SNES HDF INFO n° 5

NE PAS RELACHER LA PRESSION
POUR
NOTRE POUVOIR D’ACHAT

La grève du 20 novembre a été très largement suivie dans les établissements scolaires français à l’étranger. L’ampleur du mouvement montre l’étendue des problèmes liés au pouvoir d’achat de TOUS les collègues. Qu’ils soient recrutés locaux, résidents ou expatriés, toutes les revendications tournent autour du pouvoir d’achat.

Sous la pression des personnels en grève, les dossiers principaux sont à nouveau sur la table des négociations :

-         situation des recrutés locaux, notamment sur les aspects sociaux ;

-         niveaux des ISVL et de l’IE dans de nombreux pays ;

-         ponctions sur la rémunération en période congé maladie ;

-         mise en œuvre de l’avantage familial

Les résultats dépendront de notre capacité à maintenir la pression dans les semaines à venir. Les organisations syndicales de fonctionnaires ne pourront faire l’économie d’une nouvelle action si le chef de l’Etat et son gouvernement ne font pas d’ouverture sérieuse.

Dans le réseau culturel, le SNES est également sur le pont avec la DGCID pour résoudre les problèmes qui se posent aux personnels en terme de contrats, de protection sociale et de retraite.

La grève du 20 novembre a pesé dans le contexte de concertation/négociation avec le ministère des Affaires étrangères sur le pouvoir d’achat des agents.

Les résultats sont à notre portée grâce à la mobilisation des personnels avec leurs syndicats de la FSU : SNES, SNUipp, SNASUB et le Syndicat Unitaire des Personnels du MAE (SUPMAE).

Paris, le 26 novembre 2007

SOMMAIRE

 

1.       Le bilan de la grève du 20 novembre

2.       Avec la direction de l’AEFE après la grève du 20 novembre

3.       Formation continue à l’AEFE

4.       CCPC AEFE : révisions de notation administrative et reconductions expresses

5.       CAPN avancement d’échelon des certifiés hors académie

6.       Postes spécifiques en Nouvelle-Calédonie

7.       Le SNES sur le terrain : Allemagne

 

1. Le bilan de la grève du 20 novembre

Comme le montre le tableau ci-dessous, la participation à la grève a été très importante, à la fois en terme de nombre d'établissements et de nombres de personnels en grève. Toutes les "catégories" de personnels ont participé à l'arrêt de travail : résidents, expatriés et aussi recrutés locaux malgré les restrictions que certains établissements veulent imposer. La question du pouvoir d'achat est au centre des revendications des personnels non seulement par la demande de revalorisation indiciaire pour les fonctionnaires mais aussi par des demandes spécifiques pour les personnels des établissements du réseau de l'AEFE. L'augmentation de l'ISVL est revendiquée presque partout ; des IE, la fin des ponctions pendant les congés maladie mais aussi une mise à niveau des salaires des recrutés locaux et de leurs conditions de protection sociale sont réclamées. Le retard pris dans la mise en application du nouvel avantage familial est pointé avec de réelles inquiètudes sur les montants qui seront effectivement perçus.

Sur toutes ces questions, le SNES a demandé des avancées rapides à la direction de l'AEFE. Un nouveau temps fort de l'action fonction publique début décembre pourra être utilisé si aucun résultat n'intervient d'ici là avec les suites que les personnels décideront.

PAYS

ETABLISSEMENT

NBRE DE GREVISTES

ALLEMAGNE

Berlin

50 % expatriés
58 % résidents

ALLEMAGNE

LF Francfort

69 % résidents

ALLEMAGNE

Fribourg

56 % résidents

ALLEMAGNE

Hambourg

70 %

ALLEMAGNE

Munich

60 %

ALLEMAGNE

Sarrebruck

62 % résidents

ANDORRE

Lycée Comte de Foix

25 % expatriés

ARGENTINE

LF Mermoz Buenos Aires

37 %

AUTRICHE

Vienne

25 % secondaire
33 % primaire

BELGIQUE

LF J. Monnet Bruxelles

25 % résidents
7 % locaux

BRESIL

Brasilia

33 % expatriés
67 % résidents

BRESIL

Sao Paulo

En grève le 21

CAMEROUN

Fustel de Coulanges Yaoundé

66,6 expatriés
76,4 résidents

CAMEROUN

Lycée D. Savio Douala

57 % expatriés
50 % résidents

CANADA

Marie de France

27 % résidents

CHILI

Santiago

44 % résidents

CHILI

Conception

100 %

COLOMBIE

Bogota

62,5 %  expatriés
85,36 % résidents
56,25 % locaux

DJIBOUTI

 

80 % expatriés
76 % résidents
47 % recrutés locaux

DOMINICAINE (REP)

LF Saint Domingue

50 %

EGYPTE

Le Caire

64 % expatriés
58 % résidents
20 % locaux

EMIRATS ARABES UNIS

LF Abu Dhabi

Primaire 40 %
Secondaire 20 %

EQUATEUR

LF La Condamine

50 % résident

ESPAGNE

Alicante

20 %

ESPAGNE

Barcelone

60 % secondaire
75 % primaire

ESPAGNE²

Bilbao

77 % résidents

ESPAGNE

Malaga

60 % résidents

ESPAGNE

Madrid

62,74 secondaire
33,3 primaire

ESPAGNE

Palma

2 grévistes en secondaire, 3 en primaire

ESPAGNE

Valence

Second 60,5 %
Prim 81,5 %

ETHIOPIE

Lycée Guebre Mariam

20 % expatriés
47 % résidents

GABON

Lyc. Blaise Pascal Libreville

30 % expatriés
38 % résidents

GRECE

Lf  d’Athènes

50 %

GUATEMALA

Clg Jules Verne

Total 63 %
100 % expatriés
54 % résidents

HAITI

LF Dumas

En grève

HONGRIE

Lycée français Gustave Eiffel

50 %

INDE

Pondichéry

11 % expatriés
52 % résidents

ITALIE

Lyc Chateaubriand Rome

64 % résident

ITALIE

Lycée J. Giono Turin

30 % résidents

MADAGASCAR

Lf Tamatave

90 % expatriés
50 % résidents

MAROC

Lycée Victor Hugo Marrakech

33 % expatriés
64 % résidents
21 % locaux

MAROC

Meknès

100 % expatriés 5/5
33 % résidents 7/22
22 % RL

MAROC

Rabat

40 % expatriés
42,2 % résidents

MAROC

Tanger

66,6 % expatriés
69,2 résidents
25 % locaux

MEXIQUE

Mexico

61,2 %

MEXIQUE

Guadaladjara

50 % expatriés
66 % résidents

NIGERIA

Louis Pasteur à Lagos

67 % expatriés
17 % résidents

NORVEGE

OSLO

21 % résidents

POLOGNE

 

33 % expatriés
10 % résidents

PORTUGAL

Lisbonne

100 % expatriés
88 % résidents

ROUMANIE

 

20 % résidents

ROYAUME UNI

Londres

Appel à la grève

SENEGAL

Lycée J. Mermoz Dakar

Total 51,35 %

SYRIE

Damas

3 grévistes

TCHAD

LF Montaigne

40 % expatriés
42 % résidents
15 % RL

TOGO

Lomé

28 expatréis %
67 %résidents
7 % locaux

TUNISIE

Lyc Mendès France Tunis

36 % expatriés
52 % résidents
31 % locaux

TUNISIE

Tunis, La Marsa, Sousse

38 % expatriés
37,5 % résidents
10 % locaux

TURQUIE

Ankara

100 % expatriés
84 % résidents
90 % locaux

URUGUAY

Lycée Montévidéo

50 % résidents

VANUATU

Lycée français

20 % résidents

VIETNAM

Ho Chi Min Ville

55 % résidents

VIETNAM

Hanoï

25 % expatriés
38,5 % résisents
11 % locaux

 

2. Avec la direction de l’AEFE après la grève du 20 novembre

Le 21 novembre, le SNES et le SNUipp ont rencontré la directrice de l’AEFE, assistée de la directrice adjointe.

Les deux principaux syndicats de l’établissement public ont rappelé les principales revendications particulières de la grève :

-        ISVL, la directrice affirme avoir déjà beaucoup fait pour les ISVL les plus basses (en Espagne 3 000 euros/an en moyenne !). Les syndicats mettent l’accent sur la réalité vécue par les personnels en terme d’augmentation des prix, des loyers, du carburant, de l’électricité, du téléphone, du décalage entre gain au change éventuel et inflation locale … La directrice annonce une augmentation de la ligne budgétaire ISVL de 5 %, enveloppe qu’elle juge impossible à augmenter. Pour autant, la directrice propose la tenue d’un groupe de travail avant le CA pour examiner d’éventuelles augmentations qui tiendraient compte des demandes des personnels ;

-        aucune avancée sur les indemnités toujours refusées par Bercy ! Le SNES a attiré l’attention de la directrice sur la non attribution de l’indemnité de sommet de grade aux personnels enseignants de l’AEFE. Ses services vont regarder … Plus généralement, la directrice s’est dite prête à engager un nouveau chantier après que celui de l’avantage familial sera bouclé. Après avoir évoqué différents problèmes, le SNES a rappelé que le chantier le plus important restait celui des 3 mois de disponibilité imposés à la grande majorité des résidents recrutés actuellement. La directrice s’est dite prête à étudier un réajustement structurel du décret de 2002 tout en faisant mention du cadre budgétaire contraint. Le SNES et le SNUipp ont dit tout l’intérêt qu’ils portent à un tel chantier ;

-        sur l’avantage familial, la directrice a redit qu’elle avait encore un certain nombre de points à discuter avec Bercy avant de publier l’arrêté. Comme d’habitude, Bercy veut éviter de soi-disant « effets d’aubaine » !  Des problèmes particuliers en liaison avec l’avantage familial ont été abordés : kindergeld en Allemagne, frais de première inscription et exonérations réclamés aux collègues à Bruxelles.

-        la modification du décret de 2002 sur les congés de maladie a été remise sur le tapis. Le SNES a rappelé que le MAE ne faisait plus aucune retenue sans que le décret ait été modifié. La directrice fera étudier le point ;

-        rien de neuf pour les recrutés locaux marocains pour lesquels le SNES a mis en garde sur les risques d’un conflit dur ! Une réunion devrait avoir lieu avec le secrétaire général adjoint sur la situation des recrutés locaux notamment sur les aspects sociaux ;

-        la question des contrats chinois du lycée de Pékin a aussi été soulevée. La directrice doit donner une réponse.

Le SNES entend lier ces problèmes particuliers à l’établissement public aux revendications générales sur le pouvoir d’achat des fonctionnaires. Des réponses doivent être données avant les premiers jours de décembre faute de quoi l’action sera encore nécessaire.

3. Formation continue à l’AEFE

Lundi 12 novembre 2007, le SNES-FSU a rencontré la nouvelle responsable du service pédagogique de l’AEFE ainsi que son adjointe chargée des affaires financières. Il s’agissait d’échanger sur la formation continue, droit nécessaire et fondamental des personnels. Le SNES-FSU souhaitait aborder cinq points importants pour les collègues et les représentants des personnels dans les établissements.

1) Comment faire en sorte que la formation continue corresponde le plus possible aux besoins des collègues ?

La circulaire AEFE n°4453 du 14 décembre 2005 définit les principes organisateurs de la formation continue. En principe, la cellule de formation continue, instance propre à chaque établissement, est « chargée de conduire le recensement des demandes de formation des personnels de l’établissement ». Il existe également un séminaire annuel des chefs d’établissement et directeurs d’école qui définit les grandes orientations en matière de formation continue et détermine les objectifs généraux du plan régional de formation (PRF). Enfin, la coordination du dispositif de formation continue de la zone est assurée par le comité de suivi, dont nous rappelons qu’il est une instance non hiérarchique. Conclusion, les décisions des plans de formation sont prises lors des séminaires puis elles sont communiquées à l’AEFE qui, au final, les valide. Un « catalogue » des formations est ensuite proposé aux collègues. Le problème c’est que manifestement les demandes de formation des personnels exprimées en cellule de formation ne sont pas prises en compte. Résultat : cette année, les collègues de Tamatave ont vivement protesté contre le plan régional de formation en adressant un courrier à la directrice de l’agence que le SNES-FSU a également porté à la connaissance du service pédagogique. Que constatent les collègues ? Que le nombre de stages a considérablement diminué par rapport à l’année précédente ; qu’aucun stage sur site que les collègues avaient proposé l’année dernière n’a été retenu et que le nombre de candidatures possibles est nettement insuffisant. En conséquence, de nombreux collègues ont choisi de ne pas s’inscrire aux stages pour montrer leur désaccord et leur mécontentement face aux choix qui ont été effectués et aux nouvelles modalités de participation qui ont été instituées, sans concertation, ni explication. Etre obligé de manifester son désaccord de la sorte pour obtenir une formation continue qui corresponde aux réels besoins des personnels ne devrait pas exister. Le SNES-FSU souhaite donc une approche qualitative de la formation continue afin que soit mis à la disposition des collègues des outils qui leur permettent d’exprimer leur besoin en la matière.

La responsable du service pédagogique a été attentive aux différents arguments et a manifestement le souci de se donner les moyens d’une formation répondant aux demandes des collègues. Pour jouer un rôle actif sur cette question, le SNES a demandé que soit présenté au CTP un bilan de toutes les actions entreprises en 2006-2007.

2) Comment faire en sorte que les cellules de formation fonctionnent pleinement ?

Le SNES-FSU est attentif et vigilent sur le fait que la cellule de formation se réunisse dans chaque établissement et comprenne, comme le prévoit la circulaire, des représentants de toutes les catégories de personnels. En effet, à l’occasion du bilan dressé sur la formation continue 2006-2007 pour le Comité technique paritaire de juillet 2007, le SNES-FSU avait déjà interpellé l’agence. Certains chefs d’établissement n’ayant jamais réuni de cellule de formation, le PRF était des plus opaques.

Là encore, la responsable du service pédagogique semble attachée à ce que la cellule de formation existe pleinement dans chaque établissement.

3) Comment sont définis les critères de choix des participants aux différents stages ?

Le SNES-FSU a rappelé son attachement à la participation de l’ensemble des personnels aux stages de formation : les enseignants, qu’ils soient recrutés locaux, résidents ou expatriés, et les non enseignants, qu’ils soient recrutés localement ou détachés. Comme le prévoit la circulaire, c’est bien la cellule de formation continue qui doit « définir les critères de choix des participants aux différents stages du PRF ». Or, lors du dernier comité technique paritaire, nous avions dû aussi souligner que certains chefs d’établissement, souvent les mêmes d’ailleurs, agitait la participation à un stage comme une carotte. « Si vous vous tenez sage, vous irez en stage ». Ces pratiques sont inacceptables. La formation continue n’est pas une récompense mais un droit.

Aussi, pour les cas litigieux, le SNES-FSU souhaite-t-il fortement que la Commission consultative paritaire locale soit réunie. En effet, comme le mentionne l’arrêté du 27 février 2007, cette dernière peut être saisie pour avis « de toutes questions d’ordre individuel concernant les agents relevant de sa compétence ». Cette consultation garantirait alors la transparence du choix des stagiaires face à l’absence de cellule de formation ou à l’opacité dans les critères de choix.

4) Comment est financée la formation continue ?

Ainsi que le prévoit la circulaire de l’agence, le financement provient de trois sources :

- la contribution des établissements à hauteur de 1% au moins de la masse salariale (résidents et recrutés locaux) dont une partie, pour certaines zones, constitue le fond de mutualisation ;

- la participation éventuellement versée par les établissements homologués pour chaque stagiaire inscrit ;

- une subvention globalisée (premier et second degrés) et versée à l’établissement support.

Pour le SNES-FSU, ce fameux 1% depuis trop longtemps avancé est insuffisant. Il faut se donner les moyens budgétaires d’une formation continue à la hauteur des besoins.

5) Quel est le calendrier des missions d’inspection des inspecteurs détachés à l’AEFE pour cette année scolaire ?

Notre question a manifestement surpris la responsable du service pédagogique qui ne voit pas l’intérêt de nous faire part de ce calendrier. C’est oublier que, traditionnellement, le doyen de l’Inspection générale de l’Education nationale a toujours informé le SNES du programme (par année civile) de ses missions hors de France. Le SNES pourrait ainsi diffuser cette information le plus largement possible auprès des collègues toujours soucieux d’être inspectés mais qui le sont nécessairement moins dans le réseau qu’en France, du fait de leur éloignement. Le SNES-FSU a donc écrit officiellement en ce sens à la Directrice de l’agence.

Enfin, le SNES-FSU a appris que les stages de formation par zone, notamment sur les nouveaux programmes, ont servi pour l’année passée et serviront pour cette année de support aux missions d’inspection. A partir de 2008-2009, un véritable plan d’inspection sera monté à partir du recensement, dans l’ensemble du réseau, des collègues par discipline.

Le SNES-FSU a été écouté avec attention mais a-t-il été entendu ? Le prochain Comité technique paritaire de l’AEFE devrait pouvoir nous donner un premier élément de réponse puisque, désormais, le SNES-FSU demandera systématiquement que soit examinée à l’ordre du jour la question de la formation continue.

4. CCPC AEFE : révisions de notation administrative et reconductions expresses

La prochaine commission consultative paritaire centrale de l'Agence se réunira le mardi 4 décembre. Seront examinées les demandes de révisions de note administrative attribuée en 2006-2007, qui ont déjà fait l'objet d'un examen en CCPL et pour lesquelles les collègues concernés ont fait appel. Seront également examinées les demandes de reconduction expresse des collègues expatriés.

Concernant les révisions de notes, le SNES doit insister chaque année auprès de l'AEFE pour que la CCPC qui les examine se réunisse avant la fin de l'année civile, de manière à ce qu'une modification de la note 2006-2007 puisse être prise en compte pour la proposition de note 2007-2008 . Le SNES publiera prochainement dans HDF infos, pour la campagne de notation administrative 2007-2008, nos indications et conseils concernant la notation administrative.

5. CAPN avancement d’échelon des certifiés hors académie

La prochaine CAPN d'avancement  d'échelon des certifiés gérés hors académie est prévue le 19 décembre prochain. Cette CAPN étudiera les promotions devant avoir lieu entre le 1er septembre 2007 et le 31 août 2008. Seront aussi examinées les demandes de révision de note administratives (notes 2006-2007, hors AEFE). Les collègues ayant fait une telle demande doivent nous contacter, si ce n'est pas déjà fait, pour que nous puissions suivre leur dossier.

Pour cette CAPN, les commissaires paritaires du SNES ne peuvent vérifier la situation de chaque collègue qu'à l'aide de la fiche syndicale envoyée par chacun. Il est donc indispensable de nous envoyer votre fiche syndicale par mèl à hdf@snes.edu, par fax au 0140632831 ou par courrier au SNES Hors de France, 46, avenue d'Ivry, 75647 Paris cedex 13.

Rappel: les collègues en poste en Nouvelle-Calédonie et à Mayotte, sauf les CPE et les Co-Psy, ont leur propre CAPA d'avancement d'échelon. Ces collègues doivent s'adresser aux sections SNES de Calédonie ou de Mayotte pour connaître la date de leur CAPA et transmettre éventuellement leur fiche syndicale.

6. Postes spécifiques en Nouvelle-Calédonie à la rentrée 2008

3 postes spécifiques pour la Nouvelle-calédonie ont été publiés au BO du 15 novembre :

- 1 poste de CPGE en éco gestion pour le lycée du Grand Nouméa

- 1 poste de chef de travaux PLP en STI au lycée professionnel de Wé (île de Lifou)

- 1 poste en génie électrique électronique (L 5100) avec complément de service en technologie (collège et lycée de Poindimié).

Le dossier de candidature est en annexe du BO. Il doit doit être téléchargé, remis au format A4, complété avec toutes les pièces nécessaires, visé par le chef d'établissement et renvoyé au Ministère de l’Education Nationale, bureau B2-2,34, rue de Châteaudun, 75436 Paris cedex 09 au plus tard fin novembre. Le délai de candidature étant très court, n'hésitez pas à renvoyer votre dossier même avec un peu de retard.

Envoyez-nous votre fiche syndicale à SNES hors de France, 46, avenue d'Ivry, 75647 Paris cedex 13, ou par fichier joint à l’adresse suivante : hdf@snes.edu. Vous pouvez au choix utiliser la fiche syndicale COM (à télécharger sur www.hdf.snes.edu, rubrique recrutement) ou bien les fiches syndicales postes spécifiques disponibles dans l'US mutations 2008. 

7. Le SNES sur le terrain : Allemagne

Le 22 et 23 novembre 2007 se tenait à Berlin l’assemblée générale du SNES Allemagne. La participation active de 15 collègues venus de tous les établissements de ce pays a permis de dégager des prises de position constructives sur les sujets les plus brûlants.

La dégradation du pouvoir d’achat qui évolue moins vite que l’indice INSEE dont on sait qu’il minore le véritable coût de la vie est aussi flagrante en Allemagne.

Pour l’ISVL, contrairement à ce qu’affirme la Directrice de l’AEFE, la situation n’est pas reluisante : entre 2002 et 2007 selon les statistiques allemandes équivalentes de l’INSEE, la hausse des prix a été de 8,46 % ; or l’ISVL n’a augmenté que de 2,37% si l’on se réfère au premier groupe. Un simple rattrapage de pouvoir d’achat pour l’ISVL imposerait une hausse de 6,09%.

Le décret sur l’avantage familial a donné lieu à une longue discussion. En effet, la perception de ce dernier ne permet pas le cumul avec le Kindergeld, l’équivalent des allocations familiales allemandes. Selon l’article 1 du décret 2007-1291 du 30 août 2007 : « l’avantage familial n’est pas cumulable avec des prestations familiales versées par des Etats tiers ». Il faut donc faire un choix difficile entre les deux systèmes d’autant que les conditions d’attribution ne sont pas encore définitivement réglées. Affaire à suivre …

Le SNES-HDF a fait part des ses réserves sur les mesures Sarkozy de remboursement des frais de scolarité en terminale, notamment sur  le fait qu’elles s’adressent à tous sans condition de ressources. A la question de savoir si ces mesures couvrent les frais d’inscription et les frais d’examen, nous avons reçu une réponse ouverte de la Directrice qui estime qu’elles sont dans la définition même de la mesure.  Il ne faut donc pas se priver de faire la demande le cas échéant.

D’une manière générale, la charge de travail supplémentaire (réécriture des programmes dans les lycées franco-allemands (LFA),  préparation des trois diplômes au lycée de Berlin) dans les établissements du réseau allemand, notamment des LFA, est devenue insupportable. L’action envisageable et envisagée est de faire un relevé de toutes les activités venant s’ajouter au temps de service réglementaire et d’en demander le paiement en HSE. Cette action étendue à toute l’Allemagne permettrait de mettre en évidence le travail accompli et non pris en compte par l’administration  qui, par cette attitude, continue à renoncer d’améliorer le pouvoir d’achat.

Sont également apparus des problèmes liés à la transformation en ersatzschule (homologation du Ministère de l’éducation allemand) de certains établissements. A Francfort par exemple, les collègues ne comprennent pas pourquoi l’augmentation de la subvention qui résulte de cette homologation n’a aucune incidence sur la gestion de l’établissement où les frais de scolarité continuent à grimper.

Enfin,, les augmentations d’effectifs qui ont pour corollaire une dégradation des conditions de travail non compensée par une quelconque amélioration du pouvoir d’achat sont dénoncés ici ou là : à Francfort par exemple, mais aussi à Düsseldorf où il s’agit de financer une opération immobilière par ce biais. En effet, les collègues de cet établissement qui exercent actuellement dans des containers devraient bientôt pouvoir être accueillis dans une caserne si le projet de l’AEFE se concrétise. Mais l’AEFE ne participant qu’à hauteur de 1,5 millions pour un coût estimé à 5 ou 6 millions d’euros, comment financer la différence ? Par l’augmentation des effectifs que diable !

Certains collègues souhaitent par ailleurs voir davantage mises en avant les revendications du SNES pour la baisse du maxima de service à 17 h pour les certifiés dont deux heures forfaitaires consacrées au travail en équipe et 15 pour les agrégés dont deux pour le même but.

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