HDF INFO N°12

En grève le 15 et prêt à aller plus loin s’il le faut !

La RGPP menace la DGCID avec clairement en ligne de mire les établissements culturels de l’Etat et le dispositif de coopération éducative. Inutile de rappeler que les personnels à l’étranger en subiront les conséquences dès lors que la plus grande partie de la DGCID sera basculée dans un système qui laisse la part belle au privé.

Il est temps d’intervenir pour la DGCID et ses services en faisant grève le 15 afin que la gestion publique soit préservée. Si les projets gouvernementaux arrivent à leur fins, il ne restera plus aucun garde fou pour les centaines de recrutés locaux des établissements culturels et le nombre de postes de coopération éducative sera réduit à pas grand chose.

Même dilemme à l’AEFE où la gestion de type privé pointe son nez dans tous les domaines.

Le SNES appelle tous les personnels du réseau AEFE à se mettre  en grève le 15 mai avec les personnels des services publics en France pour imposer une politique de gestion publique à l’AEFE.

Le SNES appelle tous les personnels à se mettre en grève le 15 mai pour que des négociations s’ouvrent avant fin mai et aboutissent avant la fin de l’année scolaire sur :

-          l’amélioration de la situation des recrutés locaux ;

-          la négociation de mesures d’accompagnement de la mise en oeuvre du prélèvement fiscal pour les recrutés locaux marocains ;

-          la conclusion des négociations salariales des recrutés locaux en Tunisie ;

-          la non application des retenues sur salaires pendant les congés maladie en attendant la modification du décret ;

-          l’augmentation des niveaux d’ISVL pour tous les pays où les conditions de vie ont réduit le pouvoir d’achat des résidents.

La grève massive de tous les personnels recrutés locaux de tout type d’établissement, des expatriés et des résidents reste le seul recours pour faire aboutir nos demandes.

Paris, le 13 mai 2008

SOMMAIRE

1.       Commission avenir de l’enseignement français à l’étranger

2.       Compte rendu du CA de l’AEFE du 5 mai

3.       De l’avenir des établissements culturels et de la coopération éducative au MAE

4.       Le point sur les niveaux des ISVL

5.       avantage familial

6.       Recrutement  en Nouvelle calédonie et à Wallis et Futuna

7.       Le SNES sur le terrain

-          stage syndical en Afrique de l’ouest

-          le secteur HDF au lycée de Bruxelles et à la Haye

Annexes :

-          tableau modification de taux plan pluri-annuel

-          Tableau ISVL

 

1. Commission avenir de l’enseignement français à l’étranger

Devant la tournure prise par les travaux de la commission, le SNES et le SNUipp avaient décidé de ne plus participer aux travaux. Nos désaccords venaient de la dérive politique sur la gestion de type privé de l’établissement public et tout particulièrement sur la question des modes de financements.

L’administration a exercé une forte pression pour que nous participions à nouveau aux travaux de la commission.

Le SNES-FSU s’est rendu à la réunion du 7 mai pour y exprimer ses conditions :

-          que les conclusions de la commission fassent état de la diversité des points de vue exprimés sur les questions de financement ainsi que de statut de l’établissement et des personnels ;

-          que le groupe de travail sur les personnels ne se substitue pas à la négociation indispensable entre les représentants des personnels et les services de l’AEFE. Des problèmes urgent doivent être résolus : recrutés locaux au Maroc et en Tunisie, ISVL.

 

A ce sujet, le SNES-FSU demande que ces réunions de négociation se tiennent avant la fin du mois de mai.

Ce n’est qu’à ces conditions que le SNES-FSU participera à la prochaine réunion du 22 mai .

2. Compte-rendu du Conseil d’Administration de l’AEFE du 5 mai 2008

Compte financier agrégé de l’exercice 2007

L’administration de l’AEFE a mis en avant le bon taux global d’exécution des dépenses 2007 et le souci d’autofinancement de l’établissement public en vue de la réalisation d’opérations immobilières.

La conclusion de l’agent comptable et de la Directrice est la suivante :

« Le budget de l’Agence recouvre plus de 660 M€ en fonctionnement, répartis entre les services

centraux pour 70 % et 34 établissements répartis sur 4 continents. L’exécution 2007 a généré

un résultat positif agrégé de 17,3 M€.

Si le budget prévisionnel, corrigé par les décisions modificatives, tablait sur un résultat négatif

de 9,3 M€, l’absence de réalisation de 26,6 M€ en charges explique cet écart, avec, au sein

des établissements en gestion directe, les services spéciaux moins volumineux qu’escomptés à concurrence de 5 M€ et les contributions des établissements en retrait de 5,7 M€ sur les prévisions budgétaires.

En termes d’investissement, en dehors des remises en dotation, les 18 M€ investis par l’AEFE ont intégralement été financés par un prélèvement sur le fonds de roulement pour ce qui concerne le siège, soit 3 M€, les investissements des établissements étant largement couverts par l’autofinancement.

Agrégé, l’apport au fonds de roulement est de près de 9 M€ pour atteindre 130,6 M€ au 31

décembre 2007, dont 47,5 M€ pour les services centraux de l’Agence.

Ce fonds de roulement doit permettre à l’AEFE de faire face à ses obligations, évaluées en

début d’exercice à 60 M€. »

Au-delà de ce constat, un examen détaillé révèle un certain nombre de problèmes que le SNES/FSU a fait valoir.

Tout d’abord et c’est le point le plus inquiétant pour le SNES/FSU, la subvention de l’Etat ne couvre même plus les rémunérations des personnels hors recrutés locaux (336,2 pour 357,8 millions d’euros). Depuis trois ans, le Ministère des Affaires étrangères ne respecte plus l’article 5 de la loi de 1990 portant création de l’AEFE où il est fait obligation à l’Etat de financer les salaires, le fonctionnement pédagogique des établissements et les bourses.

Sur la structure des comptes :

-          les comptes sont de moins en moins détaillés par ligne de dépenses. La présentation souvent seulement à trois chiffres ne permet pas une étude dans le détail par les administrateurs. Le SNES/FSU demande comme pour le budget que la présentation soit détaillée afin de faciliter le travail des administrateurs ;

-          le SNES/FSU repose le problème de la validation des budgets des EGD. Le CA de l’AEFE est-il compétent pour voter chacun des comptes financiers qui participent au compte agrégé ? Non répond l’agent comptable. Cela signifie que ni dans les établissements, ni au niveau central, les budgets donc les comptes financiers ne sont adoptés par une instance ad hoc. Tout ceci ne relève en fin de compte que du pouvoir de la Directrice de l’AEFE et des chefs d’établissements. Il y a là un véritable déficit démocratique !

-          Sur les comptes eux-mêmes, après beaucoup d’interventions sur la question immobilière, le SNES/FSU est lui intervenu sur la partie rémunération des personnels :

o        Sur la question des salaires des personnels recrutés locaux marocains qui s’engagent dans le prélèvement fiscal et dont les salaires doivent être réajustés. Les comptes financiers  des EGD du Maroc font apparaître des réserves supérieures à 10 millions d’euros ;

o        Sur le blocage des négociations salariales pour les recrutés locaux tunisiens alors que là aussi les réserves sont conséquentes

o        Sur la non utilisation de 2,6 millions d’euros de crédits de rémunération des résidents qui aurait pu servir utilement à l’augmentation des ISVL

Ces questions feront l’objet de demandes particulières lors de l’examen de la DBM. L’ensemble des problèmes soulevés amène le SNES/FSU à se prononcer contre ce compte financier.

Vote : Pour 14, Abstentions 2 (parents), Contre 4 FSU

·         Affectation du résultat de l’exercice 2007

Présentation est faite au CA de l’affectation du résultat d’exploitation de l’exercice 2007. Brièvement, ce résultat est composé de – 6,9 M€ pour les services centraux et + 24,3M € pour l’ensemble des Etablissements en Gestion Directe, c’est à dire 17,3M€. Le SNES/FSU déplore le fait que cette affectation porte sur un compte dont nous n’avons aucun détail. Les arguments techniques annoncés en séance ne sont guère convaincants. Par ailleurs, le système « d’agrégation » fait que les budgets des EGD, présentés et non votés dans les établissements, échappent aux personnels localement. Même dans des cas de bilans excédentaires (ils sont nombreux !) les marges qui pourraient localement être discutées et attribuées à des besoins locaux (salaires des recrutés locaux, par exemple) ne le sont pas.

Vote : Abstention 4 (FSU), Pour 16. 

·         Programmation immobilière.

Actualisation pour Barcelone et Sofia

Ces opérations ont été ajoutées à la programmation 2008-2010.

Barcelone : nouvelle implantation du Lycée Français. Les locaux du LFB et de l’école Munner sont saturés. L’AEFE projette de créer un nouvel établissement, le site de Mongat (2,5 hectares) a été retenu. Les négociations en cours portent sur une location d’une durée de 50 ans dont le loyer capitalisé des 15 premières années serait plus modeste, puis, les montants deviendraient conformes au marché. Pour financer l’opération, l’AEFE propose, entre autre, de ramener le taux de participation du LFB à 0% pour l’année 2008. A la question du SNES/FSU sur le statut du futur établissement, l’AEFE répond qu’il s’agit d’une extension de l’EGD actuel. Deux phases prévues, la première (15M€) 3 classes/niveau de la PS au CM2, la seconde (20M€) collège et lycée.

Sofia : acquisition d’un terrain pour une délocalisation du Lycée Français Victor Hugo. (non renouvellement du bail actuel au 01/09/2009) Le projet initial est abandonné en raison des faibles dimensions du terrain proposé. Une nouvelle acquisition est envisagée à 30mn du centre à proximité du lycée américain. L’achat de terrain s’élève à 2,1M.

Vote pour à l’unanimité.

Délibération modificative : achat du terrain de Brasilia

L’AEFE demande l’annulation de la délibération présentée au dernier CE. (voir CR précédent)

Vote : abstention 4 (FSU) pour 16

Point sur immobilier à la demande du SNES/FSU

Bruxelles : Le problème de l’utilisation des 1,2 M recueillis par la fondation demeure. Pour le SNES/FSU, constitution même de cette fondation et sa « centralisation » a toujours été problématique.

La Haye : La directrice déclare que la fondation hésite toujours sur « le meilleur moyen de transférer l’établissement ». Le vrai problème semble être le montant d’impôt (de 65 à 75%) en cas de transfert. Nous ne pouvons que constater que de tels montages, parfois réalisés à la hâte, ne font pas l’affaire.

     DBM 1 exercice 2008

Présentation par l’administration

LE BUDGET DE L’AGENCE – SERVICES CENTRAUX

La décision modificative n°1 du budget 2008 des services centraux a pour objet :

Section fonctionnement

L’inscription en recettes et en dépenses des crédits au titre des réserves parlementaires 2008 pour un montant de 506 500€.

L’inscription en recettes et en dépenses des crédits au titre des bourses d’excellence MAJOR pour un montant de 3,95M€. La notification des crédits n’étant pas intervenue au stade du budget primitif 2008, les crédits n’avaient pas été ouverts. Pour mémoire, ces bourses sont financées sur le programme 185 pour un montant de 516 000€ et sur le programme 209 pour un montant de 3 434 000€.

Section investissement

Au titre de la programmation immobilière 2008 l’incorporation des crédits suivants:

1. Reports de crédits : 18.175 M€. L’intégralité des opérations immobilières prévues en 2007

n’ayant pu être réalisée, l’agence propose de réinscrire, en décision modificative n°1 du budget 2008, les crédits de paiement nécessaires à la poursuite des opérations programmées par report des crédits non consommés en 2007,

2. Crédits de paiement à hauteur de 9M€ correspondant aux opérations financées par emprunt ayant fait l’objet d’un arrêté et négociés avec les banques à savoir : 5M€ pour Dakar, 2M€ pour Ho Chi Minh, 2M€ pour Munich,

3. Complément de financement de 1,4 M€ pour l’opération de Sousse (par prélèvement sur le fonds de roulement).

4. Crédits de paiement à hauteur de 5.1M€, correspondant aux opérations immobilières pour les établissements conventionnés financées par emprunt, faisant l’objet d’une délibération du présent conseil d’administration.

Récapitulatif des opérations immobilières reportées financées sur le fonds de roulement

Prélèvement Fonds de Roulement 2007 / 2008

Abidjan 1,3 / 1,3

Aman 1,7 / 1,7

Brasilia 2,4 / 2,4

Bruxelles 0,7 / 0

Dakar 1 / 0,328

Hanoi 1,7 / 1,7

Lisbonne 0,8 / 0,047

Londres 4 / 4

Madagascar 0,2 / 0,2

Moscou 1,8 / 1,8

Munich 1,7 / 1,7

Pékin 2 / 2

Sousse 1 / 1

Total prélèvements 20,3 / 18,175

Les modifications telles que développées dans la DBM1  portent le fonds de roulement disponible, après décision modificative n°1 à 15 449 585€. (compte financier 2007 : 47 539 715€ diminué de 12 515 130€ de prélèvement au BP 2008, et de 19 575 000 inclus dans la présente DBM).

LE BUDGET AGREGE DES ETABLISSEMENTS EN GESTION DIRECTE

2 groupements comptables n’ont pas présenté de décision budgétaire : Barcelone et Tananarive.

Les mouvements des décisions modificatives agrégées, des 34 groupements comptables des établissements en gestion directe, sont essentiellement constitués

En recettes :

  • La prise en compte de l’augmentation des frais de scolarité (1.224M€),
  • La reprise sur provisions pour le programme immobilier et pour des charges sociales    ( 1.55M€),
  • Inscription aux services spéciaux de recettes nouvelles relatives aux voyages, aux subventions pour le bureau des IEN et à la formation continue (1.372M€).

En dépenses :

En 1ère section :

  • L’ouverture de 1.151M€ en charges de personnel correspondant essentiellement à des réajustements de contrats locaux (impôts et retraites),
  • L’ouverture de 1.536M€ pour les autres charges externes, principalement des travaux d’entretien ,
  • La diminution de 2.5M€ du compte 65 (autres charges de gestion courante) pour utilisation des crédits ouverts au fond d’investissement pour les travaux immobiliers

En 2ème section :

  • l’ouverture de crédits pour les travaux immobiliers pour un montant de 14,236M€.

Ces modifications ont un impact sur les fonds de roulement des établissements et le cumul des prévisions des 34 groupements comptables conduit à un prélèvement en décision budgétaire agrégée de14,012M€.

La décision budgétaire modificative n°1 agrégée des établissements en gestion directe porte le compte de résultat prévisionnel à 239 600 641.28€ et fait apparaître une capacité d’autofinancement de 10 593 469.69€. Au tableau de financement abrégé provisionnel, les dépenses d’investissement ressortent à 33 585 114.20€ et les recettes à 192 299.68€.

La perspective de prélèvement sur le fonds de roulement est portée après DM 1 est portée à 22 799 344.83€, (soit BP 2008 : 8 786 434.52€ + DM 1 : 14 012 910.31€). Le budget agrégé des EGD est arrêté en dépenses et recettes après DM 1 à 273 185 755.48€.

LE BUDGET TOTAL DE L’AEFE ( SERVICES CENTRAUX ET EGD)

Le budget global agrégé, services centraux et totalisation des établissements en gestion directe, présente :

  • Un compte de résultat prévisionnel d’un montant de 706 032 469.28€
  • Une capacité d’autofinancement de 8 292 339.69€€
  • Des dépenses d’investissement au tableau de financement abrégé prévisionnel pour

77 624 114.20€

L’équilibre global est assuré par un prélèvement cumulé sur les fonds de roulement de 54 889 474 .83€ (BP 2008 : 21 301 564.52€ + DM 1 : 33 587 910.31€)

Proposition de vote

La décision budgétaire n°1 du budget 2008 de l’AEFE est proposée au vote du Conseil d’Administration, par chapitre budgétaire, pour les montants suivants :

Dépenses de personnel 453 529 882.22€

Bourses 62 942 400.00€

Autres dépenses de fonctionnement 187 690 781.88€ dont amortissements et provisions

6 441 815.06€

Dépenses d’investissement 77 624 114.20€

Soit un total de 781 789 186.30€.

Le SNES/FSU est revenu sur les questions de rémunération suivi par les autres représentants des personnels.

Tout d’abord sur la question des ajustements de salaire des recrutés locaux marocains, le SNES a demandé la mise en œuvre des prélèvements fiscaux avec en préalable les ajustements salariaux nécessaires au maintien des salaires nets.

Pour nos collègues tunisiens, le SNES / FSU a demandé d’accéder aux demandes des personnels concernant les mises à niveau salariales en particulier pour les personnels de La Marsa.

La question de l’augmentation de l’ISVL dans de nombreux pays a fait l’objet d’une demande spécifique du SNES-FSU. Concrètement, il a été demandé au CA d’inscrire 2,6 millions supplémentaires (ceux économisés en 2007) sur les crédits consacrés à l’ISVL. Cette mesure permettrait d’ajuster les niveaux d’ISVL notamment au Brésil, au Gabon, au Tchad, en RDC, en Espagne plus généralement dans tous les pays qui se sont adressés aux membres du CA par l’intermédiaire du SNES.

Nos demandes n’ont pas été retenues. Elles ont été reportées sur des négociations locales pour les recrutés locaux au Maroc et en Tunisie, et sur la commission « Avenir de l’enseignement français à l’étranger » pour l’ISVL. Le SNES-FSU a relevé l’incohérence de ces réponses avec les attentes des personnels.

Il a rappelé l’urgence de la résolution des problèmes des recrutés locaux sous peine de perturbations importante de la fin de l’année scolaire. Le SNES-FSU a également redemandé l’ouverture d’une négociation générale sur la situation des recrutés locaux.

Sur la question de l’ISVL, le SNES-FSU émet de sérieuses réserves sur sa participation à la commission avenir. Il est près à participer à un groupe de travail sur la situation du personnel mais ce groupe ne doit pas se substituer aux négociations nécessaires au sein de l’établissement public. En l’état des réponses, le SNES-FSU votera contre la DBM.

Vote : Pour 10, Abstentions 0, Contre 8

Tous les représentants des usagers se sont prononcés contre cette DBM ! Cela n’émeut pas le moins du monde le MAEE et la direction de l’AEFE.

·         Sortie d’inventaire

Au Lycée de La Marsa (Tunisie) pour un montant de 239000 euros.

·         Modification des taux de participation

Comme d’habitude, ces modification, basées sur le dogme de l’enveloppe constate, ont pour seul objet de faire financer des baisses de participation (aides liées aux projets immobiliers) par des hausses. Les deux gros projets voyant des baisses de taux sont Barcelone (Espagne) qui passe à 0% au 01/01/2008 pour un montant de 1,3M et

Alger qui passe à 0% au 01/01/08 pour un montant de 234600 euros. Le SNES/FSU dénonce ces ajustements structurels qui consistent parfois à augmenter des participations d’établissements déjà en difficultés et ce sans concertation voire ni information locale.

Voir tableau en annexe.

Vote : Pour 10, Contre 7 (dont FSU)

·         Modification de l’assiette du taux de participation à la rémunération des résidents

Cette proposition de modification ne trompe personne. Il s’agit sans doute de dégager une marge supplémentaire pour de futures augmentations des taux de participation des établissements. Le document qui nous est présenté est d’ailleurs sans lien avec la réalité, l’assiette de calcul soit disant en vigueur à ce jour ne reposant pas sur les éléments effectivement pris en compte lors du passage au décret de 1990, pas plus que la  proposition faite par l’AEFE sur les nouveaux éléments à prendre en compte.

Vote : Pour 10, Contre 7 (dont FSU)

·         Subventions aux établissements homologués (hors réseau)

Le document nous est présenté en séance et concerne 2 établissements.

Ecole Française de Florence, subvention de 80 000 €. LE SNES/FSU rappelle son opposition au moment du déconventionnement de cette école. Il est inacceptable qu’une école dont l’aefe s’est désengagée et reprise par la MLF, soit aujourd’hui subventionnée par l’agence qui n’a de fait plus le contrôle de son fonctionnement ni des engagements faits par la MLF, tenus ou non tenus.

Vote : Pour 10, Contre 5 (dont FSU), abstention : 1

Subvention d’équilibre (50000€) pour le Collège/Lycée franco Israélien de Tel-Aviv.

Cette aide (montant total 150000€ sur 3 ans)  s’inscrit dans le cadre du partenariat avec l’AEFE afin de permettre, entre autres, des coûts liés à des recrutements de personnel et la mise en place de formation spécifique.

Vote : Pour Unanimité.

·         Dons au profit du Lycée Français de Londres

Dons de la part de deux personnes, respectivement de £50 000 (rénovation locaux South Kensington) et £ 55 000 (rénovation salle, acquisition matériel pédagogique) ainsi que de l’APE Charles de Gaulle, pour un montant de £ 410 000 (restructuration locaux, équipements pédagogiques)

Vote : Pour, unanimité.

·         Evolution du réseau

La directrice fait un point sur des établissements déjà évoqués en CA ou au CTP (voir HDF info précédent sur Israël, Taiwan, Hanoï.)

Arabie Saoudite, Djeddah.

A la demande du SNES/FSU sur l’éventuelle volonté de déconventionnement par l’aefe, aucune réponse précise ni définitive n’est donnée. L’étude est en cours pour faire le point sur la situation de l’établissement mais la décision de déconventionnement n’est pas prise. Nous intervenons sur le fait que, dans la zone, la présence de l’agence est importante aussi et qu’elle doit évidemment être maintenue.

Costa Rica.

La position de l’aefe, déjà exprimée sur le fond auparavant, ne change pas. Selon l’Agence, la partie Costa ricaine ne remplit pas sa part de l’accord bilatéral ; l’agence dit avoir souvent pointé les anomalies et surtout le problème réel de non respect de l’accord. A la demande de l’ambassade, une demande de renégociation a été demandée. Dans le même temps, l’agence a décidé de ne plus pourvoir de postes et prétend sans vergogne que tout se passe bien pour l’encadrement actuellement. Celui-ci est tout de même d’une vingtaine de collègues, dont 7 ont demandé à partir cette année. Pour le SNES/FSU, ce n’est évidemment pas une manière très responsable de gérer la situation ou les problèmes. Quand celles-ci existent, des solutions doivent être trouvées, avec la volonté de maintenir notre cadre éducatif.

Turin.

L’association gestionnaire doit trouver une autre localisation. Par ailleurs, il existe un problème concernant l’absence de forme juridique de l’association (coopérative). Il faut donc faire avancer ce dossier pour lequel la réflexion est en cours. Une mission se rendra dans l’établissement très prochainement.

Abidjan.

Le SNES/FSU intervient sur la situation actuelle et les documents fournis par l’administration locale sur la nature des contrats offerts aux collègues. Selon nous, ces documents posent plusieurs problèmes liés à la situation actuelle de l’établissement et laissent par ailleurs planer des doutes sur le futur statut des recrutés. La directrice confirme que l’établissement ouvrira en enseignement direct avec une perspective d’homologation le plus vite possible.

Questions diverses.

Situation à Tokyo.

Le SNES/FSU intervient pour que le cadre des négociations soit respecté localement et que les engagements pris soient tenus. L’établissement est tenu de garantir au moins les règles locales, ce qui, selon nos collègues, n’est pas le cas pour l’instant. La directrice affirme qu’elle reprendra contact avec l’administration locale pour que ce dossier « compliqué » trouve une issue.

Modification du décret 2002-22 sur les congés maladies.

Le SNES/FSU n’accepte ni les réponses de forme faites par l’agence (décret à la signature) ni les arguments juridiques discutables donnés par le secteur juridique. La règle du non prélèvement s’applique au MAEE et doit être également en vigueur à l’AEFE. Il en va également du respect des règles et des personnels !

Mise en place du Comité d’Hygiène et de Sécurité (voir les HDF info précédents). Point reporté au prochain CTP.

Rémunération des personnels à Nantes et à Paris. L’aefe promet une note au prochain CTP également.

Mise en œuvre des remboursements pour les entretiens de recrutement. L’agence annonce que sur une dizaine de demandes, 4 ont déjà été payées. Faites des dossiers et contactez le SNES/FSU.

Dysfonctionnements dans les CCPLA. Nous revenons sur les principes de parité et de respect des textes sans lequel le recrutement n’est pour nous ni juste, ni équitable. Les cas particuliers sont suivis par ailleurs. Certaines irrégularités parfois criantes ont d’ailleurs déjà été réparées avec les engagements de tous. Là où les problèmes persistent, la mobilisation doit continuer. La directrice annonce par ailleurs sa volonté d’ « établir des lignes directrices plus précises ». Dans tous les cas de figure, nous veillerons à ce que ces lignes respectent les principes de cohérence et d’équité.

Décret de décembre 2007 sur la prise en charge de la part patronale des cotisations retraite des personnels détachés.

L’AEFE nous confirme que le dossier est toujours bien à l’étude pour la possibilité de maintien de l’exonération de cette part, jusqu’alors en vigueur.

Application du nouvel Avantage Familial.

La directrice reconnait des problèmes, en particulier dans le cadre de l’UE. Les prestations versées par les pays de résidence ont des natures différentes et y renoncer n’est pas toujours possible (sans parler du principe quant à lui totalement injuste et souvent aberrant). Le décret va être modifié prochainement pour permettre la compatibilité entre certaines prestations locales et l’avantage familial. Les détails n’ont pas été donnés, les collègues comme les représentants des personnels les étudieront de près et nous ne relâcherons pas notre vigilance sur ce thème important qu’est l’avantage familial.

3. De l’avenir des établissements culturels et de la coopération éducative au MAE

RGPP au MAEE ou le désengagement de l’Etat

La RGPP (révision générale des politiques publiques) a officiellement pour objectif d’examiner l’ensemble des politiques publiques et d’identifier les réformes qui permettraient de réaliser des économies budgétaires. Elle concerne l’ensemble des administrations de l’Etat. Sur cette question, depuis plusieurs semaines les organisations syndicales sont conviées à des réunions initiées par l’administration centrale du MAEE (Ministère des Affaires étrangères et européennes). Le projet se précise donc. « Dans un contexte budgétaire restreint », sous couvert de rechercher le « meilleur dispositif » au moindre coût il s’agit bien d’une restructuration complète du ministère et de ses missions qui se traduira par un désengagement de l’Etat.

Le projet de loi « relatif à la mobilité et aux parcours professionnels » validé par le Conseil des Ministres est en cours d’examen au Sénat. Toutes les mesures, unanimement contestées par les organisations syndicales, s’y retrouvent et notamment, comme dans toute la Fonction publique des suppressions massives de postes qui se traduiront par la détérioration des conditions de travail des agents du MAEE et l’accroissement de la précarité.

La restructuration du MAEE a été présentée au deuxième Conseil de modernisation des politiques publiques (CMPP) qui s’est tenu le 4 avril. Celui-ci définit les orientations générales en matière de réforme des politiques publiques. Les différentes réformes entreront en vigueur entre 2009 et 2011 en intégrant les conclusion du Livre blanc sur la politique étrangère et européenne.

Plusieurs priorités ont déjà été définies dont l’externalisation  (entretien, informatique, vigiles, maintenance…) qui s’impose à toutes les administrations mais  qui doit permettre au MAEE de « se recentrer sur ses missions prioritaires » qui relèvent du domaine régalien. Cette externalisation serait assumée pour l’essentiel par des sociétés privées ou dans le cadre de la mutualisation interministérielle.

La « modernisation » de la politique extérieure de l’Etat devrait aussi promouvoir « la mutualisation avec nos partenaires notamment européens » alors que ceux-ci s’avèrent peu enthousiastes. Quant à la présence française elle devra être « modulée selon la nature de nos intérêts » aboutissant à un « recalibrage important » du réseau diplomatique et consulaire avec notamment la transformation d’une trentaine d’ambassades en « postes de présence diplomatique » à format allégé et simplifié. Dans les pays dotés de plusieurs antennes, le traitement des visas et des dossiers de nationalité seront regroupés en un site unique. La FSU a souligné maintes fois que ces mesures ne vont pas vers une administration plus efficace mais se traduiront bien par la remise en cause de la qualité du service public.

La « modernisation » de la politique d’aide au développement est aussi envisagée. Là encore le maître mot est la concentration des moyens, sur le plan géographique et sectoriel, « en fonction à la fois de nos intérêts mutuels et de notre capacité à peser sur les résultats. Ce redéploiement de l’aide s’accompagne de la volonté de « développer des financements innovants » en faisant appel au secteur privé, à l’épargne des migrants… Encore une fois, c’est bien la recherche d’un désengagement financier de l’Etat dont il est question.

La DGCID (Direction générale de la coopération internationale et du développement) est appelée à connaître de profondes transformations. Elle sera transformée en une simple « direction d’état-major » qui pilotera l’AFD, l’AEFE, CulturesFrance et un nouvel opérateur chargé de la mobilité internationale.  La DGCID devrait uniquement élaborer la stratégie générale, définir les politiques à mettre en œuvre, le pilotage et la tutelle des opérateurs. Ceci se soldera obligatoirement par la diminution du nombre de postes voire la quasi disparition de cette direction suscitant des inquiétudes des personnels qui en relèvent. La « rationalisation » du réseau sera réalisée par la fusion des différentes structures existant à l’étranger (SCAC, Instituts culturels et centres culturels) au sein d’un établissement unique appelé EspaceFrance doté d’une autonomie financière très large qui a là encore pour objectif de permettre des participations privées au financement de ces missions à l’étranger. Et bien évidemment les personnels seront pour l’essentiel de recrutement local (hors plafond d’emploi) permettant « la souplesse » de gestion pour l’administration. L’AEFE se verra confier des missions élargies en matière de coopération éducative sans que des moyens spécifiques ne soient clairement envisagés. CulturesFrance pourrait devenir une agence de service public (dotée d’une large autonomie financière mais sans personnalité juridique). Le nouvel opérateur chargé de la mobilité internationale et de l’expertise publique pourrait prendre la forme d’un établissement public et commercial.

Pour la FSU, toutes ces mesures vont dans le même sens d’une atteinte forte au service public : désengagement de l’Etat, déréglementation, suppression de postes, détérioration des statuts et des conditions de travail des personnels. Face à ces menaces, dans le cadre d’un appel commun des organisations syndicales de la Fonction publique,  la FSU appelle à la mobilisation des personnels du MAEE, des personnels détachés et des recrutés locaux entre le 13 et le 17 mai. La journée de grève  du 15 mai doit être une étape massive de la mobilisation pour garantir un emploi public, statutaire et qualifié et des services publics de qualité.

4. Le point sur les niveaux des ISVL

Evolution des I.S.V.L. : faire monter la pression.

L’importance du dossier ISVL n’est pas à démontrer pour nos collègues. Le faire entendre à l’AEFE est une autre affaire. Des points réguliers sont faits dans la circulaire HDF info (numéros 2, 7 et 8 de cette année scolaire) qui reprennent à la fois les modalités d’évolutions et les marges d’adaptations dont l’AEFE dispose par rapport au MAEE. Il ne s’agit donc pas ici de les reprendre mais plutôt d’essayer de résumer la situation d’une année et d’en tirer certaines conclusions.

¯        Sur un an date à date, les modifications concernant l’ISVL ont eu lieu les 01/02/2007, 01/07/07, 01/09/07, 01/01/08 et 01/03/08. Force est de constater que les évolutions pour nos collègues ne sont guère satisfaisantes, voire très insuffisantes localement. Là où les mesures positives existent, elles sont souvent soit l’impulsion d’une forte variation d’Indemnité d’Expatriation que l’AEFE ne peut que suivre, soit des variations faibles qui ne relèvent que de l’ajustement et ne contribuent en rien à l’augmentation réelle d’un pouvoir d’achat « local ». Certes, les situations varient mais, comme le contexte économique international le confirme, elles se retrouvent toutes sur le terrain de la vie plus chère. Ne pas prendre pleinement en compte l’explosion des prix de première nécessité ou les conditions d’accès au logement (alors qu’il n’est pas rare aujourd’hui de devoir avancer jusqu’à deux ans de loyer pour accéder à une location) est vécu par nos collègues comme une injustice. Pour l’AEFE, il est donc temps de prendre réellement en compte toute la place que tient aujourd’hui l’ISVL dans les revendications sous toutes les formes (courriers, plate-forme de grève, interventions multiples) et d’en tirer des conclusions concrètes par des mesures à hauteur des besoins.  

¯        Sur la question des moyens, nous ne pouvons que répéter la position du SNES/FSU : il y a urgence de mettre un terme au dogme de l’enveloppe constante ! Rappelons qu’une certaine réforme de décret visait, entre autres, à améliorer la situation des résidents et c’est bien de cela qu’il s’agit. Le dernier CA de l’AEFE l’a encore démontré : il y a une marge de financement et le SNES/FSU refuse que les personnels de l’AEFE soient noyés dans les dépenses immobilières. Attribuer les 2,6 M € de crédits non utilisés sur l’exercice relève aussi d’une volonté d’écouter ses personnels d’Allemagne, du Vanuatu, du Gabon, d’Espagne, du Brésil, du Tchad, de Colombie, des Emirats, de R.D.C. et tant d’autres.

¯        En pratique, les deux dernières modifications (01/01/08 et 01/03/08) montrent bien la trop faible évolution des montants d’ISVL, y compris en terme de masse. Sur la dernière en date, l'AEFE travaillant sur 180 zones d'ISVL, on constate 96 baisses d'ISVL dont 73 pays (certains pays ayant plusieurs zones). Dans le détail, les baisses (d’I.E.) ont donc la plupart du temps été suivies, pas toutes les hausses (ex au Bénin : augmentation de l'IE mais baisse d'ISVL) Au Canada, malgré une hausse pays d'IE, Calgary et Montreal voient des baisses d'ISVL. Quelle logique dans de tels exemples ?

Le SNES/FSU continuera son combat sur l’ISVL, tant il est nécessaire. Nos interventions ne sont jamais superflues, au niveau des instances centrales mais bien sûr au niveau des pays où les revendications des personnels (courrier, plates-formes, interventions directes) doivent trouver un écho urgent. Rappelons dans ce contexte que l’indemnité différentielle (compensation éventuelle de la différence PCV, IRP et ISVL au moment de l’introduction de celle-ci dans le décret 2002-22) doit statutairement cesser au 31/08/2008. Le SNES/FSU exige aujourd’hui de vraies négociations sur les montants d’ISVL et ce également afin de mettre un coup d’arrêt à la dégradation de la situation locale de nos collègues. C’est évidemment une condition sur laquelle nous ne transigerons pas.

5 Avantage familial

Application du nouvel Avantage Familial : vers des règles plus justes mais restons vigilants.

Si l’application du décret 2007-1291 sur l’avantage familial (AF) règle en pratique de nombreux cas pour les collègues qui n’étaient précédemment pas en mesure de financer la scolarité de leurs enfants, elle pose d’autres problèmes, en particulier dans l’UE, souvent liés au bénéfice de la Caisse d’Allocations Familiales à laquelle les agents ont droit dans cette zone. Le SNES/FSU avait pointé les difficultés dès le début auprès de l’AEFE. Les informations émanant des sections n’ont fait que confirmer celles-ci. Par ailleurs, l’application du décret telle que définie par la circulaire  618 du 29 février 2008 de l’AEFE revenait à exclure de nombreux collègues (en UE) du droit à l’avantage familial.

La règle du non cumul s’avérait, nous l’avons noté, injuste et/ou inapplicable. En effet, l’attribution des allocations familiales de l’AEFE est soumise à des conditions qui rendraient impossible le choix entre prestations familiales du pays de résidence et l’attribution de la Caisse d’Allocations Familiales (CAF) de Nantes. Les collègues concernés qui auraient renoncé aux prestations locales risquaient de ne pas recevoir les allocations CAF de Nantes non plus ! D’autres questions, parfois plus aigues encore, se posaient pour les couples mixtes.

Le SNES/FSU n’a cessé d’intervenir sur ce dossier. La directrice de l’AEFE a annoncé au CA du 05 mai que, d’une part, l’avantage familial allait être mis en paiement là où les cas n’étaient pas litigieux et, d’autre part, un projet de modification du décret était en cours, destiné à remédier aux difficultés liées à la situation des ménages bénéficiant ou susceptibles de bénéficier de régimes de prestations familiales locaux. Nous suivrons bien sûr ce dossier, pointerons les éventuelles contradictions et difficultés qui subsistent et ne manquerons pas de relayer vos éventuels problèmes auprès de l’Agence, pour que l’application du nouvel avantage familial soit une avancée, dans les pays de l’UE comme dans les autres.

6. Recrutement en Nouvelle-calédonie et à Wallis et Futuna, rentrée australe 2009

La nouvelle note de service sur le mouvement de mutation en Nouvelle-Calédonie et à Wallis et Futuna vient de paraître au BOEN du 8 mai 2008

Les collègues devront saisir leur candidature sur SIAT entre le 29 mai et le 12 juin 2008. Les dossiers papier doivent être signés et remis au chef d’établissement en deux exemplaires au plus tard le 13 juin. La note de service insiste très explicitement sur le fait que les chefs d’établissement  « veillent au bon acheminement des dossiers de candidature »Les candidats doivent conserver précieusement un exemplaire du dossier remis au chef d’établissement et ne pas hésiter à rappeler ses obligations, note de service à l’appui, à un chef d’établissement qui manifesterait son désaccord avec une telle demande : on voit de plus en plus de chefs d’établissement émettre des avis réservés sur un dossier de candidature parce qu’ils ne veulent pas que le collègue demandeur quitte son poste actuel,parce qu’un départ en cours d’année cause des problème de remplacements etc. On voit même des dossiers se perdre dans les méandres de la voie hiérarchique. De telles pressions sont inacceptables et l’administration est tenue d’acheminer toutes les demandes. Quant à l’accueil frileux de certains chefs d’établissement qui veulent « garder » leur personnel, il faut leur rappeler qu’ils n’en sont pas propriétaires et que les besoins éducatifs existent aussi en COM.

Il n'y a plus l'obligation, pour tous les collègues qui demandent la NC, de mettre le voeu "Tout poste en Nouvelle-Calédonie" en voeu n°1. Les collègues doivent faire leurs voeux selon leurs préférences, et s'ils acceptent la possibilité d'une extension de voeux lors de la commission territoriale (le fait de se voir proposer un poste en dehors de leurs voeux), ils doivent mettre le voeu "Nouvelle-Calédonie" en dernier.

Nous rappelons que, pour les collègues souhaitant faire une demande à la fois pour la NC et pour Wallis et Futuna, il faut faire un dossier de demande unique et panacher ses voeux entre NC et Wallis. dans tous les cas, le nombre maximum de voeux reste de 8.

Comme l’an passé, une commission nationale est prévue fin septembre pour établir la liste des candidats « désignés » pour une affectation en Nouvelle-Calédonie. Une liste complémentaire est également établie, dans laquelle le territoire puise en cas de désistements. Le mouvement vers Wallis et Futuna se fait toujours sur poste en commission nationale.

Fin novembre, une commission locale à Nouméa affecte définitivement les candidats sur un poste.

ATTENTION : à l’issue de la commission nationale, les candidats « désignés » pour la Nouvelle-Calédonie doivent impérativement attendre le résultat définitif de la commission locale avant de prendre toute disposition de départ.

En effet, la commission nationale classe les candidats dans l’ordre de leur barème national sans tenir compte de leurs vœux précis. Or la commission locale ne prend  pas forcément la responsabilité de proposer un poste hors des vœux exprimés par chaque collègue ni de muter deux collègues si le poste double demandé se révèle irréalisable sur le territoire. Il faut donc considérer que le résultat définitif de la demande n’est connu qu’à l’issue de la commission locale

« NOUVEAUTES » CONCERNANT WALLIS ET FUTUNA

Certainement à la demande du Vice Rectorat dont le dialogue social est le dernier souci, une série de nouvelles conditions sont imposées aux candidats et futurs recrutés sans aucune concertation avec les représentants des personnels que ce soit au niveau local ou bien national.

1) L’administration restreint unilatéralement le droit à mutation. Si elle reconnaît que les mutations sont envisageables à l’issue du premier séjour de deux ans, elles ne peuvent l’être « qu’exceptionnellement et dans l’intérêt du service »

Le mouvement interne ne se fera qu'à la tête du client. L'intérêt du service n'est là que pour masquer l'arbitraire. Les collègues bien vus ou les conjoints de chef de service muteront, les autres non. Encore une manière, avec les renouvellements, de museler les enseignants.

2) Un bonus au barème de 20 points est accordé aux « candidats pouvant justifier d’une formation à l’ESST (Enseignement de la santé et de la sécurité au travail) ainsi que les détenteurs du monitorat SST (Sauveteur secouriste du travail) Aucune explication ni justification n’est donné sur cette nouvelle exigence. On n’est plus très loin du recrutement à la carte. D’autant que tous les ans quelques collègues, ainsi que les infirmières, sont formés à ce genre de pratiques et cela suffit largement pour les quelques sections professionnelles du territoire. En plus, il y a maintenant à Wallis un médecin scolaire à plein temps.

3) Enfin les collègues doivent « fournir avec leur dossier un rapport d’inspection récent (moins de deux ans) » Il s’agit là d’une mesure inique quand on sait que dans la plupart des disciplines, les inspections ne se reproduisent qu’une fois tous les cinq ans. Elle permet d’éliminer une grande majorité de collègues. On est totalement dans un recrutement à profil, tellement profilé qu’il ne s’en cache plus et qu’on pourrait croire qu’il vise quelqu’un en particulier. Le SNES dénonce ce genre de pratiques qui revient à flécher les postes pour des personnes qui ne seront pas forcément les plus adéquates. Cette sélection sur profil  présente de plus le risque de tarir le recrutement.

4) La nouvelle note de service insiste sur la précarité des conditions sanitaires à Wallis et Futuna. Il n’y