pas part au vote : FO = 1 voix
2) Orientations en matière de politique des agents
contractuels :
-
Loi Dutreil :
La FSU qui agit dans un cadre inter-syndical
et associatif pour les agents contractuels souhaite intensifier l’action pour
qu’aucun agent contractuel ne soit licencié.
3) Imposition des recrutés locaux au Maroc :
- L’absence
de protection sociale pour des agents sur le Maroc : elle a cité le cas de
collègues ayant cotisés depuis près de 1 an (08/2005) et ne bénéficiant
toujours pas de protection sociale (les prélèvements sont opérés sans qu’il ne
soit délivré de carte d’adhésion) au titre de l’assurance maladie obligatoire
depuis 08/2005.
- L’Incohérence dans les régimes de retraite : elle a cité le cas
de collègues cotisant à 3% dans quelques consulats alors que tous les autres
cotisent à 6% pour la caisse de retraite complémentaire CIMR au mépris du
principe d’harmonisation.
- L’Imposition des recrutés locaux marocains :
Il faut rappeler que les
prélèvements se font au Maroc dans le Privé ou la fonction publique par voie de
retenue à la source : comment est-ce possible dans la formulation avancée
par l’Administration que l’Ambassade soit exemptée de déclarer ses employés au
fisc alors même qu’il existe un service dépendant de l’Ambassade installé à
Casablanca, l’O.M.I Office des Migrations
Internationales qui opère à la retenue à la source depuis plusieurs années.
Idem pour deux représentations diplomatiques qui opèrent de la même façon
(Hollande et Suède).
Face au blocage du MAE lors de la
séance du CTP et au renvoi à des négociations en cours avec le fisc marocain,
la FSU a proposé au vote du CTP un texte qui prévoie des mesures salariales qui
seraient prises pour permettre aux recrutés locaux travaillant dans les réseaux diplomatique,
consulaire, culturel et de coopération de s’acquitter dans des conditions
supportables du paiement de leurs impôts.
Proposition soumise au vote par
Résultat du vote :
- Pour : FSU +
CGT (4 voix)
- Contre :
Administration (20 voix)
- Abstention : F.O + ASAM- UNSA + USASCC + CFDT (16 voix)
La FSU va poursuivre ses démarches auprès de l’administration centrale
du MAE pour que la négociation évoquée ne se perde pas dans les sables du
désert !
4) Questions sur les rémunérations :
-
Indemnités de
résidences à l’étranger
L’administration
a répondu que le « rebasage » était
terminé ! Et qu’elle souhaitait supprimer la concommitence
des deux évolutions au 1er décembre de l’année N et 1er
janvier de l’année N + 1, qui pouvaient d’ailleurs être contradictoires,
puisque la première correspond au change-prix alors
que la seconde correspond à la rectification des inégalités géographiques. On
s’achemine donc vers 4 évolutions annuelles, mars, juin, septembre et janvier
qui absorbera celle de décembre.
La
refonte de la grille des IR est un sujet sensible, car les assistants
techniques sont les seuls, pour l’instant, à être classés selon des critères
fonctionnels, ce qui permet à l’administration de payer très mal des agents
ayant de très hauts diplômes et qualifications, alors que les autres sont
« protégés » par leurs grades. Il risque donc d’y avoir des
grincements de dent lorsque l’on passera d’une grille de 30 échelons à une
grille de 20 !!!
La FSU appelle tous les personnels concernés à réagir à ces
déclarations. Elle considère que les réajustements d’indemnités doivent être
une priorité de la politique de rémunération à l’étranger. Le Ministère ne peut
se contenter de « mesurettes » qui n’ont
pour objectif que de maintenir un système où les plus hautes fonctions sont
favorisées.
L’activité continue pendant l’été et un compte rendu complet sera
diffusé après une période de
congés ! Bon été, restez vigilants et mobilisés !