SNES HDF INFO N° 4

POUR NOS SALAIRES,
POUR LES POSTES,
POUR DÉFENDRE LE SERVICE PUBLIC,

TOUS EN GRÈVE LE 20 NOVEMBRE !

La grève fait l’unanimité des organisations syndicales de la fonction publique.

Sarkozy et son gouvernement de façade restent sourds à toutes les demandes d’augmentations de salaires, de non suppressions d’emplois et de maintien d’un service public accessible au plus grand nombre, performant et de qualité.

La grève s’impose pour faire entendre raison à un Président omniprésent qui sous des apparences d’écoute applique la pire politique conservatrice que le pays ait connu depuis très longtemps.

Aux Affaires étrangères, le ministre Kouchner est bien loin des préoccupations des personnels. Le nombre des postes du réseau culturel sont en diminution, les recrutés locaux voient leurs demandes toujours différées et la valse des externalisations se poursuit. La bonne volonté de certains fonctionnaires se heurteau libéralisme des  décideurs !

Même musique à l’AEFE qui est le bon élève du conservatisme politique. Blocage des salaires … ISVL, recrutés locaux, politique anti-sociale marquée par le refus de réformer le décret sur les congés maladie, d’améliorer la situation des recrutés locaux, de créer les structures sociales indispensables à l’établissement public … fonds d’aide sociale, comité hygiène et sécurité, administration autoritaire de la centrale et avec ses retombées sur les établissements, politique anti-syndicale … refus d’attribution de locaux  syndicaux, tentative de réduction du rôle du CTP  et des CCP.

Pour débloquer la situation,
la grève massive est indispensable le 20 novembre.

Paris, le 8 novembre 2007

SOMMAIRE

 

1.    AEFE : avantage familial

2.    Prise en charge des frais de scolarité des élèves français en Terminale...suite

3.    DGCID : rencontre avec la Directrice chargée des établissements culturels

4.    Journée d’action du 18 octobre

5.    AEFE : la FSU , organisation syndicale majoritaire dans les conseils d’établissement

6.    Réintégrations 2008 : des injustices persistantes dans un mouvement de plus en plus restreint

7.    Formation de formateurs en FLE, FLS et ingénierie de la formation

8.    Situation au lycée français de Marrakech

9.    Le SNES sur le terrain : à Dakar et en Polynésie

10.       Polynésie française : affectations pour la rentrée d’août 2008

11.       Affectations rentrée 2008 des CPE et COPSY à Mayotte, affectations rentrée 2008  à Saint-Pierre-et-Miquelon

Annexes :

-          Réintégrations : guide pratique

-          Résultats des élections au conseil d’établissement 2007 2008

-          Barème de recrutement en Polynésie

 

1. AEFE : avantage familial

Avantage familial révisé toujours bloqué !

Le décret modifiant l’avantage familial prévu pour les résidents de l’AEFE est paru au JO du 1er septembre 2007 : décret n° 2007-1291 du 30 août 2007.

Rappelons que ce décret est applicable à partir du « premier jour du mois suivant sa parution » soit le 1er octobre 2007. Encore faudrait-il que l’arrêté fixant les montants par pays soit publié.

Or la sortie de l’arrêté est bloquée pour un désaccord entre l’AEFE et Bercy.

Résultat pour les résidents dont le montant des frais de scolarité dépasse le montant de l’avantage familial actuel : les établissements leur réclament des sommes non totalement couvertes par l’avantage familial.

Retard pour retard, le SNES appelle les collègues concernés à ne pas payer plus que le montant de l’avantage familial…en attendant que l’AEFE régularise la situation.

2. Prise en charge des frais de scolarité des élèves français en Terminale… suite

L’AEFE a publié une « instruction spécifique sur l’aide à la scolarité aux lycéens français scolarisés en Terminale dans un établissement d’enseignement français à l’étranger. »

Ces aides s’appliquant, en terminale, dès la rentrée 2007 (rythme nord) et 2008 (rythme sud), des dispositions transitoires entreront donc en vigueur et la règle de rétroactivité (pour les pays nord dont la rentrée scolaire est passée) sera observée.

Bien que cette mesure, qui, rappelons-le, était aussi un argument électoral, soit souvent présentée comme une véritable avancée, le SNES/FSU dénonce une initiative qui ne va pas dans le sens d’une vraie politique d’éducation, rompt avec les principes des bourses scolaires et ne fait surtout pas honneur la règle du « tous égaux devant l’éducation ». En effet, s’il est annoncé d’une part qu’aucune condition de ressources ne sera imposée (et les bénéficiaires pourraient alors être parmi les mieux lotis !), l’AEFE avance d’autre part que « les règles d’accès…pourront être révisées en fonction des contraintes budgétaires rencontrées », ou que « il pourra être tenu compte du revenu brut de la famille ». La contradiction est à relever et nous voyons bien ici que les règles jusque-là en vigueur et qui reposaient, dans le cadre des bourses, sur des critères objectifs correspondant à des nécessités, sont remises en cause. Pourquoi alors ne pas avoir cherché à améliorer un système existant et abondant le budget des bourses, par exemple,  plutôt que de créer un double pour le moins flou dans son contenu et ses modes d’attribution ?

En ce qui concerne le champ d’application, l’intitulé prête également à interrogation. Un établissement d’enseignement français à l’étranger, c’est un établissement à gestion directe ou conventionné, mais également un établissement homologué, c’est à dire privé. En pratique, cette mesure s’appliquera donc aussi dans des établissements où l’AEFE n’exerce aucun contrôle sur les frais d’écolages. Le SNES/FSU s’élève contre ces fausses mesures et ne peut que rappeler ici son attachement à une mission de service public de l’éducation, à financement public. Cette initiative n’est donc pas à la hauteur d’une véritable politique conduite pour l’enseignement français à l’étranger, mais bien un nouvel avatar d’une privatisation de notre système éducatif dans laquelle tous les coups, y compris médiatiques, sont permis,  et qui cache, sans qu’on s’y trompe,  un pas de plus vers le désengagement de l’Etat, doublé d’une course bientôt effrénée aux financements extérieurs.

L’analyse du SNES/FSU est confirmée par le projet de loi de finances 2008 qui ne comporte aucune mesure nouvelle en terme de charge d’emploi, de rémunération et de crédits aux établissements.

3. DGCID : rencontre avec la Directrice chargée des établissements culturels

Lors du précédent Comité technique paritaire (CTPM) du Ministère des Affaires étrangères (MAEE), le SNES avait demandé une entrevue à Mme Saragosse, directrice de la coopération culturelle et du français. Lors de cette réunion, nous avons tout d’abord abordé l’évolution du réseau culturel. Face à nos inquiétudes, et sans pour autant les atténuer, Mme Saragosse nous a affirmé défendre auprès de la Direction générale la volonté de maintenir une politique culturelle élargie. Aussi, pour l’instant, l’année 2008 est-elle envisagée sans qu’aucune fermeture ne soit actuellement programmée. Face à l’offensive d’autres pays qui développent leur réseau d’établissements culturels, la France dispose déjà d’un réseau à la fois performant et peu coûteux qui a connu une augmentation de 23% d’inscrits aux cours de français en 2006. Le SNES a toujours défendu cette position ; nous avons été soulagé de voir que la  directrice partageait notre analyse. Toutefois, il n’est pas certain que le MAEE ne cède pas à une politique à courte vue purement économique en continuant de réduire cette présence culturelle française. Le SNES réaffirmera encore lors du prochain CTPM notre engagement pour une réelle politique culturelle à l’étranger.

Nous avons ensuite évoqué la situation des personnels en contrat local à l’Alliance française. Nous avions été alerté par des collègues de pressions exercées par quelques directeurs d’Alliance. Ceux-ci, nommés par le MAEE se trouvent parfois eux aussi soumis à la pression du comité de gestion. Néanmoins, il est essentiel que dans toutes les situations, les directeurs respectent les valeurs fondamentales de la France en matière de relations sociales. Mme Saragosse a répondu à cette situation en envisageant à la fois une formation des directeurs en ressources humaines et un contrat d’objectif avec l’Alliance française dans ce domaine.

Enfin, et c’était là l’objet central de cette rencontre, nous avons détaillé la situation scandaleuse de nos collègues des établissements culturels, détachés sur contrat locaux en Europe (cf. le premier numéro du HDF info). Le MAEE entend imposer cette mesure  aux détachés de l’Institut français au Japon qui ne relève pourtant pas de la législation européenne ! Mme Saragosse a été sensible à ce problème. Des pistes ont été ouvertes pour établir un diagnostique des possibilités financières et juridiques qui permettraient d’y remédier. Une nouvelle rencontre devrait avoir lieu dans les semaines à venir pour faire un bilan de la question et des solutions envisageables.

4. Journée d’action du 18 octobre

Les éléments parvenus au SNES hors de France national montrent que la journée du 18 octobre a été largement utilisée pour mobiliser les personnels sur les enjeux d’un mouvement sur la fonction publique. Les collègues à l’étranger se sentent également concernés sur les questions de suppressions d’emplois et de pouvoir d’achat mais également, et c’est exprimé parfois de manière spécifique, sur les régimes spéciaux de retraite.

Localement les sections mettent l’accent sur l’amélioration indispensable de la situation des personnels recrutés locaux, sur les niveaux insuffisants de l’ISVL et sur la modification du régime de rémunération en période de congé maladie avec la fin des abattements.

La mobilisation a pris des formes différentes suivant les établissements. Certains ont pris ce jour là l’heure mensuelle d’information syndicale, des textes ont été adressés aux chefs de postes ou des délégations syndicales ont été reçues.

Dans d’autres établissements, les collègues sont  mis en grève comme en Bolivie, en Ethiopie, à Madagascar, au Tchad et très largement en Angola,  au Kenya et à Dakar.

Rendez-vous est  pris pour le 20 novembre !

5. AEFE : la FSU, organisation syndicale majoritaire dans les conseils d’établissement

En l’absence de publication d’une nouvelle circulaire « Vie scolaire », pourtant prévue à la rentrée 2007 après une année de concertation entre l’AEFE et les organisations représentant la communauté éducative, les élections des représentants des personnels au Conseil d’établissement, instance décisive pour chaque établissement, se sont donc déroulées selon les modalités prévues par la précédente circulaire. Même si certains aspects des textes réglementaires ont dû être rappelés avec fermeté au chef d’établissement dans quelques lycées, notamment au lycée français de Dublin qui semble être un établissement de « non droit » de l’AEFE, et bien que les élections au lycée Victor Hugo de Marrakech aient été entachées d’irrégularités dignes d’un établissement « bananier », elles se sont dans l’ensemble du réseau de l’AEFE plutôt bien déroulées.

Les résultats reflètent avant tout des élections démocratiques. D’abord parce les collègues ont majoritairement participé à ces élections en exprimant leur suffrage comme le montre pays par pays le tableau en annexe de ce numéro 4 du HDF-Infos. Ensuite parce que ce sont à la fois des syndicats nationaux (FSU, SGEN, UNSA) et des organisations syndicales locales (USTEC, UGT et CC.OO à Barcelone, FGTB à Bruxelles, AEL à La Haye, NUT à Londres, CC.OO à Madrid, ASCMF à Montréal, APEMAF à Rabat, STE-PV et UGT à Valence) qui présentaient des listes dans les établissements.

Face à cette pluralité, les collègues avaient donc le choix de leurs représentants des personnels au Conseil d’établissement. Et ils ont fait leur choix : celui d’une véritable instance démocratique, celui de la transparence et du refus des compromissions, celui d’une mission de service public avec des moyens budgétaires et pédagogiques en conséquence !

Dans la très grande majorité des établissements pour lesquels nous avons reçu les résultats de ces élections, la FSU obtient au moins la moitié des sièges. Nous remercions donc tous les collègues qui ont à nouveau fait confiance à la FSU ! Grâce à leur suffrage, les élus de la FSU dans les Conseils d’établissement continueront à se battre pour un service public de l’éducation à l’AEFE et pour la défense solidaire de tous les personnels titulaires et non titulaires !

6. Réintégrations 2008 : des injustices persistantes dans un mouvement de plus en plus restreint

La nouvelle note de service sur les mutations 2008 prévoit des règles de réintégration pour les personnels hors académie semblables aux années précédentes, mais dans un contexte toujours plus difficile (suppressions massives de postes depuis 2004) et avec un barème toujours déséquilibré et inéquitable :par exemple, bonifications APV (ex ZEP) exorbitantes, bonifications de rapprochement de conjoint, de séparation et d’enfants élevées, alors que les mutations simultanées entre conjoints sont plafonnées à 80 points et ne donnent pas droit à des points d’enfants. Les grands perdants du mouvement restent les collègues qui ont la malchance d’être célibataires, sans enfants, et qui en plus ont le toupet de ne pas enseigner dans un établissement classé APV.

Cette année, alors que le ministère prévoyait de supprimer la bonification APU (autorité parentale unique), le SNES a obtenu que cette bonification soit maintenue. Seule amélioration : la confirmation d’une bonification forfaitaire pour les collègues qui demanderaient à se rapprocher de la résidence des enfants, dans le cas où un jugement de divorce prévoit une garde conjointe, alternée ou l’exercice du droit de visite pour le conjoint qui n’a pas la garde des enfants. La dernière nouveauté porte sur l’attribution de la priorité médicale et nous semble de mauvais augure : cette priorité sera désormais attribuée par le recteur de l’académie de départ, ce qui risque de multiplier par 32 les inégalités de traitement (selon les académies et aussi selon les disciplines). Le groupe de travail national qui arbitrait l’attribution de ces priorités et où siégeaient les élus des personnels est supprimé. Cela signifie en clair que, si les élus des personnels seront bien consultés en académie sur l’attribution de cette bonification, les élus nationaux des personnels seront en revanche écartés de l’arbitrage national qui doit nécessairement se faire pour l’attribution d’une telle bonification (1000 points).L’administration centrale ne se dispensera pas d’harmoniser les bonifications selon les disciplines et les possibilités réelles de mutation dans chaque académie, mais sans prendre l’avis des représentants des personnels. En outre, l’attribution de cette bonification est désormais directement liée à la reconnaissance du collègue comme travailleur handicapé (voir notre analyse dans l’US mutations 2008). Là aussi, tous les collègues souffrant d’une pathologie relevant du handicap ne font pas, loin s’en faut, ce genre de démarche, tandis que toutes les maladies qui nécessitent une amélioration de mutation ne se laissent pas nécessairement enfermer dans ce cadre très balisé et restrictif. On peut donc s’attendre à d’importantes difficultés sur ces questions et à bien peu d’améliorations pour tous les collègues concernés.

Nous rappelons que la priorité sur l’académie d’origine est automatique et n’apporte pas de bonification 1000 points (sauf dans le cas très particulier des collègues en Ecoles européennes ou en Andorre). En revanche, lors du mouvement intra académique dans votre académie d’origine, la priorité de 1000 points existe sur l’ancien département d’affectation. Elle est définie académiquement, comme le reste du barème intra. Depuis la déconcentration du barème pour le mouvement intra académique en 2005, les élus du SNES de toutes les académies se sont battus pour maintenir au minimum les 1000 points sur le département d’origine et il en sera de même cette année. Les collègues retrouvant leur académie d’origine auront cependant  tout intérêt à prendre l’attache de leur section académique, le moment venu, pour vérifier le maintien de la bonification en 2008.

Concernant les réintégrations qui auraient lieu après le mouvement inter académique, la note de service prévoit que les collègues seront mis en affectation à titre provisoire dans une académie selon les besoins de service, que ces collègues aient une académie d’origine ou non. A notre sens, cette disposition est une interprétation abusive de notion de nécessité de service, et elle met chaque année certains collègues en grandes difficultés. Le SNES se bat pour que le ministère revienne sur sa position et pour que les collègues qui seraient contraints de réintégrer hors calendrier puissent à tout le moins regagner systématiquement leur académie d’origine s’ils la souhaitent. Le SNES recommande vivement aux collègues qui souhaiteraient réintégrer après le mouvement inter de nous contacter afin d’être conseillés au mieux.

Réintégrations : Guide pratique (voir en annexe)

7. Formation de formateurs en FLE, FLS et ingénierie de la formation

Le B.O.E.N. n°38 du 25 octobre 2007 a publié les deux stages BELC organisés par Centre international d’études pédagogiques (CIEP) pour l’année 2008. Ces stages de formation sont destinés à des professeurs, des formateurs de formateurs, des conseillers pédagogiques, désireux de se former ou de se perfectionner dans les domaines du français langue étrangère (FLE), du français langue seconde (FLS) ou de l’ingénierie de la formation. Ces stages concernent donc des collègues détachés à l’AEFE ou dans des établissements nationaux mais aussi des personnels des Instituts culturels.

Le stage d’hiver du BELC

Le stage d’hiver du BELC se déroulera du 18 février au 29 février 2008, au CIEP, à Sèvres. Il s’adresse principalement à des formateurs exerçant notamment dans des établissements français à l’étranger. Six filières spécialisées représentant chacune 40 heures de formation sont proposées : FLE, FLS, ingénierie du français sur objectifs spécifiques (FOS), français pour adultes migrants, évaluation et certifications (DELF-DALF, DILF, TCF), ingénierie de la formation. Le programme détaillé du stage est consultable sur le site Internet du CIEP : http://www.ciep.fr

Les stagiaires ont le choix de s’inscrire à une ou deux filières différentes qui correspondent à une ou deux semaines de formation :

- première option courte : 18 février-22 février, avec inscription dans une seule filière ;

- seconde option courte : 25 février-29 février, avec inscription dans une seule filière ;

- option longue : 18 février-29 février, avec inscription dans deux filières différentes.

Le nombre d’inscrits par filière est limité à 18. Chaque filière professionnelle représente 40 heures de formation (du lundi au vendredi). Les stagiaires ayant suivi le stage d’hiver du BELC pourront participer à l’une des options courtes du stage d’été.

Le stage d’été du BELC

Il se déroulera en juillet 2008. Il approfondit les thématiques professionnelles du stage d’hiver. Il se caractérise par une offre de formation plus large et plus complète (au moins 120 heures de formation). Il s’adresse à un public de professeurs, de formateurs de formateurs, de conseillers pédagogiques, de responsables de projet, français et étrangers ainsi qu’à des inspecteurs étrangers de français, et il constitue, par là même, l’une des plus grandes rencontres internationales des professionnels de la langue et des cultures francophones.

Trois options sont proposées :

- option longue : 7 juillet-31 juillet ;

- première option courte : 7 juillet-18 juillet ;

- seconde option courte : 21 juillet-31 juillet. Cette option accorde une place importante à certains modules de perfectionnement plus spécialisés ou résolument orientés vers les métiers du FLE et de la coopération en éducation qui s’adressent à des formateurs expérimentés.

Le coût des formations

Ces stages étant payants, le SNES-FSU demande donc la prise en charge financière de ces formations par l’employeur (AEFE, MAEE). Le coût de la formation varie selon la durée du stage :

- stage d’hiver : 750 € (option longue) ; 380 € (options courtes 1 ou 2) avec possibilité d’hébergement et de restauration au CIEP ;

- stage d’été : 1 150 € (option longue) ; 730 € (options courtes 1 ou 2) avec possibilité d’hébergement et de restauration en résidence universitaire.

Les inscriptions

Pour le stage d’hiver, la date limite d’inscription est fixée au 18 janvier 2008. Pour le stage d’été, la date limite d’inscription est fixée au 7 juin 2008.

8. Situation au lycée français de Marrakech

La situation au lycée Victor Hugo de Marrakech est préoccupante et le climat qui n'était déjà pas très bon entre la direction et les personnels est devenu lourd à la suite de plusieurs affaires récentes plus ou moins graves, qui montrent une  gestion de l'établissement qui s'affranchit parfois du respect de la réglementation. .

1.         Enquête sur des agressions sexuelles au lycée Victor Hugo de Marrakech.

Depuis plusieurs mois, des informations concernant des faits présumés d'agressions sexuelles entre élèves circulent au sein du lycée Victor Hugo de Marrakech. Ces agressions, viols ou tentatives de viols, fellations sous la contrainte, harcèlement,  se seraient déroulées à l'extérieur de l'établissement, mais peut-être aussi à l'intérieur.

Le chef d'établissement et le consul ont été alertés par certains parents et membres du personnel de l'établissement. Le Service Culturel et l'Ambassade ont apparemment été avertis.

La procédure prévue par les textes en cas de violences sexuelles n'a pas été mise en oeuvre. Le chef d'établissement a même tenté, sans succès, d'exiger la levée du secret médical.

Le souhait de la hiérarchie était apparemment de faire le silence sur cette affaire, ce qui a contribué à laisser se propager rumeurs et ragots au sein de l'établissement. Des noms de victimes ou de coupables présumés appartenant à la "bonne société marrakchie" ont commencé à circuler, les élèves continuant à se croiser dans les couloirs. Dans ces conditions, l'établissement ne pouvait pas retrouver un climat serein.

A la rentrée 2007, constatant qu'aucune enquête n'était déclenchée,  un certain nombre de collègues de l'établissement ont fait leur devoir avec courage, malgré les pressions.

Comme le prévoit le Code de procédure pénale et la circulaire Education Nationale du 26 août 1997 pour les établissements français à l'étranger, ils ont informé le Procureur de la République de Paris.

Une enquête préliminaire est maintenant en cours.

La section SNES du lycée et la section SNES du Maroc ont soutenu ces collègues. Il faut maintenant souhaiter que l'enquête aboutisse et permette de faire toute la lumière sur cette affaire.

2.         Non respect de la décision d'une commission d'appel

A la fin de l'année 2006-2007, une commission d'appel a confirmé la décision du conseil de classe de refuser le passage pour une élève du lycée.

A la rentrée, cette élève était pourtant inscrite dans la classe supérieure.

En réponse aux interrogations des enseignants, le chef d'établissement a indiqué qu'il avait répondu à une injonction du Service Culturel.

Les représentants du Service Culturel qui sont venus à Marrakech ont argué d'une décision imposée "de très haut" et d'un vice de forme au moment de l'appel, qui n'a jamais été explicité.

Cette procédure n'est pas admissible car la décision de la commission d'appel est définitive, hors décision de justice.

3.         Elections au conseil d'établissement

Les élections des représentants des personnels ont été organisées le 22 octobre 2007, au-delà de la limite imposée par les textes, le 20 octobre (fin de la 7ème semaine de cours).

Le scrutin s'est ouvert avec des urnes qui contenaient déjà des enveloppes de vote par correspondance, alors qu'elles auraient dû être collectées à la fin du scrutin.

Enfin, le proviseur, averti à l'avance qu'aucun représentant des listes ne pourrait être présent à la clôture du scrutin, n'a rien trouvé de mieux que d'emporter l'urne dans son bureau où elle est restée pendant 3/4 d'heure.

L'urne n'aurait jamais dû quitter le bureau de vote et tout aurait dû être fait pour respecter l'obligation de dépouiller dès la clôture.

Ces dysfonctionnements se produisent dans un établissement où l'augmentation continue des effectifs ces dernières années n'a pas été accompagnée de la création des postes (enseignants, vie scolaire, direction) correspondants.

Le lycée Victor Hugo, ses personnels et ses élèves ont un besoin urgent de retrouver un fonctionnement régulier, transparent et rigoureux.

9. Le SNES sur le terrain

Au senegal au lycée de Dakar :

Le secteur HDF était au lycée de Dakar les 15 et 17 octobre dernier. Le responsable du secteur HDF a pu assister à une heure mensuelle d’information syndicale préparatoire à la journée d’action du 18. Cette réunion qui a réuni près de 70 collègues a permis d’exposer les problèmes de l’établissement. La lettre suivante a été envoyée à l’Ambassade de France en forme de revendications sur la grève décidée pour le 18 octobre.

« …Nous personnels du lycée Jean Mermoz en grève ce jeudi 18 octobre 2007, déclarons notre soutien au mouvement de grève nationale pour les raisons suivantes :

Au plan local nous dénonçons :

-l’investissement à minima consacré à l’entretien des bâtiments existants durant les trois années scolaires à venir nécessaires à la construction du nouveau lycée ;

- l’aggravation des difficultés de vie des personnels en contrat local : frais de scolarité en hausse et absence de toute prime ;

- le fait que les rémunérations des personnels ATOS du lycée français ne soient pas alignées sur la grille en vigueur à l’Ambassade et à l’Institut français ;

- l’insuffisance des ISVL des personnels résidents au regard de l’augmentation constante du coût de la vie au Sénégal.

A plan national nous n’acceptons pas les attaques dont la Fonction publique fait l’objet :

- la suppression du nombre de fonctionnaires et notamment ceux de l’Education Nationale qui développe l’illusion que l’on peut assurer les mêmes missions avec moins d’agents et moins d’argent.

- l’annonce d’un « management des carrières proche de celui du privé » : développement de contrats de droit privé, remise en cause des concours, individualisation des carrières, tous projets en rupture avec les principes collectifs au profit du mérite et de l’individualisation. Le « moins d’Etat » du Président de la République s’oppose à notre conception d’une société solidaire.

Nous dénonçons les attaques contre les régimes spéciaux dont nous avons toutes les raisons de craindre qu’elles préfigurent la mise à mal de tous les régimes de retraites de la Fonction publique. »

Une rencontre s’est déroulée après la grève au SCAC. Un échange constructif a permis de noter des points de vue concordant sur :

-         la défense de l’école de la République par rapport aux attaques dont elle fait l’objet et dont les mesures Sarkozy sont encore une illustration ;

-         l’évolution indispensable de la situation des recrutés locaux notamment sur la référence à l’euros, les frais de scolarité voire la prime de vie chère ;

-         l’indispensable augmentation de l’ISVL face aux augmentations de l’électricité, de l’essence, des loyers, du téléphone…

-         l’inquiétude quant à la construction du nouvel établissement.

Tous les personnels du lycée français avec le SNES local font preuve d’une grande efficacité pour la défense de l’enseignement français au Sénégal et de ses personnels.

En Polynésie française :

COMPTE RENDU RENCONTRE VICE RECTEUR ET MINISTRE  POLYNESIEN DE L’EDUCATION

1) Questions communes Vice Recteur et Ministre

Nous avons d’abord interpellé nos 2 interlocuteurs au sujet de la situation des contractuels.

Les contractuels sont engagés pour 10 mois. Ils n'ont pas de salaire en décembre et pas non plus de rémunération en juillet. Pour le SNES, ces collègues doivent être payés tous les mois avec une priorité forte sur le mois de décembre.

Sur la durée des contrats, le VR répond qu’il a amélioré la situation des collègues des îles éloignées en augmentant leur indice de rémunération pour prendre en compte la difficulté de leurs conditions de travail ce que confirme le Ministre en nous expliquant qu’ils seront payés 12 mois sur 10. Si cela constitue un progrès indéniable pour les personnels concernés, il reste ceux des îles de la Société qui ne bénéficient pour le moment d’aucune amélioration de leur situation.

L’absence de salaire en décembre qui concerne tous les contractuels où qu'ils soient constitue aux yeux du SNES une urgence absolue pour laquelle des réponses concrètes doivent être données au plus vite. Que nous répondent nos interlocuteurs ?

Le VR cherche la possibilité de mettre en place une indemnité pour perte d’emploi ce qui est un effort appréciable cependant il nous confirme qu’elle ne pourra pas être instituée pour décembre…Le Ministre nous informe qu’il existe un débat juridique sur le fait de savoir s’il s’agit de contrat de droit public ou de droit privé, si l’employeur est le Pays ou l’Etat et renvoie au VR la responsabilité d’établir des contrats de 12 mois sur des emplois qui sont permanents...

Quoi qu’il en soit nos collègues n’ont pas le temps d’attendre que ces débats soient tranchés. Ils n’ont pas non plus le temps d’attendre qu’on sache si la loi 2005-843 est applicable ou non sur le territoire. Cette loi permettrait de transformer des CDD de la Fonction publique en CDI au bout de 6 ans et pourrait en effet constituer une solution pour une partie de ces collègues.

Conflit de compétence entre le Territoire et l’Etat ou non, cette situation est de toute façon inacceptable pour nos collègues. Une solution doit être trouvée dans les meilleurs délais et d’abord pour que le mois de décembre leur soit payé. 

Le dispositif de formation  sera remis en place d’ici novembre nous dit le Ministre mais qu’en est il de l’indemnisation des déplacements, sujet central si l’on veut qu’elle soit suivie par les contractuels des îles éloignées ? Le même Ministre nous dit ne pas avoir le budget renvoyant la responsabilité à l’Etat.

Le SNES demande et obtient du VR qu’il reconnaisse le droit à l’indemnisation du déplacement pour le concours en métropole conformément à l’article 6 du décret n° 2006-781, en revanche le Territoire ne prendra pas en charge les déplacements internes pour la préparation. Certes la Convention Etat Territoire du 4 avril 2007 met les transports à la charge de la Polynésie. Mais on ne peut encore une fois que constater qu’un transfert de compétence sans le budget qui va avec n’a qu’un seul intérêt : désengager l’Etat de ses responsabilités en terme de service public ce qui revient à affaiblir le service public en question dans une collectivité où il est nécessaire qu'il soit fort.

En conclusion si on est contractuel en Polynésie, on peut  passer les concours mais pas les préparer !  Encore une fois le SNES est soucieux que le Territoire ou/et l’Etat donnent vraiment à ces collègues la possibilité de se former. Peu importe que ce soit l’un ou l’autre pourvu que des mesures soient prises au plus vite.

Sur le programme de formation, il est disponible maintenant mais sans grand intérêt pour les contractuels qui n’auront pas les moyens de se rendre aux stages organisés sur Tahiti.

Point positif, sur le recrutement des non titulaires le Ministre s’accorde à reconnaître qu’il faut donner quelques principes pour contribuer à la transparence mais nous sommes encore loin d’une commission paritaire…

Concernant les infrastructures, le VR nous dit qu’un crédit exceptionnel de 600 000 euros a été débloqué pour l’année 2006 utilisé pour le moment seulement à hauteur de 580 000 euros. Que sont les 20 000 restants devenus ? Ce crédit était ciblé sur la mise en sécurité des machines et des locaux ainsi que la sécurité incendie de certains internats mais il a été essentiellement investi dans des équipements informatiques ! Les collègues élus de la FSU Polynésie demanderont des précisions au prochain CTP sur les établissements concernés : Taravao et Taaone d’abord mais aussi les internats en question.

Par ailleurs le VR nous parle de 10 000 000 d’euros d’autorisation d’engagements pour l’année 2007. Contrairement aux effets d’annonce du précédent gouvernement selon lesquels l’argent aurait été donné aux établissements, c’est depuis Papeete que les décisions d’engagement ont été prises par le prédécesseur du Ministre actuel et validées par celui-ci pour des raisons compréhensibles de continuité de l’administration. Néanmoins tout ceci est bien tardif et les collègues ne voient pas la couleur de cet argent ! Par exemple, lors d'une heure d'information syndicale tenue à la mi-octobre, les collègues du lycée d'Uturoa dénoncent  l'explosion des effectifs qui rendent l'internat et le réfectoire ingérable. On compte 86 élèves dans des dortoirs de filles prévus pour 74. Les salles de cours sont en nombre insuffisant au regard des effectifs. Le lycée général devant accueillir le LEP à l'heure des repas, les surveillants ne sont pas assez nombreux pour faire face. Et dire que Raiatea faisait partie des priorités de l'ancien gouvernement. De qui se moque-t-on ?

Toutefois le Ministre nous informe que les fonds ont été répartis en trois volets : Construction, maintenance et réhabilitation, équipement et mobilier pédagogique. Quelques chiffres nous sont également donnés en francs pacifiques : 287 000 000 XPF pour la maintenance du lycée du Taaone, du collège de Tahaa, du LEP et du lycée d’Uturoa ainsi que pour la réhabilitation du collège de Taravao. 33 000 000  sont affectés à la station d’épuration d’Afareaitu, 51 000 000 pour le bloc sanitaire du collège de Faa’a, 115 000 000 pour la mise en place d’un bac professionnel au lycée de Papara, 46 000 000 pour l’extension de l’internat du lycée Gauguin. Ces travaux sont des choix faits par le précédent gouvernement. Ils sont indispensables mais compte tenu du retard, ils devront être suivis de beaucoup d’autres si les politiques veulent redonner des conditions de travail et d’étude décentes et acceptables en Polynésie.

2) Questions de la compétence du Vice Recteur

Avec le Vice-Recteur, nous abordons les questions tournant autour de l’indexation et du versement de l’indemnité forfaitaire de changement de résidence ( IFCR)

Sur l’indexation, le VR nous affirme que pour les arrivants, elle ne doit être versée qu’à partir du procès verbal d’installation dans l’établissement ce qui signifie qu’un collègue arrivé sur le territoire le 25 juillet ne serait indexé qu’au 6 août date de la prérentrée ! Cette position serait selon celui celle du TPG qui estime qu’un collègue est toujours en fonction dans son établissement d’origine tant qu’il n’a pas signé son PV ! Or il n’en est rien et nous le rappelons au VR,  car pour les enseignants comme pour les autres fonctionnaires, l’indexation est due dès l’arrivée sur le Territoire et court jusqu’au départ de ce même territoire. Le VR reconnaît la validité de l’interprétation du SNES mais s’efface derrière la position du TPG. Pour un recours gracieux sur ce point, contactez le SNES PF et/ou le SNES HDF.

Cette perte d’indexation est particulièrement sensible pour les collègues sans IFCR qui parfois arrivent de 15 jours à trois semaines avant la rentrée. Le SNES a rappelé aussi au VR que les collègues ne disposant pas de logements de fonction avaient besoin d’arriver au moins une dizaine de jours avant la rentrée pour préparer leur installation et que même les réquisitions devaient donc se faire en tenant compte de cet aspect. Le VR nous indique qu’il est maintenant responsable du transport des arrivants. La déconcentration du bureau des voyages du MEN prend effet à partir de cette année. C’est donc le Vice Rectorat qui sera dorénavant responsable des réquisitions de billets d’avion pour les arrivants. Pour les collègues ayant droit à l’IFCR, le VR prendra en charge à 80% le billet conformément au décret 98-844.  Mais pour ceux qui n’y ont pas droit, le SNES a obtenu qu’il propose éventuellement des sièges aux collègues sur des tarifs économiques. Nous serons attentifs à cette piste qui pourrait constituer une compensation intéressante pour les collègues sans IFCR ni indexation.

Par ailleurs, nous estimons que l’allocation liée au congé parental est indexable. Ce n’est pas de l’avis  du Vice Recteur qui en la matière suit un ordre du Ministère de l’Education nationale alors que la jurisprudence qu’il se targue de suivre à la lettre lui est en l’occurrence défavorable. Là aussi, nous vous invitons à contacter le SNES PF pour un recours gracieux. 

Sur l’IFCR si l’on peut constater des progrès quant au versement de celle qui concerne les arrivants lesquels sont tous mandatés au jour d’aujourd’hui, il reste encore beaucoup à faire pour les partants, certains ne seront en effet payés qu’au premier trimestre 2008. Sur ce point, le SNES a indiqué au Vice Recteur qu’il ne pouvait se satisfaire d’explications mettant en avant l’absence de crédits et qu’il utiliserait les ressources du décret 98-844 pour accélérer le processus. Nous donnerons aux collègues partants de cette année et à ceux de l’année prochaine tous les conseils nécessaires.

Sur le paiement de l’indemnité d’éloignement (IE) et celui de l’IFCR, le VR présente la mise en place d’un guichet unique comme la solution aux difficultés actuelles. Néanmoins, le SNES doit mettre en garde contre les problèmes de compétence qui pourraient résulter de cette rationalisation et au lieu de faciliter les problèmes de retard les accentuer encore davantage.

STAGE DE FORMATION SYNDICALE : SYNDICALISATION EN POLYNESIE FRANCAISE

Une trentaine de collègues S1 s’est rendu au stage qui se déroulait au lycée hôtelier de Tahiti. Les collègues sont nombreux à dire d’ailleurs qu’il est souhaitable que ce genre de formation soit refait régulièrement. La participation active des polynésiens se confirme dans ce stage qui a aussi pour avantage de déboucher sur une action concrète de pétition lancée par le SNES sur le CIMM (centre des intérêts matériels et moraux) Cette pétition demande la mise en place d’une nouvelle commission paritaire qui aurait notamment pour objet d’examiner l’attribution du CIMM sur des critères établis par l’administration et transparents. La demande de CIMM est en effet très importante cette année et entreprendre une action claire sur ce sujet s’avère indispensable dans un contexte où beaucoup de collègues y voient un moyen de prolonger leur séjour et à juste titre car c’est pour le moment le seul légal. Les autres moyens comme les quelques « troisième séjour » qui ont été octroyés cette année avec la bénédiction de l’Administration centrale ne sont pas légaux. Pour le SNES la réglementation doit être appliquée à tous par souci d’égalité de traitement et l’attribution des CIMM clairement définie pour éviter toute dérive clientéliste et de copinage que l’on a pu connaître par le passé.

Par ailleurs le SNES du collège de Pao Pao décide de déposer un préavis de grève pour protester contre le tabassage d’un surveillant par 11 élèves dans la cour du dit établissement. Devant l’absence de moyens en surveillance et le délabrement du collège, les collègues sont d’accord pour reconnaître qu’un geste fort de solidarité doit être adressé. Le gouvernement doit réagir d'urgence et donner des moyens pour que cessent  de telles situations d’insécurité. C'est en particulier d'un CPE dont ce collège aurait urgemment besoin.

Le pari est donc fait que c’est par l’action du SNES dans l’établissement qu’on peut  le mieux relancer la syndicalisation.

Ce stage révèle aussi de la part des collègues une demande d’échanges plus importants avec le S4

Pour le renouvellement des équipes plusieurs pistes sont suggérées. La recherche de nouveaux militants doit être un souci constant dans une situation où la rotation des collègues ne permet pas de pérenniser les équipes. C'est par une anticipation suffisante qu'on peut envisager de maintenir la présence du SNES dans tous les établissements. La stabilisation passe de toute évidence par l'implication plus grande de collègues polynésiens dans les responsabilités syndicales au niveau des S1 d'abord et du SNES PF ensuite. Ceci ne pourra être réalisé que par la prise en compte des causes qui intéressent les collègues en question. Un équilibre doit être recherché pour ne pas négliger non plus  les questions intéressant les collègues en séjour à durée limitée.

En conclusion cette question du renouvellement des équipes militantes est constamment en débat et demande une réflexion de tous les instants.

10. Polynésie française : affectation pour la rentrée d’août 2008

(Note de service n°2007-169 parue au BO du 8 novembre 2007

Dossiers de candidature et vœux

L’affectation en Polynésie française est subordonnée au choix effectué par le Ministre de l’Education, de l’Enseignement supérieur et de la recherche de cette collectivité d’outre mer après avis de la commission consultative paritaire (CCP) locale et ce suite à loi organique n°2004-192 du 27/ 2 /2004.  Peuvent faire acte de candidature les personnels enseignants, d’éducation et d’orientation de l’enseignement du second degré souhaitant obtenir une mutation et ceux qui, devant recevoir une première affectation, devront par ailleurs obligatoirement participer au mouvement national à gestion déconcentrée. Les demandes et les vœux sont à saisir par voie électronique entre le 13 et le 29 novembre 2007 sur le site SIAT accessible à l'adresse suivante: www.education.gouv.fr sous la rubrique "Personnels concours carrières» puis "enseignants".

Le dossier une fois signé doit être remis avant le 4 décembre 2007 au chef d’établissement (pour les personnels en disponibilité, supérieur hiérarchique de la dernière affectation) qui portera son avis sur la candidature et la manière de servir  Les pièces justificatives sont à fournir en un seul exemplaire. Les dossiers, envoyés par la voie hiérarchique, devront impérativement être transmis par les autorités administratives directement à la DES (Direction des Enseignements Secondaires) de Polynésie au plus tard le 14 décembre 2007. Il convient de tenir compte des délais postaux (8 jours en moyenne)

Si la date de la commission locale de recrutement n'est pas encore connue, on sait toutefois que la liste des candidats retenus sera affichée à partir du 3 mars 2008 sur le site de la DES.

Barèmes et critères

Les collègues sont mis à disposition du Ministère Polynésien de l’Education. C’est donc celui-ci qui détermine les règles de recrutement.

La Direction des Enseignements secondaires avec à sa tête un Inspecteur d’Académie détaché auprès du Ministre polynésien de l’Education est maîtresse d’œuvre dans le processus de recrutement. Elle est compétente pour le second degré en ce qui concerne les opérations de gestion des personnels (recrutement, affectation, mutation interne) et l’organisation des services.

Le Ministre "arrête le choix des personnes qu'il souhaite voir mises à sa disposition par le MEN sur le fondement d'éléments d'appréciation conformes à l'intérêt du service public d'éducation, après consultation des instances paritaires locales". Il existe une CCP locale de recrutement dans laquelle le SNES est majoritaire et qui se bat pour faire respecter un processus de sélection transparent.

Le classement des candidatures est d'abord fait au barème. (voir en annexe)

Voyage et déménagement ne sont pris en charge que pour les collègues justifiant d'au moins 5 années de service consécutives soit en Métropole soit dans le DOM d'affectation.

Durée des séjours

La durée des affectations est limitée à 2 ans avec la possibilité d'un seul renouvellement.
Attention : Les collègues qui ont déjà été en Polynésie ne peuvent présenter leur candidature qu’après deux ans passés en dehors de cette collectivité d’outre mer que ce soit en Métropole ou en DOM.  Le SNES sera attentif à ce que cette règle soit appliquée à tous afin de ne léser personne.

Vos interlocuteurs SNES :

En Polynésie : La procédure de recrutement se déroule entièrement en Polynésie donc n'envoyez votre fiche syndicale qu'au SNES PF. De même, pour toutes questions concernant les postes, la vie locale, les conditions d'enseignement…, contactez Françoise Hauata (snespf@mail.pf) et visitez le site du SNES PF www.snes.pf où vous pourrez accéder aux coordonnées des commissaires paritaires locaux et à des conseils judicieux.

 A Paris :

Pour tout renseignement supplémentaire, contactez Henri Jean Nouri ou Céline Urbaniak au secteur hors de France au 01.40.63.2705 ou par courriel : hdf@snes.edu

11. Affections rentrée 2008 des CPE et COPSY à Mayotte
Affectation rentrée 2008 à Saint Pierre et Miquelon

Le BO indiquant les modalités de candidatures à un poste de CPE ou de CO-psy à Mayotte ou à un poste d’enseignant (tous corps confondus) à Saint-Pierre et Miquelon pour la rentrée 2008 vient de paraître.

Les collègues intéressés doivent se connecter sur le site www.education.gouv.fr, rubrique personnels, puis SIAT entre le 4 et le 18 décembre prochains. Les collègues impriment le dossier qu’ils ont complétés en ligne, le vérifient, corrigent éventuellement en rouge les erreurs qu’ils pourraient constater, joignent les pièces justificatives (dernier rapport d’inspection, dernière notice annuelle de notation, pièces ad hoc en cas de rapprochement de conjoint) conservent une copie complète de ce dossier et le remettent rapidement au chef d’établissement.

La durée de séjour à Mayotte est limitée à 2 ans renouvelables une seule fois. Il n’y a pas de limitation de séjour à Saint-Pierre et Miquelon : cela signifie que les postes à pourvoir sont rares et qu’il n’y en a pas tous les ans.  

Le barème qui s’appliquera pour ces deux mouvements sera identique au barème d’affectation en Nouvelle-Calédonie et à Wallis et Futuna (consultez ce barème sur hdf.snes.edu, rubrique recrutement, COM, rentrée 2008).

Téléchargez votre fiche syndicale sur hdf.snes.edu, rubrique recrutement, joignez-y une copie de votre dossier et envoyez le tout au SNES Hors de France, 46, avenue d’Ivry , 75647 Paris cedex ou par mél à hdf@nes.edu.

ATTENTION : si vous êtes actuellement détaché et que vous obtenez une mutation à Mayotte, le ministère annonce cette année que vous n’aurez pas droit aux indemnités de changement de résidence. Cette nouvelle mesure d’économie est une trouvaille ministérielle qui s’appuie sur le fait que les collègues concernés n’entreraient pas strictement dans le cadre défini par les décrets de 89 et 98, ces collègues n’ayant pas, au moment de leur mutation, de résidence administrative dans une académie. Cette perfidie est évidemment une nouvelle mesure d’économie prise sur le dos des collègues et le SNES étudie les recours possibles contre cette mesure.

Roger FERRARI

Secrétaire national chargé
des questions hors de France,
Annie DELPORTE, Catherine JUSTIN

Henri-Jean NOURI, Patrick SOLDAT
Céline URBANIAK
Membres du Secteur Hors de France.
RF/AD/CJ/HN/PS/CU/CC

ANNEXES 1

REINTEGRATIONS GUIDE PRATIQUE

J’ARRIVE A LA FIN DE MON CONTRAT, DOIS-JE NECESSAIREMENT DEMANDER MA REINTEGRATION ?

Oui, si vous êtes à la fin de votre contrat d’expatrié (6e ou 4e année) ou de votre deuxième séjour en COM.

Si vous êtes résident, vous demandez votre réintégration seulement si vous souhaitez rentrer en France. Attention :si vous faites cette démarche, la réintégration ne peut être conditionnelle (je rentre seulement si j’obtiens l’académie demandée) car pour l’AEFE, une demande de réintégration équivaut à mettre fin à son contrat.

QUAND DOIS-JE DEMANDER MA REINTEGRATION ? OU TROUVER LE DOSSIER ?

Dès le 23 novembre 2007 et jusqu’au 10 décembre à midi heure de Paris, vous pouvez vous connecter sur i-prof pour demander votre réintégration.

Allez sur http://www.education.gouv.fr/iprof-siam, saisissez votre identifiant (initiale du prénom plus nom en minuscule) et votre mot de passe (le NUMEN ou bien votre mot de passe personnel si vous en avez déjà un).

DOIS-JE SAISIR MON DOSSIER EN LIGNE OU LE REMPLIR SUR PAPIER ?

Pour les collègues en poste à l’étranger, à Wallis et Futuna, à Saint Pierre et Miquelon, en Polynésie française et pour les CPE et les CO-Psy en poste à Mayotte ou en Nouvelle Calédonie ,vous remplissez un dossier papier que vous téléchargez :

-sur i-prof. Le dossier papier est accessible sur votre messagerie i-prof.

-ou bien sur le site du ministère www.education.gouv.fr, rubrique « outils », puis « formulaires ». Le dossier doit être complété, signé, visé par le chef d’établissement et être parvenu à la DGRH B2-4 du ministère, le 11 décembre 2007 au plus tard pour les candidatures au mouvements spécifiques, le 2 janvier au plus tard pour les réintégrations classiques.

Pour les collègues en poste à Mayotte, en Nouvelle-Calédonie (sauf les CPE et CO-psy) ou détachés en France :

votre demande est à saisir directement en ligne sur i-prof/siam, rubrique « services », puis « mutations ». Vous recevrez ensuite dans votre établissement, après la fermeture du serveur, une confirmation de demande sur papier que vous devrez vérifier, corriger éventuellement au stylo rouge, garder en double et remettre à votre chef d’établissement , en général dans les deux ou trois jours qui suivent la réception de cette confirmation. Il faut donc s’occuper de son dossier très rapidement.

POURQUOI DOIS-JE REMPLIR UN DOSSIER PAPIER ALORS QUE JE PEUX ME CONNECTER SUR SIAM SANS PROBLEME ?

Pour tous les collègues où qu’ils soient, seule une demande de mutation sur papier, signée de leur main, est recevable par l’administration. Or les collègues gérés hors académie sont dans des établissements qui ne sont pas reliés informatiquement à la base du ministère, et suite à une demande par internet, ils ne peuvent recevoir de confirmation de demande. Le dossier papier est donc la seule demande qu’ils envoient, ils doivent soigneusement la vérifier et en conserver un double car aucune confirmation de demande ne leur parvient.

 COMMENT DEMANDER UN POSTE SPECIFIQUE ?

Les demandes de postes en CPGE, en sections internationales,  en BTS nationaux et  de chefs de travaux se font également par le biais d’i-prof/siam. Cette année, un dossier papier a été créé pour les collègues hors académie (voir plus haut), dossier disponible sur votre messagerie i-prof ou bien sur education.gouv.fr, rubrique « outils », «  formulaires ». Vous trouverez le détail du dossier à constituer et les fiches syndicales correspondantes dans l’US spéciale « Mutations 2008 » à paraître ces jours-ci.

 QUELLE EST MON ACADEMIE D’ORIGINE ?

L’académie d’origine est la dernière académie où vous avez exercé en tant que titulaire, même une année incomplète, avant votre départ.

Si vous souhaitez regagner cette académie, vous remplissez la rubrique « vœu unique » et vous obtenez automatiquement cette académie.

Si vous souhaitez entrer dans une autre académie, faites vos vœux dans votre ordre de préférence mais il est recommandé en général de placer l’ académie d’origine en dernier vœu si on craint d’être traité en « extension de vœux » au cas où aucune académie demandée ne serait obtenue.

Si vous n’avez jamais occupé de poste dans une académie en tant que titulaire, vous n’avez pas d’académie d’origine.

Il est alors recommandé de demander plusieurs académies afin d’augmenter ses chances d’obtenir satisfaction. Si aucun vœu n’est satisfait, l’administration traite votre demande en « extension de vœux » à partir du premier vœu formulé. Les tables d’extension sont consultables en annexe du BO (paru le 8 novembre).

QUE DEVIENT MA REINTEGRATION SI J’OBTIENS UN NOUVEAU DETACHEMENT ?

Si vous obtenez un nouveau poste à l’étranger ou une affectation en COM (hors Mayotte) pour la rentrée 2008, la mutation obtenue à l’inter est annulée. Si vous aviez obtenu votre académie d’origine, elle reste votre académie d’origine. En revanche, si vous aviez obtenu une nouvelle académie, vous perdez le bénéfice de cette mutation et ladite académie ne pourra pas être considérée comme votre académie d’origine, puisque vous n’y exercerez pas.

ATTENTION : si vous êtes actuellement détaché et que vous obtenez au mouvement inter-académique l’académie de Mayotte, le ministère annonce cette année que vous n’aurez pas droit aux indemnités de changement de résidence. Cette nouvelle mesure d’économie est une trouvaille ministérielle qui s’appuie sur le fait que les collègues concernés n’entrent pas strictement dans le cadre défini par les décrets de 89 et 98, ces collègues n’ayant pas, au moment de leur mutation, de résidence administrative. Cette perfidie est évidemment une nouvelle mesure d’économie prise sur le dos des collègues et le SNES étudie les recours possibles contre cette mesure.

Envoyez votre fiche syndicale et la copie de votre dossier de mutation au SNES Hors de France, 46,avenue d’Ivry, 75647 Paris cedex 13, ou par mél à hdf@snes.edu

Pour les collègues en poste à Mayotte et en Nouvelle-Calédonie (sauf CPE et CO-psy), envoyez la fiche syndicale et la copie de la confirmation de demande, pièces justificatives incluses, à la section locale de Mayotte ou de Nouvelle-Calédonie.

ANNEXE 2

Résultats des élections au Conseil d’établissement 2007-2008

 

Pays, ville, lycée

Nbre électeurs inscrits

Nbre votants (%)

Nbre suffrages exprimés (%)

Listes en présence

Nbre de votants pour la FSU (%)

Nbre sièges FSU/nbre total sièges

Algérie, Alger, lycée A. Dumas

94

74 (78)

65 (88)

-SGEN

-SNES-FSU

45 (69,2)

3/5