Je vote pour garder mon emploi et améliorer mon salaire !

Tu votes pour le respect des règles de recrutement !

Il vote pour l’augmentation de l’ISVL !

Nous votons pour les créations d’emplois !

Vous votez pour faire respecter vos droits !

Ils votent pour le SNES
 qui agit sans compromission
pour
la défense des collègues
et 
la préservation de l’AEFE !

A la veille de la clôture du vote, l’AEFE engage enfin la réforme de l’avantage familial.  Par la pression constante du SNES, l’avantage familial ne sera pas limité aux frais de scolarité. Un supplément de 60 euros est prévu. Les montants actuels sont préservés là où ils étaient supérieurs. Pour l’Union Européenne, les allocations familiales ne sont plus déductibles. Un dispositif transitoire est prévu pour les familles d’un enfant.

Ce nouvel avantage familial permet de résoudre les problèmes là où les frais de scolarité le dépassaient. Pour autant, tout n’est pas résolu car l’essentiel de l’avantage familial sera reversé aux établissements pour les droits de scolarité. Les 60 euros doivent évoluer !

Voter pour le SNES
c’est s’engager r
Ésolument
 dans cette voie !

Paris, le 3 mai 2007

SOMMAIRE

 

1.       Compte-rendu du conseil d’administration de l’AEFE du 26 avril 2007

2.       Compte-rendu du CTP de l’AEFE

3.       Réforme de l’avantage familial

4.       Compte-rendu du Congrès du SNES

5.       Compte-rendu du recrutement à la Mission laïque Française rentrée 2007

6.       Notation administrative AEFE 2006-2007 : faire valoir ses droits

7.       Le SNES sur le terrain : Italie, Madagascar, Tunisie, et Afrique de l’Ouest et Maroc

8.       Les syndiqués élisent la direction nationale du SNES

9.       Elections AEFE 2007

 

 

 

 

 

 

 

 

n° 11

 

1. Compte-rendu du Conseil d’Administration de l’AEFE du 26 avril 2007

Point 2 : Compte financier de l’exercice 2006

Comme le prévoit la réglementation, le conseil d’administration qui se tient à cette période de l’année examine le compte financier de l’année comptable passée. Comme tous les ans, c’est l’occasion de voir non seulement comment ont été dépensés les crédits par rapport au budget mais aussi de réalimenter la réserve.

Pas de surprise hélas encore cette année ! Le poste qui n’est pas consommé de manière significative est celui des rémunérations avec près de 8 millions d’euros pour les résidents et 500 000 euros pour les expatriés. Quand le SNES demande des augmentations des ISVL, il s’appuie sur cette non consommation chronique des crédits de rémunération. Chaque année chacun peut constater que ces augmentations sont possibles mais le refus procède d’une décision politique qui consiste à alimenter par ce biais les crédits consacrés à l’immobilier. C’est ce qui se passe pour cet exercice 2006 où ces crédits non consommés sont absorbés par d’autres dépenses tant et si bien que le résultat présenté pour les services centraux est en léger déficit de 900 000 euros. Le résultat pour les EGD est excédentaire de 6 millions d’euros donc l’AEFE présente un excédent global de 5 millions affecté aux réserves générales des EGD et aux « réserves spéciales ».

Vote : Contre : 3 FSU, abstention : 2 (parents), Pour : l’administration, les élus de droite et l’UNSA !

Point 3 : Affectation du résultat

Résultats des opérations de fonctionnement des EGD, où l’on distingue le service général et les services spéciaux (principalement la restauration et l’hébergement).

Dans la logique de vote du point précédent, nous rejetons ces résultats.

VOTE : Pour : 22, contre 3 (FSU), abst : 0

Point 4 : Décision Modificative Budgétaire n°1 de l’exercice 2007

Cette DM 1 a 3 objectifs principaux : la réduction du déficit de fonctionnement tel qu’il apparaît au budget primitif, l’inscription de crédits au titre des dotations parlementaires et l’inscription de crédits de paiement pour les opérations immobilières.

La réduction enregistrée est de 5,15M.

Les dotations parlementaires s’élèvent à 370 000 €.

Les crédits d’investissement (pour l’immobilier) sont accrus de  25,5M€ (9M d’emprunt et 16,5 M de prélèvement sur le fonds de roulement)

Il faut noter que les principes tenus par l’AEFE sont les mêmes, pour cette DM aussi. Malgré des remontés positives de fonds dues aux augmentations des frais de scolarité, donc à la charge accrue sur les établissements, aucune marge ne se dégage pour l’amélioration de la situation des personnels. L’aefe, suite entre autres aux remises en dotations d’établissements en gestion directe, gère principalement de l’immobilier, dans un cadre financier. 

Toujours dans le cadre des crédits d’investissement pour opération immobilière, le SNES est intervenu sur le fait que certaines modifications nous étaient présentées comme acquises, alors que l’information n’avait pas été donnée. La directrice répond que certains de ces changements sont dus à des réajustements d’enveloppes au vu des travaux.

A Alger, c’est le département qui prend en charge les travaux. Il y a un besoin urgent d’une école. A Tananarive, une projet d’achat de terrain est à l’étude. Une mission de l’AEFE aura lieu fin mai. A Tokyo, un projet est lancé pour la recherche d’un terrain. A Nouakchott, il s’agit d’un projet d’extension et d’une reprise de bâtiment. A Londres, deux opérations sont prévues. D’une part, une acquisition est à l’étude. D’autre part, la reprise en profondeur de certains bâtiments est envisagée.

VOTE : pour 18, contre 5 (dont FSU), abstention 2.

Point 5 : Modification des taux de participation

Comme d’habitude, et en raison du dogme du coût constant, les « baisses » de participation consenties à certains établissements sont automatiquement compensées par des hausses dans d’autres. Il faut noter que ces baisses ne sont que temporaires, elles consistent en fait à une réduction du taux sur quelques années, en lieu et place de subventions que donneraient l’AEFE. A la fin de cette période, les taux reprendront bien sûr un niveau « normal ». Par contre, les hausses observées pour compenser ces mêmes baisses seront évidemment maintenues, voire poursuivies.

Subventions obtenues (baisses temporaires) pour l’Allemagne -Hambourg, Saint Exupéry ; Guinée, Conakry Albert Camus.

Hausse du taux : Lituanie (Vilnius, école française), Allemagne-Berlin, collège Voltaire ; RU-Londres, Ile aux enfants ; Espagne-Ibiza, collège français ; Arabie Saoudite-Riyad, section française SAIS.

2 lissages de taux de participations : Allemagne-Francfort, Victor Hugo ; Togo-Lomé, Lycée Français.

VOTE : pour : 17, contre : 3 (FSU), abstention : 5.

Point 6 : Autorisation de recourir à l’emprunt (Lycée Jean Mermoz de Dakar)

Ce point est, pour des raisons comptables, lié au projet de construction à Munich.

L’établissement Jean Mermoz de Dakar remboursera bien l’emprunt, comme prévu à hauteur de 7M d’euros. La reconstruction de l’établissement est estimée à un coût global de 20 M.

VOTE : pour : 22, Contre 0, Abstentions : 3 (FSU)

Point 7 : Demande de remise gracieuse (Lycée Français de Singapour)

L’accord remonte à 1993. Pour des raisons techniques, il a besoin d’être formalisé.

VOTE : Unanimité

Point 8 : Modalités de calcul amortissements

Détermination du nombre d’années pour amortissements

VOTE : unanimité

Point 9 : Proposition de sortie d’inventaire

Proposition du Lycée de Casablanca, Maroc. Mesure technique.

VOTE : unanimité

Point 10  :Dons en faveur des EGD

Des dons importants à Londres (150 000 livres) et Nouakchott, 79800 euros, sans contrepartie.

Une série de dons inférieurs à 30 000 euros pour divers établissements de Francfort, Vienne, Nouakchott, La Haye, Lisbonne, Londres, Moscou et Dakar.

VOTE : unanimité.

Point 11 : Délibérations prévues par l’article 7 du décret 2006-781 du 03 juillet 2006 relatives à des modalités particulières des frais de déplacements temporaires.

Un point important pour les personnels, quand on connaît les difficultés parfois persistantes qu’ils rencontrent pour des remboursements ou avances de frais de déplacement lors de stages, de convocation aux examens, de CCPLA, CTP, CA.

Cette présentation au CA consiste en un projet de délibération pour une future circulaire interne AEFE, en application du décret du 3 juillet 2006 qui modifie l’approche réglementaire des conditions et modalités de règlement des frais occasionnés par les déplacements temporaires.

Le décret contient des détails techniques. Par exemple, sur l’indemnité journalière (par pays, fixée au JO), si l’administration fournit l’hébergement, un abattement de 65% est opéré. Si elle fournit le repas de midi, un abattement de 12,5% est appliqué, idem pour le repas du soir. Pour les déplacements en France métropolitaine, le personnel peut refuser les propositions d’hébergements et de repas. Dans ce cas, il touche l’indemnité complète. A l’étranger, l’AEFE ne permet pas cette possibilité. Le SNES intervient pour que cette possibilité soit donnée aux collègues en poste à l’étranger. C’est un dossier à suivre, en l’attente du projet de circulaire d’application de l’AEFE.

VOTE : pour 16, contre 0, Abstention, 8

Point 12 : Questions diverses :

Les suites du déconventionnement à Florence.

L’AEFE fait un point sur la situation. La Mission Laïque Français a pris la suite. La situation des personnels est, selon l’administration, réglée. Deux couples ont réintégré la France, une personne est réemployée à Milan ou à Rome, et une autre part à la retraite.

Pour l’établissement, l’enseignement direct aura lieu en 6e et 5e. EN 4e et 3e, ce sera le CNED.

Le SNES ayant suivi le dossier des personnels jusque-là, nous continuerons bien sûr à le faire en veillant à ce que les différentes promesses faites par l’AEFE ou la MLF soient tenues.

Non respect des règles de recrutement en CCPLA.

Ce point est reporté au CTP du 27/04/07. A lire dans le compte rendu du CTP.

Augmentations des ISVL.

Comme aux précédents CA et CTP, le SNES revient à la charge sur les augmentations des ISVL. Certes, l’AEFE, dans ses dernières modifications, a tenu compte de certaines de nos remarques sur le rapport entre le rang d’ISVL et le rang d’Indemnité d’Expatriation

Modification du décret de 2002 concernant les congés maladie.

L’AEFE a trouvé un nouvel argument pour nous faire croire que le dossier avance. Mais au bout de plusieurs années, nous savons très bien que ce n’est pas le cas. Ce n’est pas pour ça que nous abandonnerons le combat !

La création des indemnités statutaires pour les CPE, Doc et Co-psy.

Idem point précédent. De plus, d’après la réponse de l’AEFE, il y a de quoi être pessimiste et la suite dépendra de la mobilisation des collègues sur place.

Lycée De Pékin suite au changement de statut et situation des personnels.

C’est la reprise d’un point sur lequel nous sommes déjà intervenu dans des séances précédentes. Selon l’AEFE et d’un point de vue « technique », la clé semble toujours être le certificat de personne morale que l’établissement attend de la part des autorités chinoises. A Pékin, selon les propositions actuelles, certaines dépenses telles que l’indemnité de location, les frais d’écolages, la prise en charge des voyages pourraient être déductibles des impôts. Le problème demeure sur les plaques d’immatriculation des véhicules et, nous l’avion déjà mentionné, le montant des frais d’écolages à verser pour nos collègues sur place.

Le SNES intervient également sur le droit au congé maternité. Selon nous, il devrait être le même pour les recrutés locaux et les détachés. L’AEFE répond dans un sens positif, et cette demande sera rapidement examinée.

La création d’une association des œuvres sociales à l’AEFE.

Si l’AEFE était dans un premier temps sceptique, en raison de l’existence d’une association au sein des Affaires Etrangères, les interventions du SNES relancent les propositions. Pour nous, ce sont deux domaines distincts pour toute une partie des personnels, en particulier des recrutés locaux qui ne peuvent relever de l’association du MAE. Il faut donc cette création et nous suivrons l’étude et l’évolution de ce dossier.

Les mesures salariales à prendre pour la prise en compte de l’IGR (impôts) payé par les recrutés marocains au Maroc.

Pour le SNES, l’AEFE doit prendre très sérieusement en compte ce dossier. Les récentes mobilisations de nos collègues ont montré que le dossier était lourd et, surtout, qu’une solution devait rapidement émerger. L’AEFE répond que le dossier est suivi avec « beaucoup d’attention » par l’ambassade de France au Maroc. Elle fera d’ailleurs bientôt le point avec l’ambassade sur ce sujet.

Point sur la fondation à Bruxelles et les PPP (Partenariat Public Privé)

A Moscou, suite à un accroissement constant des effectifs, l’AEFE oriente ces recherches à court et à long terme. A court terme, il faut « gérer l’urgence » en recherchant des locaux à louer et en étudiant un projet de partenariat avec une école russe. A long terme, l’AEFE s’oriente vers l’achat d’un terrain (programmé à hauteur de 15 M d’euros pour une future construction).

Au Caire, un nouveau projet dans le cadre de la construction en PPP (15M €) doit être remis le 24 mai.

A Bruxelles, « la fondation poursuit son travail de collecte de fonds (selon l’AEFE) ».

Le SNES renouvelle son désaccord avec le recours de plus en plus fréquent aux PPP. L’éducation n’est pas, pour nous, un commerce et on ne peut pas se lancer dans des projets dont on ne connaît pas vraiment les issus. Les PPP sont un exemple criant de l’entrée de la marchandisation dans le domaine éducatif qui est le nôtre.

2. Compte rendu du CTP de l’AEFE

Réunion extraordinaire du comité technique paritaire de l’AEFE du 27 avril 2007, réforme des majorations familiales versées aux résidents

L’objet de cette réunion était d’entériner une modification du décret de 2002 en ce qui concerne les majorations familiales, le Conseil d’Administration ayant la veille délibéré sur les modalités de cette modification.

Le Snes se félicite de cette modification, qui présente une avancée sociale pour les enseignants résidents du réseau. Les avantages obtenus restent cependant en deçà des revendications initiales.

Les majorations familiales vont être désormais calculées en fonction des frais de scolarité, de manière à couvrir intégralement des frais moyens établis par zone ou pays, et par tranche d’âge des enfants, et de manière à ce que les enseignants obtiennent en outre un complément de revenu. Dans chaque zone ou pays, et par tranche d’âge seront calculés des frais de scolarité moyens, publiés dans un arrêté d’ici la fin juin.

Si les majorations familiales précédemment versées aux enseignants résidents (40 % des majorations familiales versées aux expatriés) ne recouvrent pas les frais de scolarité calculés comme expliqué plus haut, auxquels on ajoute un complément de 60 € pour les pays hors de l’Espace Economique Européen, ces 60 € représentant une valeur moyenne des allocations familiales versées , elles seront augmentées en conséquence : les enseignants ayant des enfants à charge résidant dans des pays hors de l’Espace Economique Européen devraient donc avoir en moyenne 60 € de compléments de revenu, quel que soit le nombre d’enfants à charge, une fois payés les éventuels frais de scolarité. Dans le cas où les majorations familiales seraient supérieures aux frais de scolarité moyens de la zone ou pays, elles seront diminuées de sorte que les enseignants conservent au moins, par comparaison aux frais de scolarité moyens de la zone ou pays, la somme de 60 €.

Pour les pays de l’Espace Economique Européen, les majorations familiales seront portées au niveau des frais de scolarité moyens de la zone ou du pays, et les enseignants pourront en sus toucher les allocations familiales françaises. Les allocations familiales ne seront donc plus déduites du calcul des majorations familiales, et deviendront un complément de revenu, une fois payés les frais de scolarité éventuels.

Si, dans le cadre de ce dispositif, des enseignants devaient obtenir une somme inférieure aux sommes qu’ils percevaient avant au titre des majorations familiales, éventualité pouvant toucher en particulier 107 familles de l’Espace Economique Européen n’ayant à charge qu’un enfant scolarisé, une indemnité compensatoire sera versée pendant 5 ans.

Ce dispositif entraîne la suppression de toutes les exonérations qui pouvaient encore exister dans quelques cas pour les enseignants résidents. Cependant, si, pour un couple d’enseignants, un des parents enseignant en  contrat local bénéficie pour ses enfants d’exonérations de frais de scolarité à ce titre, elles seront conservées.

Le SNES a attiré l’attention de l’AEFE sur l’existant en Espagne qui comprend le SFT ; La directrice a répondu qu’elle n’était pas au courant et que de toute façon la réforme est globale et ne peut prendre en compte toutes les situations particulières.

Cette réforme de l’avantage familial a été approuvée à l’unanimité.

Le Snes et le Snuipp s’interrogent sur le calcul des frais de scolarité moyens par tranche d’âge : dans un même établissement, d’une ville à l’autre, d’un niveau de scolarité à un autre, ils peuvent être très différents. L’AEFE assure qu’elle essaiera de se rapprocher le plus possible de la situation réelle des enseignants. Ce calcul tiendra compte d’ailleurs de la totalité des frais de scolarité (frais d’examen inclus par exemple), hormis les frais de première inscription.

Le Snes s’interroge également sur les modalités d’évolution de ces majorations familiales, et souhaite qu’elles fassent l’objet d’une discussion régulière dans une instance paritaire. L’AEFE estime que l’évolution de ces majorations familiales pourra faire l’objet d’un point à l’ordre du jour du comité technique paritaire de juin chaque année.

3. Réforme de l’avantage familial

Où en est-on  de la réforme ? Tous les textes devraient paraître avant la fin  de l’année scolaire. La modification du décret de 2002 sera publiée sous peu et l’arrêté fixant les montants de l’avantage familial par pays et en fonction de l’age des enfants, paraîtra, lui, un peu plus tard. Le décret s’appliquera à la rentrée.

Quelle est la philosophie du dispositif ? Le décret prévoit que l’avantage familial est servi pour l’éducation des enfants et qu’il ne pourra pas être inférieur aux droits de scolarité. Au delà, mais ce n’est pas dans le décret, le principe est d’accorder le montant des allocations familiales pour deux enfants rapportées à un enfant soit 60 euros. Pour l’Europe, les allocations familiales françaises ne sont plus déductibles. L’avantage familial actuel subira un abattement d’au plus 60 euros sans toutefois devenir inférieur aux droits de scolarité. Un dispositif transitoire est prévu pour les familles ayant un seul enfant afin qu’ils n’y perdent pas compte tenu des allocations familiales pour un enfant. Pour celles ayant deux enfants et plus, les familles toucheront les allocations familiales donc au moins 60 euros par enfants. Hors Europe, le principe du plancher frais de scolarité plus 60 euros s’applique partout sans diminution du niveau de l’avantage familial actuel.

Le projet représente une avancée dans la mesure où il porte l’avantage familial au dessus des frais de scolarité. Plus aucun collègue ne paiera plus qu’il ne reçoit ! En même temps, l’avantage familial conserve son caractère de prestation familiale. Il n’est pas limité aux frais de scolarité puisque son montant comprend le montant des allocations familiales pour deux enfants rapportées à un enfant soit 60 euros sous cette forme hors Europe et sous forme de non déductibilité des allocations familiales pour les autres pays.

Il faut tout de même faire remarquer que les établissements font une bonne affaire puisqu’ils vont récupérer partout l’intégralité des frais de scolarité pour les enfants des résidents.

Ce projet a cependant des limites. Tout d’abord le compromis qui fixait à 80 euros le montant au delà des frais de scolarité n’a pas été respecté. Difficile à défendre puisqu’il ne correspondait à rien selon la directrice et 60 euros, c’est les allocations familiales pour deux enfants…Ensuite parce qu’il rompt le lien avec les majoration familiales des expatriés bien que le décret y fasse encore référence pour définir les catégories d’âges des enfants. Cependant il est bien clair pour le SNES que cette disposition est transitoire et que l’avantage familial sera concerné par toute réforme des majorations familiales au MAE. Enfin sur l’évolution car si l’évolution des frais de scolarité sera répercutée du fait de la définition plancher, rien n’est prévu pour les 60 euros. Cette somme est inscrite à l’action sociale de l’AEFE. En l’absence de Comité d’Action Sociale pour l’établissement public ou d’association ayant un objet social, il reviendra au CA, lorsqu’il votera le budget d’adopter ou pas une modification. Le SNES s’emploiera à faire évoluer ce montant dans le bon sens !

Le SNES et le SNUIpp ont approuvé le dispositif sachant qu’il faudra être vigilant sur son application en septembre. La disposition concernant les 60 euros a été adoptée à l’unanimité du Conseil d’administration. C’est un résultat de l’action des collègues qui ont soutenu cette proposition portée avec acharnement par le SNES. Bonne aubaine pour l’UNSA qui ne l’avait pas demandée mais qui s’y est ralliée sans difficultés !

4. Compte rendu du congrès du SNES

Le congrès national du SNES s'est déroulé à Clermont Ferrand du 26 au 30 mars. Etaient représentés pour les COM, Mayotte, Polynésie française, Nouvelle-Calédonie et pour l'étranger, Colombie, Maroc. Les délégués présents ont apporté une contribution qui a permis de faire prendre en compte les préoccupations hors de France dans les orientations du SNES des collègues pour les deux années à venir. Faire exister le Hors de France dans la plus haute instance du SNES passe par la participation des collègues délégués des sections qui peuvent ainsi présenter un point de vue différent et le faire intégrer dans les textes sur chacun des thèmes.

Thème 1 : Un second degré ambitieux pour l’accès de tous aux savoirs et aux qualifications

1- Amendements présentés par les délégués du HDF

Introduction ligne 23

Le SNES conteste le désengagement de l’Etat vis-à-vis des établissements publics à l’étranger. De plus en plus d’opérateurs  privés interviennent dans leur gestion par le biais du partenariat public privé

II- 1-5

Ligne 606 : « La promotion des langues et culture de France » et d’Outre Mer

III.2.1 : « tous les établissements en difficultés doivent recevoir dans le cadre d’un classement unique refondé sur la base de critères sociaux et scolaires nationaux objectifs et transparents, les moyens correspondant à leurs besoins, qu’il s’agisse de collèges ou de lycées, qu’ils soient ruraux ou urbains, situés sur le territoire métropolitain ou outre-mer »

2-Intervention du délégué

Politiques éducatives dans les Collectivités d’Outre-Mer :

25 années de décentralisation, ajoutées à un statut d’autonomie croissante des anciens Territoires d’Outre-Mer  entraînent un tiraillement des choix éducatifs entre la volonté du maintien des cadres nationaux des diplômes et la prise en compte des spécificités locales.

On assiste à une dépense d’énergie stérile autour de la rédaction de Chartes de l’éducation ou de colloques sur l’Ecole, qui n’aboutissent qu’à peu de résultats puisque aucun bilan ni aucune critique ne sont réalisés. On met en œuvre des choix locaux au gré des exigences des gouvernements territoriaux successifs.

Les moyens accordés ne sont pas à la hauteur des besoins, notamment sur la maintenance des structures et des équipements, mais également pour ce qui est des moyens humains. Les déséquilibres s’accentuent, tant localement qu’avec la métropole. On constate en particulier un déficit dramatique dans l’enseignement adapté. Le public accueilli nécessite le classement en ZEP de nombreux établissements.

Les compétences locales s’exercent dans tous les domaines à coup de décrets de circulaires et d’arrêtés : les sections locales doivent continuellement se tourner vers le Tribunal Administratif.

La perspective d’un transfert de compétences de l’ensemble de la gestion de  l’enseignement secondaire en Nouvelle Calédonie vers le gouvernement local amènera indubitablement une aggravation des inégalités existantes, comme on le voit déjà dans l’enseignement primaire.

L’échec scolaire, l’illettrisme et bien sûr la déscolarisation avant 14 ans ne trouvent pas dans les Collectivités d’Outre-Mer de remède efficace malgré l’émergence de structures spécifiques (GOD, CETAD, ALEP, CJA…). Le bilinguisme devient un enjeu majeur qui doit nous faire reconsidérer l’enseignement du Français comme l’enseignement d’une langue seconde.

La formation professionnelle est loin de correspondre à la demande, trop de jeunes des Collectivités d’Outre-Mer quittent le système éducatif sans la moindre qualification. Nous réclamons que les cartes de formations correspondent aux besoins de ces territoires.

Nous revendiquons en Polynésie une augmentation de l’horaire élève à trois heures en tahitien pour les collèges et lycée. Ce qui implique une multiplication du nombre de postes au CAPES dans cette langue.

Une véritable politique d’éducation prioritaire doit être mise en place dans les COM

Thème 2 : Des personnels respectés dans leurs métiers, leurs qualifications et leurs droits

1- Amendements présentés par les délégués du HDF

1-3-4. Stagiaires en situation

Ligne 338 : Les difficultés engendrées par le stage pour les collègues en poste dans un établissement français à l’étranger nécessitent des dispositions spécifiques selon des modalités à approfondir, conciliant les exigences de la formation ainsi que les conditions de vie des personnes concernées.

2-1-3  Ligne 435

Les collègues affectés en Nouvelle Calédonie doivent bénéficier d’un mois de congé avant leur rentrée scolaire pour préparer leur installation.

2-2-2 Ligne 518

Nous revendiquons :

·       à l’étranger la création d’une indemnité d’éloignement pour les résidents.

·       en COM le versement des indemnités en temps et en heure.

2-2-3 Ligne 556

Nous demandons :

·       la mise en place d’un vrai congé administratif 

2-2-4 Ligne 589

Le SNES est favorable à un plan de résorption de la précarité par des services à mi-temps payés plein temps pour préparer les concours

4.1       Ligne 772 après condition :

Le maintien des bonifications d’annuités pour service hors d’Europe

4-1 Ligne 784

Nous demandons le maintien de l’indexation des salaires et des pensions de retraite dans les collectivités d’outre-mer  pour compenser la cherté de la vie.

2-Intervention du délégué

Le Secteur Hors de France représente plus de 4000 collègues qui travaillent dans les 430 Etablissements Français de l’Etranger. Ils sont expatriés, résidents et non titulaires recrutés localement.

Pour ma part, je viens de Bogota en Colombie, où les collègues attendent beaucoup du SNES, qui syndique 85% des collègues et qui est une force reconnue par la direction et l’ambassade.

Voici les revendications que nous présentons :

Pour la titularisation des non titulaires :

- La nécessité d’effectuer le stage en France entraîne des frais énormes et la séparation de la famille. Nous demandons donc l’ajout de la mention suivante dans le thème 2 :

Les difficultés engendrées par le stage pour les collègues en poste dans un établissement français à l’étranger nécessitent des dispositions spécifiques selon des modalités à approfondir, conciliant les exigences de la formation ainsi que les conditions de vie des personnes concernées.

Durant la carrière :

-                      La création d’une indemnité d’éloignement pour les résidents afin qu’ils puissent rentrer en France avec leur famille.

Pour la retraite :

- De nombreux collègues recrutés localement et donc considérés comme non titulaires avant 1990 ne peuvent compléter leurs annuités : nous demandons le maintien des bonifications d’annuités pour les services accomplis hors d’Europe


Thème 3 : Quel syndicalisme pour aller de l’avant ?

1- Amendements présentés par les délégués du HDF

1-1     Le syndicalisme : quelles perspectives ?

Ligne 20, après Lille : le SNES réaffirme aussi que sa priorité reste la défense des collègues, de leur statut et de leurs conditions de vie

1-2-3

Ligne 164 : « et des revendications claires portant prioritairement sur la défense du corps enseignant et en mettant en place un syndicalisme de service et de terrain que le SNES surmontera les difficultés actuelles

2-Intervention du délégué

Mayotte, au sein du SNES,  possède, outre sa  particularité ultramarine,  une particularité  notable  sur le plan syndical  , celle d’avoir  augmenté de 28%  son nombre de syndiqués en 2 ans  , faisant de notre académie la plus militante de France métropolitaine et des DOM/TOM .

Le SNES Mayotte  a désormais  davantage de syndiqués que plusieurs académies.

Je ne veux  pas vous donner des leçons de syndicalisme mais simplement apporter  modestement quelques pistes.

Pourquoi une telle  hausse à Mayotte ? 

A Mayotte le SNES place comme priorité la défense des collègues :

-       dans leurs statuts

-       dans leurs conditions de vie

-       dans leurs rémunérations

-       face aux attaques répétées des médias

    Certes   le SNES Mayotte  n’obtiendra pas le prix Nobel de la Paix, notre organisation ne défend  ni les dissidents chinois, ni les réfugiés soudanais, nous n’avons pas cette prétention.

Par contre la défense du corps enseignant, en utilisant tous les moyens  possibles, ceux du militantisme  classique comme les  moyens juridiques  est notre premier souci, notre devoir en tant  que syndicat.

Je vous renvoie camarades aux origines même du syndicalisme  et à sa définition :

La défense  des intérêts d’une profession. Ne l’oublions pas  ne nous en écartons pas.

Le Hors de France  a remis une proposition en ce sens  pour le texte final  afin que le mot priorité soit donnée non plus au projet éducatif mais  bel bien  à la défense des enseignants.

J’engage le S4, les S3 et les S2 à recentrer  leur action  sur la défense des professeurs, le SNES doit devenir  le syndicat dans lequel tous les professeurs et surtout les plus jeunes se reconnaissent si nous voulons augmenter le nombre de syndiqués et imposer au gouvernement un véritable rapport de force.

Le SNES  devra aussi conquérir des adhérents  en préparant  puis en appliquant une stratégie  offensive clairement comprise  par tous les enseignants.

Enfin pour terminer  j’émettrais un souhait  celui que le SNES ne soit plus le syndicat des enseignements  du second degré, mais bien le grand syndicat des enseignants du second degré que nos collègues attendent.

5. Compte-rendu du recrutement à la Mission Laïque Française rentrée 2007

Le 28 mars dernier s’est tenue la première commission de recrutement à la Mission laïque française pour le rentrée 2007, commission qui examine les recrutements dans les établissements du réseau de la Mission laïque, du réseau OSUI (au Maroc) et dans les écoles d’entreprises clientes de la MLF. Durant cette première commission, pour chaque poste susceptible d’être vacant, la commission établit un classement des candidats qui ont demandé le poste dans l’ordre du barème, ce barème privilégiant en premier lieu les échelons les plus bas. Il existe deux classements, l’un pour les candidatures simples et l’autre pour les candidatures doubles, la MLF pouvant également privilégier le recrutement, quand c’est possible, de couples. Plusieurs candidats sont ainsi pré-selectionnés en vue d’être contactés ensuite par la MLF pour une proposition de poste.

Depuis deux ans, la FSU a obtenu qu’une seconde commission se tienne début juin, pour pouvoir faire un premier bilan des affectations :

-de nombreux postes ne sont plus à pourvoir car les collègues qui les occupaient restent finalement sur leur poste

-la MLF doit aussi indiquer quel candidat parmi les pré-selectionnés sont finalement pris et ont accepté la proposition qui leur a été faite

-la commission doit aussi classer des candidats sur les postes restant à pourvoir ou sur de nouveaux postes.

La tenue de cette seconde commission permet donc aux élus des personnels de mieux suivre la gestion des postes et des affectations  et de limiter considérablement le nombre de candidats recrutés à la dernière minute en dehors de toute procédure normale de candidature et de tout avis paritaire. Cette seconde commission n’est pas censée donner lieu à de nouvelles candidatures, néanmoins la MLF vient de publier sur son site un nouvel appel à candidatures pour des postes nouveaux dans son réseau et dans les écoles d’entreprises, et même pour tout poste en SVT ! Bien entendu, le SNES demandera à la MLF avant la seconde commission communication de la liste des candidats qui se son fait connaître  lors de ce nouvel appel, le barème de ces nouveaux candidats et leurs vœux précis.

Lors de la commission du 28 mars, la MLF a informé la commission que les collègues nouvellement recrutés seraient désormais en contrat pour 3 ans (sauf éventuellement dans les écoles d’entreprise) de manière à aligner la durée des contrats de la MLF avec ceux des autres postes à l’étranger. C’est évidemment un gage de stabilité important pour les collègues et donc une avancée notable que la FSU revendiquait. Les collègues en cours de contrat verront sa durée modifiée au fur et à mesure. En ce qui concerne les détachements, le Ministère de l’Education nationale a informé la MLF que les collègues recrutés sur un poste à l’étranger devraient désormais être titulaires et avoir exercé en France depuis 3 ans au moins à la date de la rentrée suivante pour pouvoir obtenir un détachement. Cette nouvelle règle n’est pas sans gêner la MLF qui privilégie d’abord et avant tout les collègues qui lui coûtent le moins cher. A propos des collègues les plus jeunes en poste dans le réseau MLF, le SNES a souligné que la MLF exige parfois, sur certains postes, un profil assez important (expérience ou diplôme de FLE, ou encore dans une autre discipline), ce qui n’est pas nécessairement compatible avec une carrière très « jeune ». Même chose pour le jugement que portent certains chefs d’établissement du réseau  sur les collègues, certains n’hésitant pas à leur reprocher leur manque d’expérience. Il faut savoir ce que l’on veut et on ne peut pas exiger tout et son contraire ! La MLF a aussi indiqué que, dans le recrutement qu’elle prévoit, les collègues en mesure de carte scolaire devraient être traités prioritairement pour retrouver un autre poste dans le réseau. Elle entend faire de même pour les collègues dont elle est particulièrement satisfaite et qui souhaitent retrouver un autre poste dans le réseau, un peu comme une mutation interne. Si la FSU n’a manifesté aucun désaccord pour le cas des collègues dont le poste actuel est supprimé, nous avons en revanche signalé qu’un collègue en fin de contrat pouvait très bien demander une mutation interne dans le pays où il se trouve déjà (pratique  admise pour les collègues résidents dans le réseau de l’AEFE), mais qu’en cas de demande de poste dans un autre pays, on ne pouvait plus parler de mutation interne mais de recrutement, et que dans ce cas, nous ne voyions pas pourquoi un collègue déjà en poste dans le réseau serait prioritaire par rapport aux autres candidats. C’est même pour la FSU le genre de pratique qui conduit immanquablement  à limiter le renouvellement des collègues et à créer des cercles fermés, ce que nous avons toujours combattu. La MLF n’a pas souhaité modifier sa position sur ce point et entend bien poursuivre sa pratique de « mutation-récompense », sur des critères de mérite dont bien sûr, elle reste seul juge.

La seconde commission est prévue le 30 mai prochain. Si vous n’avez pas encore envoyé de fiche syndicale, que vous ayez participé au 1er appel de candidature seulement, au second ou même aux deux, envoyez-nous votre fiche syndicale avec vos coordonnées personnelles actualisées, car c’est pour nous le seul moyen de vous envoyer votre  résultat. Si vous nous avez déjà envoyé une fiche, il est inutile de nous en envoyer une seconde, signalez-nous simplement par mèl, le cas échéant, votre seconde candidature. 

Fiche syndicale à télécharger sur www.hdf.snes.edu, rubrique « recrutement », puis « fiches syndicales », et à renvoyer à hdf@snes.edu ou par courrier au SNES hors de France, 46 avenue d’Ivry, 75647 Paris cedex 13. 

6. Notation administrative AEFE 2006-2007 : faire valoir ses droits !

Dans les établissements d’enseignement français à l’étranger, la notation administrative des collègues détachés est déjà mise en place ou est sur le point de commencer. Cette notation administrative comprend une appréciation générale fondant une proposition de note du chef d’établissement et du chef de poste (ou de son représentant).

Quels sont les critères pour établir une proposition de note et des appréciations ?

Tous les personnels enseignants, de documentation et d’éducation doivent être notés, y compris les collègues qui n’auront exercé que pendant une courte période (congé de maternité, congé parental ou congé de longue maladie par exemple). Il faut être très vigilant à l’égard de cette opération administrative car la notation a une influence importante sur la carrière.

Pour les certifiés et les agrégés, la note chiffrée est sur 40 ; elle est sur 20 pour les PEGC et les CPE. Cette proposition de note doit s’inscrire, sauf exception, dans une grille de notation qui dépend de l’échelon et de la catégorie puis du grade. Cette grille est disponible dans le Mémento sur S1 sur le site du SNES (http://www.snes.edu) et dans le supplément Carrières à L’US n°645 du 11 décembre 2006. Un article détaillé sur la notation administrative a également été publié dans L’US n°648 du 24 février 2007.

L’appréciation est un bilan sur « la manière de servir » de l’agent au cours de l’année scolaire. Elle doit être évaluée le plus objectivement possible. En aucun cas, elle ne doit faire référence au domaine pédagogique du professeur qui relève exclusivement de la compétence des inspecteurs. Dans un contexte où le poids des hiérarchies locales pèse de plus en plus lourdement, l’appréciation ne doit donc aucunement faire allusion à des opinions ou à des activités syndicales. Elle ne doit en aucun cas tenir compte des absences pour congés (maladie ou maternité par exemple). Enfin, l’état de santé des collègues ne peut pas être évoqué pour justifier une notation.

Pour quels motifs doit-on contester sa proposition de notation administrative ?

Les principaux motifs de contestation sont l’incohérence entre une appréciation satisfaisante et une notation faible ou qui stagne (voir les grilles de référence), en particulier après un changement d’échelon ou de corps ; mais aussi des appréciations contestables.

Toute forme, même déguisée, de remise en cause de notre liberté pédagogique ou de répression à l’égard de l’action syndicale doit être contestée et appeler une réponse collective !

Comment contester sa proposition de note et/ou des appréciations ?

En cas de désaccord avec la note chiffrée et/ou les appréciations, il faut d’abord essayer de résoudre les difficultés en dialoguant avec le chef d’établissement et, éventuellement, le chef de poste pour obtenir la ou les modification(s) nécessaire(s). L’efficacité de cette démarche est d’autant plus probante que la prise en charge est collective. La ou le collègue doit se faire accompagner par un(e) représentant(e) de la section SNES de son établissement.

Faute d’avoir obtenu satisfaction, il faut signer la feuille de notation et inscrire sur le document qu’elle est contestée (raisons succinctes). La signature ne vaut pas approbation mais signifie simplement qu’on a pris connaissance de la proposition. Parallèlement, la ou le collègue adresse par voie hiérarchique un courrier argumenté à l’attention du président de la Commission consultative paritaire locale (CCPL) exposant les motifs de la contestation. Une copie de cette contestation est à communiquer aux commissaires paritaires locaux du SNES. La demande de révision de notation doit alors être examinée lors de la prochaine CCPL compétente pour examiner les demandes de révision de notation. C’est obligatoire !

Si la CCPL refuse de modifier la note et/ou les appréciations, la ou le collègue adresse par voie hiérarchique un courrier à l’attention de la Directrice de l’AEFE demandant que le « différend » soit examiné en Commission consultative paritaire centrale (CCPC). Une copie de l’ensemble du dossier doit alors être envoyée au secteur hors de France du SNES. L’étude exhaustive des dossiers et aussi de la réalité concrète de chaque établissement (notamment par les informations que nous transmettent les sections locales du SNES) permet aux commissaires paritaires des CCPC de défendre plus efficacement les contestations des collègues.

Pour information, tout document complémentaire transmis par le chef d’établissement au président de la CCPL ou à la directrice de l’AEFE pour « éclairer » sa proposition de notation DOIT être porté à la connaissance du ou de la collègue concerné(e).

Dans tous les cas, il ne faut pas hésiter à prendre contact avec les sections SNES de l’établissement, du pays et du hors de France. Les représentants des personnels SNES sont à l’écoute des collègues, les conseillent et suivent leur dossier.

7. Le SNES sur le terrain

ITALIE :

Visite syndicale à Milan et Rome les 29 et 30 mars 2007.

A Milan :

Au-delà d’interrogations personnelles de gestion de carrière et de perspectives, par exemple, plusieurs constatations ont été faites sur le fonctionnement général de l’établissement.

Les collègues travaillent dans un établissement tout neuf, inauguré (dans des conditions parfois épiques) à la rentrée, et, semble-t-il, qui a bénéficié d’un financement du MAE. Il faudra évidemment suivre attentivement le dossier comptable, l’entretien avec le proviseur n’ayant pas, à ces sujet, permis de clarifier certains points. (taux de reversement, fonds de réserve, par exemple)

Une augmentation de 6% a semble-t-il été pratiquée sur les frais d’écolages. En effet, Au bout d’une année complète, il sera probablement plus facile de chiffrer une éventuelle augmentation par rapport à la situation précédente, étant bien entendu que personne ne regrette les anciens locaux !

Le problème des frais d’écolages et de l’avantage familial se pose péniblement dans l’établissement, où des collègues sont depuis longtemps dans un conflit difficile. Le SNES rappelle à ce sujet qu’il est temps d’appliquer la réforme de l’avantage familial qui permettrait, dans de telles conditions, de recevoir au moins autant que la scolarité mensuelle. Nous savons, bien évidemment, que ceci n’est pas une fin en soi. L’avantage familial, selon nous, ne saurait se réduire à une somme permettant exclusivement de financer des droits d’écolages.

Le problème des effectifs a été également évoqué. Nos collègues devront bien sûr être vigilants sur une éventuelle augmentation des élèves par division.  A ce titre, le proviseur s’est engagé à ne pas augmenter les effectifs des groupes de TP en disciplines scientifiques dans les laboratoires.

Avec les collègues, les points de la formation continue, et d’éventuelles incohérences géographiques des zones ont été abordés. Les missions d’inspection ont également été évoquées et nous avons, par ailleurs, réitéré nos inquiétudes quant à la place et la position hiérarchique des IPR détachés à l’AEFE.

La question des bourses a également été posée. A ce sujet, le SNES exige que nos collègues soient traités comme tous les autres demandeurs. On ne voit pas quelles pourraient être ces mystérieuses règles, rencontrés dans plusieurs pays, qui font que des dossiers ne seraient pas évalués, alors que des enseignants résidents bénéficient parfois de bourses.

A Rome :

Des points ont, bien sûr été évoqués sur la situation au Lycée Chateaubriand tels que le mode de fonctionnement, la diffusion de certaines circulaires, ainsi qu’un tour d’horizon sur la situation financière de l’établissement. Il est à noter le taux important de participation de l’établissement bloque peut-être certaines évolutions mais ne devrait en rien pénaliser les conditions de travail des enseignants dans une ligne budgétaire plus stricte, et toutes les démarches pédagogiques positives, telles que l’aide individualisé, doivent être maintenues. Une quelconque remise en cause de ces démarches ne saurait en aucun cas faire l’économie d’une concertation préalable et d’un passage obligé par le Conseil d’Etablissement.

L’essentiel de l’entretien a toutefois porté sur un dysfonctionnement lors de la CCPLA Italie de recrutement. A ce titre, la venue du membre du secteur hors de France du SNES ne pouvait mieux tomber, dans la mesure où la CCPLA venait de se tenir et l’administration voulait passer en force pour un recrutement de résident, au mépris des règles pourtant conjointement établies par les représentants des personnels et de l’administration.

L’entretien avec le proviseur n’a, à ce sujet, fourni aucune avancée. Le mot d’ordre de l’administration étant alors le silence sur la question.

La visite au secrétaire général des Services Culturels de l’après-midi, en compagnie du secrétaire SNES Italie n’a pas fourni beaucoup plus d’informations sur ce même sujet. D’ailleurs, les arguments des membres de l’administration, avancés directement ou indirectement à propos de ce recrutement, s’apparentaient davantage à des pseudo critères subjectifs et à d’éventuels services rendus qu’à une véritable volonté de respect de règles objectives, transparentes et appliquées en toute neutralité.

C’était sans compter sur la perspicacité et la combativité de nos collègues de Rome et d’Italie, en général. Un préavis de grève illimitée a été déposé en Italie, grève par ailleurs reconduite et suivie, comme à Rome avec un taux record de 96%. C’est dire combien nos collègues sont attachés à des règles équitables et objectives. Leur ténacité a d’ailleurs fini par payer, puisqu’à la suite d’une reconduction du mouvement de grève, une solution a été trouvée et aucun collègue en mesure d’être recruté n’a été lésé.

C’est évidemment une bonne issue pour une lutte menée par nos collègues du SNES Rome et Italie, qui ont travaillé collectivement et en intersyndicale pour défendre les valeurs et les règles qui sont les notre. Encore bravo !

MADAGASCAR :

Le SNES Madagascar a reçu, pendant 10 jours, un membre du SNES hors de France. Le séjour s'est déroulé sur trois sites : deux établissements conventionnés (Diego Suarez et Majunga) et un établissement en gestion directe (Tananarive).

Majunga

Le jour d'arrivée ayant été déclaré localement férié, c'est autour d'un apéritif, organisé par la représentante du SNES dans l'établissement, que s'est déroulée la rencontre avec les collègues. Bien que située au milieu d'un long week-e