SNES HDF INFO N° 6

UN DIALOGUE PAS TROP SOCIAL !

Contradiction apparente entre le nombre de réunions et les résultats de celles-ci, lorsque les instances se prononcent sur les décisions à prendre. Les exemples se multiplient pour montrer que ce dialogue ne sert pas à grand chose tant les décisions sont prises avant sans possibilité ne serait-ce que d’ajuster les mesures. Alors pour les modifier, il est absolument nécessaire d’être en situation de force. Ce sont les politiques qui ne répondent pas aux besoins mais correspondent à d’autres intérêts. A nous d’imposer les changements nécessaires !

Le CTP du ministère des Affaires étrangères a été boycotté par la FSU et une majorité d’organisations syndicales, sauf la CFDT et FO. Le syndicat FSU du ministère, SUPMAE, a joué un rôle moteur dans cette action contre le transfert de services au ministère de l’immigration, et pour des augmentations de salaires. L’action continue pour que d’autres mesures soient prises et notamment pour que la RGPP n’aboutisse pas à un véritable démantèlement de l’action extérieure de l’Etat comme cela est prévu.

A l’AEFE, le dernier Conseil d’administration, une fois de plus, entériné le sous financement de l’établissement public. La logique de service privé joue à plein ; les clients sont sommés de payer ! L’Etat fournira quelques subsides au gré des intérêts politiques de certains groupes d’influence.

Les personnels qui sont le cadet des soucis de ces messieurs, dames, sont priés de travailler et d’obéir. Leurs rémunérations sont considérées comme bien suffisantes pour ceux qui bénéficient des prébendes de l’Etat. Des miettes pour l’ISVL et l’IR, c’est ce qui est prévu au budget de l’AEFE !

Le SNES refuse cette situation de pénurie qui vise à casser la fonction publique et à appauvrir les salariés. Les dernières actions ont permis d’ébranler les certitudes de nos administrations. Mettons la pression pour gagner les augmentations de salaires dont nous avons besoin.

Paris, le 13 décembre 2007

SOMMAIRE

 

1.      CTP du ministère des Affaires étrangères boycotté !

2.      Compte rendu du Conseil d’administration de l’AEFE

3.      Réponse du MEN sur les centres d’examens à l’étranger

4.      Concours : nouvelle circulaire sur la prise en charge des frais CNED par l’AEFE

5.      AEFE : compte rendu des CCPC A et B du 4 décembre 2007

6.      Commission Mission Laïque Française (MLF)

7.      SEFFECSA : affectation pour la rentrée 2008

8.      Contrats Chinois pour visa Z

9.      Polynésie : annulation de l’élection du 21 novembre 2006 à la CCP des agrégés

10.  Echanges et action de formation à l’étranger 2008/2009

11.  Le SNES sur le terrain : Algérie, Gabon et Nigéria

ANNEXE :

- tableau AEFE sur la programmation immobilière 2007

 

1. CTP du ministère des Affaires Etrangères boycotté !

La FSU, l’USASCC, l’ASAM/UNSA et la CGT ont décidé de ne pas participer à la réunion du CTPM prévue les 5 et 6 décembre à cause de la nature du contenu des textes présentés. Ce boycott portait principalement sur les textes proposés concernant le transfert au ministère de l’immigration des services de visas pour les étrangers et sur la proposition de prime de fin d’année. A cela s’ajoute, en toile de fond, les projets de démantèlement du MAEE qui concerne le réseau culturel, la coopération et d’une manière générale la DGCID qui ne deviendrait qu’une direction stratégique.

Le syndicat de la FSU du ministère des Affaires étrangères, SUPMAE, a été très actif pour organiser l’action dans l’unité et faire des propositions alternatives.

Depuis lors, les 4 organisationsssyndicale, ont rencontré le directeur de cabinet et le Ministre lui-même mais sans que celui-ci puisse ou veuille apporter des réponses probantes aux organisations syndicales. Celles-ci ont décidé de ne pas participer à la nouvelle séance du CTP prévue les 13 et 14 décembre de laquelle aucun résultat n’est attendu.

Malheureusement, l’unité syndicale n’est pas complète puisque FO et la CFDT se sont présentées à la première réunion et qu’elles seront certainement présentes aussi à la seconde. Quoi qu’en disent les responsables de ces syndicats, il s’agit bien d’une caution apportée à des projets contraires aux intérêts des personnels du MAEE.

A l’initiative du syndicat SUPMAE de la FSU, l’action continue !

2. Compte rendu du CA de l’AEFE du 10 décembre 2007

1. Compte-rendu du CA précédent adopté à l’unanimité.

2. Point sur la rentrée

Dans la présentation de rentrée, il faut noter que l’AEFE revient à plusieurs reprises sur les établissements homologués. On compte à la rentrée 2007 449 établissements dont 203 homologués. L’augmentation moyenne des élèves est de 3,1% et celle des élèves français est de 4,5%. Le réseau AEFE a recruté 279 expatriés dont 92 personnels d’encadrement, 77 pour le premier degré et 134 pour le second degré. Sur les deux dernières années, on compte un afflux de 10 000 élèves, ce qui conduit à une saturation des certaines capacités d’accueil.

Ce thème est évidemment lié à la question immobilière (extension, travaux, projet de construction…). L’AEFE nous informe qu’aujourd’hui l’objectif central est d’augmenter la capacité d’accueil … (après avoir rappelé in extremis que l’objectif premier demeurait la qualité de l’enseignement !). Nous sommes effectivement là au cœur du problème : bien conscients des conséquences que la capacité d’accueil a surles conditions de travail, cet aspect matériel ne saurait occuper la totalité de nos préoccupations pour les personnels. Pour nous, le développement des capacités d’accueil ne peut se faire à n’importe quel prix et certainement pas selon la seule logique mercantile qui, nous y reviendrons, ne fait évidemment pas toujours ses preuves.

Par ailleurs, le SNES remarque qu’un point sur la rentrée ne saurait évidemment être complet sans un volet social. Les actions menées par les personnels en octobre, le temps fort dans le réseau et la grève du 20 novembre, doivent faire prendre conscience que les dossiers en cours où à venir ne pourront faire l’économie de la voix des personnels, qui devra être entendue.

3. Rapport annuel d’activité

Le SNES dénonce un rapport d’activité qui s’organise par omission, et fait l’impasse sur le dialogue social. Les questions qui concernent les personnels doivent avoir leur place dans un rapport d’Etablissement Public. Pourquoi, par ailleurs, occulter les échanges et rencontres qui ont lieu dans le cadre de nos interventions répétées ? Un tel rapport devrait tout présenter et bien entendu les questions qui concernent les personnels. Localement, la logique budgétaire de l’AEFE met aujourd’hui une pression insupportable sur les établissements (taux de participation à la rémunération des résidents sans cesse en augmentation, participation quasi totale à l’ISVL, emprunts contractés pour l’immobilier, etc.). Les moyens des établissements ne sont pas suffisants pour supporter toutes ces charges. L’AEFE doit prendre toute la mesure des problèmes salariaux des personnels dans leur ensemble. Il y a des demandes très fortes. Si l’attitude dans ce domaine a été conciliante vis à vis de la communauté de parents jusque-là, elle ne pourra le demeurer longtemps dans une telle logique commerciale. Si l’Etat impose, par manque de moyens de faire porter le poids sur les frais d’écolages, ce n’est pas pour autant que les revendications salariales doivent être censurées. Ceci aussi démontre les limites d’une telle logique.

Par ailleurs, le SNES-FSU revient sur la politique d’inflation des entretiens dans le recrutement des expatriés. Pour nous, celle-ci n’est pas justifiée, elle a pour objectif d’augmenter la marge de manœuvre de l’AEFE, de donner libre cours à la subjectivité et, par-delà, de faire fi de certaines règles qu’imposent le cadrage des commissions paritaires de recrutement. La directrice de l’AEFE redit combien, pour elle, ces entretiens sont « un progrès considérable ». Elle mentionne également l’arrivée des IPR à l ‘AEFE. Rappelons que c’est justement leur présence en CCPCA de recrutement qui avait fait peser une menace de boycott lancée par le SNES-FSU, thème sur lequel nous avions eu gain de cause au recrutement 2007, pour garantir à nos collègues l’objectivité et toute la transparence nécessaire à un tel exercice.

Sur la référence au dialogue social, la directrice prend bonne note des remarques du SNES-FSU et nous assure qu’une rubrique « dialogue social » se trouvera dans le prochain Rapport d’Activité. Dont acte.

Sur le établissements homologués, l’AEFE s’engage vers un dialogue soutenu avec ces établissements. Il y a une réflexion à l’AEFE, au MAEE sur les critères et le suivi de l’homologation.

Sur la formation continue, l’AEFE annonce qu’elle y consacre beaucoup d’argent. Elle va entamer une réflexion sur une « mutualisation de la mutualisation » pour le financement. D’autre part le fondement des 1% de la masse salariale consacrée à la formation continue n’est pas satisfaisant.

4. Bilan du Plan d’orientation stratégique 2003/2007

Un long exposé nous est donné sur ce point en séance. En voici quelques aspects et commentaires.

La directrice rappelle que le POS se fondait sur une idée qui était de « ne pas restreindre le développement du réseau sans coût supplémentaire pour l’Etat. » Il s’agissait donc d’une recherche de nouveaux interlocuteurs dans le cadre d’une restructuration. Les compétences en matière immobilière ont permis à l’AEFE de faire face à l’arrivée de nombreux élèves. Dans les missions du POS, on trouvait le développement de la capacité du réseau à assumer sa mission de service public à l’étranger. Des efforts importants ont été accomplis avec la cellule d’orientation, les programmes de stages, la dématérialisation des « dossiers bleus » … Des structures d’enseignements bilingues sont déjà mises en place, comme à Bruxelles ou à Johannesburg, qui entraînent une augmentation de la fréquentation. Elles sont à développer. Pour ce qui concerne les dossiers « double diplôme », l’AEFE n’a toujours pas de certification de fin d’étude à caractère international. De fait, beaucoup d’établissements, homologués par exemple, privilégient l’option Bac international (dit « de Genève ») dont le contenu ne convient pas à l’AEFE. Il s’agissait également d’ « affirmer le rôle de l’AEFE comme opérateur de coopération en politique éducative. » Des nouvelles pistes de partenariat ont été développées, dans le cadre du projet de « Charte », de nouveaux modèles de contrats de partenariat ou du code de bon usage de la convention récemment présenté. La directrice cite également les projets de classes préparatoires, les ersatzschule ou la signature d’accord de section bilingue en Angleterre. Elle constate par ailleurs que des moyens ont été mis en œuvre pour maîtriser une trop forte évolution des frais de scolarité, mais qu’une certaine hausse de ceux-ci n’a pas pu être enrayée (12% de hausse des frais de scolarité en 3 ans, en moyenne pondérée). Beaucoup d’espoirs ont été fondés sur les entreprises, les collectivités territoriales locales ou les organismes mais les résultats dans ce domaine ne sont pas probants. Dans le cadre de la déconcentration, seuls les crédits de voyage des expatriés ont pu l’être. Des avancées sont à noter pour les TNR mais quand la directrice dit que tous les TNR en situation d’être résidentialisés l’ont été, nous savons évidemment que cela ne correspond pas à la réalité.

Au niveau ministériel, une réflexion sur l’avenir a été présentée. Il s’agit d’élaborer un contrat d’objectifs et de moyen. Le ministre est chargé de l’élaboration du Livre Blanc (présidé par A. Juppé). Un premier texte sera remis en mars. Le Livre Blanc devrait être remis en mai juin. Il devra également être tenu compte du cadre de la révision générale des politiques publiques. Le budget en tirera les conséquences pour 2009. L’AEFE doit donc présenter un développement du réseau mais s’inscrire dans un cadre beaucoup plus large. A ce titre, le président du conseil d’administration propose un groupe de travail consultatif et un calendrier.  Ce groupe sera animé par un représentant du MEN, un diplomate et un représentant de l’entreprise. L’idée est d’aboutir à quelque chose du monde de plus ambitieux que le POS.

De l’avis du SNES/FSU, le POS a été conçu comme une aide et un guide qui permettent au conseil d’admilnistration de travailler. Même si nous n’avons pas été favorables au POS, il n’a pas été suffisamment utilisé par le conseil d’administratgion. De plus, on constate un problème de cohérence dans les actions menées. L’exemple des erzatzschule a été choisi et des fonds sont octroyés par le Land, mais qu’en est-il de l’inflation des frais d’écolages ? La coopération éducative peut mener loin. Certains postes demandent des contributions de nos collègues dans des établissements étrangers. Est-ce bien là le sens de leur mission ? Le SNES-FSU est donc partisan d’être dans le travail de réflexion mais met en garde : il ne faut pas que les choses soient faites d’avance et celles-ci devront être ouvertes.

5. Décision budgétaire modificative n° 2 de l’exercice 2007

 Les points marquants de cette DBM sont les suivants :

- « mesure Sarko » pour 5 000 000 euros ;

- diminution de la subvention de l’Etat de 2 000 000 euros ;

- annulation de crédits de personnels de 3 000 000 euros ;

- investissement immobilier pour les établissements conventionnés 2 000 000 euros.

Ces mesures permettent de mieux comprendre les priorités de la direction de l’AEFE. Alors que les personnels revendiquent des augmentations d’ISVL et un avantage familial à un niveau suffisant, des crédits sont annulés.

Tous les représentants des personnels et des parents ont voté contre ou se sont abstenus. Mais la DBM est adoptée par les administrateurs issus de l’administration.

6. Programmation annuelle immobilière 2008

Nous revenons sur la difficulté de travailler et de réagir sur des documents qui nous ont été distribués en séance. Sur des points importants qui engagent des sommes d’argent conséquentes, on ne peut pas fonctionner ainsi.

La programmation présente un programme sur 3 ans. Certains projets sont des programmations de travaux, d’autres des projets d’achat de terrain ou de rénovation. Sur l’ensemble des projets présentés, on note que si sur le budget 2007, la participation totale demandée aux établissements était de 13,15 M d’euros ; elle s’élève, pour la seule année 2008  à 24 M d’euros.

Nous vous renvoyons en annexe à la lecture du tableau sur la programmation immobilière 2007.

7. Création d’une commission immobilière

L’AEFE lance la création d’une commission immobilière. Son rôle, fondé sur le principe du groupe de travail, serait de préparer, d’analyser les projets d’investissement immobilier et de faire le point sur les projets déjà en cours. Les documents et les dossiers sur les projets seraient ensuite transmis et présentés au CA. Elle serait présidée par la directrice de l’AEFE, avec la présence d’un membre du Ministère du Budget.

Le SNES remarque que l’idée d’une telle commission au niveau central est positive mais revient sur l’absence d’une telle structure au niveau local (dans les établissements) qui revient parfois à une carence, voire une d’absence d’information et de concertation. La question se pose d’ailleurs également pour les budgets des établissements, dans la mesure où les décisions pour les établissements en gestion directe sont prises au niveau central mais où « l’adhésion » (et le poids financier de la mesure !) est bien locale.

Pour de tels projets, la directrice précise que la structure actuelle n’interdit nullement un rôle local de concertation et d’information, quelle juge indispensable. Le SNES-FSU rappelle ici l’importance des instances locales, de décision ou de concertation, concernant d’ailleurs tous les domaines. Nous devons faire valoir nos droits et faire entendre pleinement nos positions.

8. Budget primitif exercice 2008

Encore une fois, le budget présenté est un budget de stagnation en niveau avec des charges supplémentaires sur le chapitre immobilier. Pour la deuxième année consécutive, les charges salariales ne sont pas couvertes par la subvention de l’Etat.

Quelques points saillants pour les personnels :

- création de 4 postes d’expatriés pour une classe préparatoire aux grandes écoles aux Emirats Arabes Unis à la charge de ceux-ci ;

- 116 emplois de résidents supplémentaires à coût complet pour les établissements ;

- 7 postes pour les services centraux afin de mettre en œuvre « la mesure Sarko » ;

- hausse de la participation des établissements de 10 000 000 euros ;

- diminution  de l’augmentation des crédits d’ISVL par rapport au budget 2007, de +8% à +6% et idem pour l’IE de 5% à 3%. Les marges d’évolution sont limitées à 1,4 M d’euros pour ces deux chapitres ;

- +2,1 M d’euros pour le nouvel avantage familial ;

- une ligne budgétaire rémunération des personnels des établissements en gestion directe qui donne peu de marge de manoeuvre.

Au total un budget marqué par un sous-financement  de l’Etat dans la droite ligne des orientations gouvernementales conservatrices. L’éducation est un service qui doit être payé par les usagers !

Vote : contre 7, abstention 1, pour 13

A d’autres époques, le budget aurait été revu pour tenir compte de ce vote !

9. Autorisation de recourir à l’emprunt pour le lycée français Jean Renoir Munich

Le projet initial était évalué à 4,8 M d’euros. Il passe à 6,1. A nos questions, l’AEFE répond que la différence est due, entre autres à la nécessité de construire un mur anti-bruit.

Vote : abstentions 3 (SNES), pour : 15

10. Taux de participation

Comme d’habitude, nous remarquons que si certaines variations à la baisse de taux de participations existent (Tokyo, Le Caire, Vienne), elles sont systématiquement compensées par des variations à la hausse ou des lissage des supports de résidents à coût 0. Le SNES demande un vote distinct entre les hausses et les baisses, refusé par la directrice.

(Vote : contre 4 (FSU) abstention 2, pour (tous les autres).)

11. Tarifications : délégation aux ordonnateurs secondaires

Mesure technique, demande au conseil d’administration d’autoriser la directrice à déléguer aux ordonnateurs secondaires la fixation de tarifs autres que les frais de scolarité, les droits d’inscription, les droits d’examen et les frais d’internat et de demi-pension qui resteraient de sa compétence.

Vote : pour à l’unanimité.

12. Sorties d’inventaire

Mesure technique. Proposition de sortie d’inventaire des EGD. A nos questions sur les montants conséquents de certaines sorties pour des établissements comme Tananarive (3,48 M), Descartes (Rabat, 1,9 M) ou au Caire (1,45M), l’AEFE répond qu’il s’agit de rattrapage de sorties d’inventaire non effectuées régulièrement.

Vote : pour à l’unanimité

13. Demande de remise gracieuse

Mesure technique concernant l’ancien agent comptable principal de l’AEFE. Suite à un arrêt de la cour des comptes, l’ancien agent comptable est débiteur  de 22 350 d’euros. Il ne s’agit pas là de polémiquer. Rappelons juste que le SNES/FSU considère que tout agent a droit à l’objectivité de traitement et à la bienveillance de mise dans le traitement de son dossier.

Vote : pour à l’unanimité.

14. Subventions établissements homologués

Nous demandons un vote séparé des projets déposés qui sont  très divers dans leur contenu.

Sur la série de demandes d’actions pédagogiques pilotes (Théodore Chassériau en République Dominicaine, Ecole Paul et Virginie de Tamarin à Maurice, Lycée français de Pereira en Colombie, Ecole française de Bujumbura au Burundi, Ecole de la francophonie à Tananarive Madagascar et Collège de France d’Antananarivo à Madagascar :

vote pour à l’unanimité.

Sur 3 subventions de fonctionnement pour les établissements hors réseau :

- Ecole de la Nativité (Djibouti) : demande 30 000 euros

Vote : Contre 3 (SNES), Abs 2, Pour 14).

- Cours Sévigné (Abidjan) : demande de 14 000 euros.

Vote : pour à l’unanimité.

-Lycée Saint Joseph (Mechref) : demande de 15 000 euros

Vote : 4 abstention, les autres pour.

15. Présentation de documents issus du groupe de travail pour la définition de nouvelles relations avec les établissements

Il s’agit du projet de charte de l’enseignement français à l’étranger et du guide du bon usage de la convention. L’élaboration de ces textes a fait l’objet d’une consultation préalable.

La directrice rappelle que la charte doit jeter de nouveaux fondements pour un réseau qui s’articule autour des établissements à gestion directe, des établissements conventionnés et des établissements homologués. Elle s’inspire d’expérience telle que la charte dans le réseau Espagne ou de textes de la Mission Laïque Française. Le guide du bon usage de la convention s’inscrit dans une nécessaire remise à plat de la convention. Des clarifications devaient être faites. Ces documents ne vont pas, selon l’AEFE, régler tous les problèmes du réseau en particulier avec les établissements homologués. L’AEFE a essayé de dessiner la règle du jeu de façon la plus large et « diplomatique » possible. L’ensemble de la charte n’a pas de valeur juridique.

Selon le SNES-FSU, le guide du bon usage ne va pas assez loin. Ne pas parler de la situation des personnels dans un tel document, c’est manquer à ce qui fait les établissements scolaires. Le sujet ne peut se réduire à la formation. On s’étonne ainsi que les circulaires 2551 et 2552 sur les recrutés locaux n’y soient pas mentionnés.

16. Statistiques et ratios

Présentations techniques du réseau.

17. Dispositif de prise en charge des frais de scolarité et avantage familial

Dispositif prise en charge des frais de scolarité

Les financements de cette mesure sont de 5 M (2007) et de 20 M (2008) déduction faite de la mise en réserve légale. Pour l’application, il n’est pas prévu à cette heure de plafond. Les cas d’exclusion de la mesure sont les enfants dont la scolarité est prise en charge par l’employeur. A ce jour, l’AEFE a reçu 210 demandes sur les 3 500 attendues. Pour nos analyses, se reporter à nos précédents HDF Info.

Avantage familial

Le texte est enfin bouclé. Nous devrions être informés des montants sous peu. Les tranches devraient être conservées et les paiements intervenir en janvier avec effet rétroactif.

18. Action sociale

Un dossier important pour les personnels et qui semble avancer ! L’AEFE nous présente un projet de convention relative à l’action sociale des personnels relevant de l’AEFE. Il s’agit de définir les conditions dans lesquelles l’AEFE confie à l’ADOS la gestion de l’action sociale.

A la question du SNES sur le fondement d’un point de l’article 4 qui dit que l’AEFE détermine sous sa seule responsabilité la liste des agents bénéficiaires et les montants des prestations, aucune réponse claire n’est donnée. Nous intervenons également sur l’absence de référence, dans la liste des prestations, aux dons et aux prêts. L’AEFE nous confirme que dons et prêts ne sont pas exclus des prestations mais qu’elle ne voulait pas faire de « publicité » d’une telle mesure. On appréciera la logique du raisonnement et la « transparence » de la démarche. A utiliser sans modération pour en confirmer la bonne qualité !

Vote : pour à l’unanimité

19. Adhésion à des associations loi de 1901

Demande de l’AEFE au conseil d’administration dans le but « de déployer et d’urbaniser un système d’information ». Il s’agit d’adhésion au Club des maîtres d’ouvrage des systèmes d’exploitation et à l’Association pour l’utilisation des réseaux haut débit pour des montants annuels respectifs de 2 400 € et 1 914 €.

Vote : 4 abstentions et 18 pour.

20. Les locaux de l’AEFE à Nantes.

Il s’agit de rechercher de nouveaux locaux plus adaptés au siège de Nantes. Les documents présentent un projet mais le SNES/FSU fait bien préciser que le vote ne porte que sur une autorisation à engager des discussions et à faire une étude. Il s’agira bien sûr, à l’avenir, de se prononcer sur une étude concrète respectant évidemment les procédures en vigueur.

Vote : pour à l’unanimité.

Questions diverses.

Nouvelle circulaire de vie scolaire.

Un projet nous a été soumis. Une première réunion devait avoir lieu très prochainement. Nous apprenons son report au mois de janvier. Rappelons qu’en l’attente d’une nouvelle circulaire, c’est l’actuelle qui s’applique dans les établissements.

Modification du décret 2002-22 sur le congé de maladie.

Ce point sera présenté au CTP du 20 décembre. Appelons l’AEFE à la responsabilité et au juste traitement de ces personnels. Ce dossier dure depuis trop longtemps et doit trouver une issue.

Fonctionnement du comité médical social (CMS) du Tchad.

Le partenaire qui avait été choisi sur place se retire au 31/12/07. Les montants exorbitants et prohibitifs pratiqués aujourd’hui pour l’adhésion et la consultation devraient être fortement réduits dans le cadre du nouveau système. Ils passeraient à 35 € pour l’adhésion et 22 € pour la consultation.

Création d’un comité d’hygiène et de sécurité à l’AEFE

En centrale, l’AEFE s’appuiera sur les structures existantes. Localement, le point sur la possibilité de création d’un Comité Local d’Hygiène et de Sécurité sera présenté au CTP du 20 décembre.

3. Réponse du MEN sur la fermeture des centres d’examen à l’étranger

Le 5 novembre 2007, Roger Ferrari, secrétaire national responsable du secteur hors de France, et Emmanuel Mercier, secrétaire national responsable du secteur formation des maîtres avaient écrit au Ministère de l’Education nationale (MEN) pour s’élever encore une fois contre la fermeture des centres d’examen hors de France. Elle pénalise en effet nos collègues en poste à l’étranger souhaitant passer les concours de recrutement de l’Education nationale.

Le 23 novembre 2007, Thierry Le Goff, directeur général des ressources humaines au MEN, a répondu par le courrier suivant : « Par lettre citée en référence, vous appelez mon attention sur l’absence de centres d’épreuve d’admissibilité à l’étranger ce qui met dans l’obligation les candidats en résidence hors de France de se rendre dans une académie s’ils veulent se présenter aux concours de recrutement des personnels enseignants du second degré. Vous demandez que soit étudiée la possibilité d’ouvrir des centres à Dakar pour l’Afrique, Sao Paulo pour l’Amérique latine, Bangkok pour l’Asie et Beyrouth pour le Proche et Moyen-Orient. La décision de limiter le nombre de centres à l’étranger vise à éviter au maximum les difficultés, voire les risques que représentent chaque année la multiplication et la dispersion des lieux d’épreuves écrites. La sécurité des concours dépend, en effet, des conditions de surveillance, du respect des décalages horaires et des délais d’acheminement des sujets et des copies. Pour ces raisons, il n’est pas envisagé d’ouvrir et de rouvrir des centres éloignés pour un nombre de candidats au demeurant important ».

La véritable raison relève donc bien de la dernière phrase. Ouvrir ou rouvrir des centres d’examen à l’étranger coûte trop cher. C’est bien ce que l’on appelle une mission de service public !

4. Concours : nouvelle circulaire sur la prise en charge des frais CNED par l’AEFE

Une nouvelle circulaire (n°003058 du 27 novembre 2007) sur la contribution financière de l’AEFE à la préparation des concours de l’éducation nationale remplace la note de M. Verclytte en date du 22 septembre 1999. Si elle prévoit toujours que l’AEFE contribue financièrement à la préparation de certains concours de l'Education nationale (se référer à notre article dans le Hdf Info n°2 de cette année), certaines modifications ont été apportées.

Tout d’abord, la liste des concours préparés (concours externes ou internes de l'Education nationale) a été mise à jour. Pour les titulaires, les concours pour lesquels ils peuvent prétendre une contribution financière de l’agence sont toujours les concours dans la discipline qu'ils enseignent, que ce soit l’agrégation, le CAPES, le CAPEPS, le CAPET, le CRPE, le concours de CPE, celui de COP, ou le CAPLP. Les deux concours administratifs de l’éducation nationale concernés sont désormais celui d’attaché d’administration de l’éducation nationale et de l’enseignement supérieur (ADAENES) et celui de secrétaire d’administration scolaire et universitaire (SASU). Sur intervention du SNES-FSU, le concours des personnels de direction est désormais l’objet d’une contribution financière de l’AEFE.

Concernant les frais pris en charge par l’AEFE, ce sont toujours les droits d’inscription à la préparation du CNED. Dans le cas d'une inscription à plusieurs formations, le remboursement est toujours limité à la préparation d'un seul concours. En revanche, les modalités de la prise en charge des frais par l’AEFE ont quelque peu changé. En effet, l’AEFE ne remboursera les frais engagés que sur la présentation des deux justificatifs suivants : une facture acquittée, ce qui est tout à fait fondé, mais aussi une attestation d’assiduité émanant du CNED et précisant que le « candidat » a rendu au moins un tiers des devoirs. Premier problème : nous avons interrogé le CNED sur la possibilité de fournir ladite attestation. Or, pour des raisons financières et de personnels, il nous a été répondu que le CNED ne fournissait plus d’attestation pour les formations relevant des « tarifs individuels ». L’AEFE, qui n’avait pas encore pris l’attache du CNED sur la possibilité de disposer d’un tel document, s’est engagé à l’interroger sur la faisabilité de produire ce justificatif. Second problème : il est d’ordre financier. Si d’aventure le CNED venait bien à fournir une attestation d’assiduité, elle ne serait adressée aux collègues qu’en fin de l’année scolaire puisque le document devra attester au moins d’un tiers des devoirs effectués. Nous avons donc interpellé l’agence sur le fait que des collègues rencontraient des difficultés financières et qu’un remboursement en fin d’année était quelque peu dissuasif. Pour l’AEFE, les collègues en difficulté pourront demander à leur établissement un remboursement anticipé. En ces temps de restriction budgétaire, quel agent comptable avancera la somme à un(e) collègue alors même qu’il ne sera pas assuré de se faire rembourser par l’AEFE ? Le service pédagogique a rétorqué que l’agence interviendrait pour chaque demande de remboursement en cas de difficulté financière. A suivre !!

Si vous avez des remarques à formuler à propos de cette nouvelle circulaire ou si vous rencontrez des difficultés, contactez le secteur hors de France du SNES (hdf@snes.edu) !

5. AEFE : compte rendu des CCPC A et B du 4 décembre 2007

Les CCPC de l’AEFE chargée d’examiner les demandes de révision de la notation administrative 2006-2007 (demandes parvenues après un premier examen en CCPLA) s’est tenue le 4 décembre dernier. L’AEFE avait également mis à l’ordre du jour des demandes de reconductions expresses de contrats d’expatriés.

Deux demandes de révision de notation ont été examinées chez les agrégés et 9 chez les certifiés. Chaque collègue concerné(e) avait été contacté(e) personnellement par les commissaires paritaires du SNES.Sur 11 demandes, 8 ont abouti à une modification de la note proposée et/ou  de l’appréciation littérale ce qui démontre l’utilité de la démarche. L’AEFE a notamment été attentive aux demandes résultant d’une proposition de note incohérente par rapport à l’appréciation formulée par le chef d’établissement. Un important problème reste cependant lettre morte auprès de l’AEFE : plusieurs demandes de révision de note émanaient cette année de collègues qui ont eu des désaccords avec leur chef d’établissement en tant que représentants syndicaux. Même si cela n’est jamais mentionné explicitement dans la notation administrative des collègues, il est évident que les chefs d’établissement concernés se servent de la notation administrative pour tenter, sans grand succès d’ailleurs, de museler l’action syndicale dans leur établissement, au mépris du droit et de la liberté syndicale. Ces atteintes au droit des personnels ont été vivement dénoncées par le SNES en commission mais la direction de l’AEFE persiste à garder un silence ostentatoire sur ces questions. Le SNES ne manquera pas de relancer l’AEFE à ce sujet et de s’exprimer lors du prochain CTP.

Nous rappelons aux collègues qui recevraient une proposition de note insatisfaisante en 2007-2008 qu’ils doivent dans un premier temps, avec l’aide de leur représentant SNES dans l’établissement, demander un entretien avec le chef d’établissement pour tenter d’obtenir une modification. En cas de refus, les collègues doivent demander par courrier au président de la CCPL la révision de leur note. Une fois la demande examinée en CCPL, si le résultat de la commission est insatisfaisant, il appartient au collègue concerné de faire une demande auprès de la CCPC et d’avertir le SNES hors de France de sa démarche. Nous publierons ultérieurement nos informations et conseils pour la notation administrative 2007-2008.

Pour les reconductions expresses, le SNES adopte toujours la même attitude. Nous considérons que celles-ci n’ont pas lieu d’être et que ces reconductions devraient être tacites. Le SNES-FSU refuse donc de prendre part au vote.

A noter un règlement de compte avec un de nos collègues. La directrice a prêté la main à cette opération pour virer un expatrié qui avait eu le tort de changer d’avis sur la non reconduction de son contrat. Madame la directrice a prétendu avec aplomb, et elle en est capable, qu’elle n’avait pas à donner de raison à ce refus de reconduction de contrat. La directrice devait bien ce petit service à la direction de l’établissement qui tente vainement de mettre au pas les personnels !!!

6. Mission laïque française : compte rendu de la commission

La CCP de la MLF s’est réunie  le 11 décembre 2007 avec au programme le bilan du recrutement 2007-2008, les demandes de prolongation de mission au-delà de 3 ans en école d’entreprise et les modalités d’application de la durée des contrats.

La réunion a commencé par un panorama sur le réseau des établissements de la MLF qui compte en 2007 18 établissements gérés par la mission, 32 écoles d’entreprises et 21 établissements affiliés. La MLF emploie 408 personnels détachés. Des informations plus détaillées figureront sur le nouveau site de la MLF en janvier 2008.

La MLF a toujours autant de succès auprès de nos collègues qui n’hésitent pas à demander le dossier d’inscription pour une demande de poste et une adhésion à la MLF ! 2 000 dossiers en 2007 et déjà 1 800 en ce début d’année.

Le SNES a relevé les progrès effectués sur la transparence des candidatures mais considère que l’on peut encore faire mieux sur les nominations. Trop de postes sont encore pourvus par des interventions sans fondement des entreprises et des chefs d’établissements. La Mission laïque française devrait mettre un point d’honneur à appliquer des principes républicains plutôt que de verser dans la logique marchande !

Mais la situation n’est pas désespérée. Le SNES a rappelé qu’il serait de bon ton de communiquer aux organisations syndicales les principes de rémunération de la mission. Dont acte du nouveau directeur général adjoint !

Sur les questions concernant individuellement les personnels, la liste des recrutés nous a été communiquée en séance. Le SNES interrogera donc la mission sur les questions que pourront poser les syndiqués qui en feront la demande au secteur hors de France.

Pas de surprise sur les prolongations de contrat en écoles d’entreprises. On prolonge jusqu’à 6 ans et même au-delà pour tout le monde sauf deux collègues. L’entreprise décide de changer tout le personnel enseignant français … le proviseur approuve puisque, lui, il reste ! Et la MLF approuve au nom de la continuité pédagogique évidemment ! Les champions de l’innovation pédagogique donneraient plutôt dans la continuité des pratiques arbitraires mais comprenne qui pourra.

Enfin, la réunion s’est terminée par une bonne nouvelle. Le passage des contrats MLF à 3 ans. C’est une mesure qui va dans le bon sens pour plus de sérénité dans le travail de nos collègues.

Les CCP de recrutement sont prévues les 3 avril 2008 et 5 juin 2008.

7. SEFFECSA : affectation pour la rentrée 2008

La liste des postes susceptibles d'être vacants auprès du Service de l'Enseignement des Forces Françaises et de l'Elément Civil Stationné en Allemagne (SEFFECSA) a été publiée au BO n° 45 du 13 décembre 2008 (http://www.education.gouv.fr/bo/2007/45/MENH0701855V.htm).

Pour le second degré (collège Robert Schuman de Donaueschingen), 5 postes sont susceptibles d’être vacants : un agrégé de lettres classiques, un certifié d’allemand, un certifié de lettres modernes, un certifié de mathématiques et un certifié d’histoire-géographie. Un complément de services pourra être demandé aux professeurs. Attention, cette liste n’est pas exhaustive. D’autres postes d’enseignement sont susceptibles de devenir vacants après cette publication. Ils feront alors l’objet d’une publication additive au cours du premier trimestre 2008.

Peuvent faire acte de candidature les personnels titulaires du ministère de l'éducation nationale. Si la connaissance de la langue allemande n’est pas obligatoire, elle est un avantage supplémentaire.

Le dossier de candidature est à demander au SEFFECSA, SP 69534, 00595 Armées (téléphone : 00 49 771 856 35 52, site Internet : wwww.seffecsa.net). Les candidats doivent joindre à leur demande six timbres poste, au tarif en vigueur.

Le dossier dûment complété, doit parvenir en retour au SEFFECSA, par la voie hiérarchique, pour le 1er février 2008, délai de rigueur.

La durée du détachement est fixée à trois ans, éventuellement renouvelable une fois pour une durée équivalente.

Collègues syndiqués au SNES, n’oubliez pas de transmettre un double de votre dossier au secteur hors de France pour le suivi de votre candidature lors de la commission de recrutement.

8. Contrats chinois pour visa Z

Non, il ne s’agit pas d’un nouvel épisode d’OSS 117 mais plutôt de nouvelles difficultés pour les collègues en poste au lycée français international de Pékin.

L’année dernière, nous avions découvert que le lycée changeait de nom sans incidence sur quoi que ce soit aux dires de l’administration. En fait il s’agissait de donner la possibilité à l’école en question d’effectuer des opérations immobilières en Chine sans engager l’AEFE.

Fin octobre 2007, le proviseur du lycée se fend d’un courrier expliquant aux collègues qu’ils doivent signer un contrat de droit chinois libellé en anglais (Pourquoi ne pas les avoir traduit en français ?) entre la « French International School of Beijing » et eux-mêmes faute de quoi ils n’auront pas de carte d’expert donc pas de visa donc pas le droit de travailler. Le hic, c’est qu’il reconnaît que le contrat en question peut inquiéter à juste titre concernant le droit de grève, les opinions religieuses et les congés de maladie. Mais que de toutes façons, ils sont soumis au droit chinois, contrat ou non, et que donc ils doivent signer.

Dans cette affaire, tout le monde comprendra que le respect des personnels n’a pas été le premier souci de l’administration. D’autant que tous les frais (de visas et médicaux car la visite médicale est obligatoire) ont du être avancés par les collègues sans parler du temps passé à ces démarches et des inconvénients qu’elles ont occasionnés. Et dire que le changement de statut du lycée ne devait avoir aucune conséquence !

Le SNES hors de France a immédiatement demandé aux collègues de ne pas signer ce contrat et a entrepris dans la foulée une démarche auprès de la Direction de l’AEFE pour que des garanties solides soient données aux personnels concernés en terme de fiscalité, de droit syndical et de congés de maladie. Le SNES local a obtenu la reconnaissance d’accord interétatique de non double imposition permettant aux expatriés et résidents de continuer à payer leurs impôts en France. Mais des ambiguïtés restent à lever. D’un côté, l’administration nous dit que le contrat chinois ne se substitue pas au contrat signé avec l’AEFE, de l’autre on nous assure que les collègues doivent signer un document qui n'est tout de même pas anodin. Si nous ne mettons pas en cause l'obligation de respecter le droit chinois,  à l’heure qu’il est, nous attendons toujours les garanties de l’Agence qui doit nous répondre lors du comité technique paritaire.

9. Polynésie : annulation de l’élection du 21 novembre 2006 à la CCP des agrégés

Le tribunal administratif de Papeete annule l’élection du 21 novembre 2006 à la commission consultative paritaire des professeurs agrégés.

Les étapes :

·      Fin octobre 2006, les services du ministre de l'Education polynésien invalident la liste déposée par le SNES-FSU à la CCP n°3 du corps des agrégés au prétexte qu’elle présente un professeur agrégé d’EPS. Le SNES a donc été écarté de la compétition électorale, sur un fondement contraire aux textes en vigueur en Polynésie.

·      8 décembre 2006 : le SNES dépose auprès du ministre un recours gracieux en annulation des opérations électorales de cette commission. Demande rejetée.

·      Face à un refus qui nous semble en contradiction avec les textes du pays, le SNES PF, avec l’appui de la direction nationale, décide de déposer un recours devant le Tribunal administratif de la Polynésie française. Le Tribunal a rendu le 13 novembre dernier un jugement qui a été notifié au SNES et au ministère.

Extraits du jugement :

« Article 1er :  les opérations électorales qui se sont déroulées le 21 novembre 2006 pour la désignation des représentants du personnel au sein de la commission consultative paritaire n°3 sont annulées.

Article 2 : il est enjoint à la Polynésie française d’organiser de nouvelles élections dans un délai de deux mois à compter de la notification du présent jugement. »

Le SNES demande l’application de ce jugement et l’organisation de nouvelles élections à la CCP des agrégés au plus tard à la mi-janvier 2008.

Les commissions consultatives paritaires de Polynésie sont exclusivement compétentes notamment pour le recrutement des collègues candidats à des postes de professeurs dans les établissements scolaires sous compétence du Ministère de l'Education de Polynésie française.  Les commissaires paritaires agrégés SNES et SNEP qui sortiront de cette élection, laquelle doit se dérouler dans les délais impartis par le tribunal administratif, devraient donc participer au recrutement des collègues pour la rentrée 2OO8, cette opération étant prévue pour le mois de février ...

10. Echanges et action de formation à l’étranger 2008/2009

Le B.O.E.N n°43 du 29 novembre 2007 présente l’ensemble des échanges et actions de formation à l’étranger organisés pour l’année scolaire 2007-2008, pour les enseignants en fonction dans les établissements publics relevant du Ministère de l’Education nationale.

Pour les enseignants du second degré sont proposés des stages linguistiques à l’étranger, des échanges poste pour poste de professeurs de langues vivantes, et un séjour en Louisiane (programme CODOFIL)

Stages linguistiques à l’étranger

Les informations (en particulier les formulaires de candidature) sont consultables et téléchargeables sur le site du Centre international d’études pédagogiques (C.I.E.P.) : www.ciep.fr. Tous les stages linguistiques relèvent désormais d’une gestion nationale. Les originaux de tous les dossiers, revêtus de tous les avis requis, seront adressés aux rectrices et aux recteurs, par la voie hiérarchique, pour le 17 décembre 2007. Après établissement d’un classement préférentiel, les services rectoraux adresseront l’ensemble des dossiers de candidature au CIEP pour le 18 janvier 2008 au plus tard à l’adresse suivante : Centre international d’études pédagogiques, département langues étrangères, bureau 356, 1, avenue Léon Journault, 92318 Sèvres cedex.

Echanges poste pour poste de professeurs de langues vivantes (allemand, anglais, espagnol)

Les informations sont également consultables et téléchargeables sur le site du Centre international d’études pédagogiques (C.I.E.P.) : www.ciep.fr. Les professeurs d’anglais, d’allemand et d’espagnol, titulaires de leur poste dans un établissement public du second degré et désireux d’échanger leur poste pendant toute ou partie de l’année scolaire 2008/2009 avec un homologue étranger, sont invités à télécharger les formulaires de candidature avant le 14 décembre 2007 à l’adresse : http://www.ciep.fr/echposte. Les conditions de participation à ce programme ainsi que les modalités d’instruction et de transmission des dossiers sont consultables à cette même adresse. Un premier dossier ne comportant aucun avis hiérarchique devra être retourné directement par le candidat pour le 11 janvier 2008 à l’adresse suivante : Centre international d’études pédagogiques, département langues étrangères, bureau 353, 1, avenue Léon Journault, 92318 Sèvres cedex. Par ailleurs, les chefs d’établissement transmettront deux autres exemplaires du même dossier pour le 11 janvier 2008 au rectorat de leur académie, à l’attention du délégué académique aux relations européennes et internationales et à la coopération (DAREIC). Il lui reviendra d’adresser l’ensemble des dossiers au CIEP pour le 28 janvier 2008 (cf. adresse idem supra).

Les professeurs désireux de partir aux Etats-Unis devront également faire acte de candidature sur le site Internet de la Commission franco-américaine d’échanges universitaires et culturels : www.fulbright-france.org

Séjour en Louisiane (programme CODOFIL)

Les informations sont également consultables et téléchargeables sur le site www.frenchimmersionusa.org/recrutementlousiane/. Au titre du soutien que la France apporte à la Louisiane pour le développement de la langue française, des postes d’enseignants de français dans les écoles de cet État sont ouverts aux professeurs agrégés, certifiés et assimilés de certaines disciplines (anglais, arts plastiques, éducation physique et sportive, espagnol, histoire et géographie, mathématiques, SVT, technologie). Ces enseignants sont appelés à enseigner le français ou en français dans des établissements des premier et second degrés de Louisiane. Ce programme est organisé par le Conseil pour le développement du français en Louisiane (CODOFIL) et le département d’éducation de Louisiane, avec le soutien du ministère des affaires étrangères et européennes et du ministère de l’éducation nationale. Les collègues intéressés doivent lire les objectifs généraux du programme et les programmes proposés dans le B.O.E.N. ainsi que l’annexe 4 du B.O.E.N. afin de prendre connaissance des informations relatives aux conditions de prise en charge des frais de voyage, de rémunération et d’imposition. Des recommandations sont également disponibles sur le site du C.I.E.P à l’adresse : http://www.ciep.fr/codofil.

Pour les postes de professeurs dans les programmes d’immersion (enseignement en français des matières du programme américain), peuvent postuler les enseignants agrégés, certifiés et assimilés dans les disciplines précitées justifiant d’une expérience de trois ans d’enseignement (postes susceptibles d’être créés à la rentrée 2008) ainsi que les enseignants contractuels non titulaires possédant un diplôme de niveau licence et trois années d’expérience dans des établissements d’enseignement primaire ou secondaire français.

Pour les postes de professeurs de FLE (enseignement du français en tant que langue étrangère) peuvent postuler les enseignants agrégés ou certifiés en langues vivantes possédant trois années d’expérience dans l’enseignement ainsi que les enseignants contractuels non titulaires possédant un diplôme de niveau licence et pouvant justifier de trois années d’expérience dans des établissements d’enseignement primaire ou secondaire français. Les professeurs agrégés ou certifiés qui postuleront ne devront solliciter ni un exeat, ni un autre détachement.

Les formulaires de candidature actualisés pour l’année 2008-2009 sont téléchargeables au format A4 à http://www.ciep.fr/codofil. Les professeurs agrégés ou certifiés souhaitant faire acte de candidature devront remplir la notice individuelle de candidature et la faire parvenir, par la voie hiérarchique, accompagnée d’une lettre de motivation, au rectorat avant le 15 janvier 2008. Les dossiers des professeurs certifiés ou agrégés seront revêtus des avis émis par le chef d’établissement, l’I.A-I.P.R et le recteur. Les services du recteur devront transmettre, au plus tard pour le 25 janvier 2008, les dossiers des enseignants qui relèvent de leur académie à l’adresse suivante : Centre international d’études pédagogiques, département langue française, bureau 110, 1, avenue Léon Journault, 92318 Sèvres cedex. Toutes les notices de candidature, y compris celles pour lesquelles un avis défavorable a été émis, seront transmises. Pour faciliter le traitement de leur dossier, il est impératif que les candidats en envoient une copie par courriel aux deux adresses suivantes : sgambato@lsu.edu et zabardi@ciep.fr. Un comité de sélection, composé de représentants des autorités de l’État de Louisiane, du ministère des affaires étrangères et européennes, du ministère de l’éducation nationale et du Consulat général de France à La Nouvelle-Orléans, se réunira en mars 2008. Les candidats présélectionnés seront invités à se rendre au C.I.E.P pour passer un entretien. Les candidats définitivement retenus en seront avisés par le consulat général de France à La Nouvelle-Orléans qui leur précisera les démarches à effectuer pour leur demande de détachement. Tous les enseignants recrutés, titulaires ou non, devront à leur arrivée à Bâton Rouge fin juillet ou début août 2008 participer à un stage de formation. Tous les candidats sont invités à consulter régulièrement le site : http://www.frenchimmersionusa.org/recrutementlouisiane. Ils y trouveront des informations actualisées sur le fonctionnement du programme et les modalités de recrutement.

11. Le SNES sur le terrain : Algérie, Gabon et Nigéria

ALGERIE

Le SNES hors de France s’est rendu au lycée français Alexandre Dumas d’Alger les 8 et 9 décembre. 

8 décembre : rencontre des collègues en AG au lycée. La situation des recrutés locaux (60% de l’effectif du lycée) particulièrement en difficulté du fait de leur bas salaires mobilise toutes les énergies. Rappel est fait auprès des collègues du lycée des droits des recrutés locaux tels que définis par les circulaires Verclytte de 2001. Ces circulaires ne sont tout simplement pas appliquées dans un lycée où elles ont pourtant valeur d’instructions car c’est un etablissement en gestion directe et ce  notamment en ce qui concerne l'examen des recrutements par la CCPL. Ce point est d’ailleurs rappelé dans la circulaire de rentrée n° 002311 de l’AEFE datée du 18 septembre 2007 et adressée aux conseillers culturels et aux chefs d'établissement (point n°3 : « arrêté du 27 février 2007 : consultation obligatoire de la CCPLA en cas de recrutement ou de licenciement, dans un EGD, d’un recruté local ») La question est névralgique dans un contexte où la faiblesse de la rémunération est devenue purement et simplement inacceptable. L'Algérie qui a connu une augmentation des prix des produits de première nécessité (le kg de viande ovine + 15% entre le premier semestre 2004 et le premier semestre 2007, augmentation de 100% du sac de 25 kg de semoule entre 2006 et 2007, de 65 % de l’huile en un an et aussi des loyers (+30% en 5 ans) est maintenant trop chère pour des collègues recrutés locaux qui doivent choisir entre manger et se loger. La situation de ces collègues recrutés locaux est donc à revoir dans tous ses aspects (établissement des contrats avec prise en compte naturellement des questions de protection sociale et de rémunération). Les collègues veulent un doublement de leur salaire actuellement en moyenne à 300 euros afin d'instituer un pouvoir d'achat décent.

Un autre point qui suscite l'indignation générale dans un lycée qui scolarise beaucoup de non français, c'est le doublement des frais de scolarité qui prendra effet à la rentrée prochaine. Seule explication fournie par l'Administration, c'est pour financer le nouveau collège.

9 décembre : rencontre avec le SCAC. D'entrée de jeu, le SNES mentionne à son interlocuteur que l'exaspération des recrutés locaux est à son comble et que si des mesures d'augmentation substantielle de salaire (un doublement) ne sont pas mises en place, un préavis de grève ne tardera pas à faire son apparition sur son bureau. Le SCAC nous interroge sur l'effectif des recrutés locaux qu'il ne semble pas connaître. Nous lui rappelons qu'ils représentent 64% de l'effectif et que leur situation  est jugée tout aussi inacceptable par les résidents et les expatriés qui se joindraient à un éventuel mouvement. Le conseiller culturel reconnaît la pertinence d'une comparaison des rémunérations entre les différents pays du Maghreb. Or, dans ce cas, l'objectif du doublement n'a rien de déplacé. En effet, les recrutés marocains d'un niveau licence perçoivent entre 1200 et 1500 euros, et en Tunisie avec le même niveau de qualification, ils touchent près de 600 euros. Le SCAC est donc maintenant averti qu'une augmentation de 20 % correspondant au prix de 2 kilos de viande serait interprétée comme une provocation.

Le SNES doit rappeler au SCAC l'existence de circulaires de l'Agence sur le recrutement des personnels en contrat local qui ne sont toujours pas appliquées au lycée Alexandre Dumas. Le conseiller culturel nous signale qu'il est fonctionnaire et qu'il appliquera donc les règles données par les textes. Dont acte !

Sur le doublement des frais de scolarité, le conseiller culturel nous explique que les frais de scolarité ont augmenté à cause des constructions et des décisions d'autofinancement imposées par l'Agence. Cette politique de l'Agence d'autofinancement qui fait supporter le financement de l'immobilier aux établissements oblige donc le lycée à prendre en charge les frais de construction des bâtiments par l'augmentation des frais de scolarité. Le conseiller culturel nous promet toutefois la mise en place d'un système d'exonération pour les enfants non français qui sont nombreux au  lycée sur la base de critères sociaux et du mérite, dispositif qui serait à boucler et à proposer avant fin avril. Et, nous dit-il, vous avez de la chance car les anglo-saxons ne sont pas aussi regardants que nous. Certes, mais leur histoire est différente et nous avons pour principe une scolarité gratuite. Mais le fond du problème, c'est que les choix politiques de désengagement de l'Etat conduisent à cette situation  d'asphyxie financière des établissements qui bien sûr en profitent pour arguer qu'ils n'ont plus d'argent disponible pour les personnels. Il est grand temps de faire entendre raison à l'Agence par l'action !

10 décembre : rencontre avec le Proviseur, son adjointe et l'intendante. Le Proviseur nous rappelle que le lycée a ouvert avec 72% de recrutés locaux qu'il a fallu recruter rapidement et que la première réunion de CCPLA date de 2005, un peu tard pour des élections qui ont eu lieu en 2004. De plus, depuis 2005 aucune réunion de CCPLA n'a traité du recrutement de contrats locaux. Le SNES lui fait part comme au conseiller culturel de l'exaspération des recrutés locaux concernant leur salaire et de la nécessité de mettre en place au plus vite une série de réunions incluant bien sûr une CCPLA sur les contrats locaux dans tous leurs aspects. Nous insistons en montrant qu'une réponse technique et un calendrier trop étalé ne peut convenir et qu'il n'est pas question que les personnels fassent les frais de projets immobiliers à la charge entière du lycée. Nos interlocuteurs veulent du temps mais il n'y en a plus tant l'exaspération gagne.

10 décembre : nouvel assemblée générale des personnels. Les collègues du lycée A Dumas décident de déposer un préavis de grève pour le 13 janvier avec une demande de doublement immédiat des salaires des recrutés locaux.

GABON CCPLA à Libreville façon façon !

Le mardi 11 décembre 2007, s’est réunie une CCPLA avec pour objet  un poste de résident C.P.E. à pourvoir pour la rentrée 2007-2008.

Notre collègue, enseignant, recruté en tant que contrat local en septembre 2007 au lycée Blaise Pascal de Libreville, bénéficie actuellement d’un contrat de résident, en tant que C.P.E., pour l’année scolaire 2007-2008.

La commission consultative paritaire locale avait pour objet de régulariser son dossier puisque tout recrutement de résident suppose la tenue préalable d’une C.C.P.L.A.

Par principe, les commissaires paritaires du SNES ont refusé de cautionner un comportement de l’administration qui visait à entériner une décision déjà prise sans concertation avec les représentants syndicaux.

La C.C.P.L.A. n’est, à partir de ce moment, plus consultative mais constitue une chambre d’enregistrement.

Nous avons donc refusé de signer un blanc seing à l’administration.

Nous avons également rappelé au conseiller culturel, présidant la séance, que les règles de fonctionnement de la C.C.P.L.A. n’avaient pas été respectées puisque nous n’avions pris connaissance de certains documents relatifs à ce recrutement qu’en cours de séance.

NIGERIA : situation des recrutés locaux au lycée Louis Pasteur à Lagos

La section locale du SNES se bat pour défendre les  statuts des recrutés locaux de l'établissement. En effet, un bon nombre d'entre eux, dont les contrats de travail n'ont toujours pas été négociés, ne sont pas rémunérés en référence à une grille de salaire. Il est regrettable d'avoir une fois encore à demander l'application des principes élémentaires qu'un établissement conventionné est tenu de respecter. Les collègues ont bien de la peine à obtenir du proviseur la réunion d'une commission qui soit constituée sur des bases démocratiques pour défendre les droits des contrats locaux. Le mépris des textes et des principes de transparence et d'équité semble être d'une façon générale la ligne de conduite privilégiée de la direction de cet établissement. Ce n'est pas parce que le Nigéria est un pays un peu particulier qu'au lycée français de Lagos on peut faire ce qu'on veut dans l'opacité et l'arbitraire. L'Agence semble hélas très loin ... elle serait bien inspirée de se manifester davantage et de se rendre sur le terrain..

ANNEXE