Une rentrÉe

sous le signe de la privatisation

Qu’on ne  s’y trompe pas, même à l’étranger, la rentrée n’est pas favorable au service public dans l’éducation.

Ce ne sont pas les gesticulations des amis du Président Sarkozy ni des fonctionnaires zélés qui nous prouveront le contraire. La mesure de prise en charge de la scolarité des enfants français en terminale puis en première et en seconde est une fausse bonne mesure. Elle écarte le système d’enseignement français à l’étranger de sa mission de service public en le mettant au niveau d’un service que l’on pourrait acheter auprès de n’importe quel fournisseur.

Le contribuable sera bien content d’apprendre qu’il va payer la scolarité du jeune Dupont au lycée français de Nouveau Monde City et que ses parents ne payent pas d’impôts !

Mais le programme ne s’arrête évidemment pas là :

-          il faut plus d’établissements scolaires français à l’étranger ? Oui, mais en partenariat public/privé!

-          il faut plus de crédits pour l’enseignement français à l’étranger? Oui, mais pas de crédits publics !

Tout cela est mis en musique par le bon ministre Kouchner et ses collaborateurs « de gauche ».

Comme il n’y a pas de petites économies, les parias de l’étranger, détachés en recrutement local des établissements culturels et recrutés locaux de toute nature, continuent de faire les frais des politiques de rigueur budgétaires.

Face à ses attaques, une seule réplique possible ! L’action collective que le Président et son gouvernement veulent rayer de la carte des droits des salariés. Ne nous laissons pas imposer ce catalogue de soi disant mesures légitimes.

Il faut se syndiquer pour résister et imposer des politiques sociales et de développement des services publics, y compris à l’étranger.

Paris, le 12 septembre 2007

SOMMAIRE

1.     La « promesse » Sarkozy : la prise en charge des frais de scolarité

2.     Le décret sur l’avantage familial

3.     Les établissements culturels : le point

4.     Les circulaires de l’AEFE pour la rentrée

5.     Syndicalisation : toutes les raisons d’adhérer au SNES en 2007-2008

6.     Rentrée 2008 : les postes d’expatriés AEFE

7.     Nouvelle calédonie, Wallis et Futuna : rentrée australe 2008

8.     Formation continue à l’AEFE

9.     Bilan du stage Hors de France

10. Mémos du SNES

 

 

ANNEXES :

-          Tableau fixant le taux de l’indemnité d’expatriation et de résidence

-          ISVL au 1er septembre 2007

-          Liste des postes  expatriés AEFE : rentrée 2008

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

N°1

 

 

1. La « promesse » Sarkozy : la prise en charge des frais d’écolage

Le candidat Sarkozy avait promis la prise en charge de la scolarité pour le second degré (seconde, première, terminale) des élèves français dans les établissements scolaires français à l’étranger. L’idée n’était certainement pas de lui mais il fallait quand même y penser ! Prendre en charge la scolarité des élèves du cycle terminal du lycée en laissant de côté toute la période de la scolarité  obligatoire, il fallait le faire. Pour les sceptiques disons qu’il ne s’agit là que de la confirmation des orientations néo-conservatrices du Président élu et de son proche entourage !

En effet, la démarche est typiquement conservatrice, en droite ligne des chèques éducation mis en place dans certains Etats des Etats-Unis. Il s’agit d’une véritable remise en cause des missions de service public confiées à l’Agence pour l’Enseignement Français à l’Etranger. Ainsi les parents français pourront inscrire leurs enfants dans n’importe quel établissement homologué et voir la scolarité prise en charge sans aucune obligation pour cet établissement, or, les législateurs et administrateurs ont construit à travers l’AEFE un dispositif qui se rapproche, compte tenu de sa spécificité, de notre éducation en France. Cette mesure Sarkozy, comme tant d’autres, est en rupture avec ce dispositif et s’inscrit dans le droit fil de la commercialisation et donc de l’individualisation de l’accès à l’éducation. Rien à voir avec le droit à l’éducation pour tous les enfants français résidant à l’étranger en synergie avec le développement de la coopération éducative que devrait porter une politique de la francophonie et du développement !

Rupture également avec la politiques des bourses scolaires puisque aucune condition de ressource ne devrait être imposée. La proposition de consacrer les crédits, que le gouvernement consent à mettre sur cette mesure présidentielle, aux bourses scolaires a été rejetée.

Ces crédits parlons-en ! Devant l’ampleur des moyens nécessaires, le pouvoir accouche d’une souris. Il fallait plus de 50 millions pour réaliser la « promesse ». La mesure sera financée à hauteur de 5 millions en 2007 (et seulement pour la terminale !) et de 20 millions en 2008. Les parents feront une demande de prise en charge dans les consulats. Elle sera examinée par un groupe de la commission locale des bourses. Les parents dont les frais de scolarité sont pris en charge par l’employeur ne seront pas éligibles (les agents de l’Etat en poste principalement). Les chèques seront plafonnés à la moyenne mondiale des frais de scolarité calculés en prenant en compte les frais de scolarité des établissements privés/privés et en sachant que l’Etat n’a strictement aucun contrôle sur les frais d’écolage de ces établissements Encore une première dans le système !

La générosité du gouvernement doit se mesurer en fonction de sa signification politique et non en fonction de l’ampleur de l’enveloppe qui, il est vrai, n’a rien à voir avec ce qu’il donne pour les salaires des personnels et les emplois à l’étranger. Pour mémoire, rappelons que les établissements, donc les parents, contribuent pour plus de 90 millions à la rémunération des enseignants. A quand un financement des missions de service public de l’AEFE ? Le SNES et la FSU continueront de le revendiquer et d’agir pour le développer.

2. Le décret sur l’avantage Familial

Ecarquillez bien vos yeux, ouvrez bien vos oreilles, le décret sur le nouvel avantage familial est signé !

Il sera mis en œuvre à compté du 1er octobre 2007 et sera basé sur un plancher comprenant le montant des frais de scolarité augmenté d’un forfait de 60 euros. Cette fois, il s’agit d’un élément de rémunération des résidents qui ouvre la voie à de véritables prestations familiales pour ces personnels.

Il faut bien sûr regretter la faiblesse du forfait mais en même temps le fait que cela soit une délibération du CA de l’Agence qui en fixe le montant doit nous permettre d’agir pour le faire évoluer.

Cependant le SNES s’inquiète de la non consultation des organisations syndicales sur le projet d’arrêté qui fixera les montants exacts de cette prestation. Nous intervenons pour éviter de mauvaises surprises !

N’oublions pas non plus nos revendications sur les niveaux des ISVL. Aucun changement véritable n’est intervenu malgré les petites bonnes intentions manifestées. Renvoyez-nous l’enquête de rentrée et mobilisez-vous pour votre ISVL !

3. Le point sur les établissements culturels

Depuis la loi du 12 avril 2000, les services de l’Etat à l’étranger peuvent faire appel à des personnels contractuels recrutés sur place et soumis au droit local. Rappelons qu’il s’agissait là d’éviter que le Conseil d’Etat puisse être saisi par les personnels dont les droits n’étaient pas conformes à ceux de la fonction publique française. De plus, l’administration a ainsi créé une situation ambiguë où des agents titulaires de la fonction publique peuvent relever du droit local. On compterait au Ministère des Affaires étrangères et européennes (MAEE) actuellement 183 agents détachés sur des contrats locaux, essentiellement dans le réseau des établissements culturels. Pour compléter le verrouillage dans l’UE, le MAEE a ressorti un règlement européen de 1978 où certaines catégories de fonctionnaires se voient imposer une couverture sociale locale. En matière de protection sociale, de retraite et de fiscalité, ces collègues relèveraient ainsi du droit local tout en continuant de cotiser en France notamment pour la retraite des fonctionnaires, amputant considérablement leur salaire. Cette situation scandaleuse est régulièrement rappelée par la FSU dans le cadre de tous les comités techniques paritaires ministériels du MAEE (CTPM), de toutes les réunions (par exemple, lors du dernier groupe de travail sur les agents contractuels du 14 juin 2007). Si en Allemagne, une solution transitoire avait été trouvée dans d’autres pays, rien n’avait avancé. Grâce à la détermination des collègues de l’Institut d’Athènes, le problème concernant leur  imposition en France est réglé et à partir de septembre, les collègues ne seront plus imposés en Grèce. Reste toutefois, la question de la Sécurité sociale. Les collègues de l’Institut et le SNES-FSU n’entendent pas que les choses en restent là et ce premier pas doit conduire non seulement à une solution pour ces collègues mais aussi à une remise en cause de cette disposition. D’autre part, et ce malgré notre protestation véhémente, a été entérinée la fermeture de l’Institut français de Bilbao sous couvert de renégociation du bail. 12 agents ont été licenciés. Dorénavant une simple antenne du SCAC disposant d’un poste d’attaché culturel devra assurer « une politique culturelle dynamique » au pays Basque espagnol ! Un projet de regroupement des services de Barcelone comprenant le Consulat général et l’Institut est dans une phase exploratoire (étude de faisabilité en cours).

En matière de règlements intérieurs et d’harmonisation des salaires, le MAEE nous a assuré que l’harmonisation avançait dans de nombreux pays (Iran, Jordanie, Syrie…). Enfin, la question des recrutés locaux marocains n’est toujours pas résolue. L’Ambassade et le fisc marocain mènent toujours la discussion. La solution envisagée consisterait à effacer la dette des dernières années et imposer les agents dès 2007. Là encore le SNES-FSU reste vigilant.

4. Les circulaires de l’AEFE pour la rentrée

Chaque année, l’Agence publie sa « circulaire de rentrée » qui précise aux chefs d’établissement le calendrier de toutes les grandes opérations administratives concernant l’établissement (gestion, examens…) et les personnels (recrutement, temps partiels…). Elle comprend aussi les références des textes qui doivent s’appliquer  à l’étranger. L’an dernier sa publication avait déjà été retardée au 31 août. Mais cette année, la circulaire n’est toujours pas parue. L’Agence nous a affirmé avoir établi le calendrier mais souhaitait modifier l’architecture de la circulaire. Nous avons rappelé qu’il était essentiel, alors même que certains chefs d’établissement se croient autorisés à ne pas appliquer les textes, de leur fournir ce document de cadrage très rapidement.

D’autre part, l’an dernier, la parution de la « circulaire vie scolaire » avait grandement mécontenté les sections du SNES ; son application s’est d’ailleurs avérée quasiment impossible dans la plupart des établissements. Nous avions donc convenu avec l’Agence qu’une réécriture était nécessaire. Durant le troisième trimestre, les organisations représentatives à l’Agence, essentiellement la FSU (SNES-SNuipp) ont participé à plusieurs réunions aboutissant à un projet qui avait été accepté par tous. Le départ de la responsable du service pédagogique a, semble-t-il, retardé la validation du texte négocié. Nous sommes là encore intervenus pour rappeler que la rentrée ne pouvait se faire sans ce nouveau texte qui fixera les règles de composition et les attributions des grandes instances démocratiques de l’établissement.

Aucune date précise n’a été clairement donnée pour la parution de ces deux circulaires, il y a pourtant urgence ! Bien évidemment, dès leur publication nous le signalerons sur le site et vous en ferons un compte rendu dans la prochaine circulaire.  

5. Syndicalisation : toutes les raisons d’adhérer au SNES en 2007-2008

Au 9 juillet 2007, le secteur Hors de France comptait 2604 adhérents, soit 101,3 % des adhérents à jour de l’année précédente, soit 33 syndiqués de plus

Pour la deuxième année consécutive, le SNES HDF progresse

Ce résultat positif est à mettre à l’actif de toutes celles et ceux qui se sont impliqués pour faire vivre le SNES         à l’étranger et en COM. Ce que les collègues reconnaissent, c’est que le SNES est le mieux à même de défendre les intérêts individuels et collectifs de la profession

Les revendications du SNES viennent d’être renforcées par le choix des électeurs au CTP de l’AEFE. Le SNES avec un siège gagné soit 4 sur 5 est maintenant en position très nettement majoritaire. Ce soutien indéniable doit logiquement s’accompagner d’une syndicalisation massive pour porter avec plus de force nos revendications 

Grâce notamment à l’action déterminée du SNES sur cette question, le nouveau décret sur l’avantage familial est maintenant entré en vigueur.

Adhérer au SNES, c’est soutenir les revendications suivantes :

Pour l’étranger :

·   Augmenter la rémunération des recrutés locaux et améliorer leur protection sociale.

·   Lutter avec le SNES HDF pour l’augmentation des indemnités (IE, ISVL)

·   Lutter pour le maintien et le développement des postes et pour la résorption des situations de TNR.

·   Se battre contre le développement de l’arbitraire en imposant que les toutes les questions relatives à la carrière (recrutement, passage à la hors classe…) et au droit des collègues soient examinées en commissions paritaires voire en CTP quand il s’agit d’atteinte au droit syndical.

·   Adhérer ou ré-adhérer au SNES, c'est également se prononcer pour une vrai service public à l’étranger avec des personnels aux statuts respectés

Pour les collectivités d'Outre-mer,

Dans ces territoires, il s'agit également de faire face à l’arbitraire croissant en imposant :

·   L’examen en instance paritaire des renouvellements de séjour ce qui n’est pas le cas actuellement à Mayotte ni à Wallis et Futuna,

·   Une nouvelle réglementation qui permettrait l’allongement de la durée des séjours à 6 ans,

·   Le paiement à échéance (début de séjour, fin de séjour) de l’Indemnité d’éloignement (IE) et de l’IFCR , le respect des majorations COM dès l’arrivée sur le Territoire,

·   La mise en place d’une véritable politique de service public dans ces territoires

Les responsables SNES reçoivent une aide du secteur HDF

Le matériel de trésorerie et de syndicalisation est envoyé aux trésoriers ou, à défaut, aux secrétaires ou aux correspondants de chaque pays et collectivité d'outre-mer. Nous vous invitons donc à nous informer dans les plus brefs délais par courriel ou par fax des changements intervenus dans la composition des bureaux ou des changements de coordonnées.

Pour les collègues isolés, le bulletin d'adhésion et le barème de cotisation sont disponibles sur notre site http://www.hdf.snes.edu (page d’accueil du site). N'hésitez pas à proposer l'adhésion autour de vous !

             Pour relancer les retardataires, vous recevrez une liste de syndiqués non à jour extraite de la base de données.

            Nous envoyons par courrier électronique une feuille de calcul sous Excel aux trésoriers afin de faciliter leurs opérations.

            Le SNES met à disposition des bulletins pré-imprimés aux responsables des sections.

 Dialoguer, agir et bénéficier des services du syndicat

Pour rappel, depuis le 1er janvier 2005, une réduction d'impôts de 66% du montant de la cotisation est accordée.

- dès l'enregistrement de sa cotisation, chaque syndiqué recevra par courriel un bulletin d'accueil présentant le fonctionnement du secteur Hors de France ainsi que ses champs de compétence

-    tout au long de l'année scolaire, chaque syndiqué recevra personnellement à son adresse électronique les circulaires Hors de France (une quinzaine dans l’année) ainsi que des informations personnalisées (mutation, changement d’échelon, etc…)

-    Chaque syndiqué participe à la vie démocratique et à l’élection du SNES dans les établissements, et à tous les niveaux.

Le SNES est un syndicat indépendant et ne vit que de ses cotisations de ses adhérents. Il est nécessaire de rappeler que toute l’activité du SNES et du secteur hors de France exige des moyens importants, qui viennent des syndiqués et d’eux seuls. Pour toute information complémentaire, n'hésitez pas à contacter Henri Jean NOURI à l'adresse suivante : henri.nouri@snes.edu

6. Rentrée 2008 : Les postes d’expatriés AEFE

La note de service sur les postes d’enseignement et d’éducation relevant de l’AEFE vacants ou susceptibles de l’être pour la rentrée scolaire 2008-2009 a été publiée au B.O.E.N. n°31 du 6 septembre 2007, consultable sur
le site de l’Education Nationale à l’adresse suivante : http://www.education.gouv.fr/bo/2007/31/MEND0701467N.htm

Dans le second degré, 50 postes sont à pourvoir :

- 1 poste d’agrégé;

- 2 postes d’agrégés ou certifiés « conseillers pédagogiques » ;

- 2 postes d’agrégés ou certifiés « faisant fonction de chef d’établissement »

- 41 postes de certifiés ;

- 4 postes de CPE.

Le nombre de postes à pourvoir cette année est considérablement réduit par rapport aux deux années précédentes (235 postes pour la rentrée 2006, 120 postes pour la rentrée 2007, postes supplémentaires inclus), ce qui s’explique par un renouvellement de postes déjà peu nombreux il y a 6 ans et qui, de surcroît, étaient alors l’objet du fameux « plan de transformation des emplois ». Le SNES continuera donc de se battre pour le maintien et la création de postes d’expatriés (certifiés comme agrégés) dans le réseau des établissements français de l’étranger.

La liste des postes publiés à ce jour est consultable depuis le 6 septembre sur le site du ministère de l’éducation nationale http://www.education.gouv.fr/SIAD/ et sur le site de l’AEFE http://www.aefe.fr

Les modalités de candidature sont précisées et détaillées dans la note de service. Quelques étapes de la procédure sont néanmoins à retenir.

Le dossier de candidature est à saisir en ligne entre le 6 et 28 septembre 2007 sur le site de l’AEFE : www.aefe.diplomatie.fr. En cas de difficultés « techniques » liées à la saisie informatique du dossier de candidature ou à la formulation des vœux, les collègues doivent contacter le bureau de recrutement de l’AEFE au 02 51 77 29 23.

Le dossier saisi, édité et signé, doit être remis, accompagné des pièces justificatives, (en double exemplaire) au plus tard le 2 octobre 2007 au supérieur hiérarchique direct, qui, après avis, le transmettra au rectorat. Puis le dossier sera acheminé après nouvel avis hiérarchique directement à l’AEFE avant le 16 octobre 2007.

Pour les postes soumis à entretien (CPE, « conseillers pédagogiques », postes de “faisant fonction de chef d’établissement”, « postes particuliers »), les entretiens se dérouleront entre le 6 et le 14 mars 2008.

Les commissions paritaires se dérouleront les 25 et 26 mars 2008.

NB : l’ensemble de ces dates sont données à titre indicatif et peuvent toujours être modifiées.

SYNDIQUE(E)S DU SNES, si vous faites acte de candidature, lisez attentivement la note d’information sur www.hdf.snes.edu et envoyez sans faute votre fiche syndicale téléchargeable sur www.hdf.snes.edu (rubrique  « recrutement », choisir « AEFE »).

7. Nouvelle Calédonie, Wallis et Futuna : rentrée australe 2008

Les commissions nationales d’affectation en Nouvelle-calédonie et à Wallis-et-Futuna se tiendront entre le 2 et le 4 octobre 2007. Nos collègues syndiqués recevront un mél de résultat et un courrier papier dès la fin de la commission les concernant. Les candidats pour un poste à Wallis et Futuna ont une affectation définitive dès la commission d’octobre. Pour les collègues ayant demandé un poste en Nouvelle-calédonie une commission locale à Nouméa se tient fin novembre  et affecte définitivement les candidats sur un poste.

ATTENTION : à l’issue de la commission nationale, les candidats « désignés » pour la Nouvelle-Calédonie doivent impérativement attendre le résultat définitif de la commission locale avant de prendre toute disposition de départ.

En effet, la commission nationale classe les candidats dans l’ordre de leur barème national sans tenir compte de leurs vœux précis. Or la commission locale ne prend  pas forcément la responsabilité de proposer un poste hors des vœux exprimés par chaque collègue ni de muter deux collègues si le poste double demandé se révèle irréalisable sur le territoire. Il faut donc considérer que le résultat définitif de la demande n’est connu qu’à l’issue de la commission locale

UN BAREME NATIONAL PROFONDEMENT MODIFIE

Cette année, profitant d’une restructuration de ses bureaux, le ministère a décidé de remettre le nez dans les règles d’affectation pour la Nouvelle-Calédonie et à Wallis-et-Futuna et de remanier en profondeur le barème existant, au nom de la résolution de « problèmes » qui n’en sont que pour l’administration :

- 1er « problème » selon l’administration, les collègues nommés dans ces territoires sont majoritairement des collègues qui sont au 9e échelon ou plus ; pour le ministère, il y a donc trop de collègues « âgés » qui partent au détriment de collègues plus jeunes, et surtout, trop de collègues qui coûtent trop cher à l’administration. Pour le SNES, le fait que des collègues en milieu ou en fin de carrière partent en COM n’est pas un problème en soi, et les collègues plus jeunes ne se trouvent pas tous écartés du mouvement, notamment quand ils postulent en poste double. L’argument disant que les collègues qui partent sont trop âgés est d’autant moins recevable que la limite d’âge relative au départ potentiel à la retraite est toujours en vigueur dans la note de service. Le jeunisme économique gagne donc du terrain dans l’administration, à l’heure où l’on exige des collègues de travailler toujours plus longtemps et où les salariés du privé continuent d’être mis au chômage après 50 ans.  Le ministère a donc voulu instaurer un barème en cloche, pour l’ancienneté de service, et dans le projet initial, un collègue stagiaire devait avoir plus de points qu’un collègue à la hors classe ! Le SNES a réussi à faire en partie reculer le ministère sur ce point du barème, la « cloche » ne descend pas en dessous des 40 points, mais les collègues au 10e échelon et au-delà passent quand même après les collègues au 6e échelon. En outre, un tel barème pour l’ancienneté de service risque de créer des situations d’égalité de barème entre les candidats, c’est donc un point sur lequel le SNES restera extrêmement vigilant

- 2e « problème » : le ministère aurait entendu les requêtes des vice-recteurs actuellement en fonction qui se plaindraient de voir toujours les mêmes enseignants sur le territoire dont ils ont la charge. En vertu de quoi, il faudrait favoriser les collègues n’ayant jamais accompli de séjour sur le territoire demandé, d’où la bonification « premier séjour » instaurée dans le barème. Cette bonification « premier séjour » était même, dans le projet initial, supérieure à la bonification pour demande de poste double !  Le SNES a d’abord souligné qu’il était surpris d’entendre que le vice-recteur de Wallis se plaignait de revoir les mêmes têtes, le dernier en date n’étant en poste que depuis septembre 2006 et les vice-recteurs de ce territoire ne résistant jamais plus de deux ans sur le territoire en question.

Ceci dit, le SNES n’est pas opposé en soi à l’idée de permettre à des collègues n’ayant jamais séjourné sur un territoire d’avoir l’occasion de venir y travailler. En revanche, nous avons totalement rejeté l’idée que cette bonification soit plus importante que celle de la bonification poste double, la mutation à deux étant, dans de nombreux endroits isolés de ces territoires, une situation préférable, voire parfois indispensable. En outre, le SNES a fait également remarquer qu'en Polynésie par exemple, le Ministère polynésien de l'éducation était au contraire plutôt favorable à l’idée d’affecter des collègues ayant déjà accompli un séjour en PF, ces collègues ayant aux yeux des autorités locales l’avantage d’avoir déjà une expérience de la vie et de l’enseignement sur le territoire.

- 3e problème, aux yeux du SNES cette fois, et sur lequel le ministère ne s’est pas expliqué : en privant les collègues ayant réintégré de l’étranger ou d’une COM, d’ancienneté de poste pendant 4 ans, sans doute dans le but de freiner ce que le ministère appelle les « rotations » entre COM, DOM et étranger, le ministère  fait de ces collègues les pestiférés du mouvement : pourquoi, en effet, ne pas leur attribuer 10 points par an d’ancienneté de poste comme pour tous les autres collègues en académie, sachant que, de toutes façons, les candidatures ayant au moins deux ans de stabilité dans une académie sont privilégiées ? Pourquoi aller encore au-delà de cette clause qui est déjà restrictive ? Ce choix concernant l’ancienneté de poste est d’autant plus curieux que dans le projet initial de l’administration, l’ancienneté de poste était au contraire purement et simplement supprimée pour tous les candidats, ce qui était un tout autre choix avec lequel nous n’étions pas d’accord non plus.

- 4e problème que l’administration se garde bien de rappeler:le problème principal pour satisfaire les demandes de tout un chacun reste le manque de postes, notamment dans certaines disciplines, ce manque de postes s’expliquant principalement par le fait que le vivier de stagiaires calédoniens, appelés à rester en Calédonie, est de plus en plus important, et qu’une part croissante de l’enseignement en Calédonie est assurée par des enseignants relevant du cadre territorial et non plus du ministère de l’Education nationale. Par conséquent, nous parlons déjà, quel que soit le barème adopté, d’un mouvement résiduel.

Au final, le nouveau barème du ministère, dont les aspects les plus dangereux ont été fortement atténués sur intervention du SNES, définit tout de même un nouveau profil du candidat idéal à une affectation en COM : un collègue plutôt en milieu de carrière, n’étant jamais parti sur le territoire demandé mais ailleurs non plus, et plutôt en poste double. C’est encore une fois, et malgré les affirmations vertueuses du ministère qui prétend vouloir renouveler le vivier des collègues qui partent en COM, la mobilité de tous les collègues qui est réduite et corsetée afin de ressembler de moins en moins à une mobilité choisie et de plus en plus à une mobilité-récompense. Vous avez dit mérite ?

DANS LE CONTEXTE D’UN BAREME PROFONDEMENT RENOUVELE, NOTRE TRAVAIL DE VERIFICATION ET D’ AMELIORATION DU MOUVEMENT NE PEUT ETRE EFFICACE QU’ AVEC UN MAXIMUM DE FICHES SYNDICALES A NOTRE DISPOSITION. ENVOYEZ TRES RAPIDEMENT VOTRE FICHE SYNDICALE A SNES HORS DE FRANCE, 46 AVENUE D’IVRY, 75647 PARIS CEDEX 13, Par mel à hdf.snes.edu ou par fax au 01 40 63 28 31.   fiche syndicale en cliquant ici

Contact : celine.urbaniak@snes.edu

Contact : henri.nouri@snes.edu

8. Formation Continue : les actions destinées aux enseignant de l’AEFE

Pour l’année 2008, le BO 31 du 06 septembre précise les modalités de candidatures. Attention, ces actions sont indépendantes du plan standard de formation qui doit être proposé dans vos établissements ou réseaux. Pour le 2nd degré, ces stages en France (Académie de Créteil, du 11 au 20 mars 2008) concernent les enseignants de collège et de lycée en lettres, histoire/ géographie, mathématiques, sciences physiques et les CPE. Elles s’adressent aux enseignants non titulaires, français ou étrangers, ainsi qu’aux titulaires résidents qui exercent depuis plusieurs années dans les établissements de l’AEFE. Les personnels des établissements en gestion directe, conventionnés ou homologués peuvent postuler. Pour les modalités de candidature, voir la note de service 2007-128 du 23-07-2007 au BO du 06 septembre 2007.

http://www.education.gouv.fr/bo/2007/31/MENE0701459N.htm

9. Bilan du stage Hors de France

Le stage hors de France de rentrée s’est déroulé les 27 et 28 août dans les locaux du SNES et nombreux étaient nos collègues SNES ayant fait le déplacement de loin ou de très loin comme  l’Allemagne, l’Angola, l’Autriche, la Belgique, le Cameroun, l’Espagne, le Gabon, le Guatemala, la Guinée, le Maroc, le Mexique, le Royaume Uni, le Sénégal, le Togo, la Tunisie ou la Turquie.

Notre camarade, co-secrétaire général Daniel Robin a tout d’abord dressé un panorama complet de la situation à la rentrée 2007. Si les luttes de l’année dernière ont pu conduire à l’abrogation du décret Robien, à la fin du dispositif d’apprentissage junior et à l’augmentation du contingent d’accès à la Hors Classe, la situation budgétaire de 2008 est fort préoccupante. En effet ce budget prévoit 22000 fonctionnaires en moins dont 11200 pour l’éducation nationale. 8830 emplois seront supprimés au titre des seuls enseignements.  Comme on pouvait le craindre, l’abrogation du décret Robien ne conduit qu’à une augmentation des heures supplémentaires conformément au dogme présidentiel du travailler plus pour gagner plus. Le gouvernement a beau afficher une suppression de seulement 3500 postes, nous savons que la facture sera beaucoup plus lourde si on ajoute tous ceux supprimés au prétexte des surnombres et de la démographie. Elle le sera encore plus l’année prochaine ou 10000 suppressions sont planifiées.

            Concernant le pouvoir d’achat, aucune négociation n’est actuellement prévue et on ne peut que constater une perte sèche de 1,2% depuis le début de l’année 2007.

Actuellement le gouvernement utilise comme variable d’ajustement  les options et le temps d’étude des élèves. C’est ainsi que le SNES peut redouter une baisse de l’offre d’enseignement.

            A suivi une intervention de Roger Ferrari qui a présenté la rentrée syndicale à l’AEFE

            Elections : La FSU grâce à l’action de tous les militants à tous les niveaux a obtenu cette année un excellent résultat : Aux CCPC de l’Agence, la FSU reprend le même nombre de sièges (4/5 chez les agrégés et 5/5 chez les certifiés) Au CTP, la FSU progresse en prenant un siège supplémentaire (4/5 au lieu de 3/5) au dépend de l’UNSA et ce malgré le second tour et la baisse de participation. C’est une très bonne nouvelle car elle signifie davantage de moyens syndicaux en termes de décharge.

            Nos revendications : D’abord nous dénonçons le sous financement de l’AEFE associé à la tendance à la privatisation à peine camouflée sous l’appellation PPV (partenariat public privé).

La réforme de l’avantage familial a finalement vu le jour sous la forme du décret 2007-1991 en ligne sur notre site. Le SNES l’exigeait depuis longtemps.

Pour le congé maladie, nous demandons l’alignement de l’Agence sur le Ministère des affaires étrangères, c'est-à-dire la suppression des abattements.

Certaines indemnités spécifiques de vie locale (ISVL) sont inadaptées par rapport à la situation économique du pays et il faut donc les augmenter en conséquence. D’autres sont insuffisantes au regard du montant des indemnités d’expatriation (IE) ce qui là aussi reflète une prise en compte insuffisante du coût de la vie dans un pays donné.

L’Agence procède à des redéploiements de postes d’expatriés vers des postes de résidents. Le SNES est surtout favorable au maintien de ces postes et à leur développement ainsi qu’à une résidentialisation massive des TNR.

A l’heure qu’il est, nous attendons toujours la circulaire vie scolaire. Le SNES a fait un travail de concertation avec le service pédagogique de l’Agence sur les principes suivants (respect des compétences des personnels du second degré) de la liberté pédagogique des enseignants et élection des représentants siégeant au conseil de second degré.

Sur les inspecteurs, nous avons rappelé notre opposition catégorique à leur présence lors des CCP de recrutement notamment des personnels expatriés. Nous avons également évoqué les mises au point faites auprès de l’Agence concernant les remarques faites par des inspecteurs pédagogiques et portant sur l’activité syndicale des collègues. Le SNES considère que les inspecteurs pédagogiques de l’Agence ne doivent pas être des supplétifs de l’Administration à qui on ferait appel pour sanctionner un collègue un peu trop « réticent »

Différents sujets de discussion ont ensuite été abordés comme le rôle des élus du SNES dans les CCP, les compétences et le rôle du CTP, la vie syndicale et les instances de vie scolaire dans l’établissement, l’inspection et la formation. Les stagiaires ont été également conviés à un exercice de  mise en situation sur l’heure d’information syndicale. Enfin le trésorier a présenté un bilan de syndicalisation ainsi que les grandes lignes de la campagne de syndicalisation pour l’année scolaire 2007 2008.

En fin de stage, il a été décidé de maintenir le cap sur les revendications du SNES à l’étranger : les rémunérations, les emplois et les droits. Un questionnaire de rentrée sera adressé à tous les correspondants pour faire le point sur les situations dans les différents pays.

10. Les mémos du SNES

Les mémos SNES 2007-2008 « Objectif concours », « Stagiaire IUFM », « Guide du jeune professeur », « TZR » et « CPE » ont été fraîchement publiés. Le « Mémento su S1 » 2007 est toujours disponible.

Si vous êtes intéressé(e), merci d'adresser votre demande, accompagné d'un petit mot mentionnant le nombre et le titre des mémos que vous souhaitez recevoir, à l'adresse suivante : SNES, secteur hors de France, Henri Jean Nouri, 46, avenue d'Ivry - 75647 Paris Cedex 13.

Pensez également à visiter le site Internet des éditions ADAPT : www.adapt.snes.edu afin de vous aider dans vos pratiques pédagogiques.

Roger FERRARI
Secrétaire national chargé
des questions hors de France,

Annie DELPORTE, Catherine JUSTIN,
Henri NOURI, Patrick SOLDAT
Céline URBANIAK
Membres du Secteur Hors de France.
RF/AD/CJ/HN/PS/CU/CC

Arrêté du 23 août 2007 fixant par pays et par groupe les taux de l'indemnité d'expatriation et de l'indemnité de résidence pour service à l'étranger, qui prendra effet à compter du 1er septembre 2007.

PAYS

       %

Afghanistan

0.81

Afrique du Sud  (autres)

-1.09

Afrique du Sud (Johannesburg, Pretoria)…..

-1.09

Albanie

-0.89

Algérie

0.53

Algérie (Annaba)

0.53

Allemagne

0.81

Andorre

-0.26

Angola

-1.95

Antigua et Barbuda

4.12

Arabie Saoudite

-2.01

Argentine

-1.57

Arménie

-0.77

Australie

2.88

Autriche

0.60

Azerbaïdjan

0.59

Bahamas

1.30

Bahrein

-2.70

Bangladesh

1.01

Barbade (la)

0.96

Belgique

0.63

Bénin

0.52

Bhoutan

1.01

Birmanie

-0.43

Bolivie

-1.98

Bosnie-Herzégovine

0.57

Botswana

-2.12

Brésil (autres villes)

4.61

Brésil (Brasilia)

4.77

Brésil (Rio de Janeiro)

4.77

Brésil (Sao Paulo)

3.84

Brunei

-1.29

Bulgarie

4.60

Burkina Faso

0.16

Burundi

-0.52

Cambodge

-2.86

Cameroun (autres villes)

0.50

Cameroun (Douala, Garoua)

0.50

Canada (autres villes)