POURSUIVRE L’ACTION !

 

La grève du 8 février a été un succès y compris à l’AEFE. Et pourtant De Robien a fait publier ses décrets et la directrice de l’AEFE continue de refuser de répondre aux revendications des personnels.

 

L’état des sujets en cause est édifiant :

 

- avantage familial : poursuite des discussions avec Bercy… comité interministériel et application ! On nous a déjà dit cela en décembre !

 

- ISVL, les évolutions tiennent compte de nos demandes ! Sauf que l’application est faite a minima !

 

- Congés- maladie , l’AEFE réinterroge Bercy ! On dit cela depuis deux ans !

Il est clair que les demandes légitimes des personnels ne sont pas prioritaires. Quand il s’agit de l’immobilier comme par exemple le lycée de Munich, c’est une toute autre méthode : le CA est réuni en urgence !

Le mépris affiché vis-à-vis des questions qui concernent les personnels doit nous faire réagir fortement. Localement l’action doit se poursuivre sous les formes décidées à ce niveau par les collègues : report des examens blancs, manifestation devant l’ambassade, rétention de notes voire grève reconductible comme à Madrid à compter du 6 février.

Après les vacances, il faudra assurer la convergence de toutes ces actions pour aboutir tous ensemble à la mi- mars !

Nombre d’établissements de France sont dans l’action sous diverses formes comme dans les Hauts- de- Seine avec une nuit d’occupation.

Le SNES s’y engage et vous appelle à vous joindre à cette mobilisation.

 

Paris, le 19/02/ 2007

SOMMAIRE

 

 

1.       Bilan de la grève du 8 février

 

2.       Compte rendu du CTP de l’AEFE

 

3.       Le SNES sur le terrain : Allemagne, Canada

 

 

 

 

 

 

 

 

 

n° 9

 

 

 

 

 


1. Bilan de la grève du 8 février

Les données qui nous sont parvenues montrent que les collègues se sont fortement mobilisés pour cette grève. Ils l’ont été d’autant plus que cette action a été liée aux questions qui les concernent directement : avantage familial, niveau de l’ISVL… Un peu partout les suites de l’action ont été évoquées : non participation aux bacs blancs, oraux blancs, à l’éducation à l’orientation ; dépôt de motions et manifestation devant l’ambassade ; rétention des notes ; grèves reconductibles comme à Madrid où le préavis a été déposé pour le 26/02.

Dans beaucoup d’établissements, les directions interviennent pour empêcher les recrutés locaux de faire grève toujours sous le prétexte qu’ils dépendraient de la loi locale.

Sur ce point, s’il est vrai que ces collègues sont soumis à la loi locale, le problème se pose en d’autres termes au sujet de la grève. Tout d’abord, il faut rappeler que le droit de grève existe pour tous du fait des conventions internationales du travail qui doivent être respectées dans l’établissement des contrats de travail des recrutés locaux. La question est donc de savoir s’ils doivent respecter la procédure locale pour se mettre en grève ou s’ils peuvent simplement se joindre à leurs collègues résidents et expatriés.

Vouloir imposer un droit de grève réglementé serait devancer le candidat Sarkozy qui espérons-le ne pourra jamais mener à bien ses projets destructeurs des droits des salariés. La logique du droit de ceux-ci, c’est celle qui attribue les mêmes droits à tous et pas celle qui restreint les droits d’une partie des salariés. Les expatriés et les résidents ont le droit de faire grève d’après les appels nationaux, il serait discriminatoire d’en exclure des recrutés locaux.

  PAYS

ETABLISSEMENT

NBRE DE GREVISTES

ALLEMAGNE

Tous les établissements

20 % expatriés

40 % résidents

ALLEMAGNE

Dusseldorf

8 %

ALLEMAGNE

Fribourg

50 %

ALLEMAGNE

Lycée français d’Hambourg

33 % expatriés

50 % résidents

ALLEMAGNE

Sarrebruck

40 %

AUTRICHE

LF Vienne

40 % expatriés

63 % résidents

33 % primaire

BELGIQUE

Lycée Jean Monnet de Bruxelles

35 % résidents

BENIN

EFE Montaigne

20 % expatriés

55 % résidents

BOLIVIE

Lycée franco-bolivien La Paz

33 % expatriés

10 % résidents

BRESIL

Brazilia

60 % expatriés 2nd

40 % résidents 2nd

25 % résidents 1er

BRESIL

Sao Paulo

60 % expatriés

CAMEROUN

Lycée Fustel de Coulanges

40 % expatriés

31,6 % résidents

CHINE

Hong Kong

100 % expatriés

63 % résidents

COLOMBIE

Lycée louis Pasteur Bogota

57,14   % expatriés
82,92% résidents
71  % recrutés locaux

Total: 83 % 

COMORE

Ecole franc. Henri Matisse Moroni

60 % primaire

67 % secondaire

EGYPTE

LF du Caire

54,5 % expatriés

56,6 % résidents

22,5 % recrutés locaux

ESPAGNE

LF Alicante

46%

ESPAGNE

LF Barcelone

57,60 % résidents

23 % recrutés locaux

ESPAGNE

LF Bilbao

64% (+ 2 contrats locaux)

ESPAGNE

LF Madrid

50 %

ESPAGNE

LF Malaga²

36% (+ 2 contrats locaux)

ESPAGNE

LF Valence

55%

ETHIOPIE

Lycée Guebre Mariam

17 % expatriés

68 % résidents

GABON

Libreville

22 % expatriés

44 % résidents

GRECE

Lf  d’Athènes

49 %

GUATEMALA

Lycée Jules Vernes

68,75 ensemble

100 % expatriés

61,5 % résidents

HONDURAS

Lycée franco-hondurien

100 % expatriés

100 % résidents

HONGRIE

Lycée français Gustave Eiffel

33 % expatriés

70 % résidents

 

ITALIE

LF Chateaubriand de Rome

54 %

KENYA

Lf Nairobi

44 % résidents

11 % recrutés locaux

LIBAN

Clg protestant Beyrouth

14 % secondaire

25 % expatriés

100 % primaire

MAROC

LF Lyautey Casablanca

28,3 %

MAROC

Clg Claude Monet Casa

40 %

MAROC

Lycée Descartes Rabat

50,7 %

MAROC

CLG St Exupéry   Rabat

20 %

MAROC

CLG Balzac Kénitra

72,7 %

MAROC

LY P. Victor Hugo Marrakech

37,7

MAROC

CLG Gauguin Agadir

64,3 %

MAROC

LF Paul Valéry Meknes

46,7

MAROC

LF Regnault Tanger

3,1

MEXIQUE

LF Guadalajara

50 % expatriés

42 % résidents

PHILIPPINE

Ecole française de Manille

50 % expatriés

43 % résidents

POLOGNE

LF de Varsovie

10 %

SENEGAL

Dakar

91 % primaire

51 % secondaire

TOGO

Lycée français de Lomé

25 % expatriés

20 % résidents

25 % recrutés locaux

 

 

2. Compte rendu du CTP de l’AEFE

1) Carte scolaire

Ce Comité technique paritaire (CTP) devait examiner la deuxième phase de la carte des emplois de résident pour la rentrée 2007. Le bilan donné ci-dessous concerne donc le différentiel par rapport au CTP de décembre.

ASIE

Bilan du secteur

Fermeture : expatriés : 0 ; résidents : 2

Ouvertures : expatriés : 1 ; résidents : 2

Syrie

La fermeture d’un poste dans le premier degré et l’ouverture d’un poste de résident en arabe correspond à une demande de l’établissement.

Inde, Pondichéry :

le SNES est revenu sur la fermeture du poste de lettres et l’ouverture d’un poste de résident « chef de projet » dans une discipline non renseignée.

La directrice a rappelé que l’établissement perdait des élèves et qu’il était nécessaire de le redynamiser. Le « projet » consiste à ouvrir l’établissement à des élèves indiens, dès la seconde, avec des aménagements pédagogiques pour leur permettre de poursuivre leurs études supérieures en France. Cela demandera au « chef de projet » d’avoir des contacts avec de nombreux partenaires, tant en France qu’en Inde. Apparemment, certain(s)  candidat(s) potentiel(s) a (ont) déjà été repéré(s).

Le SNES a suggéré que ce projet puisse être pris en charge par le Ministère des Affaires étrangères (MAE) dans le cadre de la coopération universitaire, et non par l’établissement.

La directrice a indiqué que la participation de l’établissement était faible (environ 10 %) et que l’Ambassade n’en ayant pas les moyens, le projet n’aboutirait pas si l’Agence ne le prenait pas en charge.

Le SNES a dénoncé la mise en place de ce projet sans grande information sur place, alors même que l’on ferme un poste de résident en lettres.

A une question du SNES, la directrice n’a pas exclu qu’une telle expérience puisse être menée ailleurs. Elle a évoqué le projet à l’école Centrale à Pékin de classe « préparatoire à la prépa » avec le support administratif de l’Agence.

Israël

L’AIU (alliance israëlite universelle) qui a déjà des établissements homologués au Maroc a un projet de création d’un établissement du second degré à Tel Aviv. Dans cette ville, l’AEFE dispose d’une école et d’un petit collège (30 élèves). Il y aurait complémentarité avec le projet de l’AIU.

Madagascar

La fermeture d’un poste d’administratif à Tananarive correspond à la politique générale de l’Agence de fermeture de ces postes à l’occasion du départ de ces personnels.

Dubaï

Le SNES a demandé que l’on revienne sur la situation des collègues titulaires non résidents (TNR) qui n’ont pas été résidentialisés au lycée Georges Pompidou. Il en reste 3 qui répondent aux critères (au moins un an d’exercice à plein temps dans sa discipline sur un emploi pérenne).

Pour l’Agence, les demandes de l’établissement étaient hiérarchisées et les résidentialisations se faisant à coût complet pour l’établissement, le comité de gestion n’a pas donné son accord pour ces collègues. Les prochains CTP prendront en compte cette situation et les collègues qui ont écrit à la directrice vont recevoir une réponse.

Japon

Le SNES fait remarquer qu’à Tokyo il reste un TNR qui répond aux critères..

Pour l’Agence, là encore, ce sont les contraintes financières qui ont empêché la résidentialisation.

En Asie, 27 résidentialisations ont été décidées sur les 37 possibles.

Le SNES s’élève contre la pratique consistant à recruter des titulaires en contrat local en leur faisant miroiter une résidentialisation rapide qui se trouve ensuite bloquée par le conseil de gestion.

L’Agence rappelle qu’elle demande aux chefs d’établissements en gestion directe de préciser par écrit aux TNR qui sont recrutés que leur poste n’a pas vocation à être résidentialisé.

Point sur la situation au Liban

A la demande du SNES, la directrice fait un point sur la situation.

Les effectifs sont proches de ceux de l’an dernier. Il n’y a pas de vision claire pour la rentrée.

Il y a eu des recrutements locaux à la suite de quelques missions de résidents.

L’Agence fera les ajustements nécessaires en fonction de l’évolution de la situation.

AFRIQUE

Bilan du secteur

Fermeture : expatriés : 0 ; résidents : 4

Ouverture : Expatriés : 1 ; résidents : 3

SITUATION EN GUINEE CONAKRY

Alerté par les collègues, le SNES est aussitôt intervenu auprès du Directeur de Cabinet du ministre des Affaires étrangères, du Secrétaire général du MAE et de l’AEFE, sur leur situation et celle de leurs familles.

L’Ambassade leur avait annoncé le 13 février que les vacances (prévues du 17 au 27) étaient avancées du 13 au 20. Ils étaient également incités à rentrer en France alors que les avions d’Air France étaient complets, qu’ils devaient racheter des billets (ceux achetés pour les congés prévus étant perdus), qu’ils avaient pris des engagements jusqu’au 27 et qu’ils n’étaient pas assurés de pouvoir reprendre le 20.

Le SNES a donc demandé que la date de retour des congés ne soit pas modifiée et que des moyens soient prévus pour aider les collègues et leur famille à rentrer en France.

Dans un premier temps, la directrice a refusé de revenir sur le calendrier. Après avoir pris contact avec l’Ambassadeur, elle a précisé en fin de CTP que finalement la rentrée n’aurait pas lieu avant le 27 février et pourrait même être repoussée.

Elle conseille aux collègues de rentrer en France, en signalant au Proviseur ou à l’Ambassade les difficultés éventuelles et en laissant leurs coordonnées pour pouvoir être joints en France.

Pour ceux qui sont en France, le contact se fera par l’intermédiaire du bureau du personnel à Nantes ou du secteur Afrique à Paris.

Maroc

Le SNES intervient sur la demande de création de trois postes de résidents au lycée Descartes de Rabat, suite à l’ouverture de deux divisions de 6ème à la rentrée 2007, qui n’étaient pas prévues en octobre.

L’Agence répond que les disciplines demandées (lettres, hist-géo, maths) sont enseignées à 80 ou 90 % par des titulaires et qu’il n’a donc pas été donné suite.

Tunisie

La fermeture des deux postes d’administratifs à La Marsa se fait dans le cadre de la politique de l’Agence et sera compensée localement par redéploiement ou recrutement local.

Le SNES demande des précisions sur l’ouverture du poste d’agrégé d’arabe expatrié.

L’Agence répond que ce poste est créé à la demande du coordonnateur d’arabe et qu’il ne s’agit pas de la réouverture du bureau pédagogique.

Togo

Le SNES s’interroge sur l’encadrement dans un établissement où l’agence supprime en même temps le poste de directeur du primaire et de certifié d’anglais faisant fonction d’adjoint.

L’Agence indique que l’établissement avait bénéficié d’un renforcement de l’encadrement au moment de l’arrivée des élèves en provenance de Côte d’Ivoire. L’établissement a depuis perdu des élèves et l’Agence estime que le chef d’établissement pourra le gérer seul  avec la mise en place de moyens de gestion informatisée de l’emploi du temps !

AMERIQUE

Bilan du secteur :

Expatriés. Fermeture : 1 Ouverture 0

Résidents. Fermeture : 1 Ouverture : 1

Argentine :

Le SNES interroge l’AEFE sur la fermeture du poste de résident SVT à Martinez. Comment la fermeture est-elle justifiée et que devient la collègue concernée ?

L’Agence répond que ce poste est occupé par une collègue qui part. A notre question sur les intentions à moyen terme de l’AEFE dans cet établissement et le lien avec Jean Mermoz, l’AEFE répond par un long exposé sur la situation. La question du maintien du collège s’est fortement posée lors de la crise en Argentine. De nombreuses familles ont quitté le pays et l’établissement s’est retrouvé dans une situation de déséquilibre financier. Par ailleurs, la part « argentine » du cursus franco argentin a pris de plus en plus d’importance. La directrice avait demandé de renoncer à la partie collège mais les familles étaient désireuses de la conserver. L’AEFE a alors fait une demande d’autofinancement à l’établissement, mais depuis, il n’y a toujours pas de rééquilibrage. Il faut ajouter à cela des problèmes de sécurité qui nécessitent des travaux. Dans ces conditions, l’AEFE ne souhaite pas renouveler les postes de second degré qui arrivent à terme. Une orientation plus précise sera donnée d’ici la fin de l’année scolaire.

Le SNES, sans mettre en cause cette analyse de la situation locale, déclare tout