LES SYNDICATS DE LA FSU SORTENT RENFORCÉS DES ÉLECTIONS À L’AEFE

Tout le monde a en mémoire les bons résultats du SNES, du SNEP, du SNUEP, du SNUipp, de l’UNATOS et du SNASUB aux élections aux CCP de l’AEFE au mois de mai dernier.

Pour cause de choix de procédures électorales par l’administration, le vote au CTP n’avait pas atteint le quorum et un deuxième tour a été nécessaire pour déterminer la représentativité des organisations syndicales à l’AEFE.

Le résultat est clair et net. La FSU est de loin, avec 55,6% des suffrages et 4/5 sièges, l’organisation la plus représentative des personnels de l’AEFE.

Au-delà des chiffres, il s’agit de la manifestation d’un soutien massif à la politique et aux actions développées notamment par le SNES. Les personnels ont voulu redire par la voix des urnes ce qu’ils disent dans les établissements. Il faut créer des postes, il faut augmenter les ISVL, il faut mettre en place l’avantage familial immédiatement, il faut améliorer la rémunération des recrutés locaux et leur protection sociale. Les personnels ont aussi exprimé leur sentiment pour que cesse l’arbitraire des petits chefs qui rend de plus en plus pénible l’exercice de notre métier.

L’administration et les politiques ne peuvent ignorer ce résultat et les revendications qu’il porte. Dès maintenant, le SNES s’emploie à le leur rappeler.

Tenez vous prêts à enfoncer le clou pour que votre vote soit respecté en rappelant nos revendications et en vous syndiquant dès la prérentrée.

Bravo  d’avoir participé à cette action pour faire avancer nos revendications et bonnes vacances.

Paris, le 9 juillet 2007

SOMMAIRE

1.       Enseignement français à l’étranger : au-delà des effets d’annonce !

2.       CTP AEFE du 3 juillet 2007

3.       Bilan du 2ème tour des élections au CTP

4.       Deuxième CCPC de recrutement des expatriés rentrée 2007

5.       CCPC bilan du recrutement : rentrée 2007

6.       CCPC prolongations de mission et reconductions expresses

7.       MAE : commission paritaire des contractuels

8.       Compte rendu du recrutement en écoles européennes

9.       Compte rendu seconde commission MLF : rentrée 2007

10.    Compte rendu de la CAPN hors classe du 28/06/2007

11.    Arbitraire et désordre dans les COM

12.    Mise à jour du fichier des sections de pays et d’établissement

 

ANNEXES :

-          barre d’accès à la hors classe

-          Calendrier prévisionnel des opérations de recrutement d’expatriés

-          Taux des indemnités d’expatriation et de résidence

-          Tableaux carte scolaire 2008-2009 : Afrique, Amérique, Asie, Europe

-          Mise à jour du fichier des responsables de section de pays et d’établissement

-          Fiche d’inscription au stage hors de France

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

n° 13

 

1. Enseignement français à l’étranger : au-delà des effets d’annonce !

Qui pourrait ne pas se réjouir qu’un candidat élu à la Présidence de la République ait promis la gratuité de l’enseignement secondaire français à l’étranger ? Idem pour le doublement du nombre d’établissements scolaires à l’étranger même si là il faut y mettre un gros bémol puisqu’il s’agit de développer l’initiative privée.

En fait, des bémols il faut en mettre beaucoup pour remettre tout cela dans le contexte du projet  politique du candidat Sarkozy. Et si nous posions au Président Sarkozy la question de son projet pour l’enseignement français à l’étranger au lieu d’entrer dans le débat de la pertinence ou de la possibilité de réaliser telle ou telle mesure ?   Cela nous permettrait certainement d’y voir plus clair sur la nature des choix qui sont faits actuellement.

Les bémols à la gratuité du secondaire, tout le monde les connaît. Pourquoi le secondaire et pas le primaire ? Qui paye des impôts à l’étranger et sur quoi ? D’où le traitement des familles qui reçoivent à un titre ou un autre des subsides pour la scolarité de leurs enfants ? Quelle base pour cette gratuité ? Doit-elle intégrer toutes les dépenses des établissements y compris celles qui concernent les infrastructures ? Peut-on subventionner, car c’est de cela qu’il s’agit, des établissements sur les finances desquels l’Etat n’a  aucun contrôle ? Ces questions sont légitimes mais elles ne font pas forcément le tour de la question.

Pour la multiplication par deux du nombre d’établissements, le gros bémol c’est le privé ! Ce que l’on veut nous vendre, c’est la création de nouveaux établissements seulement homologués qui seraient les chevaux de Troie de la marchandisation de l’enseignement français à l’étranger. Cette création de nouveaux établissements est cohérente avec la mesure de gratuité pour le secondaire pour peu que l’AEFE abandonne le primaire à ces établissements homologués et à d’autres opérateurs. Il ne s’agit pas d’une vue de l’esprit car c’est une des solutions qui est envisagée au Maroc. Un beau marché avec de juteux droits de scolarité où chaque établissement recruterait ses enseignants.

Du vrai, du pur libéralisme !

Et si c’était cela la raison profonde de ces engagements jugés un  peu hâtivement peu  réfléchis. Tous les personnels à l’étranger savent bien que le réseau est souvent un banc d’essai pour l’éducation en France. L’occasion est trop belle de passer à la vitesse supérieure, de forcer les feux sur les partenariats publics privés, sur le recrutement des enseignants, en un mot sur le démantèlement de fait de l’établissement public que constitue l’Agence pour l’Enseignement Français à l’Etranger.

Quelle est l’alternative ? Il faut tout d’abord renforcer le caractère public de l’enseignement français à l’étranger en dotant l’AEFE d’une cotutelle de l’Education Nationale. Il faut ensuite que le ministère de l’Education Nationale prenne toute sa place dans le fonctionnement de l’AEFE et assure au moins la prise en charge des rémunérations des personnels comme s’ils étaient en France. Il faut enfin augmenter le nombre d’établissements conventionnés pour permettre à l’Agence de remplir la mission pour laquelle elle a été créée et qui est rappelée à l’article 2 de la loi du 6 juillet 1990. Il est anormal que se multiplient les établissements homologués et que le nombre d’établissements en gestion directe n’augmente pas.

Bien sûr qu’il faut attribuer plus de bourses à plus de familles ! C’est une  condition pour préserver un peu de démocratie au sein d’un système qui l’est trop peu. Aucune famille française ne doit être exclue de l’enseignement français à l’étranger à cause de l’insuffisance de ses revenus. Mais il faudrait en même temps permettre, comme le prévoit la loi, l’accueil d’élèves étrangers pour contribuer au rayonnement de la langue et de la culture française sous des formes autres que celle de la sélection par l’argent.

Ne soyons pas naïfs, nos choix sont aux antipodes des choix présidentiels donc gouvernementaux. A l’affaiblissement du service public, au non remplacement d’un fonctionnaire sur deux, aux 17 000 suppressions de postes demandées par Bercy pour l’Education, le SNES oppose l’amélioration et le développement des services publics avec des moyens budgétaires correspondants. Cela veut dire pour l’AEFE des moyens budgétaires supplémentaires. Tous les défenseurs de l’enseignement public à l’étranger doivent avoir le courage de le dire !

2. CTP AEFE du 3 juillet 2007

Carte des emplois rentrée 2007

Afrique

Algérie

Le SNES s’interroge sur la fermeture d’un poste de CPE résident (transformé en expatrié) alors qu’un nouveau poste (expatrié) ouvrira à la rentrée 2008.

Pour l’Agence cette transformation a été faite à la demande de l’établissement et attendre 2008 pour la création du 2ème poste de CPE en 2008 se justifie par l’ouverture du collège à cette date.

Gabon

Le SNES s’interroge sur la fermeture du poste d’expatrié EPS (qui devait ouvrir à la rentrée 2007) et sur l’avenir des sections sportives expérimentales qui avaient justifié la création de ce poste.

L’Agence explique que finalement l’Inspection Générale a confié ce projet à une agrégée résidente et l’ouverture d’un poste de certifié résident va renforcer l’équipe d’EPS.

En réponse à une question du SNES, l’Agence confirme qu’elle a des difficultés à recruter à Libreville et que les postes de résidents (CPE et Physique) ne sont pas pourvus à ce jour.

S’ils n’étaient pas pourvus à la rentrée, l’établissement « fera face localement ».

Maroc

Kénitra

Le SNES fait part des demandes du conseil d’établissement, notamment la résidentialisation d’une TNR en documentation, suite à sa réussite au concours.

Pour l’Agence, il n’y a plus de support résident disponible. La demande devra être reformulée au 1er trimestre 2007-2008 et sera étudiée lors du prochain CTP.

Tchad

Le SNES regrette la fermeture du poste de résident d’allemand, alors que les besoins demeurent dans cette discipline.

Pour l’Agence, les besoins en allemand étant inférieurs à un plein temps, cela ne justifie pas un poste de résident et les heures seront assurées en contrat local.

Le SNES émet des doutes sur l’existence d’un vivier local en allemand.

Togo

L’Agence justifie la fermeture du poste de gestionnaire par l’abandon du projet de restructuration de l’établissement, pour le moment.

Tunisie

La Marsa

Le SNES regrette une nouvelle fois la suppression des deux postes de résidents administratifs, dont un agent de caisse, poste sensible et rappelle que le conseil d’établissement a demandé le maintien de ces postes.

Pour la directrice, la situation financière de cet établissement ne peut pas durer : les frais de scolarité sont en forte hausse et il est très aidé par l’Agence (forte participation aux salaires des résidents). Il doit faire des économies sur une masse salariale en forte augmentation et compenser la perte de ces deux postes par une réorganisation des tâches.

Tunis

La fermeture du poste d’arabe correspond à une demande du conseil d’établissement.

Par contre, l’Agence n’a pas eu connaissance de la demande du CE d’ouverture en anglais.

Nigéria

En réponse à une question du SNES, l’Agence précise que l’ouverture (en anglais) et la fermeture (en histoire géographie) de postes expatriés sont bien croisées avec une fermeture et une ouverture de postes de résidents.

Carte des emplois 2008-2009 première phase

Maroc

Casablanca

Au lycée Lyautey, la transformation du poste de SASU expatrié en résident n’est pas une demande du conseil d’établissement, mais pour l’Agence, c’est une affaire déjà réglée.

Le SNES demande où en sont les demandes du CE d’ouvertures d’expatriés en mathématiques et physique, liées à l’ouverture d’une classe préparatoire (MPSI) à la rentrée 2008.

L’Agence est d’accord pour l’ouverture des deux années de CPGE (2008 et 2009) mais attend de savoir que les effectifs seront suffisants pour implanter les postes.

Rabat

Le SNES regrette qu’au lycée Descartes, le chef d’établissement n’ait pas réuni le conseil d’établissement depuis le 14 décembre 2006 et souhaite que cela ne pénalise pas l’établissement. La deuxième année de classe préparatoire EC, voie économique, doit ouvrir et les postes nécessaires doivent être crées.

L’Agence attend que le nouveau chef d’établissement réunisse le CE à la rentrée pour faire le point sur les postes.

Marrakech

Le SNES interroge l’Agence sur les demandes du CE du lycée Victor Hugo d’un poste de CPE expatrié et d’ouverture de la série STG avec une dotation en postes.

Pour le CPE, l’Agence n’a pas donné suite et poursuit sa réflexion pour la STG.

Alger

En réponse à une question du SNES, l’Agence justifie le choix des disciplines pour les fermetures et ouvertures d’expatriés par l’objectif de doter l’établissement d’un expatrié par discipline.

Niger

A Niamey, le SNES regrette la suppression du poste de philo.

L’Agence a privilégié l’anglais car il n’y a pas un service complet en philo et l’établissement doit faire une proposition pour assurer localement cet enseignement.

Tunisie

Le SNES interroge l’Agence sur les demandes de postes de proviseurs adjoints à Tunis et à La Marsa (établissement qui possède un internat).

L’Agence n’a pas donné suite et estime que les équipes en place suffisent pour assurer leurs missions.

Carte scolaire Amérique Afrique Australe  2007 2008

La Pérouse à San Francisco

L’Agence ferme un poste de proviseur et ouvre un poste de proviseur adjoint. Suite à notre demande de clarification, nous recevons l’explication suivante :

Il y a un point de désaccord entre l’Agence et le comité de gestion sur le rôle des expatriés notamment l’encadrement. C’est un problème juridique aux Etats Unis qui fait qu’on considère dans ce pays que le comité de gestion est responsable. Des discussions sont en cours avec l’établissement pour harmoniser les points de vue. Dans l’attente, les contrats d’expatriés signés cette année sont d’une durée d’un an et le Proviseur adjoint nouvellement nommé dirigera les trois sites. L’Agence admet néanmoins qu’il est chef d’établissement par intérim et qu’elle reste l’autorité hiérarchique dans un établissement qui compte huit expatriés.

Nous souhaitons pour les collègues concernés par la brièveté des contrats que ce différend soit réglé au plus vite et nous suivrons attentivement les évolutions de la situation.

Cali , Colombie

Suite à un non renouvellement de détachement, nous nous étions interrogés sur le devenir du poste de philosophie dans cet établissement. Or à notre demande, l’Agence nous assure qu’il s’agit d’un poste de lettres avec un complément en philosophie.

Haiti

Deux personnes ont été recrutées pour des postes de résidents en histoire géo et en math mais il  en  manque une en technologie.

Le SNES  a rappelé que compte tenu de la faible attractivité que connaît Haiti, l’Agence aurait intérêt à créer un poste d’expatrié. L’Administration admet qu’il faut aller dans ce sens mais nous indique aussi que le nombre d’expatriés est déjà élevé dans ce pays. Le SNES tient à dire quand même que dans la situation actuelle, l’exaspération est grande et qu’on peut s’attendre à une rentrée tendue.

Guadalajara

L’Agence nous dit être partisane de l’ouverture d’un poste de gestionnaire mais la fermeture a été décidée suite à l’intervention du comité de gestion. L’Agence compte sur le nouveau proviseur pour convaincre le comité de gestion de la nécessité d’ouvrir ce poste administratif…A suivre…

Le SNES revient sur le refus de siéger en CE des représentants syndicaux de la FSU (SNES et SNUIPP) en protestation contre les sanctions pour activité syndicale décidées par la direction de ce lycée. Cette paralysie des instances de l’établissement est de la responsabilité entière de la direction de cet établissement, non de celle des syndicats.

Carte scolaire Amérique Afrique Australe 2008 2009

La Pérouse, San Francisco

Fermeture d’un poste d’expatrié de SVT. Elle est liée aux négociations en cours entre le Comité de gestion et l’Agence. Il n’est donc pas exclu que ce poste soit réinjecté au CTP de novembre. Mais pour le moment, le poste est fermé par manque de visibilité sur l’avenir de la Pérouse.

Chili, Valparaiso

Fermeture d’un poste de certifié faisant fonction et ouverture d’un poste de personnel de direction : Il s’agit d’une mesure liée à l’homologation de l’ensemble des classes de collège pour le lycée Jean D’Alembert à la rentrée 2008.

Colombie, Bogota, Lycée Louis Pasteur

Fermeture d’un poste d’expatrié de lettres et ouverture d’un poste de résident. On nous explique que cette fermeture est liée au barème et qu’il n’y aura pas de difficultés de recrutement.

Nous verrons…

Pérou, Lima, LFP,

Fermeture d’un poste d’expatrié de physique et ouverture d’un résident dans la même discipline. Le SNES ré interroge sur le vivier et sur l’opportunité de fermer ce poste. Selon l’Agence, c’est une question encore une fois de barème et il n’y aura pas de souci pour le recrutement.

Angola

A la demande de poste de SES, l’Administration répond que le TNR actuellement en poste n’est pas à temps plein et qu’il n’y aura donc pas de résidentialisation. 

Carte scolaire Europe, derniers ajustements pour la rentrée 2007

Allemagne :

Lycée français de Berlin :

L’absence de création d’heures en recrutement local en SES rendra impossible la prise en charge normale des élèves à la rentrée 2007. L’augmentation du nombre d’élèves suite à la création d’une cinquième seconde impose mécaniquement l’ouverture de ces heures. L’AEFE considère qu’un effort a déjà été fourni, en créant un poste en physique à la rentrée précédente. Le SNES remarque qu’il ne s’agit que d’un demi poste, et que l’administration allemande a ouvert un poste l’an passé et un de nouveau cette année scolaire en Histoire. L’administration estime que c’est à l’administration allemande de procéder à un recrutement, mais le Snes remarque que la certification en économie et français n’existe pas en Allemagne. L’AEFE déclare que le chef d’établissement de Berlin devait mieux faire ses projections pour l’année suivante, dans la mesure où le lycée s’était engagé à ne pas demander d’heures pour la rentrée 2007, les élèves de secondes devant se ventiler dans les différentes filières. Le Snes remarque que les demandes d’orientation des futurs élèves étaient imprévisibles, mais l’AEFE déclare qu’il faut trouver par d’autres moyens des heures grâce aux ressources internes de l’établissement. Le Snes promet une rentrée mouvementée au lycée francais de Berlin, ce à quoi l’administration répond qu’elle en a l’habitude.

Le poste ouvert au recrutement en lettres puis fermé résulte par ailleurs d’une erreur du poste diplomatique d’après l’AEFE, ce poste n’ayant jamais été créé.

Lycée français de Düsseldorf :

Le Snes interroge l’AEFE sur la fermeture du poste de philosophie, alors qu’un recrutement a été lancé en mars pour lequel se sont manifestés des candidats résidents. L’Administration déclare qu’il n’y a pas un poste complet en Philosophie. Le Snes remarque que c’est rarement le cas á l’étranger, et qu’on recrute même des expatriés en philosophie avec un complément de cours en Lettres. L’AEFE déclare que, dans le cas de Düsseldorf, le nombre d’heures en philosophie est minime, le nombre d’élèves justifiant de rassembler les élèves de filières L et Es dans cette matière.

Lycée français de Francfort:

Le Snes dénonce les fermetures prévues d’options et/ou les regroupements d’élèves sur plusieurs niveaux, sachant que le niveau des frais de scolarité pourrait permettre aux parents d’élèves d’avoir pour leurs enfants un minimum de choix de cours dans des conditions acceptables. L’AEFE répond que les principales options ne seront pas supprimées, que l’Allemand spécialité, l’espagnol et le latin demeureront offerts. Le Snes déplore que, dans l’objectif d’augmenter les effectifs de l’établissement et d’attirer un public allemand, très attentif au choix d’options, cette dégradation soit une erreur à moyen terme.

Lycée français de Sarrebruck :

Le Snes déplore que la publication limitée des postes vacants n’ait pas permis d’obtenir des candidats sur les postes de SES et Espagnol, qui sont donc fermés et assurés en recrutement local. Le Snes s’interroge sur la fermeture du poste de documentaliste, pour lequel s’étaient manifestés pourtant des candidats. L’AEFE répond que l’administration allemande s’est engagée á créer ce poste pour la rentrée 2008, ce qui justifie la couverture dans l’intervalle sur la prochaine année scolaire du besoin par des ressources locales.

Belgique, lycée français de Bruxelles :

Le conseil d’établissement demande la création d’un poste en espagnol, en raison de la croissance des besoins. L’AEFE estime que cette demande n’est pas prioritaire, mais que l’enseignant(e) pourrait au moins bénéficier d’un poste temporaire de résident pour un an sur la base de rompus de temps partiel.

Chypre, Nicosie

Le Snes s’assure que le poste libellé en lettres et histoire est un poste de PLP.

Espagne, Malaga

La résidentialisation d’une TNR en espagnol demandée par le Snes n’aura pas lieu, faute de support budgétaire pour la prochaine rentrée.

Grèce, lycée Franco hellénique d’Athènes :

Le Snes s’étonne de la suppression du latin en première et Terminale, les langues anciennes faisant partie pourtant du cœur d’enseignement du lycée. L’AEFE évoque le nombre trop réduit d’élèves et la nécessité de tout mettre en oeuvre pour augmenter les effectifs. Le Snes remarque que la fermeture des derniers niveaux de l’option permet difficilement de développer le nombre d’élèves inscrits.

Royaume Uni, lycée français de Londres

Les 28 heures supplémentaires en mathématiques feront l’objet de recrutement local et non de l’ouverture d’un poste de résident.

Roumanie, lycée français de Bucarest

Le poste de proviseur adjoint est supprimé, car il avait été créé pour faire face á un développement immobilier de l’établissement, qui, finalement n’aura pas lieu.

Ukraine, lycée français de Kiev

Les postes de résidents ouverts en mathématiques et lettres modernes sont toujours vacants, le Snes regrettant que des postes peu attractifs ne fassent pas l’objet d’un recrutement en expatrié.

Carte scolaire Europe, recrutements expatriés (première phase) pour la rentrée 2008

Autriche, lycée français de Vienne

la réflexion est en cours concernant l’ouverture de CPGE, aucun recrutement n’est pour l’heure prévu.

Belgique, lycée français de Bruxelles

la demande d’ouverture de poste d’expatrié d’anglais n’est pas considérée comme prioritaire par l’AEFE, malgré la création d’une section internationale dans l’établissement.

République tchèque, Lycée français de Prague

Un poste de CPE expatrié est supprimé, l’administration suspendant sa décision quant à l’ouverture en remplacement entre un poste de CPE ou de proviseur adjoint.

Serbie, école française de Belgrade

Contre l’avis du conseil d’établissement, un poste d’expatrié en lettres est transformé en poste de résident, l’établissement étant « sur doté » en postes d’expatriés selon les critères de l’AEFE.

Suisse, école française de Bern

le certifié de mathématiques faisant fonction de proviseur est remplacé par un expatrié du primaire. ce qui pose la question de l’évaluation administrative des enseignants du secondaire par un enseignant du primaire.

Chypre, Nicosie/ Italie, lycée de Turin

Le Snes déplore encore que les postes de proviseur soient remplacés par des postes d’enseignant faisant fonction de proviseur.

Espagne, Barcelone

Aucune création de poste n’est envisagée pour le moment, l’ouverture de CPGE étant encore à l’étude.

Examen de l’ordre du jour

La centrale

L’Agence nous annonce la création d’un cinquième secteur géographique. Du secteur Afrique dans lequel on trouve beaucoup d’établissements à gestion directe naîtront deux secteurs :

Un secteur Maghreb, Machrek, Levant et un secteur Afrique subsaharienne.

Le secteur Amérique, Afrique australe et de l’Est reçoit Djibouti et le secteur Europe gagne Israël.

Est créé un service orientation et gestion des bourses major doté de 6,6 millions d’euros au budget 2008.

Trois postes sont ouverts pour gérer ces bourses. Pour le nouveau secteur géographique, deux postes demeurés vacants seront pourvus et l’Agence compte aussi sur une réorganisation interne des tâches. Nous savons que ce système sert bien souvent à gérer la pénurie et si ce renforcement des secteurs géographiques constitue un progrès indéniable, le SNES continue à considérer qu’il est insuffisant au regard de l’accumulation des tâches et des responsabilités qui incombent à la centrale.

Le pôle ressource humaine est renforcé par la création d’un poste de secrétaire général adjoint.

Situation des personnels du siège à Paris et à Nantes

Le SNES a constaté un climat de travail de plus en plus difficile à l’AEFE. Ces difficultés sont dues à une gestion des personnels qui peine à passer d’une gestion de petit groupe à une gestion d’un plus grand nombre de personnels. Le SNES a voulu clarifier un certain nombre de questions  qui jouent un rôle important dans le fonctionnement d’un établissement public.

Le recrutement 

le SNES a interrogé sur la transparence des recrutements. Force est de constater que quasiment plus aucun poste ne fait l’objet d’une publication. La Directrice a essayé de tourner en dérision notre interrogation : « vous dites que je recrute mes copains ! ». Copains ou pas, il s’agit d’avoir de la transparence ce qui n’existe plus aujourd’hui. Le SNES poursuivra son action pour obtenir cette transparence.

Les rémunérations

La question est très compliquée voire trop compliquée pour les représentants des personnels ! Ce qui est clair, c’est que la rémunération est constituée du traitement indiciaire augmenté d’une indemnité qui varie de 0 à 15 % du total formé par le TI et les primes détenues dans l’emploi du corps d’origine. Le SNES attend la réunion d’information proposée par la Directrice.

La formation continue

Les personnels ont bénéficié de nombreux stages de formation nous dit-on. Il faudrait aller plus loin pour voir comment sont choisies les actions et les personnels qui y participent. Rendez-vous au prochain CTP.

Le règlement ARTT

Il parait qu’il a déjà été adopté mais on nous en a présenté un quand même le jour du CTP. Le Secrétaire général n’a pas pu nous présenter l’ancien comme il s’était engagé à la faire…Le SNES remettra la question à l’ordre du jour du prochain CTP mais il n’attendra pas cela pour mettre à l’ordre du jour la constitution du Comité hygiène et sécurité qui n’existe pas à l’AEFE.

Conditions de travail

La question a été abordée par le SNES sous l’angle de la charge de travail. Selon la Directrice personne n’est obligé de faire des heures supplémentaires non payées…mais n’y aurait-il pas de la pression sur les personnels pour qu’ils les fassent quand même ! La question sera suivie de près par le SNES en concertation avec les personnels.

Harcèlement moral au travail.

Le MEN a souhaité une meilleure prise en compte du harcèlement moral et à cet effet a rédigé une circulaire d’application pour les établissements de l’EN. Cette circulaire donne une définition du harcèlement moral notamment  qu’il s’inscrit dans la durée et qu’il n’est pas que le fait de supérieurs hiérarchiques. Elle insiste sur les effets destructeurs du harcèlement moral (altération de la santé physique ou mentale) et explique que faire dans cette situation.

Elle souligne aussi l’importance de l’information par l’intermédiaire des représentants du personnel, notamment dans le cadre des comités hygiène et sécurité. Enfin elle met l’accent sur la nécessité de former les personnels de l’encadrement sur ces questions

Le SNES demande à l’Agence d’agir sur ces affaires qui commencent à concerner de près les établissements à l’étranger en donnant des directives à ce sujet dans le réseau. La Directrice semble d’accord pour étudier la possibilité de donner une traduction concrète à cette circulaire dans les établissements du réseau de l’AEFE. Ce problème est lié à la mise en place d’un comité hygiène et sécurité qui n’existe pas pour le moment à l’Agence et dont le SNES demande la mise en place.

Application du décret de 2006 sur les indemnités de mission

Le SNES a demandé à l’AEFE de prendre en charge les frais de mission des collègues qui sont convoqués aux oraux de concours comme le prévoit le texte. Réponse le texte n’est pas précis sur la question…c’est à l’Education Nationale de payer ! Mais que penser alors du MAE qui dit que c’est l’employeur qui doit payer ! Le SNES invite tous les collègues à présenter à l’AEFE les factures et à en informer le SNES.

Sur le remboursement des collègues qui ont participé à des entretiens en vue de recrutements sur des postes d’expatriés, l’AEFE doit voir le texte de plus près. Là aussi, le SNES conseille aux collègues d’en demander le remboursement à l’AEFE.

Pour les remboursements des collègues qui participent au baccalauréat, l’AEFE prétend avoir fait pour le mieux alors que de nombreux collègues ne sont pas satisfaits des mesures prises. Le SNES a rappelé que toute passation de marché ne peut se faire sans appel d’offre et sans examen par une instance. Il a par ailleurs rappelé que ces marchés ne sont pas obligatoires. Le SNES demande que les questions des marchés locaux soient débattues dans les CE des établissements où se trouvent les jurys et qu’aucune passation de marché ne se fasse sans une délibération du CE.

Questions diverses

Conditions de travail au lycée René Cassin d’Oslo

Le Snes dénonce l’atmosphère délétère qui règne dans l’établissement depuis la nomination du nouveau proviseur et les nombreuses tensions qui en découlent. L’administration répond qu’il s’agit d’une maladresse initiale, qui serait à peine une maladresse : le proviseur serait entré en conflit avec les enseignants à propos des évaluations d’entrée en 6ème, qui sont normalement effectuées en France. Le Snes précise que les motifs de tension se sont multipliés tout au long de l’année, mais l’AEFE ne remet pas en cause la direction de l’établissement.

Réforme de l’avantage familial

Signé, pas signé ? Et bien pas signé. Il a manqué quelques jours au précédent gouvernement pour le faire donc il a fallu tout recommencer. Et il y a la promesse Sarkozy sur la gratuité du secondaire donc on ne sait pas si …Et les personnels dans tout çà ?

Non fonctionnement des CCPC et CCPL

Nous revenons sur les problèmes de recrutement en CCPL et le refus par l’Agence de mettre à l’ordre du jour de la CCPC les cas litigieux de recrutement de résidents.

Premier cas : interdiction de muter vers un établissement du pays où il est affecté pour un collègue ayant pourtant fait trois ans de contrat en tant que résident.

Deuxième cas : interdiction de poste pour un collègue dont la conjointe était en conflit avec l’Agence. Depuis quand punit-on un collègue pour des reproches faits à son conjoint ?

Troisième cas : des pressions sont exercées par un comité de gestion et des personnels détachés sur une collègue pour la pousser à quitter son poste qu’elle a pourtant obtenu de la manière la plus réglementaire qui soit

La Direction maintient ses positions en renvoyant à la compétence de la CCPL pour le recrutement des résidents. Le SNES estime que cela fait aussi parti des compétences de la CCPC et fonde sa position sur le nouveau texte constituant les CCPC. L’Agence hésitante sur cette question interrogera ses autorités de tutelle. A suivre…

Situation des recrutés locaux dans les EGD

Fiscalité au Maroc

Pour la directrice, la question concerne tous les services français au Maroc et sera traitée dans ce cadre.

L’Ambassade a pris cette question au sérieux et suit le dossier.

Pour les autres questions évoquées (prise en compte de l’ancienneté, horaires, …), la directrice va se renseigner sur les horaires (44 h ou 66 h) pour les veilleurs.

Augmentation de la rémunération en Tunisie

Sur la question de savoir si les fonctionnaires tunisiens détachés à l’Agence ont droit à l’augmentation prévue par le président tunisien, l’Agence nous dit que non car cela coûterait trop cher aux établissements et renvoie ces questions aux négociations salariales avec les recrutés locaux. Le SNES entend que ces personnels puissent bénéficier comme les autres fonctionnaires tunisiens des augmentations de salaire prévues. Nous nous emploierons à aider ces collègues.

Recrutement à Nouakchott

Nous indiquons à l’Agence qu’aucune publicité n’est faite sur une partie des postes de recrutés locaux. Surprise de l’Agence qui est maintenant informée de cette situation anormale dans un EGD.

Recrutement par entretien des surveillants à Madrid

L’Agence n’est pas au courant et compte donc joindre le chef d’établissement.

Rémunération à Pékin

Les recrutés locaux nous indiquent une perte de revenus de 20 % et en matière de congé maternité connaissent une situation désavantageuse avec une durée de 12 semaines seulement alors que la réglementation française prévoit 16 semaines.  Le SNES demande une compensation salariale et un alignement de la durée des congés maternité sur la législation française. L’Agence répond que les autorités chinoises consentiraient certains abattements en matière de fiscalité et que la situation est évolutive en ce qui concerne les congés maternités.

Le décret congé maladie

Comme on pouvait s’y attendre, il est encore en cours de signature !

Alors qu’au MAE, il n’y a plus d’abattements sur les rémunérations lors des congés maladie ! Que le texte va être modifié non seulement pour les personnels du MAE mais aussi pour les contractuels ! Il faudrait quand même cesser cette attitude méprisante vis-à-vis des personnels.

Indemnités des CPE, Documentalistes, CO-PSY 

L’AEFE répond que le dossier est à l’étude (c’est le cas depuis 15 ans). Le paiement des indemnités poserait d’après Bercy un problème particulier pour les conseillers d’orientation psychologues d’après Bercy, mais l’AEFE n’a pas été en mesure de préciser lequel ...

Paiement tardif des Heures supplémentaires

Vu l’heure tardive á laquelle cette question a été abordée, les personnes de l’administration qui auraient pu répondre à cette question n’étaient plus présentes…

Droit des représentants du personnel

Local syndical à Rabat

La directrice refuse toute discussion et estime qu’elle doit être traitée localement à Rabat.

Interdiction d’entrer dans un établissement faite à un représentant du personnel de l’UMT

Là aussi la Directrice renvoie à la situation locale pour un problème qui relève de du droit syndical et sur lequel nous n’obtenons aucune réponse juridiquement fondée en la matière

Intervention des inspecteurs pédagogiques dans la vie syndicale de l’établissement

Un IPR a porté un jugement sur l’activité syndicale d’un collègue dans un établissement français à l’étranger. Nous nous interdisons de dire en séance de qui il s’agit mais obtenons l’accord de l’Agence pour condamner ce genre de pratique. Merci !

Absence de panneau syndical à Shanghai

L’Agence interviendra auprès de l’établissement

Contenu des lettres de mission

La directrice de l’AEFE exprime son souhait que le recrutement d’enseignants expatriés (dont le nombre est de plus en plus restreint) soit désormais justifié vis à vis du ministère des finances par un projet et/ou une mission particulière, amplement décrit(e) dans la lettre de mission. En conséquence, les éléments de profil sur les postes d’expatriés devraient être plus précis et nombreux. Le SNES remarque que ces éléments ne sauraient mettre en cause l’existence d’un barème transparent, ce dont convient la directrice de l’AEFE. Le SNES propose également que les représentants du personnel de chaque pays soient associés à la rédaction des lettres de mission des enseignants résidents, plutôt que cette mission soit définie loin des réalités locales à Paris ou Nantes. La directrice de l’AEFE déclare ne pas avoir réfléchi á cette éventualité.

Définition des services au lycée français de Berlin

Le Snes regrette que ces services soient de nouveau l’objet d’un conflit, une solution semblant avoir été trouvée il y a deux ans. L’administration déclare que la solution trouvée il y a deux ans est et reste la même actuellement, à savoir que les enseignants devraient 21,5 périodes de cours et une demi période de travail administratif. Les surveillances sont encore citées en exemple, comme souhait également de l’administration allemande et des enseignants de l’administration allemande. Le Snes déclare qu’il n’en est rien, que la charge de travail des enseignants à Berlin n’a pas cessé d’augmenter et continue d’augmenter, et que cette demi période est déjà largement rendue compte tenu des obligations qui découlent des spécificités de l’établissement.

Paiement de l’évaluation de TPE, des capacités expérimentales en physique, chimie, de l’évaluation des examens blancs et des épreuves d’EPS

L’Administration remarque que l’usage en France n’est pas de payer ces évaluations. Le Snes remarque qu’en France, les établissements peuvent utiliser des volants d’HSE pour rémunérer ces prestations.

Belgique, statut des filières bilingues au lycée de Bruxelles après la reconnaissance de la section internationale britannique.

Circulez, vous n’avez rien compris. Cela n’a rien à voir. Les bilingues, c’est pour le fun. Pas besoin de certification et le problème c’est le baccalauréat qui n’est pas adapté à l’international. C’est en gros la réponse de la directrice. Les personnels apprécieront. Cela les oblige à faire de l’EMILE sans être formé. Quel plaisir ! Comme pour les élèves qui n’ont pas le choix de ce qui est bon pour eux !

Canada, erreur sur le calcul des indemnités différentielles prévues par le décret de 2002.

Question : Pourquoi  l’AEFE n’a-t-elle pas répondu aux lettres des collègues ? Réponse : Elles sont à l’étude au service juridique. De qui se moque-t-on ? le délai de 2 mois est passé et les collègues ont allés au TA.

Les suites du déconventionnement à Florence

Italie, l’AEFE peut-elle intervenir auprès de la « repreneuse » MLF pour un réemploi digne des personnels ? Imaginez la réponse embarrassée…les collègues titulaires ont des emplois…résultat rien. Le SNES va essayer directement auprès de la MLF.

3. Bilan du 2ème tour des élections au CTP

CTP de l’AEFE : Majorité absolue pour la FSU, un message clair des personnels

Les votes pour le Comité technique paritaire de l’AEFE ont été dépouillés le 4 juillet et les résultats proclamés le 5 juillet. Le message délivré à cette occasion par les personnels de l’AEFE à la direction de l’AEFE, au gouvernement et à l’Elysée est clair : un soutien majoritaire aux revendications et exigences portées par le Snes et la Fsu pour les personnels et le service public d’enseignement français à l’étranger !

FSU : majorité absolue des suffrages exprimés et 4 des 5 sièges : 55,6% des voix, soit une progression de 7,5 points et le gain d’un siège.

Unsa-éducation : 25% des exprimés, soit un recul de 3,6 points et un siège au lieu de deux au Ctp sortant.

Sgen-Cfdt : 9,8%, moins 0,8 point et aucun siège (même situation que dans le Ctp sortant)

Aucune des cinq autres organisations candidates n’a atteint 4%.

Ce vote des personnels est un soutien massif et un appui à notre action à tous les niveaux contre l'arbitraire et pour la transparence à l’AEFE. Il exprime leur exigence de réponses positives aux revendications concernant l’amélioration de la protection sociale et de la rémunération des recrutés locaux, l’augmentation des  ISVL, le maintien et le développement des postes ainsi que la mise en œuvre immédiate de l'avantage familial pour les personnels résidents.

Ce résultat devra être pris en compte pour les décisions futures concernant l’enseignement français à l’étranger.

4. Deuxième CCPC de recrutement des expatriés : rentrée 2007

COMPTE-RENDU DE LA COMMISSION DE RECRUTEMENT DES ENSEIGNANTS EXPATRIES DU 1er JUIN 2007

Cette année, une seconde commission de recrutement d’enseignants expatriés s’est tenue à Nantes le 1er juin 2007. La tenue de cette seconde commission s’explique en particulier par le pourvoi de certains postes supplémentaires d’agrégés et de CPGE, et le pourvoi de certains postes publiés en septembre que l’AEFE a voulu examiner plus tardivement, notamment en CPGE et en arabe.

Cette commission, d’abord prévue le 23 mai 2007, a été reportée au 1er  juin du fait du refus des élus du SNES de venir siéger dans des conditions de dialogue social que nous avons jugées inacceptables : en effet, nous avions demandé, pour cette commission, la mise à l’ordre du jour de deux questions concernant la situation individuelle de deux collègues dans le cadre du recrutement des résidents. L’AEFE a refusé d’examiner ces questions, arguant du fait que le recrutement des résidents est du ressort exclusif des CCPLA.Toute question individuelle concernant un agent relevant de la compétence de la CCPC, le SNES a entendu cette fin de non recevoir comme un déni de dialogue social manifeste, ainsi que le refus d’avoir à assumer officiellement, en commission, des décisions pourtant essentielles pour les collègues concernés. Le SNES a donc fait voter un vœu en séance pour que sa demande soit clairement consignée dans le procès verbal de la commission :

« La CCPCA B, réunie le 1er juin 2007, exige que les textes en vigueur régissant les CCPC de l’Agence soient respectés et que toute question d’ordre individuel concernant les agents qui relèvent de la compétence de l’Agence puissent y être examinées ».

Agence : 4 voix contre

Elus des personnels : 4 voix pour

Plusieurs questions d’ordre général ont été soulevées lors de cette commission, avant même l’habituelle commission bilan du recrutement. Nous avons d’abord interrogé l’Agence sur le nouveau décret de novembre 2006 sur les déplacements des fonctionnaires en mission à l’étranger, en particulier sur le fait que ce décret stipule clairement que les déplacements occasionnés pour un entretien doivent être remboursés par le recruteur. L’Agence s’est montrée bien embarrassée par ce sujet, à l’heure où elle entend développer le nombre de postes soumis à entretiens et a déclaré ne pas pouvoir répondre sur le moment. Il est évident que cette question ne pourra rester en suspens bien longtemps et le SNES sera très vigilant sur le respect des droits des collègues.

Autre question sur le recrutement en propre : l’Agence a indiqué ne pas vouloir publier les postes de CGPE qu’elle aurait à pourvoir à l’avenir, certains des postes CPGE ayant déjà été traités de cette manière cette année. Elle a déclaré vouloir s’en remettre exclusivement à l’Inspection générale pour qu’elle lui fournisse un ou plusieurs candidats puisés par ses seuls soins dans son « vivier ». Cette position de l’Agence est inacceptable et en dehors de toutes les pratiques en vigueur pour l’attribution de postes, que ce soit à l’Education nationale ou même dans la fonction publique en général : tout poste à pourvoir fait l’objet d’une publication officielle, la condition minimum nécessaire pour garantir la transparence du recrutement étant que tout candidat potentiel puisse être informé de l’existence d’un poste à pourvoir. Les collègues qui postulent sur des postes CPGE en France, qu’ils enseignent déjà en CPGE ou pas, ont accès sur SIAM à la liste des postes vacants et font tous acte de candidature sur le même serveur. Cela n’empêche absolument pas, avant cette procédure et après, que l’Inspection générale fasse son choix parmi les candidats ni même qu’elle ait la maîtrise de son « vivier » et des affectations. Mais au moins, lorsque les affectations sont examinées dans les instances paritaires, les élus des personnels tout comme l’administration ont à leur disposition la liste exhaustive des collègues qui ont officiellement fait acte de candidature, ceux qui se seraient dispensés de cette démarche ne peuvent être recrutés, et les élus des personnels ont les moyens d’interroger l’Inspection générale sur ces choix par rapport à l’ensemble des demandeurs et non par rapport à une liste d’inconnus transmise par l’Inspection elle-même. C’est la transparence la plus élémentaire du recrutement qui est ici en jeu ainsi que le respect du paritarisme, or, pour le moment du moins, l’Agence répond par la négative à notre demande, allant même jusqu’à dire que « l’Agence ne va pas se priver du  meilleur candidat pour le meilleur poste  au nom du respect de règles fanatiques ! » On aura tout entendu !

Le résultat de cette situation est que, au lieu d’avoir connaissance  d’une liste de candidats ayant fait officiellement acte de candidature pour les postes supplémentaires de CPGE, qui nous aurait permis de faire normalement notre travail d’élus des personnels, nous avons eu communication d’une liste de candidats reçus en entretien par l’Agence, et nous nous sommes bornés à écouter l’avis de l’Agence sur chacun de ces candidats. Le plus absurde est quel l’Agence nous a assuré, pour son choix final, avoir choisi le candidat recommandé par l’Inspection, ce qui revenait à dire que les entretiens qu’elle a organisés n’ont servi à rien !

Au niveau national, les postes de CPGE sont des postes à compétences et surtout à qualifications particulières, et les affectations sur ces postes constituent un exercice particulièrement bien balisé qui correspond étroitement à l’excellence des postes à pourvoir et à la nature même des classes préparatoires. L’Agence ferait bien de se renseigner sur les règles et les pratiques qui ont cours avant de se lancer dans des pratiques récusées depuis longtemps par l’Institution et qui ne vont la conduire qu’à multiplier les incohérences et les entorses aux règles qu’elle s’est elle-même fixées . 

5. CCP bilan du recrutement : rentrée 2007

La CCPC du 19 juin 2007, présidée exceptionnellement par la directrice de l’agence, a dressé le bilan de recrutement des expatriés pour la rentrée 2007.

L’AEFE a fourni un bilan statistique général.

L’Agence a reçu cette année 1780 dossiers concernant le secondaire pour un total de 105 postes mis au mouvement.

Près de 60% des enseignants recrutés dans le second degré viennent de France. Encore une fois, l’idée que les expatriés sont déjà « dans le réseau » s’avère erronée. En revanche, sur les 10 CPE recrutés, 7 viennent de l’étranger : le faible nombre de postes mis au mouvement explique sans doute que leur expérience a été valorisée. On assiste à peu de changements quant à la parité homme/femme. Sur l’ensemble des dossiers reçus (2967 dossiers comprenant le primaire, le secondaire, le personnel administratif et de direction), 42% émanaient de femmes. Elles représentent 34% des personnels recrutés. Encore une fois, on peut regretter ce pourcentage très faible surtout au regard de la proportion de femmes dans l’enseignement.

Concernant les agrégés,  pour les 12 postes mis au mouvement, 190 dossiers ont été reçus (25 candidatures ont été classées non prioritaires). 

Sur les 4 postes de conseillers pédagogiques à pourvoir, 3 ont été attribués à des collègues agrégés.

Concernant les certifiés, 63 postes ont été publiés en septembre dont 3 ont fait l’objet de transformations de discipline. 25 postes supplémentaires étaient à pourvoir avant la commission. 1440 dossiers ont été reçus dont 201 ont été classés comme non prioritaires. A la date de la commission bilan, 83 postes avaient été pourvus dont 19 (pays de la catégorie A) étaient soumis à un entretien préalable. 39 candidats avaient été présélectionnés pour ces postes et 6 ont renoncé à cet entretien.

Enfin, 10 candidats ont refusé la proposition d’affectation dont 6 sur des postes qu’ils avaient sollicités. Il est à rappeler qu’il ne peut être tenu rigueur à un collègue d’avoir refusé un poste supplémentaire. En revanche, l’AEFE émet de sérieuses réserves sur les candidats qui refusent une proposition de poste publié pour lequel ils avaient fait acte de candidature. Il convient donc, en cas de refus d’un poste publié, de le motiver par un courrier et dans la mesure du possible l’accompagner de pièces justificatives.

L’AEFE a ensuite présenté un calendrier prévisionnel pour le recrutement 2008 (très proche de celui de cette année) qui figure en annexe de cette circulaire. Le SNES a de nouveau demandé de pouvoir repousser de quelques jours la date de prise en compte des notes pédagogiques (fixée au 31 décembre), le ministère n’actualisant ses données que début janvier. Mais, l’AEFE répond qu’elle ne peut accéder à cette demande faute de temps pour traiter correctement les dossiers. Quant au ministère, il ne peut s’engager à fournir les nouvelles notes plus tôt  et renvoie la responsabilité  à certains corps d’inspection qui ne fourniraient pas leurs notes assez vite. Mais au total, cette situation pénalise un certain nombre de collègues.

La discussion s’est poursuivie autour de questions soulevées par le SNES sur les critères de recrutement des collègues.

Le SNES est intervenu de nouveau sur des questions relatives aux profils des postes en dénonçant les exigences inutiles (pratique des TICE et de l’EXAO dans les disciplines scientifiques). Il rappelle que les profils doivent être soumis au conseil d’établissement afin de refléter les besoins réels puis être examinés en CTP. 

Mais ce sont surtout les nouveautés qui ont été au cœur de la discussion avec la directrice. Trois postes étaient à pourvoir cette année en CPGE. Or sur un poste d’histoire géographie, le collègue recruté n’avait même pas fait acte de candidature selon les règles en vigueur.  Nous avons rappelé notre attachement aux règles de publication de poste et de candidature (acte individuel) qui ne remettent pas en cause le rôle de l’inspection générale dans le recrutement.

Les entreti