SNES HDF INFO n° 2

Va-t-on vers la privatisation

de l’AEFE ?

Peu à peu les éléments se mettent en place pour accomplir les desseins de l’entourage du candidat Sarkozy.

Nous avons subi la première étape sous forme de prise en charge des frais de scolarité des élèves français des seconds cycles de tous les établissements à l’étranger. Il s’agissait en fait de financer les établissements privés seulement homologués. Les tenants d’une agence pour l’enseignement français à l’étranger à minima peuvent jubiler !

Deuxième étape et aussi veille lubie, le grand réseau qui met sur le même plan les EGD, les conventionnés et les homologués. C’est le projet de charte complément indispensable de la première étape pour essayer de rassurer les parents.

Tout ce dispositif est accompagné de mesures de renforcement du caractère contractuel de la situation des personnels de l’AEFE: recrutement, congés maladie, blocages salariaux sur l’ISVL, charge de travail …

Le SNES dénonce cette destruction programmée de l’établissement public et la dénaturation de ses missions. Il appelle les personnels à se mobiliser pour le service public dès le 18 octobre dans la perspective de la grève unitaire de novembre.

Tous les personnels doivent s’engager dans l’action pour le rattrapage des pertes de pouvoir d’achat et l’ouverture immédiate de négociations salariales. Pour un emploi public statutaire basé sur les besoins réels en matière de services publics. Pour préserver et améliorer le statut de la fonction publique et l’indépendance des personnels ; pour la défense de nos retraites et du code des pensions. Pour un service public de qualité et de proximité répondant encore mieux aux besoins hors de France.

Paris, le 5 octobre 2007

SOMMAIRE

 

1.       AEFE : utilisation des conventions

2.       Variation des niveaux d’ISVL

3.       AEFE  rentrées 2008 : le SNES contre les recrutements « maison » pour les postes d’expatriés

4.       Congé de maladie

5.       Avantage familial : mauvaise nouvelle !

6.       AEFE : circulaire de rentrée 2007

7.       Concours : prise en charge des frais CNED par l’AEFE

8.       Affectation en Andorre : année 2008-2009

 

 

ANNEXES :

-          Calendrier du recrutement des personnels expatriés pour la rentrée 2008.

-          Récapitulatif des principales opérations à l’AEFE pour l’année scolaire 2007-2008

-          Enquête carte scolaire pour la rentrée 2008

 

1. AEFE : utilisation des conventions

Le 2 octobre s’est tenu à l’AEFE une réunion dont l’objet était d’examiner un projet de texte ayant pour objet le bon usage des conventions. La direction de l’AEFE a ajouté à l’ordre du jour un deuxième texte intitulé « Charte de l’enseignement français à l’étranger ». Ces deux textes devraient être présentés au Conseil d’administration.

La charte est un  texte qui prétend préciser les principes et les engagements auxquels devrait souscrire tout établissement désireux d’intégrer le réseau. Ces principes sont un copier coller de textes de l’Education nationale qui n’appellent pas hors de France de commentaire particulier. Le problème, c’est que l’Agence présente cette charte comme un texte visant à définir le « produit » enseignement français à l’étranger et a faire croire que tous les établissements sont identiques. Le SNES est intervenu pour connaître l’objectif de cette charte sans avoir reçu de réponse directe. Au fond, il est surtout question d’agrandir le réseau et d’augmenter la part d’établissements simplement homologués sous contrat avec l’Agence. Elle s’inspire de ce qui a été fait en Espagne pour raccrocher les établissements déconventionnés et repris par la MLF. Elle vise à mener une opération du même type au Maroc où l’AEFE a toutes les peines du monde à convaincre les parents français d’inscrire leurs enfants dans les établissements OSUI (donc MLF). Les parents sont attachés au service public !

Le SNES  a rappelé que la convention était le document de référence qui pouvait permettre de donner des garanties aux personnels et que nulle charte n’était en mesure de s’y substituer. La Directrice a bien compris que pour nous seuls deux types d’établissement devait exister dans le réseau : les Etablissements à gestion directe (EGD) et les conventionnés. Permettre à d’autres d’obtenir le rattachement au réseau sans les contreparties nécessaires en termes de respect des recrutés locaux notamment présente un risque majeur de dérive libéral. Quel profil aura l’établissement ayant signé la nouvelle charte sous l’égide de l’Ambassade ? Il sera doté de davantage d’autonomie et moins de contraintes comme le veut la doctrine libérale recyclée par notre président et il donnera l’opportunité à l’AEFE de desserrer l’étau des effectifs à moindre coût même si la mesure Sarkozy peut faire écran en laissant croire qu’il n’en est rien puisque les frais de scolarité des élèves de ces établissements seront aussi pris en charge par l’Etat. On voit bien là la manœuvre, dans la droite ligne des mesures néo-libérales préconisées par Sarkozy, qui prévoit l’augmentation du nombre d’établissements scolaires français à l’étranger mais surtout pas d’EGD et de conventionnés qui seraient financés par l’Etat. C’est le privé seulement homologué qui est privilégié où les personnels sont régis par le contrat de droit privé.

Par ailleurs la charte reste muette sur les ambitions de politique extérieure de la France se contentant de définir un minimum nécessaire à l’homologation et enfin elle laisse complètement de côté la question des recrutés locaux les laissant à la merci de leurs employeurs dont on connaît les pratiques.

Le deuxième texte examiné est intitulé « guide du bon usage de la Convention »  et a vocation à remplacer un guide datant de 1996. L’inspecteur général en charge du dossier nous a essentiellement présenté une modification terminologique à incidence juridique : la transformation du comité de gestion en comité de partenariat.

Le SNES est intervenu pour demander des modifications du texte présenté d’abord sur le rôle du Conseil d’Etablissement en demandant que celui ci soit aussi consulté sur les questions budgétaires ce qui n’a pas suscité de réponse particulière de la part de l’Agence. Nous tenons à ce que les questions budgétaires soient articulées au fonctionnement démocratique de l’établissement et nous resterons vigilants pour que le CE soit une instance dont l’avis est pris en compte.

Sur les recrutés locaux, le seul point positif est que  la Directrice a reconnu qu’il fallait faire davantage référence dans le texte aux circulaires de 2001.  Autre point du texte pour lequel nous demandons une modification. Les références paternalistes à la « récompense » pour les recrutés locaux là aussi en référence claire à la doctrine présidentiel  nous paraissent déplacés, paternalistes et lourds de danger pour l’indépendance des personnels. On donne des récompenses aux enfant quand ils ont été sages mais on ne traite pas les recrutés locaux comme des enfants. Ce paternalisme a d’ailleurs suscité les rires moqueurs d’une assistance qui l’a bien entendu ainsi. Nous proposons le remplacement du terme  »récompense » par primes, avancement plus rapide et l’encadrement par un texte.

Suite certainement au prochain Conseil d’Administration de l’AEFE où le SNES continuera de défendre la mission de service public de l’AEFE et tous les personnels qui y participent.

2. Variations des niveaux d’ISVL

Le SNES/FSU intervient régulièrement sur les niveaux d’ISVL, tant au niveau central (C.A. ou C.T.P. de l’A.E.F.E.) que local (S.C.A.C., établissements). Toutefois, la publication du dernier arrêté du 20 août 2007 confirme, une fois encore, que dans bien des cas, le niveau d’ISVL n’est pas à la hauteur des besoins réels de nos collègues en poste.  

Plusieurs éléments entrent en ligne de compte pour les variations ISVL: le ratio ISVL/IE (Indemnité d'expatriation), les évolutions de l'IE, le rang (= classement des ISVL dans les pays, classement des IE dans les pays), ainsi que la catégorie de pays: (A, B, C, du plus au moins « difficile »), entre autres.

Suivant les variations de l'IE, l'AEFE peut croiser les critères énoncés plus haut, pour limiter les répercussions de variations négatives de l'IE sur l'ISVL par exemple, les appliquer ou les augmenter en cas de rang « favorable ». Si ces  modifications peuvent avoir, dans certains cas, des conséquences positives, elles tendent trop souvent à occulter la nature même de l’ISVL. L’indemnité Spécifique de Vie Locale ne doit pas se limiter à un rôle de variable d’ajustement mais bien, dans son évolution, être basée sur une réalité des besoins. Sur le fond, l’exercice de modifications actuel a d’ailleurs atteint ses limites, bloqué qu’il est par la politique de l’enveloppe constante. Un rapide comparatif des montants entre le 01/11/06 et le 01/09/07 montre d’ailleurs que si, dans environ 68 pays, l’ISVL augmente ou ne diminue pas, elle baisse, parfois très significativement, dans 66 autres.

Nos prochaines interventions suivront donc trois pistes principales. Tout d’abord, que la réalité locale vécue par nos collègues au quotidien (loyer, coût de la vie, transports…) soit mieux prise en compte. Ensuite, il faut remettre à plat la politique de l’enveloppe constante qui bloque toute modification de fond. Si le budget de l’AEFE n’est certes pas extensible, il existe toutefois des marges de manœuvres dans des lignes non épuisées et vouloir empêcher une dégradation trop grande du niveau de vie des personnels  doit faire partie des volontés affichées de l’Agence. Enfin, nous réitérerons nos demandes de mises à niveau exceptionnelles d’ISVL qui sont, à la base, trop faibles ou évoluent trop lentement. Localement, nous comptons bien sûr sur le travail des sections pour nous fournir des données concrètes, informer et mobiliser les collègues afin d’alimenter nos revendications et nous permettre d’atteindre des objectifs communs sur cette indemnité.

3. AEFE rentrée 2008 : Le SNES contre les recrutements « maison » sur postes d’expatriés

Le 14 septembre, l’AEFE a déjà procédé aux premières modifications des profils des postes d’expatriés publiés au B.O.E.N le 6 septembre.

Sous couvert de procéder au « meilleur recrutement possible », l’Agence a élargi le nombre de postes soumis à entretien (26 postes sur 50 postes publiés pour le second degré). En effet, l’Agence a décidé d’autorité de soumettre à entretien tous les postes des pays de zone A, pays aux conditions de vie qualifiées de particulièrement rigoureuses par le Ministère des affaires étrangères. Les postes concernés sont ceux d’Algérie, de Haïti, de la Libye, de la République centrafricaine, de la République démocratique du Congo et du Tchad. De façon arbitraire, sans aucune bonne raison ni même de fausse bonne raison, la direction de l’AEFE soumet également à entretien les postes à pourvoir au Gabon, pays de zone B.

Cette appartenance à la catégorie des « pays difficiles » n’est, pour l’agence, qu’un prétexte pour procéder à des entretiens. Mauvaise méthode. Pourquoi ? Parce que les collègues sont des individus responsables et qu’ils n’ont pas besoin d’un entretien pour connaître les conditions de vie et de travail dans un pays. Une fiche pour tous les candidats suffirait ! Même problème avec les profils à rallonge parce que demander trop de compétences nuit aux compétences et que les prétendues « compétences » exigées découragent de nombreux collègues qui ne feront pas acte de candidature. Ensuite parce qu’une fois le vivier réduit, les entretiens mettront en concurrence des collègues sur des critères tout à fait subjectifs. C’est à qui saura « se vendre le mieux ».

Mais quelle valeur supplémentaire est ajoutée à un poste soumis à un entretien ? Aucune. Les professeurs ne sont pas des sots. Titulaires d’un concours de recrutement à baccalauréat +3 (au moins !), ils sont des cadres de catégorie A de la fonction publique et peuvent assumer la très grande majorité des fonctions demandées dans les profils des postes.

Ces « entretiens » multiplient aussi les risques de recrutement « par connaissance ». Comme peut le faire un inspecteur AEFE qui pourra « placer » tel (le) ou te (le) collègue qu’il aura inspecté(e) récemment ou par le passé au détriment d’un candidat inspecté en France. Propos spéculatifs ? Que nenni ! Nous ne pouvons que renvoyer les collègues candidats à la lecture de notre compte-rendu sur la Commission paritaire du recrutement pour la rentrée 2007. Dès lors, ces collègues redevables du fait du prince (ou de la princesse) seront placé(e)s sous la domination des différentes hiérarchies de l’AEFE, à commencer par celle du chef d’établissement.

Enfin, le SNES n’est pas dupe : ces entretiens visent à empêcher les Commissions consultatives paritaires centrales de jouer pleinement leur rôle de représentants des personnels, seule garantie d’un recrutement équitable et transparent.

Face aux pratiques de recrutement « maison » vers lesquelles se dirige l’agence, le SNES-FSU, syndicat majoritaire des enseignants du second degré en France et à l’AEFE, n’aura de cesse de se mobiliser contre cette dérive :

- en obligeant l’agence à revenir sur le « surprofilage » injustifié des postes d’expatriés en Comité technique paritaire : d’ores et déjà, le SNES a connaissance d’éléments de profils inadéquats parce que ne reflétant aucun besoin dans les établissements ;

- en obligeant l’Agence à faire appliquer les textes de la fonction publique (décret n°2006-781 du 3 juillet 2006), à savoir prendre en charge financièrement les frais de mission temporaire que constituent la participation à un entretien de sélection à l’agence ;

- en obligeant l’agence à diminuer le nombre de postes soumis à entretien.

4. Congé de maladie

Le décret 2002-22 relatif à la situation administrative et financière des personnels de l’AEFE prévoit en son article 15 que le salaire des collègues en congé maladie subit un abattement de 50 % de l’IR pour les expatriés et de 50 % de l’ISVL pour les résidents.

Un arrêt du Conseil d’Etat dit  arrêt Rist  en date du 27 juin 2005 a montré que cette disposition n’était pas conforme au statut général des fonctionnaires n° 84-16, article 34 qui établit que le fonctionnaire conserve ses droits à la totalité de l’indemnité de résidence en cas de congé maladie. Depuis lors le SNES n’a eu de cesse pendant les CTP d’interroger l’Agence sur le nouveau décret qui devrait logiquement découler de la prise en compte de cette nouvelle jurisprudence. Mais à chaque fois, il reçoit diverses réponses qui sont autant de façons de noyer le poisson (le texte est à la signature, il doit être soumis à l’accord de Bercy) sans parler des arguties juridiques qui permettent de gagner du temps et de ne rien faire. Cela ne peut plus durer ! Alors que le Ministère des affaires étrangères ne fait plus de retenue et qu’il propose un décret allant dans ce sens s’appliquant non seulement à ses personnels mais aussi aux contractuels, l’AEFE continue de tergiverser.

En conséquence si vous subissez une retenue d’indemnité de résidence ou d’ISVL pendant une période de congé maladie,  nous vous  conseillons  de faire un recours gracieux auprès de la Directrice afin de faire respecter vos droits. N’hésitez pas à reprendre contact avec nous !

5. Avantage familial : mauvaise nouvelle !

Le SNES est revenu à la charge auprès de l'AEFE sur l'avantage familial nouvelle formule. L'arrêté n'est toujours pas prêt faute, parait-il, d'accord des finances. Le dispositif précis n'est pas encore déterminé.

Résultat le paiement sous la nouvelle forme sera retardé à la fin de l'année voire à janvier. Mauvaise nouvelle pour les collègues dont l'avantage familial ne couvre pas actuellement les frais de scolarité et qui devront faire l'avance. Sur cette question l'AEFE comme sur toutes celles qui concernent les personnels cela va moins vite que pour les mesures Sarkozy !

6. AEFE : circulaire de rentrée 2007

La circulaire AEFE n°002311 du 18 septembre 2007 donne les instructions aux établissements d'enseignement français à l'étranger relatives à l'année scolaire 2007-2008. Vous trouverez en annexe de cette circulaire le récapitulatif des principales opérations.

I. Les grandes opérations administratives

La carte des emplois expatriés et résidents pour l’année scolaire 2008-2009 doit être retournée à l'AEFE revêtue obligatoirement de l'avis du conseil d'établissement avant le 15 octobre 2007.

Un conseil d'établissement (CE) doit donc être réuni avant cette date avec la nouvelle composition. Si cette dernière n'a pas encore été formée, le CE devra se dérouler avec la composition de l'an dernier. Nous rappelons que lors de ce CE doivent être examinés le tableau des emplois expatriés dans sa deuxième phase (la première phase ayant été examinée lors du Comité technique paritaire de juin), et le tableau des emplois résidents.

Dès la réunion du CE, les sections locales doivent nous retourner, pour ces deux phases, l'enquête sur la carte scolaire que vous trouverez en annexe de cette circulaire. N'hésitez pas à nous fournir tous les détails nécessaires afin de préparer le Comité technique paritaire (CTP) dans les meilleures conditions.

Concernant la carte des emplois expatriés pour l’année scolaire 2009-2010, sa première phase sera examinée lors du CTP de juin 2008. Les propositions de fermeture, d’ouverture, de maintien et de changement de discipline des postes d’expatriés doivent être adressées à l’AEFE pour le 15 mai 2008. Là aussi, le CE doit être impérativement réuni et consulté sur ce tableau des emplois et sur les profils des postes expatriés qui seront publiés. Et là encore, les sections locales devront nous retourner une enquête sur la carte scolaire afin de faire valoir au mieux les besoins des établissements en terme d’emplois.

II. Le fonctionnement pédagogique des établissements

Cette partie traite de l’organisation du temps scolaire, de la demande d’ouverture d’un nouveau centre de baccalauréat, de l’ouverture de nouvelles séries et options, de l’organisation des évaluations diagnostiques.

Le dispositif de formation continue des personnels est défini dans la circulaire AEFE 387 du 31 janvier 2007. Les demandes de subvention 2008 doivent être envoyées à l'AEFE avant le 1er mars 2008.

Une circulaire précise à chaque rentrée les modalités de demande en matière d’inspection des personnels enseignants. Attention, les demandes individuelles ou les demandes arrivant directement à l’Inspection générale ne sont pas prises en compte. Elles doivent être relayées par le chef d’établissement.

III. Les personnels

1. Les personnels expatriés

Les dossiers de candidature aux postes d'expatriés pour la rentrée 2008 étaient à saisir entre le 7 septembre et le 1er octobre 2007. Le calendrier des opérations de recrutement est consultable en annexe. Pour toutes les informations complémentaires, consultez notre site Internet (www.hdf.snes.edu, rubrique Recrutement, puis AEFE, puis rentrée 2008).

Les demandes de prolongation de mission d’expatriés au titre de l’année 2009-2010 doivent être motivées par « la proximité de l’ouverture des droits à la retraite ou par une nécessité avérée liée au bon fonctionnement du service ». Un télégramme diplomatique indiquera la procédure des demandes.

Les personnels expatriés recrutés en 2006 appelés à solliciter la reconduction de leur contrat en 2009 et ceux de la zone A (contrat de deux ans reconductible par reconduction expresse pour une période de deux ans) recrutés en 2007 doivent faire parvenir leur demande de reconduction pour le 30 avril 2008.

Les prolongations de mission au titre de l’année 2009-2010 et les reconductions expresses (pour 2009-2010 ou 2009-2011 selon le cas) seront examinées en Commission consultative paritaire centrale (CCPC) en juin 2008. Comme chaque année, les sections locales devront donc nous retourner l’enquête portant sur cette « opération ».

2. Les personnels résidents

Le recrutement des résidents pour la rentrée 2008 se déroulera selon le calendrier suivant :

- convocation des CCPLA : impérativement entre le 23 et le 31mars 2008

- acceptation des postes par les agents : au plus tard le 8 avril 2008

- réception des procès-verbaux des CCPLA à l'AEFE (accompagnés des demandes de détachement des agents ayant accepté leur poste) : au plus tard le 10 avril 2008. Attention, la circulaire de rentrée invite l'administration à renvoyer les procès verbaux "même non signés". C'est inadmissible et contraire au texte en vigueur ! Les collègues membres des CCPLA doivent EXIGER de signer les PV avant qu'ils ne soient retournés à l'agence!

- demande d’« accord préalable de détachement » transmise par l’AEFE au Ministère de l'éducation nationale (MEN) : au plus tard le 18 avril 2008

ATTENTION ! La DGRH B 2-4 (MEN), qui gère les personnels détachés, rappelle qu’il ne sera toujours pas possible d'obtenir le détachement d'un enseignant stagiaire I.U.F.M. issu de concours externe, sauf si celui-ci suit son conjoint ou sa partenaire au sens du PACS ou s’il était recruté local dans le pays. De même, depuis 2 ans, et malgré notre vive opposition, la DGRH B 2-4 n’accorde plus de détachement aux enseignants n’ayant pas trois ans d’ancienneté en tant que titulaire.

Les demandes de temps partiels des personnels résidents (circulaire AEFE 903 du 13 mars 2001) devront, après consultation et avis de la CCPLA, parvenir à Nantes avant le 17 décembre 2007. Comme chaque année, les sections locales devront donc nous retourner l’enquête portant sur cette « opération ».

Les demandes de mutation d’un résident à l’intérieur d’un pays, après consultation et avis de la CCPLA, doivent parvenir au service des personnels à Nantes pour le 17 décembre 2007. En principe, aucune mutation ne peut intervenir avant la fin du premier contrat. Après la tenue de la CCPLA (novembre ou décembre), aucun changement n’est possible sauf sur demande expresse et exceptionnelle et accord de l’agence. Comme chaque année, les sections locales devront donc nous retourner l’enquête portant sur cette « opération ».

3) Les personnels expatriés et résidents

Les demandes de réintégration doivent parvenir au service des personnels à Nantes, au plus tard le 28 février 2008. Mais attention pour faire le choix d’une académie (d’origine ou non), il faut participer au mouvement inter-académique dont les opérations débutent vers le fin du mois de novembre. Le SNES rappelle que les collègues détachés qui n’ont pas participé au mouvement inter-académique pour la rentrée 2007 ont été placés en affectation à titre provisoire dans une académie selon les besoins du service.

Les collègues expatriés ou résidents désirant faire valoir leurs droits à pension doivent faire une demande de réintégration auprès de leur administration d’origine (le plus souvent, c’est donc le Ministère de l’Education Nationale) en précisant le motif. Cette demande doit transiter par le service des personnels de l’AEFE à Nantes au plus tard six mois avant le terme du contrat.

Les collègues résidents ou expatriés désirant prolonger leur contrat à l'issue de leur détachement devront impérativement faire parvenir au service des personnels de l'agence à Nantes leur demande de renouvellement de détachement avant le 31 janvier 2008.

Il n’existe plus désormais d’appel à candidature pour demander l’accès à la hors classe des personnels du second degré. Cette opération est intégralement pilotée par le Ministère de l’éducation nationale à travers l’application de I-Prof.

4) Les personnels de recrutement local

Les fonctionnaires titulaires employés en contrat local dans un établissement en gestion directe peuvent faire valider pour la retraite les 3 mois de disponibilité avant leur recrutement comme résident ou leur service titulaire non résident (TNR) en tant que service auxiliaire (circulaire AEFE 2967 du 31 août 2001).

L'arrêté du 27 février 2007 relatif aux commissions consultatives paritaires centrales et locales prévoit la consultation obligatoire de la CCPLA en cas de recrutement ou de licenciement d’un recruté local dans un établissement géré directement (EGD) par l'AEFE (EGD).

Depuis l’ordonnance du 2 mai 2001, les recrutés locaux français exerçant dans un EGD sont soumis aux prélèvements CSG/CRDS s’ils répondent au double critère d’une imposition en France et d’une affiliation à un régime français de sécurité sociale obligatoire (les adhérents de la Caisse des Français de l’Etranger (CFE) ne sont pas considérés comme à la charge d’un régime obligatoire français d’assurance.

Le budget de certains établissements en gestion directe (Maroc, Tunisie, Argentine, Inde, Vietnam, Madagascar, Sénégal, Mauritanie, Niger, Chine, Russie) peut prendre en charge 60% du coût de l’adhésion volontaire des recrutés locaux français à la CFE, pour la couverture des risques maladie-maternité, vieillesse et accidents du travail.

5) La gestion administrative et financière des expatriés et résidents

Pour permettre le paiement des heures supplémentaires années (HSA) des personnels enseignants, chaque établissement doit faire remonter à l'AEFE (Paris), au plus tard le 15 octobre (hémisphère nord) ou le 1er avril (hémisphère sud) de l'année scolaire en cours, la fiche de répartition du service d'enseignement transmise avec l'enquête de rentrée. La première HSA est payée avec une majoration de 20%. Il est précisé dans la circulaire que « les pays dont les séquences horaires sont inférieures à 55 minutes doivent faire la conversion (nombres d’heures /55) ». Le SNES dénonce ce mode de calcul qui fait fi de certaines réalités locales.

Le paiement des heures supplémentaires effectives (HSE) est effectué après service fait.

L'indemnité de suivi et d'orientation des élèves (ISOE) est définie par la circulaire AEFE 1886 du 16 juillet 2007 et les activités péri-éducatives par la circulaire AEFE 2054 du 7 juillet 2004. Le décret n°2007-1291 du 320 août 2007 portant sur l’avantage familial des résidents est consultable sur notre Internet www.hdf.snes.edu, rubrique Lois. Il modifie le décret n°2002-22 du 4 janvier 2002 relatif à la situation administrative et financière des personnels de l’agence. Le nouveau décret doit être complété par une circulaire et des arrêtés.

Pour les pays où se trouve un EGD, les voyages de congés administratifs et de fins de missions des expatriés sont pris en charge par l'établissement mutualisateur (circulaire AEFE 458 du 19 février 2004).

Contrairement aux textes cités par l’AEFE dans sa circulaire de rentrée qui ne sont plus en vigueur, c’est l’arrêté du 27 février 2007 relatif aux CCPC et CCPL de l’AEFE qui ouvre droit aux indemnités d’hébergement et de transport. Quant aux modalités de prise en charge des frais de déplacement des membres des CCPLA, elles sont définies à la fois par le décret n° 2006-781 du 3 juillet 2006 et par les trois arrêtés qui l’accompagnent. L’ensemble des textes cités sont consultables sur notre site www.hdf.snes.edu, rubrique Lois.

Enfin, c’est toujours le décret n° 2006-781 du 3 juillet 2006 fixant les conditions et les modalités de règlement des frais occasionnés par les déplacements temporaires des personnels civils de l'Etat accompagné des trois arrêtés qui fixe les modalités de prise en charge des frais de missions temporaires à l’étranger.

IV. Les droits de scolarité

Conformément à la décision prise par le Président de la République, un dispositif de prise en charge de la scolarité des lycéens français scolarisés en terminale dans un établissement français à l’étranger sera mis en place au cours de l’année scolaire 2007-2008 (en 2008 pour les pays de rythme sud). Aucune modalité d’application n’a encore été discutée avec l’Agence mais trois documents sont actuellement en ligne sur le site de l’AEFE : une « instruction spécifique sur l’aide à la scolarisation des élèves français en terminale scolarisés dans un établissement français à l’étranger », un formulaire de demande et un « modèle de brochure générale d’information ».

7. Concours : prise en charge des frais CNED par l’AEFE

La note de M. Verclytte en date du 22 septembre 1999 prévoit que l’AEFE contribue financièrement à la préparation de certains concours de l'Education nationale. Les établissements concernés sont les établissements en gestion directe et les établissements conventionnés avec l'AEFE. Les personnels concernés sont les résidents ou les recrutés locaux non conjoints d'expatriés. Les nationalités requises de ces personnels sont françaises, en instance d'acquisition de la nationalité française, ressortissants des Etats membres de l'Union européenne ou pays ayant signé un accord avec l'espace économique européen. Les concours préparés sont les concours externes ou internes de l'Education nationale. Pour les titulaires, ce sont les concours dans la discipline qu'ils enseignent. Les concours concernés sont les suivants : agrégation, CAPES, CAPEPS, CAPET, CRPE, CPE, COP, CAPLP2, concours administratifs de l’éducation nationale.

Le 4 octobre, le SNES-FSU est intervenu auprès de la direction de l’Agence afin que la contribution financière concerne également l’inscription au concours des personnels de direction. Voici un extrait du courrier adressé à la directrice de l’AEFE : « Afin de favoriser la promotion interne le SNES-FSU demande que, en toute logique, la contribution financière de l’agence concerne également les droits d’inscription à la préparation du concours de personnels de direction. »

Les frais pris en charge par l'AEFE sont les droits d'inscription à la préparation du CNED, à l'exclusion de toute autre dépense. Dans le cas d'une inscription à plusieurs formations, le remboursement est limité à la préparation d'un seul concours.

Pour demander cette contribution financière à l'AEFE, il s'agit de s’inscrire auprès du CNED, de demander une facture acquittée puis le remboursement auprès de l’établissement en fournissant ladite facture. L’établissement se fait ensuite rembourser par l’AEFE. En cas de difficulté éventuelle, ne pas hésiter à contacter le secteur hors de France du SNES (hdf@snes.edu).

8. Affectation en Andorre : année 2008-2009

La note de service n°2007-144 du 03-09-2007 portant sur les candidatures des postes dans les établissements d’enseignement français en Andorre pour la rentrée 2008. Elle est consultable sur le site du SNES hors de France (www.hdf.snes.edu), rubrique "recrutement", puis "Andorre", puis "rentrée 2008".

Les personnels retenus sont affectés dans la Principauté d’Andorre sans limite de durée. Lorsque les collègues souhaitent quitter l’Andorre, ils peuvent retourner dans leur académie d’origine.

Personnels concernésTous les personnels titulaires ou stagiaires susceptibles d'être titularisés au 01/09/2008 des différentes catégories de personnels de l’enseignement public relevant du MEN peuvent être candidats.

Calendrier des opérations

Les lettres de demande de dossier de candidature doivent impérativement être envoyées au ministère de l'éducation nationale, direction générale de l'enseignement scolaire, service du budget et de l’égalité des chances, sous-direction de la vie scolaire et des établissements, mission

Outre-mer-Andorre DGESCO-MOM, 110 rue de Grenelle - 75357 Paris cedex 07 (bien préciser le grade, la situation administrative et l'adresse personnelle complète) avant le 14 décembre 2007 inclus.

La date limite de visa du dossier de candidature par le chef d'établissement (avant transmission au recteur) est fixée au 25 janvier 2008 inclus. Les dossiers doivent être dûment complétés et accompagnés de toutes les pièces justificatives demandées (état de services, dernier arrêté de promotion d'échelon, copie des trois derniers rapports d'inspection ou copie des trois dernières fiches de notation).

Enfin, la date limite de réception par la mission Outre-mer-Andorre des dossiers de candidatures acheminés par la voie hiérarchique est le 22 février 2008 inclus.

Attention, tout dossier parvenant hors délai, établi sur d'autres imprimés que ceux délivrés par la mission outre-mer-Andorre, acheminé en dehors de la voie hiérarchique ou qui n’a pas été demandé par lettre personnelle parvenue le 14 décembre 2007 sera rejeté.

Syndiqués, vous avez des droits ! Pensez à nous envoyer la fiche syndicale correspondant au mouvement d’affectation en Andorre ! Elle est à télécharger sur notre site internet (www.hdf.snes.edu), au bas de la page d'accueil de la rubrique "recrutement".

Roger FERRARI

Secrétaire national chargé
des questions hors de France,
Annie DELPORTE, Catherine JUSTIN,

Henri NOURI, Patrick SOLDAT
Céline URBANIAK
Membres du Secteur Hors de France.
RF/AD/CJ/HN/PS/CU/CC

ANNEXES

ANNEXE 1:

CALENDRIER DU RECRUTEMENT DES PERSONNELS EXPATRIÉS POUR LA RENTRÉE 2008

Important : ces dates restent toujours susceptibles d’être modifiées

NATURE DES OPÉRATIONS

PERSONNELS ENSEIGNANTS

(second degré)

Publication au BOEN de la note de service et mise en ligne des profils de postes sur les sites internet

Note de service et mise en ligne des profils : 06 septembre 2007

 

PROCÉDURES ET CALENDRIER

 

CANDIDATS FRANCE ET ÉTRANGER

(procédure commune)

 

Ouverture du site de l’AEFE pour saisie en ligne sur ce site et édition du dossier de candidature :

 

Du 06 au 28 septembre 2007 inclus

 

1/ date limite de remise du dossier

en 2 exemplaires

au supérieur hiérarchique :

02 octobre 2007

 

2/ date limite d’envoi des dossiers munis des avis hiérarchiques au bureau du recrutement de l’AEFE :

16 octobre 2007

 

SÉLECTIONS

 

Personnels du second degré (conseillers pédagogiques, CPE, enseignants) :

Du 25 au 29 février 2008

 

ENTRETIENS

 

 

Ø       Personnels du second degré

du 10 au 14 mars 2008

 

 

CCPCA

 

 

Ø       Personnels du second degré :

25 et 26 mars 2008

COMMISSIONS-BILANS

Semaine du 16 juin 2008

ANNEXE 2 :

RECAPITULATIF DES PRINCIPALES OPERATIONS A L’AEFE POUR L’ANNÉE SCOLAIRE 2007-2008

Grandes opérations administratives

Nature des opérations

Date limite (à l’Agence)

Carte des emplois    1ère phase

15 octobre 2007

Carte des emplois    2ème phase

15 mai 2008

Personnels expatriés

Nature des opérations

Date limite (à l’Agence)

Prolongation de mission

A définir dans un TD

Réintégration

28 février 2008

Renouvellement de détachement

31 janvier 2008

Reconduction de contrat

30 avril 2008

Retraite

Au plus tard six mois avant la fin de contrat

Personnels résidents

Nature des opérations

Date limite (à l’Agence)

Temps partiel

17 décembre 2007

Mutation interne

17 décembre 2007

Prolongation de mission

17 décembre 2007

Renouvellement de détachement

31 janvier 2008

Réintégration

28 février 2008

Retraite

Au plus tard six mois avant la fin de contrat

 

 

ANNEXE 3

ENQUETE SUR LA CARTE SCOLAIRE POUR LA RENTREE 2008

ETABLISSEMENT :

VILLE :

PAYS :

Remplir les rubriques créations et suppressions en reproduisant les demandes envoyées par le chef d’établissement APRES CONSULTATION OBLIGATOIRE DU CONSEIL D’ETABLISSEMENT.

Le conseil d’établissement a-t-il été consulté ?                  Si oui, date :                                       Si non, pourquoi ?

EXPATRIES

 

Second

 

degré

Créations

Suppressions

Observations du SNES

discipline

grade

nombre

discipline

grade

nombre

Indiquer et argumenter les propositions de la section lorsqu’elles sont différentes

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

RESIDENTS

 

Second

 

degré

Créations

Suppressions

Observations du SNES

discipline

grade

nombre

discipline

grade

nombre

Indiquer et argumenter les propositions de la section lorsqu’elles sont différentes