L'Université syndicaliste
Sup. au n° 591 du 13.09.2003
L'ATTAQUE CONTRE
LE SERVICE PUBLIC À L'ÉTRANGER EST ENGAGÉE
Le Ministre des Affaires étrangères et son entourage peuvent utiliser tous les arguments de la modernisation, c’est bien l’abandon d’une partie du service public à l’étranger qu’ils veulent mettre en oeuvre.
Tout y est, l’esprit et les actes !
Quand le document de planification stratégique impose que le contrôle de gestion doit être confié à un personnel venant du secteur privé, cela donne une indication sur l’orientation politique qui est choisie. Quand la délivrance de visas est considérée comme une ressource budgétaire pour les postes diplomatiques, nous sommes en plein dans la logique marchande, bien loin de celle du service public.
Quand les détachés administratifs sont privés de sécurité sociale française, c’est encore la même logique.
Les menaces sont plus que sérieuses puisque l’entreprise destructrice est déjà commencée.
Les établissements culturels d’Allemagne ont déjà été touchés et la vague va s’étendre. L’Espagne et d’autres pays seront bientôt la cible des modernisateurs. Les personnels seront les premières victimes comme c’est déjà le cas en Espagne où les personnels devraient être obligés de s’affilier au régime espagnol de protection sociale.
Même sort pour les quelques coopérants qui restent, maltraités dans les groupes d’IR et taxés d’un loyer alors qu’ils sont logés par les Etats.
Ne croyez pas que l’AEFE soit oubliée. Elle est aussi dans l’oeil du cyclone !
Après les USA, les déconventionnements d’autres établissements sont dans le collimateur, comme à Hong Kong, avec leurs conséquences sur les personnels résidents et expatriés qui risquent de disparaître purement et simplement dans l’opération. Le bilan des propositions sur l’AEFE qui sera fait le 26 septembre n’apportera pas de bonne surprise. Il sera dans la logique de ce qui se prépare aux Affaires étrangères, c’est-à-dire le désengagement de l’Etat.
L’économie est de mise comme l’indique la confirmation d’une baisse en niveau des indemnités. Mais des économies pour qui et pourquoi ?
Le SNES-FSU a prévenu d’un conflit majeur si ces orientations se confirmaient. Il a appelé à l’unité syndicale sur ces questions. C’est cette mobilisation générale qu’il faut organiser dans tous les postes. Le SNES et les autres syndicats de la FSU s’y engagent et appellent les collègues à les rejoindre pour préparer la riposte.
Paris, le 19 septembre 2003
La phase qualifiée de "concertation" avec les organisations syndicales par le MAE sur les 6 chantiers de la réforme a commencé le 10 septembre avec le Secrétaire Général. Les réunions chargées d'examiner les propositions du comité de pilotage qui se sont déjà tenues confirment les analyses du SNES et de la FSU publiées dans la circulaire Hors de France n° 1 bis : la modernisation proposée est en fait une adaptation des missions de l'Etat à la baisse du budget du MAE, budget qui comme chacun sait est au plus mal.
La quasi-totalité des propositions a pour principal but la réalisation d'économies ; le ministère a beau enrober le tout d'objectifs "nobles", personne n'est dupe !
La FSU s'est clairement positionnée contre cette logique : il faut au contraire dresser un état des lieux précis des besoins (et ils sont nombreux !) et donner au ministère les moyens humains et budgétaires nécessaires pour les couvrir. La gestion de la pénurie par la casse du service public n'est en rien une politique ambitieuse pour l'action extérieure de l'Etat !
Chantier 4 : Gestion dynamique (sic !) des Ressources humaines
La réunion concernant les propositions sur le chantier 4 s'est tenue le 12 septembre. Les discussions ont porté essentiellement sur les propositions 46 (Gestion prévisionnelle des métiers et des compétences), 49 (Avenir du recrutement local), 51 (Guide des principes d'affectation et de gestion des carrières), 57 (Fusion des corps de chancellerie et d'administration centrale de catégorie C), 62 (Validation des acquis professionnels et de l'expérience), 63 (Evaluation - Notation) et 68 (Dialogue social).
Toutes les organisations syndicales ont dénoncé la philosophie de la réforme. La substitution d'emplois de titulaires expatriés par des emplois de recrutement local y est inscrite très clairement comme une priorité très forte. La CFDT a néanmoins jugé le développement du recrutement local comme allant "dans le sens de l'histoire"… L'objectif est lui aussi nettement mis en avant : "l'économie générée sera liée au nombre d'emplois de titulaires "substitués" et à l'écart de rémunération entre l'agent de recrutement local et l'agent expatrié". On a connu le ministère plus…diplomate.
Pourtant, cela n'a pas empêché l'administration de jurer main sur le cœur que le nombre de recrutés locaux n'augmentera pas !
Les organisations syndicales ont demandé un moratoire sur le recrutement local, source de précarité importante en particulier en terme de salaires, protection sociale et retraite, ainsi que le remplacement nombre pour nombre des départs en retraite au lieu des 50 % prévus.
La FSU a dénoncé l'absence de réelles concertation et consultation des agents et de leurs représentants : avant de programmer la fusion des deux CTPM, il faut engager une réflexion sur le rôle des CTPM qui sont devenus au fil des années de simples chambres d'enregistrement. D'autant que cette fusion n'est motivée que par une diminution des frais de transport ! Pour la FSU, le dialogue social ne saurait être soumis à des contraintes budgétaires !
De même, il faut d'urgence créer des instances de concertation locale de type CTP locaux : nos collègues des centres et instituts culturels et les assistants techniques notamment sont superbement ignorés actuellement, ce qui est inacceptable.
La transparence doit également être assurée dans les procédures d'évaluation (surtout que le projet propose de renforcer le lien mérite / primes, ce à quoi le SNES et la FSU sont opposés) ainsi que dans celles du recrutement (critères de sélection clairement définis, consultation des CCPM avant les affectations et non…après comme cela se fait actuellement…). Le Plan d'Action Stratégique doit intégrer toutes ces questions.
Chantier n°3 : moderniser la gestion
La réunion sur le chantier n°3 s’est déroulée le 18 septembre.
Il s’agit de propositions concernant la mise en place de la LOLF, la création de budget pays et la gestion du patrimoine immobilier.
Le problème de la mise en place de la LOLF se pose surtout par rapport aux emplois dont la pérennité n’est pas assurée du fait de la fongibilité asymétrique. Il sera possible de transformer des emplois en crédits mais quels emplois et jusqu’à quelle hauteur ? C’est bien là la question. Le risque est qu’il ne reste dans beaucoup de cas qu’une poignée de fonctionnaires pour un grand nombre de recrutés locaux.
Pour les budgets pays, le risque est d’aboutir à des moyens dérisoires attribués aux postes, charge à eux de trouver des ressources locales.
Enfin, sur le patrimoine, une chose est de se séparer de quelques immeubles non utilisés par la France mais autre chose est de vendre les bijoux de famille. A la remarque du SNES-FSU sur cette question, le DGA a répondu que le Ministre ne partageait pas notre point de vue sur l’importance de l’immobilier pour la visibilité de la France à l’étranger. Ce commentaire est significatif de ce qui peut arriver !
2. Mouvement vers les TOM : nouvelles dégradations programmées
Un déficit de dialogue social persistant
La note de service organisant le mouvement vers les territoires de Nouvelle-Calédonie et Wallis et Futuna a été publiée au BOEN du 04 septembre dernier sans que soit organisée une quelconque réunion préalable avec les organisations syndicales alors même qu'elle modifie profondément les règles de recrutement :
Une atteinte inacceptable au paritarisme et à la mobilité des collègues
Polynésie :
Le projet de transférer entièrement la gestion des mutations vers les autorités territoriales locales est une atteinte très grave au principe du paritarisme. Il va de soit que nous renouvelons notre opposition à une mainmise renforcée du territoire sur le recrutement. Le premier mouvement parisien actuel permet en effet de tempérer l’arbitraire qui, au fil des années, se développe dans les commissions locales de recrutement par la faute d'une administration territoriale qui ne respecte ni le barème qu'elle a elle-même imposé, ni… les décisions de justice. Nous souhaitons au contraire réfléchir à une harmonisation des deux types de barème (national et local) en vue d’une plus grande cohérence… et d'une plus grande équité du mouvement.
Mayotte :
Les différents contacts que nous avons eus avec l'Administration laissent entrevoir la volonté d'intégrer rapidement le mouvement vers Mayotte dans le mouvement général. Cette décision, si elle était prise, soulève un nombre considérable d'objections, même si cette mesure est présentée comme purement technique et donc ne remettant pas en cause la rémunération spécifique des fonctionnaires mutant vers ce territoire ni même la durée des séjours ou les règles de réintégration actuelles.
Au contraire, les candidats à un poste à Mayotte demandent souvent en premier lieu la Polynésie. Comment combler le départ de ceux qui, nommés au mouvement général vers Mayotte, ne prendront pas leur affectation du fait de l'obtention d'un poste en Polynésie ?
De la volonté d'imposer la sujétion des collègues aux autorités locales dans les territoires les plus autonomes (Polynésie puis bientôt Nouvelle-Calédonie), à celle de remettre en cause le paritarisme, seul garant de l'équité des mutations, les mauvaises nouvelles s'accumulent. Il s'agit pour le gouvernement en place de remettre en cause la mobilité des personnels de plus en plus soumis aux décisions arbitraires des Recteurs et des Vice-Recteurs… voire des politiques locaux.
La première victime de cette volonté "décentralisatrice" sera le service public d'éducation dans les territoires considérés et bien sûr les personnels qui le servent si ceux-ci ne s'emparent pas du débat en cours !
3. Compte rendu du stage hors de France des 27 et 28 août 2003
á Retraites Fillon : un chantier inique mais inachevé
Une philosophie nouvelle :
Cette "réforme" générale du système des retraites met en avant le principe de l'assurance individuelle, appelé "neutralité actuarielle" (le salarié reçoit à la retraite ce qu'il a lui-même payé pendant ses années d'activité) au détriment d'une démarche redistributive bénéficiant au salariat et à la nécessaire solidarité intergénérationnelle.
La volonté de ne pas faire contribuer d'avantage les entreprises ni l'Etat au financement dudit système ont amené le gouvernement à privilégier la diminution du niveau des pensions par l'allongement de la durée des cotisations et l'instauration de décotes rédhibitoires.
Ces mesures pénalisent tout particulièrement les diplômés et les femmes, deux composantes très fortes du monde enseignant. Si l'on ajoute à cela que les avantages fiscaux promis aux retraites par capitalisation n'avantagent que les gros revenus et les groupes financiers, l'on comprend l'exceptionnelle mobilisation des collègues du printemps dernier, car ils sont les premiers touchés par cette régression sociale sans précèdent.
La FSU vient de publier sur son site internet (www.fsu.fr) les dispositions en vigueur après le vote de la loi le 24 juillet dernier.
Un chantier inachevé :
Pour autant, si beaucoup sont amers du passage en force du gouvernement en dépit de l'opposition résolue de millions de salariés, cette loi ouvre un vaste chantier, largement inachevé et permet encore de nombreux choix sur lequel il nous faudra impérativement peser :
C'est en pesant ou non sur ces décisions que nous pourrons annuler tout ou partie des dispositions iniques de la loi Fillon… ou au contraire accentuer dramatiquement un appauvrissement général programmé !
á Droits syndicaux des recrutés locaux
La situation est très variable selon les pays et la législation locale en matière de droit du travail. De l'Arabie Saoudite où le droit de grève n'existe pas, à la Colombie où le droit d'"arrêt" (Paro) permet de cesser le travail même sans préavis, en passant par l'Allemagne, où les fonctionnaires n'ont pas le droit de grève et où les APE rêvent d'"harmoniser" les statuts des fonctionnaires français avec ceux des fonctionnaires allemands, on trouve tous les cas de figure.
Il est donc nécessaire de rappeler que, comme le définit la circulaire du 29 janvier 1982, concernant les agents de toutes les catégories, y compris les recrutés locaux exerçant à l'étranger dans des établissements d'enseignement relevant du Ministère des relations extérieures, (centres culturels, écoles lycées d'associations etc..), les droits syndicaux doivent être respectés en matière de droit de réunion, droit d'affichage et droit de grève. On a vu pendant la lutte contre le projet Fillon, des chefs d'établissements leur refuser le droit de grève et même de participation à l'heure d'information syndicale. Soyons clairs, cette attitude relève de l'autoritarisme et ne s'appuie sur aucun texte légal. Les droits des recrutés locaux doivent être" au moins égaux à ceux que leur reconnaissent les autorités locales", selon la circulaire. Le "au moins" nous permet d'ailleurs de nous battre pour que dans les pays où ces droits sont en deçà de ceux obtenus par les travailleurs français, les recrutés locaux aient des droits égaux à ceux de leurs collègues résidents ou expatriés
á Elections aux commissions consultatives paritaires de l'Agence (CCPCA)
Les élections pour le renouvellement des CCP de l'AEFE doivent se dérouler en 2003-2004. Eugenio Bressan, Secrétaire national en charge des élections, est venu exposer les principales modalités du scrutin.
Le nombre de Commissions consultatives paritaires centrales (CCPC) sera réduit à six :
Pour les CCP locales, le nombre de commissions dépend de l'effectif total des personnels (fonctionnaires détachés, personnels mis à disposition de l'AEFE, personnels recrutés localement exerçant au moins à mi-temps) : entre 10 et 99 agents, une commission. S'il y a 100 agents et plus, deux CCPL compétentes respectivement pour les personnels du premier degré et pour les autres personnels lorsqu'il n'y a aucun établissement géré par l'Agence ; trois CCPL compétentes respectivement pour les personnels du premier degré, pour ceux du second degré et pour les autres personnels lorsqu'il existe dans le pays au moins un établissement géré par l'Agence.
L'arrêté correspondant devrait être publié très prochainement. Dès sa sortie, nous enverrons à tous nos responsables de sections une circulaire spéciale expliquant l'organisation des élections (dépôt des candidatures, professions de foi, bulletins de vote, …).
Le SNES est contre l'impossibilité faite aux syndicats étrangers de se présenter à ce scrutin. Les électeurs devraient être libres de choisir l'organisation syndicale qu'ils jugent à même de les défendre. C'est ce que nous avons affirmé au MAE et à l'Agence mais l'administration a refusé de revenir sur sa position.
á AEFE
Circulaire de rentrée
La circulaire de rentrée a été distribuée et commentée, notamment les nouveaux textes publiés ou à paraître et les dates limites de certaines démarches administratives (temps partiel pour les résidents, carte des emplois, …). Nous vous renvoyons à l'article publié dans la Circulaire hdf n°1. Pour les remontées concernant la carte des emplois, il y a obligation de réunir le Conseil d'établissement avant le 14 octobre, dans son ancienne composition si les élections n'ont pas eu lieu. Penser à nous retourner le plus rapidement possible l'enquête figurant en annexe : elle nous est indispensable pour préparer efficacement le CTP du 21 octobre 2003.
Décret du 4 janvier 2002
Les discussions ont permis de dégager les évolutions du décret demandées par les collègues :
- augmentation du pourcentage des majorations familiales versées aux résidents : elle est actuellement de 40% de celles que touchent les expatriés ce qui est jugé insuffisant par les collègues.
- rémunération en période de congés maladie : le SNES demande que les abattements soient supprimés. Pour l'instant, le dossier est bloqué.
- indemnités CO-PSY, CE-CPE, documentalistes : il faut prendre les arrêtés nécessaires. Cela ne fait que 13 ans que les collègues attendent !
- prise en compte du PACS pour les frais de voyage : cette mesure nécessite une modification du décret du 12 mars 1986. Dossier en attente.
ISVL
L'évolution de l'ISVL (voir Circulaire hdf n°1) prend en compte la variation de l'indemnité d'expatriation entre juin 2001 et mars 2003, avec des ajustements de niveau pour les ISVL les plus basses et les plus élevées. Les diminutions effectuées dans de nombreux pays vont encore dégrader la situation de bon nombre de collègues résidents. Le problème a une double origine : d'une part, le niveau de départ des ISVL est trop bas dans beaucoup de pays (le SNES avait demandé 15% de l'I.E. au minimum) ; d'autre part, l'ISVL n'évolue pas au même rythme que l'indemnité d'expatriation qui, elle, est modifiée trimestriellement. Il faut d'urgence corriger ces deux points !
Frais de scolarité
L'un des thèmes abordés au cours du stage fut les frais de scolarité acquittés par les collègues dans les établissements du réseau AEFE.
La circulaire AEFE du 29 janvier 2003 précisait enfin les modalités de paiement des frais de scolarité pour les personnels résidents touchant désormais des majorations familiales. Comme malheureusement nous le pressentions, cette procédure a mis fin aux exonérations dont bénéficiaient les personnels résidents dans certains établissements avant le décret de 2000. Conséquence : la totalité ou presque des majorations familiales que perçoivent ces collègues est destinée au paiement des frais de scolarité. Si les personnels résidents qui ne bénéficiaient pas d'exonération avant le décret de 2000 sont gagnants -les majorations familiales servant alors à acquitter les frais de scolarité- ; en revanche, nos collègues qui bénéficiaient d'exonérations n'y gagnent rien. Aujourd'hui, leur situation est d'autant plus difficile que l'AEFE leur demande le paiement rétroactif des frais de scolarité depuis le 1er septembre 2000.
Certains personnels résidents du lycée Charles de Gaulle (Londres) ont donc engagé un recours juridique auprès du Tribunal administratif de Paris dénonçant à la fois l'illégalité de la rétrocession et le reversement de la totalité des majorations familiales à l'établissement pour le paiement des frais de scolarité. En effet, les majorations familiales sont un élément de rémunération qui devraient permettre aux familles de contribuer plus largement à l'éducation des enfants. Ces collègues qui avaient déjà des difficultés financières, alors même qu'ils étaient partiellement exonérés, sont aujourd'hui durement pénalisés. Le Tribunal administratif de Paris s'étant déclaré incompétent, l'affaire a été renvoyée devant le Conseil d'Etat. Le modèle du recours peut être communiqué aux collègues qui le souhaiteraient.
En Espagne, grâce à l'action menée par le SNES, la rétroactivité ne démarre qu'au 1er septembre 2001. Toutefois, les collègues attendaient que l'administration s'explique clairement sur le mode de calcul de ces frais de scolarité à payer rétroactivement avant de s'en acquitter.
Inquiet, le secteur Hors de France demande à tous les collègues résidents qui bénéficiaient d'exonérations avant 2000 et qui perçoivent aujourd'hui les majorations familiales de lui signaler -preuve(s) à l'appui- s'ils y perdent financièrement par rapport à leur situation antérieure. En effet, la circulaire du 29 janvier 2003 précise bien qu'aucun personnel résident ne doit être lésé financièrement.
Point positif de l'action menée par le SNES en Colombie : la somme rétrocédée par les collègues résidents a été et sera utilisée pour améliorer la situation des personnels, en particulier celle des recrutés locaux. C'est d'ailleurs ce que le SNES préconise partout !
á Politique de la DGCID
M. North, responsable de la Direction de la coopération culturelle et du français au sein de la DGCID, est venu présenter la politique suivie par la DGCID. Après avoir défini les objectifs (développement durable, défense et promotion de la diversité culturelle, accès aux savoirs), il a indiqué les pistes retenues dans chacun des domaines, en particulier pour l'assistance technique et le réseau culturel.
Même s'il a pris soin de préciser que "l'essentiel, ce ne sont pas les structures mais les hommes", il est bien difficile de se laisser convaincre par l'argumentaire suivant : "si on fait des économies, c'est pour renouveler et muscler notre réseau". La "modernisation" en cours au MAE répond en fait à d'autres exigences, imposées par Matignon et Bercy : réduire les dépenses publiques, coûte que coûte, quitte à sacrifier le service public ! Aucune grande ambition politique pour l'action extérieure de la France, contrairement à ce qui est claironné de part et d'autre !
4. Situation des collègues et ex-collègues de Côte d'Ivoire
Le lycée français Blaise Pascal a réouvert ses portes pour la rentrée de septembre 2003 avec des professeurs résidents et recrutés locaux.
Grâce à un suivi hebdomadaire du dossier par le SNES, le traitement des indemnisations des collègues résidents ainsi que des recrutés locaux avance très nettement.
Il y a un an bientôt, les agents résidents et expatriés du lycée Descartes évacuaient Bouaké perdant tous leurs biens. Au début du mois d'octobre au plus tard, ils recevront enfin une indemnisation exceptionnelle pour les dommages matériels qu'ils ont subis. Leurs collègues en contrat local à durée déterminée peuvent eux aussi percevoir les sommes qui leur sont dues depuis un an à savoir les 3 mois de salaires qui correspondent à leur préavis de licenciement ainsi que les congés payés.
De leur côté, les collègues résidents du lycée Blaise Pascal (Abidjan) percevront bientôt une partie de l'indemnité exceptionnelle de réinstallation, à savoir l'indemnité forfaitaire de 80%, comparable à l'indemnité de changement de résidence des expatriés. C'est seulement dans un second temps, après étude individuelle des dossiers, que l'indemnité complémentaire de 20% et l'indemnité d'installation en France seront attribuées sur présentation de justificatifs. Enfin, l'AEFE a mandaté au début du mois de septembre l'indemnité de changement de résidence des collègues expatriés.
Encore une fois, la persévérance et un suivi de chacun des dossiers ont permis à tous les collègues de ne pas être lésés.
5. Concours de recrutement - session 2004
Les modalités d'inscription aux concours de recrutement session 2004 sont parues au BO spécial n° 4 (volume 1 et 2) du 3 juillet 2003, consultable sur le site www.education.gouv.fr/bo/2003
Pour les candidats résidant à l'étranger, dans les TOM, à Mayotte ou à St Pierre et Miquelon, l'inscription se fait par Internet, à partir du serveur du ministère de l'éducation, www.education.gouv.fr/siac/siac2, puis sélectionner le pays ou le territoire, ensuite le (la) candidat(e) peut s'inscrire sur le serveur de l'académie dont il (elle) relève.
Dans les cas exceptionnels, la candidature pourra se faire par écrit.
Attention aux dates !
Inscription par Internet du mardi 23 septembre 2003 au 12 novembre 2003, avant 17h, heure de Paris. A partir de cette date les serveurs Internet d'inscription seront fermés.
Ensuite il faut confirmer l'inscription à l'aide d'un imprimé adressé par les services d'inscription, qui doit être impérativement retourné aux services d'inscription avant le 1er décembre 2003 minuit.
Les candidats aux concours internes doivent justifier de 3 années de service public.
Pour les fonctionnaires, tous les services accomplis en position de détachement sont valables.
Pour les non-titulaires, tous les services, quelle que soit leur nature, effectués au titre de la loi de juillet 72 ou dans des établissements culturels ou d'enseignement considérés comme des services extérieurs des ministères des Affaires étrangères et de la coopération sont valables.
Les services accomplis par des Français ou ressortissants de la CEE à l'étranger, comme assistant, professeur, lecteur, dans les enseignements primaires, secondaire, technique ou supérieur, y compris sous contrat local ou dans un établissement étranger peuvent être pris en compte.
L'ancienneté des services s'apprécie à la date de clôture des inscriptions, la période comprise entre le 1er septembre et le 1er décembre étant comptabilisée pour 6 mois.
De nombreux collègues se posent des questions sur l'organisation des TPE. Nous rappelons que les heures de TPE doivent être attribuées sur la base du volontariat des enseignants, conformément aux circulaires de rentrée. Elles doivent être inscrites dans l'emploi du temps des collègues : 1 heure hebdomadaire pour chacun des deux enseignants concernés, ce qui correspond à 36 heures (l'année scolaire étant de 36 semaines) et 72 heures pour la classe. Une heure hebdomadaire qui comprend la préparation et aussi la concertation, décomptées des 72 heures. Il n'est donc pas question de demander aux collègues d'effectuer d'autres travaux sous prétexte que le TPE est terminé, il s'agit d'une heure poste, pas d'une HSE.
Le SNES continue à agir pour le rétablissement des horaires amputés par la mise en place des TPE, et le caractère facultatif des TPE en terminale. Nous continuons à nous battre également contre cette introduction d'une évaluation interne à l'établissement dans le cadre d'un diplôme national. (voir pétition dans la circulaire n° 6 du 11/12/2002)
Le matériel de trésorerie et de syndicalisation a été expédié le 11/9/03 aux secrétaires ou aux trésoriers des sections. Si vous ne l'avez pas reçu, n'hésitez pas à nous contacter. Si les responsables du S1 ont changé, n'oubliez pas de nous prévenir en utilisant la fiche prévue à cet effet.
Roger FERRARI
Secrétaire national chargé
des questions hors de France.
Denis BARON, Mireille COURT,
Catherine JUSTIN, Jean-Charles MOYON,
Thierry WUILLEZ
Membres du Secteur Hors de France.
MODIFICATIONS DE LA CARTE SCOLAIRE POUR LA RENTREE 2004
ETABLISSEMENT :
VILLE :
PAYS :
Remplir les rubriques créations et suppressions en reproduisant les demandes envoyées par le chef d’établissement APRES CONSULTATION OBLIGATOIRE DU CONSEIL D’ETABLISSEMENT.
Le conseil d’établissement a-t-il été consulté ? Si oui, date : Si non, pourquoi ?
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EXPATRIES Second degré |
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Indiquer et argumenter les propositions de la section lorsqu’elles sont différentes |
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RESIDENTS Second degré |
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Observations du SNES |
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Indiquer et argumenter les propositions de la section lorsqu’elles sont différentes |
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A renvoyer au SNES, secteur Hors de France, le plus rapidement possible après le conseil d'établissement qui doit se tenir avant le 14 octobre, date limite des remontées des demandes des établissements à l'AEFE, de préférence par mail à hdf@snes.edu ou à défaut par fax au (33) 1 45 51 85 28.
L'Université Syndicaliste, suppl. au n° 591 du 13 septembre 2003 hebdomadaire du Syndicat National des Enseignements de Second degré (F.s.u.), 1, rue de Courty, 75341 Paris CEDEX 07. Directeur de la publication : Gérard Anthéaume - Compogravure : CAG, Paris - Imprimerie SIPE – PARIS - N° C.P. 1578 D 73. ISSN n° 0751.5839.
© snes hdf - septembre 2003