L'Université syndicaliste
Sup. au n° 599 du 20 mars 2004


VOTER POUR L’ACTION


La grève du 12 mars a montré que les personnels ne renoncent pas à défendre l’éducation malgré les menées néo-libérales du gouvernement Raffarin. Enseignants, non enseignants, se sont mobilisés contre les suppressions de postes, les restrictions budgétaires, la précarité et la décentralisation. La CA du SNES réunie les 16 et 17 mars a d’ores et déjà appelé à la poursuite de l’action pour faire reculer le gouvernement et imposer le collectif budgétaire qui s’impose. Le ministère des Affaires Etrangères se trouve dans la même situation du fait de la politique mise en œuvre par le ministre Villepin.Le programme est effrayant.L’aide au développement est plus que malmenée et avec elle les assistants techniques dont le nombre ne permet pas de mener une véritable politique de coopération. Leurs droits sont rognés et le ministère des Affaires Etrangères se croit autorisé à tous les coups tordus contre ces personnels.Les établissements culturels et les détachés sont toujours dans l’œil  du cyclone. Un vernis juridique prétend couvrir la volonté de liquider le peu de droit de nos collèges détachés alors que de nombreux établissements vont être fermés sans information ni débat préalable.Déconventionnement, économies, suppressions de postes d’expatriés, recrutement local et très certainement dégradation des conditions d’enseignement sont au menu de l’AEFE.L’établissement public est menacé de privatisation larvée. Ce sont les personnels qui en paieront le prix tôt ou tard.Même la politique de remplacement des expatriés par des résidents a du plomb dans l’aile à cause des évolutions insuffisantes de l’ISVL, de l’absence de tout droit à voyage et du détournement de l’avantage familial. On voit même l’autoritarisme et l’arbitraire se développer comme nous ne l’avions pas connu depuis longtemps.Après la grève du 12 mars, une suite s’impose pour les personnels des Affaires Etrangères et de l’AEFE. A nous d’en trouver la forme qui réponde aux vœux de la majorité des personnels. Mais pour tous les collègues de l’AEFE, une décision s’impose. Celle de voter et de faire voter pour le SNES et les autres syndicats de la FSU aux scrutins des Commissions Consultatives Paritaires et au Comité Technique Paritaire. Ainsi vous vous prononcerez pour le maintien d’un grand établissement public pour l’enseignement français à l’étranger et pour la défense de tous les personnels, l’amélioration de la situation des résidents et des recrutés locaux, ainsi que pour la création de postes d’expatriés.

Paris, le 24 mars 2004

SOMMAIRE

1.       Action : bilan de la grève du 12 mars

2.       Elections AEFE

3.       Réforme du décret 1967, le « paquet social »

4.       Plan de restructuration du réseau d’enseignement français en Espagne

5.       Aménagement du réseau MAE

6.       Accès à la Hors classe des certifiés

7.       Compte-rendu des commissions AEFE

8.       Recrutement MAE : Transparence n° 5

9.       Recrutement Ecoles Européennes

10.    Recrutement Polynésie Française

11.    Polynésie :non paiement des frais de transport et déménagement

12.    Recrutement Mission Laïque Française

13.    Semaine Nationale d’éducation contre le racisme

14.    Le SNES sur le terrain

Annexe :

  - Arrêté du 20 février 2004 fixant les taux de l’IE et de l’IR

  

n°11

 


1. Après le 12 mars, on continue ?

La grève unitaire du 12 mars, à l'appel du SNES, du SNUIPP, du SGEN et de l'UNSA, pour exiger des postes correspondant aux besoins du service public à l'étranger, la revalorisation de la situation des recrutés locaux et l'amélioration de la situation des fonctionnaires hors métropole a été diversement suivie. Pour des raisons de calendrier parfois : la Polynésie était en vacances, le vendredi est chômé dans de nombreux pays….Cependant dans beaucoup d'établissements, la mobilisation a été aussi forte et parfois supérieure à celle des académies en France.

Quelques exemples de participation : le lycée de Santiago du Chili était en grève à 62%, 60% au Burkina-Faso, 76% dans le secondaire et 100% dans le primaire à Lisbonne, plus de 80% en Colombie où les recrutés locaux français ont fait grève massivement (en Colombie, l'ISVL est à 6,5 % de la prime d'expatriation alors que les conditions de vie y sont particulièrement difficiles), 55% au lycée Pierre Mendès-France de Tunis…

Partout les assemblées générales ont exprimé le même ras-le-bol, la même colère contre le désengagement de l'Etat français, les promesses non tenues et les menaces de déconventionnement et de privatisation. Il est loin le temps où le discours lénifiant de l'AEFE sur l'amélioration du sort des résidents et des recrutés locaux en contrepartie de la suppression des postes d'expatriés faisait encore recette. Quatre ans plus tard, il y a toujours des TNR, les majorations familiales des résidents sont englouties par les frais d'écolage de plus en plus élevés, les droits sociaux sont toujours inférieurs à ceux des collègues de métropole, (congé de maladie, temps partiel, congé parental), les recrutés locaux sous payés, sans garanties  statutaires. Par contre, ce qui ne cesse d'augmenter, c'est l'autoritarisme des chefs d'établissements et la charge de travail des enseignants, sommés d'assurer de plus en plus d'activités extra scolaires.

L'AEFE s'est engagée à fond dans la logique libérale de rentabilisation du service public à l'étranger, et tout le monde en fait les frais, parents, élèves et enseignants.

Nous devons combattre pied à pied cette orientation : il en va de l'existence même du service public d'éducation à l'étranger. Il faut donc, après le 12 mars, continuer et amplifier le mouvement.

2. Elections à l’A.E.F.E.

Les textes organisant les élections à l'AEFE ont enfin été publiés au journal officiel le 14 mars 2004. Suite à cette publication, l'AEFE a établi un nouveau calendrier. Vous trouverez ces documents sur notre site internet (http://www.hdf.snes.edu/ - rubrique "LOIS" puis "AEFE" pour les arrêtés, à partir de la page d'accueil pour le nouveau calendrier).

A noter que la date limite pour l'envoi par les postes du matériel de vote aux électeurs est fixée au vendredi 2 avril 2004, la date limite de réception des votes étant elle fixée au mardi 4 mai 2004.

Il est important de voter et de faire voter massivement pour les listes des syndicats de la FSU dès réception du matériel : non seulement une forte participation confère une meilleure représentativité à celles et ceux qui seront élu(e)s, mais elle conditionne également l'autorisation de dépouillement pour le CTP (si le nombre de votants n'atteint pas la moitié des électeurs inscrits, un nouveau scrutin devra être organisé le 16 juin 2004).

3. Réforme du décret 1967, le « paquet social »

La réforme du système de rémunération recommandée par un rapport d’inspection commence à prendre tournure. Nous sommes évidemment loin d’aboutir et personne ne peut croire que  cette réforme ne sera pas accompagnée des économies qui  caractérisent les politiques des gouvernements actuels et passés. Tout dépendra de notre capacité à nous mobiliser pour éviter de tels errements et aussi pour exploiter à notre avantage les propositions du ministère.


Les congés maladie


Va-t-on enfin aboutir ? Le MAE revient devant les personnels avec un projet qui continue de sanctionner les agents malades.

Un point positif, l’unification du dispositif entre agent malade en poste et agent malade en France.

Des points négatifs, 75% de l’Indemnité de résidence au lieu des 50% actuels le premier mois, 50% le deuxième et 25% à partir du troisième mois.

Ces points sont négatifs car ils maintiennent un abattement et fait encore plus grave, aucune mesure particulière n’est prévue pour les recrutés sur place du décret de 1967 donc pour les résidents de l’AEFE.

Même pour les accidents de travail, l’indemnité serait réduite de 25% le premier mois et 50% ensuite.

La position du SNES est claire : pas d’abattement les trois premiers mois.


Les majorations familiales


Les inspections ont fait des recommandations qui vont dans le sens de la modification des paramètres pris en compte dans le calcul du montant des majorations familiales « pour une meilleure prise en compte des frais de scolarité et des surcoûts propres à l’expatriation (coût du logement, de transport et de garde pour les enfants de moins de trois ans).

Il est prévu un nouveau mode de calcul prenant en compte, pour chaque poste et par tranche d’âge, le cumul :

-          du montant annuel des droits de scolarité et des frais d’inscription à l’école française ou à défaut le prix d’un internat en France ;

-          du surcoût lié au logement, sur la base de 15 m2 par enfant ;

-          du montant moyen des allocations familiales versées en France (57 euros) ;

-          du supplément familial de traitement moyen (43 euros).

Cette base pourrait être améliorée car les allocations familiales de France et le SFT ne sont pas ajustés au facteur vie à l’étranger. Il existe une marge puisque le ministère se base actuellement sur une hypothèse qui permettrait de réaliser 2 millions d’économies.

Sans parler des recrutés sur place et des résidents de l’AEFE qui auraient royalement 50% de ces montants, donc n’auraient pas les moyens d’assurer ces fameux coûts réels.

Pour le SNES, un alignement des droits résidents et des expatriés est tout à fait fondé sur ce sujet.

En plus, il est intéressant de noter que le MAE infirme les propos de l’AEFE sur la question de l’exonération des droits de scolarité et de l’avantage familial. Cet avantage familial, encore plus réduit que les majorations ne saurait se limiter à permettre le seul paiement des frais de scolarité.

Le SNES voit confirmer son analyse sur cette question. Il appelle les personnels à se saisir des découpages des majorations faites par le MAE pour exiger le maintien d’une part d’exonération pour le paiement des frais de scolarité.

Indemnité de changement de résidence

Il est suggéré un versement total de l’ICR , donc sans les 20% versés sur présentation des pièces justificatives.

Il est également prévu une augmentation de 15% du forfait emballage/déballage.


Indemnité de voyage

Au lieu de la prise en charge actuelle des voyages de congés, le MAE travaille à l’octroi d’une indemnité de voyage. L’idée n’est pas inintéressante en soit, à condition qu’elle s’appuie sur des montants réels de compagnies aériennes ne faisant pas faire le tour du monde pour rentrer en France.

Le SNES estime que cette indemnité devrait aussi être attribuée aux résidents de l’AEFE.

D’une manière générale, le SNES s’est inquiété des mécanismes d’évolution de toutes ces indemnités.

4. Plan de restructuration du réseau d’enseignement français en Espagne.

Ce document résulte des travaux du SNES/FSU et SNUipp/FSU d’Espagne, d’une synthèse de l’entrevue du 25/02 avec l’Ambassadeur et de l’assemblée générale au Lycée Français de Madrid du 26 02 04.

            En février 04, l’ambassade de France en Espagne dévoile officiellement le plan proposé à l’AEFE par le poste diplomatique, annoncé comme un « sauvetage du réseau ».

 

Bref rappel chronologique des événements en Espagne.

·            Constitution, à l’initiative du poste, d’un Groupe de Travail sur l’évolution du réseau d’enseignement français en Espagne.

·            Publication du rapport d’étape. (en ligne sur le site http://www.rapefep.org/).

·            Plan d’Orientation Stratégique 2007  de l’AEFE

·            Proposition du plan pluriannuel Espagne.

Intervention de l’ambassadeur.

L’ambassadeur se dit avoir été préoccupé, à son arrivée en Espagne, par le contexte budgétaire d’ensemble. Son attitude a été de « changer de démarche », d’en adopter une nouvelle, plus ouverte, originale, capable de mobiliser en faisant des propositions différentes à l’AEFE, avec une visibilité à moyen et à long terme.

Cette démarche impliquait selon lui :

1) Une nouvelle donne avec les partenaires principaux du réseau d’éducation.

·         Etablissement d’un rapport de travail confiant avec l’AEFE (comme le montre la présence régulière de la  responsable du secteur Europe aux différentes  assemblées en Espagne, ainsi que sa participation au groupe de travail ambassade).

2)        L’élaboration du Groupe de Travail Ambassade. Cette formule est totalement inédite dixit l’Ambassadeur. Elle a abouti à la publication d’un rapport d’étape. « C’est un rapport de consensus, il n’a rencontré l’opposition de personne. » ( en fait, ce rapport,  lors de sa présentation au Groupe et sa discussion le 04 11 03, a bien rencontré l’opposition de la FSU , qui a déposé une lettre précisant ses positions quant à cette évolution. )

« Nous ne pouvons progresser que si l’ensemble des participants se connaît mieux. » L’ambassadeur revient ensuite sur les efforts faits par l’AEFE, en particulier sur la revalorisation de l’ISVL en Espagne.

Ce que le poste souhaite faire à ce stade :

1)        établir une charte du réseau éducatif

 Il s’agit d’un changement de rapports mutuels. Tous les établissements seront liés par la connaissance. De fait, les établissements déconventionnés resteront dans le giron du réseau éducatif ??? La charte, dont le « projet » sera diffusé aux représentants syndicaux, se compose de trois grandes parties :

·                Préambule et philosophie

·                Dispositions communes

·                Dispositions particulières en fonction des établissements

La charte implique l’engagement de chacun des acteurs. Chaque établissement a à élaborer des plans d’actions sur l’avenir, les projets d’établissements s’inscriront donc dans une nouvelle dimension. Les établissements seront en liaison étroite, chacun connaîtra les démarches de l’autre.

Pourquoi inventer une charte alors qu’il y a actuellement des établissements qui dépendent tous de l’AEFE par voie de décret (gestion directe) ou par convention ? La seule explication est celle qui se trouve dans le plan stratégique de l’AEFE et qui prétend établir des liens plus souples entre les établissements et l’AEFE.

2) établir une perspective claire concernant les moyens

La contribution de l’Etat étant en baisse, le souci est de travailler sur une période la plus longue possible et la mieux équilibrée (prise en compte de chaque établissement avec ses données spécifiques). Voilà un bon Ambassadeur qui s’inscrit d’emblée dans une diminution des moyens attribués aux services publics !

L’effort consiste à économiser 5 millions d’euros sur une période de 7 ans.

L’AEFE, sur les propositions du poste, a accepté d’inclure la période 2002/2003. De fait, les déconventionnements de Las Palmas et de Saragosse ainsi que les glissements et fermetures de postes d’expatriés  sont déjà pris en compte. Décidément, les enseignants français en Espagne ont les faveurs des princes !

Pour détailler le plan

4 premières années (2002/2006). 4 millions d’euros qui se décomposent comme suit :

            1) Déconventionnements / Restrictions.

(1million d’euros)

·       Déconventionnements de  Las Palmas et de Saragosse (environ 630 000 €)

·       Restrictions budgétaires Collège Français de Bilbao (environ 340 000 €). On ne maintiendrait qu’un poste d’expatrié principal du collège. Transformation postes expatriés agent comptable et directeur d’école en résidents. Développement des niveaux 1ere et Tle. Augmentation du taux de participation aux salaires des résidents. En conclusion, le poste veut arriver à une autonomie financière de l’établissement .

      2) Transformation/ Suppression des postes d’expatriés (1,6M€ )

 L’objectif est d’atteindre environ 40 expatriés sur le réseau. Actuellement, le réseau compte 53 expatriés. A la rentrée 04, il y en aura 45. Ceci concerne l’ensemble des personnels expatriés, direction, administration, enseignants. Pour ces derniers, le poste s’oriente vers une nouvelle formule à profil (conseil, assistance, visite, enseignement), telle que l’expérimente aujourd’hui l’AEFE dans d’autres zones.

3) Un troisième volet d’économies (1,4M€)

·                Prise en charge locale de l’ISVL (700 000 €)

·                Augmentation du taux de participation (700 000 €)

Il restera donc 1M€ pour l’ensemble des trois années suivantes (2006/2009), qui prendra sa source dans le taux de participation des établissements, l’objectif étant que les frais d’écolage n’augmentent globalement pas  plus de 1,5% par an.

L’ambassadeur précise qu’il n’est nullement question de privatisation, même si telle ou telle convention est obtenue avec l’Institut Français, L’Alliance Française et d’autres présences possibles… Si cela n’est pas de la privatisation, cela y ressemble fort.

Il termine son exposé en parlant :

Conclusion de l’exposé de l’ambassadeur :

Si l’AEFE, donne son accord sur le plan pluriannuel (ce qui est en très bonne voie), il faudra concrétiser ce plan et le pérenniser avec échange de signatures (Ambassadeur de France, Directrice de l’AEFE) afin d’assurer formellement les perspectives.

« Ce projet comporte une part difficile, mais notre politique ne se résume pas à cela, elle le prend en compte d’une manière positive. »

On peut s’interroger sur le rôle de l’Ambassadeur dans cette mise en scène. Ce qui est annoncé comme un sauvetage est en fait une vulgaire opération d’économie sur le budget de l’Etat. En plus, on veut nous faire  prendre des vessies pour des lanternes en faisant croire aux personnels que l’opération sera indolore pour ceux en place actuellement.

La réalité est hélas beaucoup plus tragique comme ne vont pas tarder à s’en rendre compte les collègues « repris » par la Mission Laïque : contrats de droit privé, précarité, autoritarisme et gestion patronale des établissements.

Pour les autres, ceux qui resteront dans le giron de l’AEFE, la valse des postes, le bourrage des établissements et le recrutement local vont être au menu. Un tel plan n’est réalisable que dans ces conditions. Le vieux rêve d’un baccalauréat au rabais pourrait enfin se réaliser pour peu que l’on soit moins exigeant sur l’encadrement. Ce sont les mêmes vieilles recettes éculées que les différents gouvernements ont voulu appliquer au cours du temps que l’on ressert aux collègues en Espagne sous couvert de venir à leur secours.

Le SNES appelle les personnels à contrer ces projets qui ne visent qu’à faire des économies et au contraire à bâtir en Espagne un réseau qui réponde aux besoins d’une véritable coopération franco-espagnole dans le cadre européen.

5. Aménagement du réseau MAE


Réunion du 22 mars 2003

M. Zeller a commencé la réunion en se plaignant du caractère "brutal" du texte du tract "trop c'est trop" cosigné par toutes les organisations syndicales du MAE. Puis il a enchaîné sur les suppressions de postes d'expatriés prévues, 334 en 2004, avec 57 transformations en postes de recruté local et 86 créations. Bilan : 248 suppressions "sèches", auxquelles s'ajoutent 99 suppressions de postes de  recrutés locaux.

Tous les secteurs sont touchés : le réseau consulaire, où sous prétexte de restructuration on ferme des consulats (Dusseldorf, Sarrebrück) ou on leur retire les services de proximité, comme l'état civil, tout étant regroupé sur Berlin. Ces "regroupements" vont toucher de nombreux pays, entre autres : Canada, Brésil, Egypte, Tunisie, Gabon, Madagascar…

Le réseau diplomatique sera touché principalement par la suppression des postes d'expatriés dans les fonctions administratives et de gestion et l'emploi de recrutés locaux dans les services de presse par exemple.

Grand perdant évidemment, le réseau culturel et de coopération, sous prétexte d'"éviter les doublons", les fermetures d'Instituts culturels, vont offrir sur un plateau aux Alliances françaises le monopole de la culture française à l'étranger ! La FSU est intervenue à plusieurs reprises pour dénoncer  le cadeau fait aux Alliances et le désengagement de l'Etat. Cerise sur le gâteau : M. Zeller, malgré les interventions répétées et indignées de tous les syndicats, a refusé catégoriquement de donner le plan détaillé, pays par pays, de ces pseudos "restructurations". A part quelques réponses obtenues à l'arraché par la FSU sur la fermeture confirmée des Instituts de Saragosse et Bilbao dans l'Etat espagnol, "la fusion" de l'Institut français de Lisbonne avec l'Alliance française et la fermeture pure et simple de celui de Porto, le reste de l'"aménagement" doit rester secret jusqu'au prochain CTPM. Les syndicats prenant acte du refus de les informer, de la volonté de maintenir l'opacité, ont averti l'administration qu'une nouvelle grève, pour exiger la transparence, était maintenant à l'ordre du jour.

Contre le bradage des Instituts, la privatisation du réseau culturel, les suppressions de postes, c'est maintenant  qu'il faut se mobiliser, tous ensemble !

6. Accès à la Hors classe des certifiés.

La CAPN d’accès à la hors classe et de promotion d’échelon des certifiés et AE relevant de la DPEC5 (gérés hors académie) se déroulera en mai 2004.

Nous rappelons à cette occasion que grâce aux fiches syndicales  , le SNES parvient chaque année à faire rectifier de nombreuses erreurs. Il est donc urgent, si ce n’est déjà fait, de nous la faire parvenir.

Les collègues syndiqués recevront par courrier le résultat les concernant. Ceux qui ont transmis au SNES leur adresse électronique recevront également rapidement un message les en informant. Les résultats seront également disponibles sur le site du SNES.

7. Compte-rendu des commissions AEFE des 4 et 5 mars 2004.

Recrutement,  expatriés

Les C.C.P.C.A.- A et B se sont réunies à Nantes les 4 et 5 mars 2004 pour étudier le recrutement des expatriés. Le SNES a obtenu aux dernières élections de 2001 4 sièges sur 5 chez les agrégés (CCPCA-A) et la totalité des sièges (soit 5) chez les certifiés (CCPCA-B).

Etaient à pourvoir 3 postes d'agrégés, 3 postes de certifiés ou d'agrégés et 53 postes de certifiés / CPE. Rappelons que pour les postes supplémentaires apparus après publication de la note de service et de la liste des postes vacants (14 chez les certifiés / CPE), seules les candidatures des collègues ayant formulé le vœu géographique correspondant sont étudiées.

Nous conseillons aux collègues de formuler le vœu géographique "tout pays"; en effet, certains qui, au barème, auraient pu être classés sur un poste supplémentaire ne l'ont pas été car ils avaient formulé des voeux géographiques trop restreints. Sur ces postes supplémentaires, un refus de proposition n'a aucune incidence sur une éventuelle candidature l'année suivante.

De même, si aucun poste n'est publié dans une discipline, il est possible qu'un poste supplémentaire apparaisse après la sortie de la note de service au BO : il est donc recommandé de faire néanmoins un dossier avec les seuls voeux géographiques.

Cette campagne de recrutement correspond à la quatrième et dernière (théoriquement !) année du plan de suppressions de plus de la moitié des postes d’expatriés décidé par l’AEFE suite au refus du gouvernement de financer la réforme du décret de 1990 améliorant la situation globale des résidents.

Le SNES et les autres syndicats de la FSU ont dès le début mis en garde l’administration sur les risques que faisait courir cette politique sur l’avenir de l’établissement public. Force est de constater que, malheureusement, nous ne nous trompions pas : les viviers de personnels sur place ne suffisent pas à pourvoir les postes de résidents créés pour compenser les suppressions d’expatriés, et l’AEFE se voit contrainte de publier sur son site Internet la liste des postes vacants pour le recrutement de plus en plus massif de faux résidents. Les offres d’emplois de faux résidents sont envoyées en masse aux établissements en France via les rectorats.

Les enseignants sont ainsi les seuls fonctionnaires à payer eux-mêmes leur expatriation.

Les informations que nous transmettent les collègues sur place font état d’une hausse significative du recrutement de non titulaires sous contrats locaux (conséquences des difficultés à recruter des titulaires), augmentant ainsi la précarité des personnels dans les établissements du réseau et n’offrant aucune garantie sur la compétence des recrutés.

Non seulement cette politique entraîne une dégradation de la situation des personnels mais elle met également en concurrence les établissements français, ce qui fait que les résidents deviennent maintenant plus mobiles que les expatriés, avec toutes les conséquences négatives que cela implique sur la stabilité des équipes pédagogiques, et donc sur l’efficacité de l’enseignement.

Comme il le fait en France et avant qu’il ne soit trop tard, le SNES exige des moyens budgétaires et humains à la hauteur des besoins pour un service public d’éducation de qualité à l’étranger.

Grâce aux fiches syndicales transmises par les collègues, nous avons pu faire corriger plusieurs erreurs et faire prendre en compte un certain nombre de dossiers. L'administration a apporté plusieurs modifications à ses propositions suite à nos interventions.

Nous avons réussi à faire respecter globalement le barème mais cela devient de plus en plus difficile dans la mesure où les postes sont maintenant profilés à l'excès (TICE, TPE, expérience récente des classes de première et terminale, animation pédagogique (??), OIB, animation théâtrale...). Le SNES a de nouveau protesté contre cette dérive qui a montré cette année clairement les limites de cette politique; en effet, les profils sont parfois tellement complexes voire farfelus qu'aucune candidature n'est recevable! De même, l'exigence de l'expérience de certains niveaux (terminale, première...) ne correspond pas à la réalité de notre métier et encore moins à nos statuts. Nous avons obtenu que ces questions soient débattues en commission bilan au mois de juin.

Les barèmes de chaque poste sont consultables sur notre site.

A l'étranger comme en France, le SNES agit pour conserver la transparence du recrutement et l'égalité de traitement des collègues. Votre adhésion au SNES est le moyen de lui donner encore plus de poids.

Temps partiel, prolongations de mission et mutations internes

Les demandes de temps partiel, les prolongations de mission au-delà de 60 ans ainsi que les mutations internes pour l'année 2004 / 2005 ont été également étudiées. Rappelons que ces demandes ne concernent que les personnels résidents.

- Temps partiel

Chez les agrégés, les 7 demandes ont été acceptées; chez les certifiés, sur 31 demandes, 29 ont été accordées.

Nous avons protesté contre la date tardive de transmission des documents préparatoires, 2 jours seulement avant la tenue des CCPCA. Pour se justifier, l'administration nous répond qu'il ne s'agit en fait que d'une simple "information" et que les réponses de l'AEFE ont de toute façon déjà été envoyées aux postes !

Le SNES, refusant de voir réduire les CCPCA à de simples instances d'information, a exigé que les demandes et modifications éventuelles soient étudiées, ce qui a été finalement accepté. Nous avons d'ailleurs pu "rattraper" un dossier chez les certifiés, une erreur d'interprétation ayant été commise par l'AEFE sur la date d'établissement du contrat.

Les deux refus tiennent pour l'un au motif de la demande, pour l'autre à la date d'établissement du contrat (01.09.2003).

Cette année, l'AEFE avait pour certains dossiers décidé d'accompagner sa décision d'un avis négatif anticipé sur une éventuelle demande pour 2005 / 2006. Nous avons rappelé que de toute façon, les temps partiels ne sont accordés qu'à l'année et que rien n'autorisait l'AEFE à donner un tel avis. L'Agence a accepté de retirer ces remarques complémentaires.

- Prolongation de mission

6 demandes sur 7 ont été acceptées par l'AEFE, soit toutes celles concernant les collègues qui n'avaient pas atteint les annuités suffisantes pour l'ouverture de droit à la retraite ou pour avoir une retraite à taux plein.

- Mutations internes

15 demandes sur 17 ont été acceptées (certifiés). L'AEFE refuse d'accorder des mutations internes avant la fin du premier contrat (3 ans) et lorsque le rapprochement ne concerne pas des personnes mariées ou pacsées.

Conséquences des déconventionnements

Suite aux déconventionnements de Luxembourg, Las Palmas et Saragosse, l'Agence met fin aux contrats des résidents en poste dans ces établissements. Cela concerne pas moins de 18 collègues du second degré (3 à Las Palmas, 4 à Saragosse et 11 au Luxembourg).

Le SNES, fermement opposé à l'abandon par l'état du service public d'éducation, a voté contre ces fins de contrat (5 pour - administration, 5 contre).

Révisions de notation

Le SNES a vigoureusement dénoncé le retard pris cette année pour l'étude des révisions de notation, retard qui pénalise avant tout nos collègues.

De plus, toutes les demandes n'ont pas été étudiées car non transmises à temps entre Paris et Nantes ou non encore instruites ! Nous avons obtenu qu'elles soient examinées le 8 avril 2004.

Grâce aux documents que nous avaient transmis les collègues concernés, nous avons obtenu des modifications significatives des appréciations.

Nous sommes intervenus très fermement sur le cas de quelques chefs d'établissements qui outrepassent leurs droits et n'hésitent pas à porter des appréciations outrageantes inacceptables. Nous avons demandé à l'AEFE d'intervenir pour calmer leur excès de zèle manifeste afin de restaurer un climat plus serein dans les établissements.

8. Recrutement MAE : transparence n° 5

La cinquième période de dépôt des candidatures est ouverte jusqu’au 31 mars 2004 à minuit, heure française. Trente quatre postes d’assistants techniques sont publiés.

La saisie des candidatures se fait par voie électronique à l’adresse suivante : http://www.afet.education.gouv.fr/ .Vous pouvez également y consulter la liste des emplois à pourvoir.

La note de service publiée au BO N° 27 du 3 juillet 2003, est consultable sur notre site Internet (http://www.hdf.snes;edu/) à la rubrique « Recrutement ». Vous y trouverez aussi la fiche syndicale intitulée « Affectation en coopération » qui est à retourner au secteur Hors de France. Elle nous est en effet indispensable pour un suivi individuel des dossiers.

9. Recrutement en Ecoles Européennes - Rentrée 2004

La note de service ainsi que le dossier de candidature pour les affectations en écoles européennes sont publiés au BO n° 10 du 4 mars 2004.

Le dossier complet, rempli et signé, devra parvenir en double exemplaire par voie hiérarchique au ministère de la jeunesse, de l'éducation nationale et de la recherche. La date limite d'envoi est fixée au 26 mars 2004, le cachet de la poste faisant foi.

Dans le second degré, 8 postes sont susceptibles d'être vacants à la rentrée 2004 (4 en lettres modernes, 2 en histoire-géographie, 1 en sciences physiques et 1 en mathématiques).

Cette année, les candidats pourront être convoqués à des entretiens qui auront lieu à Paris du 26 au 30 avril 2004. Le SNES a protesté contre cette décision qui ne peut que rendre encore plus opaque le recrutement, comme on le voit malheureusement en établissements français à l'étranger (AEFE) où les entretiens préalables deviennent de plus en plus nombreux.

Le groupe de travail chargé d'examiner les candidatures et dans lequel le SNES est représenté devrait se réunir fin mai / début juin.

Les collègues candidats à des postes en écoles européennes doivent penser à nous faire parvenir la fiche syndicale spécifique téléchargeable sur notre site : http://www.hdf.snes.edu/

10. Bilan des commissions 2004 pour l'affectation en Polynésie

Les règles et pratiques de l’Administration :

Cette année les règles et modalités du recrutement ont été profondément bouleversées de par le transfert complet de cette compétence au Territoire autonome de Polynésie. Les commissions se sont donc entièrement déroulées les 19 et 20 février dernier à Papeete selon les nouvelles modalités de recrutement définies en CTP le 5 décembre 2003 à la demande du SNES Polynésie. Comme promis par la Direction des Enseignements Scolaires, un premier tri au barème a été effectué, tri rendu d'autant plus nécessaire par le nombre de dossiers à traiter.

Toutefois, le caractère peu "discriminant" de ce barème crée nombre d’ex-aequo ce qui permet à l'Administration de faire un premier classement effectué par ses soins en fonction des rapports d'inspection et des avis des chefs d'Etablissement. Pour un même barème, certains dossiers ayant reçu un avis favorable de l'Administration Territoriale ont été privilégiés par rapport à d'autres pour lesquels elle a émis des réserves, ce qui relativise la notion de barre d'entrée !

Le non respect des conditions réglementaires (2 ans d'exercice en DOM ou en Métropole entre 2 séjours en TOM, une mutation interne au bout de deux ans, pas de candidature faisant suite un emploi au titre de l'AEFE) mais aussi l'absence de rapports d'inspection ou des dossiers jugés "mauvais" par l'administration amènent à un rejet de la candidature.

Donc le barème est une condition nécessaire mais pas suffisante pour être recruté. Nos commissaires paritaires de Polynésie ont veillé à ce que les collègues soient traités équitablement sur des règles qui néanmoins ne nous conviennent pas et sans disposer du temps nécessaire pour examiner correctement tous les dossiers.

Ce qui doit changer :

Nous continuerons à demander la prise en compte dans le barème d'éléments comme l'ancienneté de poste, l'affectation spécifique (ZEP ou Zone sensible), les PACS sans enfants qui actuellement ne sont pas comptés comme poste double, le rapprochement de conjoint qui est maintenant à la discrétion du Territoire.

Un barème ainsi conçu permettrait de remettre en cause la domination des rapports d'inspection dans le processus de sélection des candidatures en départageant davantage les candidats. Il contribuerait à rapprocher ce mouvement des règles observées et reconnues par le mouvement national et permettrait à tous d’exercer leur droit à mutation. .

Nous tenons par ailleurs à souligner le caractère inique de l'interdiction de mutation faite aux candidats atteignant 60 ans pendant leur séjour. Interdiction d'autant plus inacceptable après l’amputation progressive des retraites qui nous a été imposée par la loi Fillon.

En conclusion :

Certains de nos objectifs ont été atteints (alors qu’à l’automne dernier il n’était même plus question de barème !) : tri au barème même avec les restrictions relevées plus haut, prise en compte du volontariat ZEP et îles éloignées.

Cependant, le SNES continuera d'œuvrer pour un droit à mutation pour tous au seul barème et selon des modalités plus équitables.

11.  Polynésie : non paiement des frais de transport et de déménagement

Depuis son origine, le MEN a toujours interprété le décret N° 98-844 du 22 septembre 1998 de la même manière pour les collègues allant servir en TOM. Ceux-ci doivent justifier de 5 années de service au total en métropole ou dans le même DOM pour pouvoir prétendre à la prise en compte de leur frais de transport et de déménagement (pour Mayotte, cette condition de durée est ramenée à deux ans).

Or, l’été dernier, Bercy a ordonné aux contrôleurs financiers de limiter les ayants droit aux seuls collègues en poste de façon continue en métropole ou en DOM depuis 5 ans.

Si le SNES, après de multiples interventions, a obtenu la prise en charge des collègues partant en Polynésie en juillet 2003, le Ministère a introduit cette disposition des 5 ans consécutifs dans les notes de services organisant le mouvement 2004 vers les TOM. Les premiers lésés ont donc été les collègues rejoignant leur poste en Nouvelle-Calédonie et à Wallis et Futuna en février 2004, mais très peu d’entre eux étaient dans ce cas de figure, ce qui n’est pas le cas pour la Polynésie où de très nombreux collègues vont être lésés par cette nouvelle interprétation du décret.

Nouvelle interprétation qui semble contestable juridiquement, c'est pourquoi le service juridique du SNES propose aux adhérents une aide pour un recours auprès du Tribunal administratif de leur domicile qui jugera du bien-fondé de la nouvelle position du Ministère.

Nous encourageons tous les collègues lésés à se faire connaître et à réclamer leur dû !

Les collègues lésés sont donc invités à contacter Thierry Wuillez par téléphone (01.40.63.27.01) les jeudi et vendredi ou par courriel (thierry.wuillez@snes.edu) ou Catherine Gourbier par téléphone (01.40.63.29.69) ou par courriel (catherine.gourbier@snes.edu).

12. Recrutement Mission Laïque Française

La CCP chargée d'étudier le recrutement à la MLF pour la rentrée 2004 s'est réunie le mardi 23 mars à Paris.

Vous pouvez consulter notre site Internet (http://www.hdf.snes.edu/ rubrique "Recrutement") pour connaître les critères de sélection des dossiers. Rappelons toutefois que le droit de regard des entreprises et les choix budgétaires de la MLF influencent fortement le recrutement. La plupart du temps, la Mission Laïque privilégie le recrutement de couples et elle préfère éviter les coûts salariaux trop importants : les agrégés sont systématiquement écartés, tout comme les collègues à des échelons élevés ou hors classe. Le profil familial est également pris en compte : profession du conjoint (possibilité de travail sur place ou pas), nombre d’enfants à charge, les salaires ne permettant pas toujours à des familles de vivre dans certains pays, surtout si le conjoint ne peut trouver de travail.

Plusieurs postes ont été supprimés ou non ouverts par suite du maintien en poste des collègues susceptibles de partir à la date de parution de la note de service (postes 117 à Alep, 002 à Xiang Fan, 012,013,014,015,016 au Nigeria, 019 en Roumanie). Certains postes ont été attribués "hors-mouvement" à des personnes disponibles sur place (poste 008 en Indonésie, 1 des deux postes 015 au Nigeria, 1 des deux postes 020 au Sénégal). Enfin, certains postes sont supprimés ou non-créés pour raisons budgétaires (postes 218,221,223 au Maroc, poste 018 à Porto Rico, 1 des 2 postes 020 au Sénégal, poste 021 en Turquie).

Sur chaque poste, plusieurs candidats sont retenus mais lorsque cela est possible, la MLF envisage également des postes doubles auxquels elle donnera priorité.

Les collègues retenus recevront prochainement leur(s) proposition(s) et seront convoqués pour un entretien qui pourra d'ailleurs se faire par téléphone. Ce n'est qu'à l'issue de ces entretiens que la Mission Laïque prendra ses décisions définitives.

Le SNES appelle les collègues sélectionnés à la plus grande vigilance : en effet, il est nécessaire de bien se renseigner sur les conditions de travail (souvent, niveaux multiples, horaires supérieurs à ceux de métropole, bivalence voire polyvalence) ainsi que sur la rémunération (salaire France avec parfois une prime supplémentaire) avant de se décider.

13. Semaine nationale d’éducation contre le racisme

Le SNES-FSU participe activement au collectif national d'éducation contre le racisme. Ce collectif, composé de 26 organisations, est à l'initiative de la semaine qui entoure le 21 mars, journée mondiale de lutte contre le racisme en commémoration du 21 mars 1960 où à Sharpeville (Afrique du Sud), 69 personnes furent tuées lors d'une manifestation pacifique contre les lois d'apartheid.

Cette année, comme les années précédentes le SNES-FSU met à la disposition des collègues qui souhaitent organiser, pour leurs élèves, des activités sur le racisme, les discriminations, des affiches et des dépliants.

Tous ces documents sont téléchargeables sur le site du SNES en cliquant sur l'affiche "le racisme et moi".

Ou pour en faire la demande adressez-vous à :

SNES, Droits et Libertés

1, rue de Courty

75341 PARIS Cedex 07

Tél : 01 40 63 29 62/29 31

Fax : 01 40 63 29 68

14. Le SNES sur le terrain.


A Bangkok (Thaïlande)

Une rencontre avec les collègues a permis de mesurer l’étendue des problèmes qui risquent de se poser si les résidents doivent payer leurs impôts en Thaïlande. Comme dans d’autres pays, le peu de cas que fait le ministère des Affaires Etrangères des personnels de l’AEFE les mettra dans une situation très difficile. Il est grand temps de mettre fin à des situations de mépris qui écartent les collègues de l’AEFE des droits des personnels des ambassades et des consulats. Les problèmes des résidents ne s’arrêtent pas là puisque qu’ils payent des droits de scolarité élevés pour leurs enfants et que le niveau de l’ISVL est notoirement insuffisant. Les recrutés locaux ont également des problèmes de salaire puisqu’ils sont à 85 % du salaire des MA, 30 % indexé sur l’euro et le reste en évolution locale.


A Phnom Penh (Cambodge)

L’isolement ne doit pas servir de prétexte à l’abus de pouvoir. Et l’AEFE ne peut pas arranger la sauce à sa manière pour couvrir les errements locaux. C’est ce qui se passe actuellement pour un collègue dont on veut supprimer le poste pour le changer de discipline. Le SNES a rappelé à l’AEFE que les fins de contrats obéissent à des règles que l’on ne peut pas modifier au gré du vent. Le SNES se battra pour que les droits du collègue soient respectés.


Stage SNES en Italie

Plusieurs responsables SNES d’établissements ont participé à un stage de deux jours à Florence.

Cette réunion a permis de faire le point sur la situation des personnels des établissements culturels. Comme dans d’autres pays, ces collègues sont menacés par de nouveaux contrats qui consacrent le tout local. Il a été décidé de maintenir la position de refus de signer les nouveaux contrats, de remettre avec force la question sur le tapis lors du prochain CTPM 2 du MAE et d’élaborer une lettre ouverte au ministre Villepin sur la situation des établissements culturels et leurs personnels, qui serait soumise à la signature des personnels. Dans ce cas aussi, nos collègues sont soumis à un véritable chantage au détachement. Les roitelets du MAE oublient certainement que les règles de la fonction publique du MAE existent encore et que le fait du prince n’est pas rétabli !

Comme dans d’autres pays d’Europe, un des problèmes principaux auquel sont confrontés les collègues de l’AEFE est celui du paiement des droits de scolarité. Les établissements veulent leur faire reverser la totalité de l’avantage familial sous le prétexte que celui-ci aurait pour seul objet le paiement des frais de scolarité. Ce n’est pourtant pas le point de vue du ministère qui développe pour ses expatriés un tout autre point de vue. L’autre question qui vient dans les établissements européens est celle de la mise en place de sections européennes avec des moyens limités et des profils pour les enseignants. Le paiement des heures supplémentaires fait également problème à Rome.

Pour les recrutés locaux, la situation n’est pas homogène. Les contrats sont différents d’un établissement à un autre et une part de l’avancement se fait au mérite.

Pour les collègues de l’AEFE aussi, il est nécessaire de déboucher sur une action qui permette de régler le problème du paiement des frais de scolarité et une amélioration de la situation de tous.

Roger FERRARI

Secrétaire national chargé
des questions hors de France.
Denis BARON, Mireille COURT,
 Catherine JUSTIN, Céline URBANIAK,
Thierry WUILLEZ
Membres du Secteur Hors de France.
RF/DB/MC/CJ/CU/TW/CC

ANNEXE

Arrêté du 20 février 2004 fixant par pays et par groupe les taux de l'indemnité d'expatriation et de l'indemnité de résidence pour service à l'étranger, qui prendra effet à compter du 1er mars 2004.


PAYS

POURCENTAGE

Afghanistan

- 0.31

Afrique du Sud

5.18

Albanie

 3.31