À
POUR DES AMÉLIORATIONS
DE
DES
Après le succès de la grève du 18 décembre, il est important
de ne pas relâcher la pression. Le décret de 1950 ne peut être « réformé »
pour faire des économies de postes. Il faut réformer pour améliorer les conditions
de travail des enseignants qui exercent avec des effectifs trop lourds et des
tonnes de copies à corriger.
A l’AEFE aussi, il faut mettre la pression pour que la
situation des personnels s’améliore réellement. Cela concerne l’avantage familial
dont la réforme doit entrer en vigueur au plus tôt, mais aussi l’ISVL dont les
niveaux sont trop faibles dans de nombreux pays et le décret de 2002 pour lequel
les congés de maladie doivent être modifiés.
Après le résultat positif de
C’est un enjeu majeur pour les contractuels de droit
public mais c’est aussi un axe important de notre activité dans le domaine de
l’action culturelle et de la coopération. Il faut mettre fin à la précarité, exiger
l’application de réglementations de droit public et agir pour le respect des droits
de tous les personnels.
Le SNES, dans
Dès maintenant, soutenez
Paris, 22 décembre 2006
SOMMAIRE1. Bilan de 2. Commission consultative paritaire centrale
AEFE du 20/12/06 : fins de mission, reconduction expresse et révisions de
notes administrative 3. Compte rendu de 4. Le SNES sur le terrain : Grèce,
Turquie, Vienne 5. Bilan de syndicalisation du premier
trimestre 2006/2007 Annexe :
-
Déclaration liminaire des élus du SNES en CAPN le 20/12/06 |
n° 6 |
1. Bilan de la grève du 18 décembre 2006 (premiers
chiffres)
| PAYS | ETABLISSEMENT | NBRE DE GREVISTES |
| ALLEMAGNE | Berlin | 100
% expatriés 60
% résidents |
| BENIN | | 65
% |
| CANADA | Clg
Marie de France | 12,5
% expatriés 53,6
% résident |
| COLOMBIE | Lycée
louis Pasteur Bogota | Secondaire : 75
% expatriés 95,45
% résidents 66,6
% rec.locaux Primaire : 61,1
% résidents 77,7
rec.locaux Total titulaires : 77,7 % |
| EGYPTE | LF
du Caire | 62,5
% secondaire |
| EMIRATS
ARABES UNIS | LF
Abu Dhabi | 13
% |
| EQUATEUR | Lycée
| 2
grévistes |
| ESPAGNE | Bilbao LF
Valence | 38,4 % 71,4 % |
| GRECE | Lf d’Athènes | 37,5
% |
| HONGRIE
ITALIE | Lycée français
Florence
(grève du 12 décembre) | 20 % expatriés 27 % résidents
100
% résidents 88
% rec. Locaux 45
% non enseignants |
| MAROC | LY P. Victor Hugo Marrakech | 71 % expatriés 59 % residents 46 % rec.locaux |
| SENEGAL | Dakar | 17,
24% |
| SERBIE | Ecole
française de Belgrade | 33
% expatriés 20
% résidents 70
% rec. locaux |
| TCHAD | LF
Montaigne | 20
% expatriés 50
% résidents |
| TOGO | Lomé | 20
% |
| TUNISIE | lycée
Gustave Flaubert La Marsa | 35
% |
| TUNISIE | Lycée
Pierre Mendès France | 40
% expatriés 47,6
% résidents 33,3
% rec. locaux |
| VIETNAM | Ho
Chi Minh Ville | 10
grévistes dont 4 locaux |
2. Commission consultative paritaire centrale AEFE
du 20 décembre 2006 : fins de mission, reconduction expresse et révisions
de note administrative
Le mercredi 20 décembre 2006 s’est tenue à
l’AEFE la commission consultative paritaire
centrale (CCPC) B (certifiés) avec à l’ordre du jour l’examen de fins de mission,
d’une reconduction expresse et de révisions de note administrative.
Lors du précédent comité technique paritaire
(CTP) de l’AEFE du 12 décembre,
les représentants SNES s’étaient opposés au déconventionnement d’Al Khobar
(Arabie), du second degré de l’école de Florence (Italie) et à une mesure de carte
scolaire en lettres modernes à Pondichéry (Inde).
Ces mesures ont donné lieu à six
fins de missions que
Une reconduction
expresse a été entérinée par
Concernant
les demandes de révision de note 2005-2006,
Cinq collègues demandaient une augmentation
de leur note annuelle. Dans trois cas, les collègues avaient été augmentés soit
par leur chef d’établissement (2 collègues), soit par
Cinq collègues avaient demandé un changement
de leur appréciation. En effet, elle ne correspondait pas à leur manière de servir,
voire elle dépassait le cadre normal de l’appréciation professionnelle.
Les collègues qui ne seraient pas satisfaits
de leur note administrative ont tout intérêt à en demander la révision. Nous publierons
très prochainement dans la circulaire HDF un point détaillé sur la procédure à
suivre.
3. Compte rendu de
Déclaration
liminaire des élus du SNES
en CAPN (voir en annexe)
Lors de cette CAPN, outre la déclaration que
nous avons faite contre le projet de décret modifiant nos statuts, nous avons
redit notre profond désaccord avec la suppression de l’avancement automatique
au rythme le plus favorable pour les collègues détachés à Monaco ; mesure
prise en 2005-2006 sans concertation aucune avec les représentants des personnels
et sans même avertir les collègues concernés. Depuis la dernière rentrée, nous
avons pu constater que, malgré nos demandes, les collègues n’ont pas plus été
informés de leur situation nouvelle. Nous avions également demandé que le ministère
contacte l’Inspection pour que les collègues qui le souhaitent puissent être inspectés
dans des délais raisonnables et aient ainsi une chance d’augmenter leur note globale.
Là non plus, il semble que rien n’ait été fait. Nous continuons de déplorer cette
manière scandaleuse et inéquitable de traiter des collègues. Le ministère s’est
contenté de dire que l’inspection des collègues en poste à Monaco relève désormais
de l’Inspection régionale de l’académie de Nice et qu’on ne peut demander au doyen
de cette inspection de « faire passer les collègues de Monaco devant les
collègues de l’académie pour les inspections ». En d’autres termes, les collègues
sont « lâchés » de bout en bout par le ministère.
Nous sommes également revenus sur la question
de l’avancement des collègues résidents en poste dans les établissements de
l’AEFE. Ces collègues sont obligés de demander une disponibilité de trois
mois avant d’être détachés, et cette disponibilité a actuellement une incidence
sur l’avancement et sur l’accès à la hors classe, au sens où elle retarde de 3
mois la promouvabilité des collègues. Cette situation est injuste car les collègues
ne se trouvent pas en disponibilité de manière choisie mais par nécessité de service.
Nous demandons donc que la disponibilité obligatoire de 3 mois des résidents soit
comptabilisée comme une période d’activité normale de manière à ne pas pénaliser
injustement ces collègues dans leur carrière.
Le ministère a reconnu que, depuis la modification
des conditions d’accès à la hors classe, notamment la suppression de l’acte de
candidature, de nombreux collègues résidents se retrouvent automatiquement promouvables
et donc pénalisés par leur trois mois de disponibilité. Le ministère s’est
engagé, pour les collègues qui pourraient être promus au 1er septembre
2007, à identifier ceux qui seraient concernés par cette situation et à les intégrer
normalement dans les promouvables. Le SNES est satisfait que ces collègues
puissent être rétablis dans leurs droits et continue de demander que la même mesure
soit appliquée à l’avancement d’échelon.
Enfin, 13 demandes de révision de note administrative
(2005-2006) ont été examinées (hors AEFE, organisme qui a ses propres commissions
paritaires pour examiner ce type de demandes). Grâce aux interventions du SNES,
11 notes ont pu être relevées, ce qui prouve que les collègues qui ne seraient
pas satisfaits de leur note administrative ont tout intérêt à en demander la révision.
Nous publierons très prochainement dans la circulaire HDF un point détaillé sur
la procédure à suivre selon l’organisme auprès duquel vous êtes détaché ou affecté.
4. Le SNES sur le terrain
ATHENES
La venue du SNES hors de France à Athènes
a été l’occasion de rencontrer les collègues de la section SNES du Lycée franco-hellénique, des collègues de l’Institut
culturel et d’avoir un entretien avec le proviseur du lycée et le conseiller culturel.
Echanges
avec les collègues du lycée franco-hellénique
Au lycée, lors de cette réunion à laquelle assistaient
l’essentiel de la section du S NES, ont été d’abord évoquées des questions
générales : le point sur les nouveautés de la rentrée en France (conseil
pédagogique, note de vie scolaire, modification des décrets de 1950…) ainsi que
la situation de l’AEFE (transfert de l’immobilier, négociations en vue d’une réforme
de l’avantage familial, taux de l’ISVL, inspections …). Puis, la discussion a
permis un échange fructueux portant à la fois sur des questions relatives aux
carrières mais aussi sur la situation locale.
Les représentants du SNES ont été reçus par
le chef d’établissement et son adjoint. A partir du constat de désaccord sur un
certain nombre de questions, un dialogue franc a permis de faire un tour d’horizon
de la situation. Une grande partie de l’entretien a porté sur l’avenir de l’enseignement
des langues au lycée et notamment sur la crainte d’une possible restriction de
l’offre de langues aux élèves. Le Proviseur a assuré vouloir conserver la palette
actuelle des langues enseignées au lycée. D’autres questions ont porté sur la
communication, l’ambiance générale et le conseil d’établissement. Les
réponses ont permis des éclaircissements et des engagements ont été pris afin
de permettre une ambiance de travail sereine et profitable à tous.
Rencontre avec le conseiller culturel
Une
réunion préparatoire a permis aux collègues de l’Institut français d’Athènes (IFA)
de présenter leur situation à l’Institut, leurs conditions de travail et les problèmes
à l’ordre du jour.
Des questions cruciales sur
la situation des collègues ont été abordées lors de cette réunion entre les responsables
de la section du SNES de l’Institut, le SNES hors de France, le conseiller culturel,
le secrétaire général et l’attaché de coopération éducative. Il a été convenu que la refonte de la grille était
urgente mais que celle-ci devait s’opérer en concertation avec les personnels.
Une nouvelle fois la situation des détachés administratifs, devant cotiser à la
sécurité sociale et à la pension grecque tout en continuant de cotiser au système
de pension français, a été abordée. La situation actuelle est intolérable pour
ces collègues. Le conseiller culturel, qui avait déjà adressé un courrier aux
services français relevant les inconvénients du système mis en place, a de nouveau
été sensible aux arguments avancés par les collègues. Il a accepté de reposer
le problème à Paris. Un avenant doit être apporté aux contrats antérieurs et, lors de
cet entretien, des suggestions des personnels ont été prises en compte, tel l’intitulé
de l’employeur « l’IFA, service décentralisé de l’Etat français ». Au
total, cet échange fructueux a clarifié la situation à l’IFA (situation financière
des cours de langue, annexes, présence du CNAM…).
Turquie
Le secteur Hors
de France du SNES s’est rendu en Turquie en novembre pour faire le point avec
les collègues sur le dispositif français dans ce pays et sur leur situation.
Institut des études
Anatoliennes
L’établissement
emploie des personnels vacataires sans protection sociale avec comme conséquence,
un non paiement en cas d’absence pour maladie. Ces personnels n’ont évidemment
pas de contrat. Le SNES a demandé à l’Ambassadeur d’intervenir pour que tous les
personnels bénéficient d’un contrat en CDI en vertu de la permanence de leur emploi.
Institut Français
d’Istanbul
L’établissement
marche bien puisqu’il emploie un nombre important de personnels. La situation
de ceux-ci pose problème. Ils n’ont pas été augmentés depuis 2001, et se voient
contester le paiement de leur salaire en euros. Il n’y a que cinq collègues contractualisés
à 560 h/année, alors que quatre autres collègues sont vacataires et ne travaillent
qu’à l’institut. Il y a urgence à résoudre les problèmes de sécurité sociale,
de retraite, d’harmonisation des rémunérations et de façon générale de contrat.
Le Directeur de l’établissement est favorable à des améliorations dans ce sens,
dans la limite des instructions du ministère et des décisions de l’Ambassade.
L’Ambassadeur a
été saisi des problèmes et s’est engagé à faire activer les négociations avec
les représentants des personnels.
MICEL
Ce déplacement
en Turquie a permis de rencontrer les collègues employés par
Dans les grandes
lignes, celle-ci est la suivante :
-
Traitement indiciaire ou traitement MA2
-
Prime locale de 300 à 400 euros
-
Supplément familial de 70 euros par enfant
-
Retraite CFE pour les non titulaires
-
IRCANTEC pour les non titulaires
-
Sécurité sociale ou assurance maladie
-
Prime de déménagement (
-
Les contrats sont bloqués sur l’année
-
Dans les « saints », le traitement est versé
45 % en France, 55 % Turquie avec une retenue de 15 % à la source
Les revendications
concernent :
-
Les prestations familiales dont le niveau est très
insuffisant. La demande est d’avoir 300 euros par enfant.
-
Une prime supplémentaire équivalente à la part fixé
de l’ISO
-
La prise en charges des permis de séjour (350 euros
par personne)
-
Le remboursement rapide des frais de déménagement.
A noter que les
collègues sont privés d’accès aux concours internes (MEN et MAE), ont des problèmes
d’horaires à l’Université Galatasaray et que les renouvellements en CCP sont trop
tardifs pour les réintégrations.
Les questions salariales
ont été exposées à l’Ambassade où nos interlocuteurs ont semblé ouverts sur la
question des prestations familiales.
Lycée Pierre Loti
L’établissement
n’a toujours pas résolu le problème de sa localisation sur un site unique. Il
semble que la situation évolue vers deux sites avec une extension pour le secondaire.
Les personnels
recrutés locaux ont des problèmes de pouvoir d’achat. Même problème pour les résidents
sur l’ISVL dont le niveau est insuffisant.
Le lycée Pierre
Loti fait parti des établissements dont la charge financière vis-à-vis de l’AEFE
pèse lourdement sur les ressources de l’établissement. Il est certain qu’un plus
grand nombre d’expatriés permettrait de l’alléger.
Sur l’Université
Galatasaray
Cette structure
constitue un ensemble très intéressant. Son activité est croissante et elle obtient
de bons résultats. Avec le développement d’un secteur de recherche,
Lycée Charles de
Gaulle à Ankara
Le lycée vient
d’acquérir un terrain pour la construction du nouvel établissement. Ce projet
a beaucoup mobilisé la communauté scolaire. Le coût supporté par l’établissement
sera élevé. Il semble qu’une section européenne serait créée sans que celle-ci
ait recueilli vraiment l’assentiment des personnels.
Concernant la situation
de ceux-ci, c’est le faible niveau de l’ISVL qui constitue le principal problème
avec les frais de première inscription qui sont fixés à 1500 euros par enfant.
Toutes ces rencontres
ont permis de mettre en avant un nombre important de revendications. Celles-ci
ont été exposées à l’Ambassade. La collaboration entre la section SNES de Turquie
et le secteur Hors de France jouera un rôle déterminant pour l’aboutissement de
celles-ci.
Stage Europe à Vienne les
11 et 12 décembre 2006
Il s’est rapidement avéré que l’ancienne assemblée
générale du SNES Allemagne est devenue aujourd’hui un stage SNES Europe qui rassemble
à cette occasion des collègues venant d’Allemagne, du Royaume Uni, de Belgique,
des Pays Bas, de Pologne, de Hongrie, de Serbie, de Grèce, d’Italie et naturellement
d’Autriche, pays hôte.
En matière d’organisation et d’accueil, nos remerciements à la section de
Vienne qui a bien organisé ce stage, lequel s’est déroulé selon l’ordre du jour
prévu ; celui-ci n’est pas nécessairement repris dans ce compte rendu :
Question
de l’avantage familial et de l’ISVL
On sait maintenant que le principe de la réforme de l’avantage familial
est maintenant acquis. Il ne l’était pas au moment du stage et c’est un sujet
qui a fortement mobilisé les collègues. La perte de véritables prestations familiales
est d’autant plus sensible que le coût de la vie du pays est élevé : c’est
le cas de Londres par exemple.
Pour l’ISVL (indemnité spécifique liée aux conditions de vie locale), les
collègues d’une manière générale partagent le sentiment qu’elle est insuffisante
mais éprouvent des difficultés pour savoir comment monter un dossier revendicatif
sur cette question. L’aide de ceux qui l’ont déjà fait leur sera d’un précieux
secours et c’est un des intérêts de ce stage que d’avoir mis en présence des collègues
militants soucieux d’apporter, pour les uns, leur contribution et pour les autres
de recevoir des conseils utiles à leur activité syndicale.
Le HDF a appelé à la plus large mobilisation sur ces questions dans le cadre
de la grève du 18 décembre.
Le Betriebsrat est un comité d’entreprise
autrichien qui a participé au travail sur les contrats de recrutés locaux. Il
s’avère que les contrats locaux pour le Lycée français de Vienne présentent des
garanties conformes aux préconisations de l’AEFE en la matière et on ne peut donc
que louer le travail accompli.
Le seul problème qui reste à résoudre est
celui de la fiscalité. Une discussion s’engage sur cette question : les accords
de 1947 entre
- doivent-ils payer des impôts sur leur lieu
de résidence ?
- sont-ils imposables là où ils travaillent ?
- là où est le siège de leur employeur où
bien encore en fonction de leur nationalité ?
Quoi qu’il en soit, dans l’intérêt des intéressés,
il serait urgent de trancher le nœud gordien
Le SNES Allemagne a présenté aux stagiaires
un contrat type à durée indéterminé qui prévoit un avenant destiné à moduler la
quotité de service en fonction des besoins de l’établissement. Même si la proposition
qui est faite consiste à limiter les variations de la durée du service d’une année
sur l’autre, il nous semble au HDF qu’il n’est pas possible d’accepter d’inscrire
une forme de flexibilité dans un contrat à durée indéterminé.
En ce qui concerne le respect des recommandations
de l’Agence contenues dans la circulaire nº 2552 du 26/07/01, on s’aperçoit que
certains établissements en disposent comme ils l’entendent. C’est le cas en Serbie
où on reconduit année après année des contrats à durée déterminée ce qui ne respecte
pas non plus la législation locale.
En disant que les faux résidents sont de vrais expatriés le SNES HDF rappelle qu’il
a toujours demandé que des postes d’expatriés soient ouverts en nombre suffisant
pour couvrir les besoins. La politique suivie par l’Agence ayant été diamétralement
opposée à celle que nous préconisions, des problèmes de vivier local sont rapidement
apparus avec pour conséquence l’impossibilité de recruter des résidents et donc
la nécessité de faire appel à des collègues en France ou dans d’autres pays.
Aujourd’hui, les « faux résidents »
sont dans des situations matériellement différentes selon les pays et il sont
en quelque sorte livrés au rapport de force en vigueur là où ils résident réellement
car le problème est bien qu’ils connaissent les mêmes difficultés matérielles
que leur collègue « vrais résidents » Il faut donc tout faire pour améliorer
les conditions de vie de ces futurs « vrais résidents ».
La cotisation MGEN des retraités à l’étranger
est plus élevée que celle des actifs mais ils ne bénéficient pas des prestations.
Cette situation pose problème et mérite d’être approfondie.
Les élections aux différentes Commissions
de l’AEFE seront un temps fort de l’année
Problèmes
liés à la mise en place de groupes de niveaux en langues et problèmes des options
à faible effectif
Avec la mise en place du CECR (cadre européen
commun de référence) pour les langues vivantes et ses nouvelles exigences pédagogiques,
les collègues du LF de Vienne ont dû constituer des groupes de niveaux à partir
de plusieurs classes. Ce travail pour former des groupes d’élèves au même niveau,
s’il peut être jugé utile et d’une certaine valeur pédagogique par certains collègues
mais pas tous, est néanmoins unanimement reconnu comme très lourd en temps de
préparation (test de niveau pour répartir les élèves) et en charge de concertation.
Or il est apparu que ces groupes nouveaux étaient inférieurs à 20 élèves ce qui
a conduit l’administration du lycée à demander une majoration de service des professeurs
en question.
Il est révoltant de constater qu’un surcroît
de travail et d’investissement de la part de collègues puisse conduire à une augmentation
de temps de service.
Ce problème a permis d’enchaîner sur la question
du nouveau décret sur le temps de service prévu par le gouvernement en remplacement
de celui de 1950.
Naturellement, la programmation de la fin des heures de première chaire
pour la majorité des collègues est unanimement
condamnée. Par ailleurs, les délégués se sont alarmés à juste titre de l’absence
de précision concernant la majoration de service : à savoir que la liste
des structures pédagogiques qui ne font pas l’objet de la majoration de service
pour effectifs faibles est à notre sens beaucoup trop limitative. On l’a vu, tous
les groupes à vocation pédagogique (groupes de niveaux, de compétences, groupes
de langues anciennes, les heures dédoublées, les TP, les modules) devraient y
figurer.
Les raisons de participer à la grève du 18 ne manquaient donc pas et l’Assemblée
s’est terminée sur des motions que nous publions intégralement :
Motions votées à l’assemblée annuelle des sections européennes
du SNES.
(12 décembre 2006)
1)
Convergences
avec les syndicats et organisations représentatives des personnels des pays d’accueil ;
Les sections SNES
d’Autriche, d’Allemagne, de Belgique, de Hongrie, d’Italie, de Pologne, des Pays-Bas,
de Serbie, de Grèce et du Royaume-Uni travaillent ou sont prêtes à travailler
quand cela est possible en coopération avec les partenaires syndicaux des pays
d’accueil. Elles s’engagent à tout faire
pour assurer à tous les personnels une défense et amélioration de leurs droits.
2)
Recrutement
Elles dénoncent
vigoureusement le profilage des postes reflétant davantage un mérite subjectivement
apprécié que les qualifications reconnues.
Elles affirment
leur attachement au respect
- des barèmes paritaires,
seule garantie d’objectivité et de transparence ;
- des instances
paritaires ;
- des droits garantis
dans la fonction publique relativement aux congés, à l’avancement et à la promotion,
à la formation, aux services d’enseignement ;
- des personnels
trop souvent soumis aux dérives autoritaires de leur hiérarchie par notamment,
l’attribution de « points de Proviseur » dans le barème du recrutement
des résidents.
3)
Avantage
familial
Elles exigent l’application d’un dispositif
prévoyant un plancher au niveau des droits de scolarité augmenté des allocations
familiales et du SFT.
Avant tout, les sections présentes
dénoncent l’attaque du statut des enseignants par la redéfinition, sans concertation,
de leur service. Elles appellent à faire grève le 18 décembre contre le projet
de modification du décret de 1950 et à engager des actions ultérieures.
Adopté à l’unanimité des présents ce jour
le 12 décembre 2006 à Vienne.
5. Bilan de syndicalisation du premier trimestre
2006-2007
A la fin de ce premier trimestre, nous pouvons
dresser un premier bilan de syndicalisation pour cette année 2006 2007. Au 14
décembre 2006, le SNES hors de France comptait 1712 adhérents soit 17 de moins
que l’an dernier à la même date.
Pour l’étranger, il faut remarquer une légère
baisse avec 1170 adhérents au 14 décembre, soit 15 de moins par rapport à l’an
dernier de date à date. Ce retard n’a pas lieu d’être si l’on considère les divers
facteurs qui devraient inciter à la syndicalisation. Dans un contexte politique
où l’augmentation de la durée des services est une menace qui pèse sur l’ensemble
de la profession sans aucune compensation salariale prévue. Dans une conjoncture
où le pouvoir d’achat des enseignants n’a cessé de baisser depuis des années.
Lorsqu’on constate à quel point le service public à l’étranger est menacé par
le désengagement de l’Etat, il est plus que jamais indispensable d’adopter une
attitude syndicale combative, celle que le SNES a toujours encouragé.
Nous l’avons démontré tous ensemble ces derniers
temps : ce qui a été obtenu sur l’avantage familial n’est peut être pas parfait
mais c’est une avancée non négligeable et le SNES y est pour quelque chose !
Mais il reste à gagner une ISVL digne dans bien des pays pour des collègues qui
n’ont pas les moyens de faire face au coût de la vie.
Pour gagner ce combat, nous avons besoin d’un SNES fort et déterminé.
Le bilan est contrasté car certaines sections
progressent nettement et d’autres perdent des adhérents mais l’équilibre fondamental
n’est pas bouleversé.
Pour les collectivités d’outre mer (COM) nous
constatons également une baisse très légère du nombre de syndiqués : 491
syndiqués au 14 décembre 2006 contre 494 à la même date l’année dernière. L’ensemble
des collectivités progressent notamment Mayotte qui poursuit son ascension vers
les 300 syndiqués mais aussi
En cette veille de Noël et pour finir sur
une note optimiste, nous pouvons et nous devons nous organiser pour que ce léger
retard ne soit pas irréversible.
Il est possible d’inverser la tendance et
d’ailleurs nous avons reçu cette semaine un plus grand nombre de cotisations que
la semaine précédente !
Alors bonnes fêtes à tous et bonne syndicalisation !
Roger FERRARI
Secrétaire national chargé
des questions hors de France,
Catherine JUSTIN, Céline URBANIAK,
Annie DELPORTE, Henri-Jean NOURI
Patrick SOLDAT
Membres
du Secteur Hors de France.
RF/CJ/CU/AD/HN/PS/CC
ANNEXE