CIRCULAIRE n° 5 

 

NE PAS RENONCER,
GRÈVE LE 18 DÉCEMBRE

C’est le jour de la deuxième séance du CTPM du ministère de l’Education Nationale où le Ministre De Robien va faire passer sa modification du décret de 1950 qui supprime une partie de nos droits de minoration de services. Il ne s’agit pas d’actualiser le décret de 1950 comme l’affirment certains. Il s’agit tout simplement de compenser les suppressions de postes prévus à la rentrée de 2007 pour le second degré. Ce sera une bonne affaire pour l’AEFE qui est indécise sur les créations de postes programmées à cette rentrée.

Ne laissons pas remettre en cause l’exercice de nos métiers, mettons nous en grève le 18 !

L’incertitude à l’AEFE ne porte pas que sur les créations de postes. C’est aussi la réforme de l’Avantage Familial qui est dans le collimateur. Le plancher frais de scolarité, dont le SNES et le SNUIpp seuls ont stigmatisé l’insuffisance, a été augmenté d’un  forfait de 80 euros.

Faire grève le 18, c’est exiger la mise en place au 1er janvier au plus tard de ce dispositif.

Il faut également faire de cette grève un puissant mouvement revendicatif pour les augmentations des ISVL que vous demandez. Le SNES en fera sa priorité lors du CTP de l’AEFE du 12 décembre mais la Directrice a déjà dit en CA qu’elle n’entendait pas tenir compte de vos demandes.

En grève le 18 décembre avec délégations à l’ambassade pour nos métiers, pour l’avantage familial et pour des augmentations conséquentes des ISVL

Paris, le 11 décembre 2006

SOMMAIRE

1.     Statu quo pour les assistants techniques

2.     Sur les experts techniques internationaux de FCI

3.     Concernant le cas des agents de recrutement local du MAE

4.     Evolution des réseaux diplomatiques, consulaires et culturels

5.     Dialogue social au MAE, c’est pas la joie !

6.     Compte rendu du CA de l’AEFE du 30 novembre

7.     Recrutement MAE : deuxième transparence

8.     Mutation d’une COM vers Mayotte : impossible

Annexes :

- Taux de participation salaires et ISVL

1. Statu quo pour les assistants techniques (AT)

Rien de neuf pour les AT au Comité technique paritaire du MAE sauf la confirmation de la diminution des effectifs par transfert à l’Agence Française de Développement (AFD). On passe ainsi de 1056 au 1er novembre 2005 à 902 au 1er novembre 2006. Pour 2007, il est encore prévu le transfert de 129 ETP (équipement temps-plein) supplémentaires.

2. Sur les experts techniques internationaux (ETI) de France Coopération Internationale (FCI)

 

La FSU est largement intervenue sur la situation concrète vécue par les ETI en dénonçant une fois de plus le statut privé de nos collègues et les insuffisances de celui-ci. La FSU a interrogé le patron de FCI sur :

-          la perte des majorations d’ancienneté ;

-          l’absence de grille de rémunération ;

-          la protection sociale ;

-          l’obligation d’adhérer à la mutuelle choisie par FCI ;

-          le délai de carence pour le versement d’indemnités journalières ;

-          le dialogue social.

Le directeur de FCI, Sylvain ITTE, a répondu qu’une réunion était prévue le 14 décembre pour mettre à plat un certain nombre de questions. Il a d’ores et déjà précisé qu’une grille nous serait soumise, que la protection sociale serait améliorée, que le libre choix de la mutuelle serait garanti aux fonctionnaires et en particulier ceux de l’Education Nationale, que FCI prendrait à sa charge la rémunération pendant le délai de carence, que la  réflexion avançait sur le dialogue social avec soit la piste d’un convention collective existante ou un accord d’entreprise spécifique, que la fiscalité avait été négociée comme pour les assistants techniques et que les ETI étaient assimilés aux AT pour leur gestion par le poste et pour la valise diplomatique.

3. Concernant le cas des agents de recrutement local du MAE

 

Il y a environ 4700 agents pour le réseau culturel et 5800 agents pour le réseau diplomatique et consulaire au MAE qui contribuent  à l’action de l’Etat à l’étranger.

Le régime juridique sur lequel est basé leur statut repose sur l’article 34  – V de la loi n° 2000-321 du 12 avril 2000.

Ainsi, « lorsque les nécessités du service le justifient, les services de l'Etat à l'étranger peuvent, dans le respect des conventions internationales du travail, faire appel à des personnels contractuels recrutés sur place, sur des contrats de travail soumis au droit local, pour exercer des fonctions concourant au fonctionnement desdits services ».

Au cours du CTP du MAE, les points suivants ont été abordés.

Sur les questions touchant à la protection et à la couverture sociale des recrutés locaux, il a été constaté malheureusement qu’il existe manifestement une déficience du système pour cette catégorie de personnel.

C’est le cas par exemple du Maroc : quelques 100 collègues des réseaux diplomatique, consulaire et des Instituts Français au Maroc qui ont cotisés depuis août 2005 (mise en application de l’Assurance Maladie Obligatoire) aux caisses de prévoyance et qui jusqu’à ce jour ne bénéficient d’aucune couverture, en attendant que leur carte d’adhésion ouvrant droit aux prises en charge leurs soit remise.

La FSU juge inacceptable cette situation elle a demandé à l’administration d’intervenir dans les plus brefs délais afin d’y remédier et de permettre à l’ensemble des agents et leur famille d’accéder à une protection sociale réelle et efficiente.

Pour les détachés administratifs en Europe, le ministère fait toujours la sourde oreille. Il continue à vouloir imposer aux collègues le régime de maladie et de retraite local. Qu’ils soient obligés de payer double cotisation ne les trouble pas le moins du monde. C’est vrai que les énarques du MAE ne risquent pas d’être concernés !

Sur le volet de l’harmonisation des grilles de salaires dans les postes, il a été constaté que bien des postes n’ont toujours pas bénéficié de cette mesure.

 La FSU a dénoncé pour sa part que bien souvent les établissements à autonomie financière (EAF) n’arrivaient pas à mettre en application la grille harmonisée du poste (incidence budgétaire et coûts…).

C’est le cas par exemple

·        A Istanbul : l’harmonisation n’est faite que partiellement à l’EAF, les collègues enseignants devraient en 2007 bénéficier de l’harmonisation alors que les administratifs en bénéficient en 2006.

·         A Djibouti : le centre culturel français (CCF) n’a pas les moyens de financer en 2007, la grille mise en place en 2006. La FSU a pour sa part rappelé que bien souvent les EAF face à des contraintes budgétaires étaient dans l’incapacité financière de mener à bien cette opération à terme.

·         Au Maroc : Les 9 EAF ont reçu une subvention unique de 27 000 Euros « one Shot » en novembre 2005 servant à la mise en place de la grille harmonisée avec celle de l’ambassade. La grille salariale n’étant toujours pas appliquée à ce jour, les définitions de quelques fiches de poste devraient être revues en respectant à la fois l’évolution de la carrière des agents, leur ancienneté et leurs fonctions exactes.

A travail égal, salaire égal !

De véritables progressions de carrière doivent être offertes aux différents agents quel que soit la nationalité ou le service extérieur de l’Etat dans lequel ils travaillent.

Ils ne doivent plus faire les frais des éventuelles difficultés budgétaires.

C’est pourquoi, la FSU a demandé que le département poursuive son soutien financier pour permettre à l’ensemble des agents de recrutement local d’en bénéficier.

Pour 2007, les grilles de salaires du Gabon et  de Sao Tome et Principe devraient entrer en vigueur.

Concernant le volet de l’imposition : La FSU est intervenue pour rappeler que la note du 21 juin 2006, présentée lors du dernier comite technique paritaire ministériel (CTPM) de juillet 2006 relative à l’imposition des recrutés locaux au Maroc stipule que : « le nouveau cadre salarial, qui a pour objectif de remettre les salaires à niveau, implique que les revalorisations qui ont été effectuées (en 2003 pour le réseau diplomatique et consulaire) tiennent compte de l’incidence fiscale ».

 La FSU, à ce titre, a demandé que la grille du poste soit refaite pour prendre en compte cette incidence.

4. Evolution des réseaux diplomatiques, consulaires et culturels

L’information donnée au comité technique paritaire ministériel (CTPM) du MAE confirme la tendance à l’économie sous forme de transformation en consulat général à gestion simplifiée.

2006- Royaume Uni, Edimbourg ; Espagne, Séville ; 2007 Italie, Naples et Turin- Gênes ; Sénégal, Saint Louis.

Ouverture d’un bureau d’ambassade en 2006 à Juba, Soudan ; Erkil, Irak Kurdistan ; d’une ambassade à Monrovia au Liberia ; à Podgorica au Monténégro.

Ouverture d’un consulat général à Iekaterinbourg en Russie.

Pour le réseau culturel, il est annoncé la fermeture de l’institut français (IF) de Bilbao et de celui de Francfort en 2007. Pour celui-ci l’adjoint au Direction générale de la coopération internationale et du développement (DGCID) a précisé qu’il s’agissait de la transformation en annexe de Mayence et pas d’une fermeture.

La FSU-MAE a demandé des explications sur les raisons qui pousseraient à fermer Bilbao. Il s’agit une nouvelle fois d’économies et les hypothèses de consulat général « à gestion simplifiée » ne sont ni satisfaisantes ni réalistes. D’ailleurs l’Ambassadeur lui-même plaide pour le maintien de l’IF pour des raisons politiques évidentes.

La FSU- MAE a demandé un vote sur ces deux fermetures. Elle s’est retrouvée seule pour voter contre, les autres organisations syndicales s’abstenant !

5. Dialogue social au MAE, c’est pas la joie !

Au CTPM du MAE, la FSU a demandé que la répartition des sièges en commission consultative centrale (CCC) soit revue en fonction des résultats du scrutin de mai 2006 mais nous n’avons pas bien entendu la réponse ??? La FSU n’entend pas laisser cette situation perdurer et jouera son rôle pour activer ces structures qui se réunissent bien peu.

Il a fallu revenir à la charge plusieurs fois pour que la Direction générale de l'Administration (DGA) admette que les commissions consultatives paritaires (CCP) locales pouvaient être réunies. Rien ne s’y oppose dans la mesure où les CCPL existent toujours contrairement aux CCPM qui ont été subrepticement supprimées sous prétexte de création de la CCP¨des contractuels. Mais cela a été dit, les CCP locales peuvent être réunies avec les représentants désignés en 2003.

Tout aussi grave au niveau de la CCP des contractuels non encore mise en place puisque que les élections sont en cours. Comme entre temps les CCPM ont été supprimées, quel recours aura un contractuel menacé par une fin de mission anticipée ou tout autre problème d’ordre individuel ? L’administration a fait la sourde oreille. La FSU ne laissera pas les collègues sans défense et interviendra à tous les niveaux pour que ce vide voulu par l’administration ne pénalise pas les personnels.

6. Compte rendu du Conseil d'administration (CA) de l’AEFE du 30 novembre

En préambule, le SNES-FSU a dénoncé les atteintes au droit syndical qui se multiplient dans les pays. C’est le cas au Maroc où des agents ont été remplacés lors de la grève lancée par l’UMT mais aussi quand les instances ne sont pas réunies ou que l’on ne respecte pas leurs compétences.

Rapport d’activité 2005-2006.

L’AEFE attire l’attention des participants sur ce qu’elle appelle « les points forts » de son activité dans le réseau. Des efforts très importants ont été effectués sur les bourses scolaires (un montant des bourses en augmentation de 13%, 5,9% pour les bourses d’excellences). Une politique « dynamique » continue d’être menée sur les langues et l’internationalisation, ainsi que sur le français langue de scolarisation. L’accent est mis également sur la formation continue des personnels et, bien sûr, dans le cadre de la politique immobilière, les effets des mises en dotation des bâtiments, ainsi que les expertises techniques, accompagnées parfois de travaux.

La FCPE a attiré l’attention du conseil sur la dégradation du dialogue avec les parents et sur la marchandisation  de l’enseignement français à l’étranger.

La sénatrice Monique Ben Guiga a exprimé son accord sur le dynamisme de l’agence en matière d’enseignement, sur la formation continue et sur l’immobilier mais elle a aussi exprimé son insatisfaction sur le dialogue avec les parents, les problèmes de droits de scolarité payés par les résidents et sur les niveaux d’ISVL.

Le SNES ne conteste pas certains aspects de ce rapport. Il ne saurait toutefois cautionner une présentation trop optimiste et en dénonce clairement certains aspects. En louant le dynamisme du réseau, l’agence oublie toutefois de souligner le mérite des élèves, et l’investissement et la qualité de ses enseignants. Un bilan ne saurait être complet quand les controverses pèsent évidemment sur les déconventionnements, comme à Tokyo, le recours à des fondations (Bruxelles). Augmentation des bourses, certes, mais vu la flambée des frais d’écolages dans de nombreux établissements, le nombre d’élèves boursiers n’augmente pas d’autant. Le nombre important de résidents à recrutement différé (355) confirme nos constats réitérés sur les difficultés de vivier local qu’a entraîné la baisse constante des postes d’expatriés. Le constat sur la formation continue fait  par nos collègues n’est pas aussi positif. Comment parler de « point fort » alors que la ligne budgétaire a baissé (elle était constante les deux dernières années) et, sur le terrain, cette formation est souvent loin de correspondre aux demandes et aux besoins de nos collègues. Les compétences immobilières ont été attribuées à l’AEFE sans enveloppe budgétaire nécessaire et ce chapitre domine maintenant une très grande partie de ce qui devrait être une réelle politique d’éducation. Elles entraînent des recours à des procédés dangereux, comme les partenariats public/privé, que nous dénonçons à nouveau, tant ils s’annoncent comme des moyens flous de financement, incompatibles avec un cadre d’éducation. De plus, ce rapport d’activité ne contient rien sur le dialogue social, sur les rémunérations des personnels. Il est clair que cette absence est significative de la politique menée par la direction  de l’AEFE.

Vote : pour 14, Contre 5 (représentants du personnels), abstention 3

Bilan de rentrée 2006

Le bilan de rentrée a été fait comme nous l’avions demandé et dans le style de ce qui avait été fait au dernier CA à notre demande. Aucun document ne nous a été distribué ce qui a été regretté par nombre de membres du CA. Cela devrait être « réparé » dans les jours qui viennent.

L’annonce est faite en CA du déconventionnement du niveau collège de l’Ecole Française de Florence. Nous nous interrogeons fortement sur les moyens mis en œuvre précédemment pour accroître les effectifs de cet établissement. Au niveau des personnels, cette mesure aurait des conséquences humaines graves. Pour contrecarrer ce projet, nos collègues seront en grève le 12 décembre, jour du Comité technique paritaire (CTP) de l’AEFE où ce point ne manquera pas d’être débattu à nouveau.

Décision budgétaire modificative (DBM) n°3

            Cette DBM a pour objet d’appliquer la régulation de 8 millions d’euros demandée par Bercy. Le résultat, c’est la suppression d’une ligne budgétaire de réserve pour rémunération de 3,5 millions d’euros et le reste par un nouveau prélèvement sur les fonds de roulement.

            Il s’agissait également d’inscrire dans les comptes de l’agence la remise en dotation de 8 établissements pour un total de 215 millions d’euros : Francfort, Buenos-Aires, Vienne, Bruxelles, Barcelone, Valence, Lisbonne et Dakar.

            Le SNES a d’abord fait remarquer que les membres du CA n’étaient pas en mesure de donner une appréciation sur les DBM dans la mesure où celles-ci ne sont pas assorties d’un état d’exécution des dépenses. Sur le fond, le SNES a marqué sa ferme opposition à cette DBM qui consacre la régulation budgétaire. Il a en plus rappelé que le choix de faire porter celle-ci sur les rémunérations est significatif d’une politique de l’AEFE qui ignore les demandes concernant les rémunérations portées par les personnels.  D’autres choix sont possibles comme celui  de renvoyer les travaux à plus tard et à obliger le MAE à les prendre en charge.

Les membres du CA, hors administration, ont manifesté leur désapprobation sur cette régulation appliquée à l’AEFE. Evidemment avec des nuances en fonction de leurs capacités à s’opposer à la politique gouvernementale. Le sénateur Ferrand à même fait état d’une démarche de tous les élus des français de l’étranger auprès de Bercy pour éviter cette régulation ; difficile de faire moins sauf à scier la branche sur laquelle ils sont assis !

Vote : pour  14, contre 6 (personnels et FCPE), abstention 4 (Monique Ben Guiga, ANEFE (sénateur Ferrand), AFE et FAPEE).

Budget 2007

Le point le plus important de ce CA était incontestablement l’examen du budget 2007.

Dans ce budget, la participation de l’Etat est présentée à hauteur de 332 millions d’euros soit une augmentation de 16 millions par rapport à 2006…après régulation de 8 millions (DBM 3). La caractéristique principale est un nouveau prélèvement sur le fonds de roulement à hauteur de 19 millions d’euros ce qui le laisse à 6 millions d’euros et donc quelques jours de fonctionnement. Cette situation est à comparer avec ce que l’on nous répond quand nous demandons des prélèvements sur le fonds de roulement pour des augmentations de l’ISVL. Dans ce cas, il faut assurer des réserves ! Une seule conclusion s’impose, ce ne sont que des arguties politiques !

Nouveauté tout aussi inacceptable, une provision « pour régulation » de 4,5 millions d’euros pour le cas où le gouvernement déciderait une nouvelle ponction sur l’AEFE en 2007.

Tout le monde s’est lamenté sur le déficit de ce budget comblé par le fonds de roulement et en s’inquiétant particulièrement pour les crédits de bourses. Tout le monde a aussi regretté l’absence totale de prévision pour investissement. C’est le résultat de cette politique à court terme qui consiste à faire financer les investissements immobiliers par les résultats financiers de l’AEFE. Un comble pour un établissement public d’enseignement !

Mais que l’on se rassure, des résultats sont prévus et la direction de l’AEFE compte dessus pour financer les investissements. Elle ferait mieux de mener une politique de rémunération à la hauteur des besoins plutôt que de faire ces économies.

Pour sa part, le SNES a stigmatisé le gouvernement et le MAE qui attribuent à l’AEFE des moyens qui ne sont même pas suffisants pour couvrir les besoins en rémunération des personnels (362 millions d’euros). Il a dénoncé un projet de budget qui se base sur une augmentation de 1,69 % de la masse salariale alors que l’augmentation des prix pour 2007 est prévue à hauteur de 1,8 % et qu’il faudrait y ajouter l’effet GVT qui porterait l’augmentation nécessaire à plus de 2 % au minimum. Le SNES s’est également interrogé sur le nombre d’ETP (équivalent temps-plein) indiqué au budget (6 514) alors que le Plan de loi de finances (PLF) indique 6 614. La réponse n’a pas été donnée sur ce point important.  

Pas étonnant dans ces conditions que la croissance de l’ISVL soit limitée à 5 % au lieu des 8 % en 2006. Cela a été l’occasion pour le SNES de présenter les demandes d’augmentation de l’ISVL  qui sont remontées des sections. Devant le refus de la Directrice de prendre en compte nos demandes, le SNES a clairement indiqué qu’il n’entendait pas renoncer à ces augmentations légitimes  et qu’il mettrait tout en oeuvre avec les collègues pour les obtenir. Tous les éléments sont dans les mains de l’administration  pour ouvrir la négociation. Le SNES appellera les personnels à l’action pour imposer cette négociation et des résultats tangibles.

Seul point positif dans ce budget, le financement de la réforme de l’avantage familial à hauteur de 2,9 millions d’euros. Le dispositif prévu comporte un plancher par enfant au niveau des droits de scolarité augmenté d’un forfait de 80 euros pour les pays hors Union Européenne. Dans l’UE, il est prévu le plancher en question plus les allocations familiales françaises.  Ces dispositions ne correspondent pas exactement à nos demandes mais elles vont dans le bon sens. Parmi les problèmes posés, il y en a un de taille, c’est l’accord de Bercy qui n’a pas encore été donné. Il semble que la directrice de l’AEFE n’ait pas envoyé les documents comme elle nous l’avait indiqué ! Le SNES a lui indiqué au représentant de Bercy que la réforme était attendue pour janvier.

Sur le plan des investissements immobiliers pour la période 2007-2009, le SNES a dénoncé l’absence de moyens de l’Etat et il s’est étonné de voir figurer de nouveau partenariats public/privé à Londres et Moscou.

La demande d’Istanbul est bien parvenue mais trop tardivement pour qu’elle soit intégrée à la présentation au CA du 30 novembre.

Vote : pour 12, contre 8, abstention 2 (Bercy)

A noter que le président de la Mission Laïque Française (MLF), le représentant de droite de l’AFE et l’ANEFE ont voté pour ce budget calamiteux.

Taux de participation. (vote : pour 13, contre 6, Abstention 3)

Ce point concerne des modifications du taux de participation (reversement) des salaires de résidents versé par les établissements à l’AEFE, ainsi que du pourcentage de l’ISVL qui incombe à l’établissement. On remarque deux choses :

Ces opérations se font à enveloppe constante. Les conséquences sont simples : les baisses de participation consenties à certains établissements sont évidemment compensées par des hausses sur d’autres établissements, voire sur le taux de reversement de l’ISVL. D’autre part, on ne peut que constater, une fois de plus, que le transfert immobilier sans moyen impose sa règle. Les baisses importantes de taux sont destinées à aider les établissements déjà en dotation, ce sont donc les autres établissements qui financent, par augmentation du taux de participation ou de l’ISVL ! Pour nous, le constat est clair : les engagements pris ne sont pas respectés par cette politique qui compense les baisses par d’autres hausses et pèse souvent encore plus lourd sur des établissements parfois déjà en grande difficulté. En plus, la Directrice a reconnu que l’objectif est d’aller à 60 % de participation des établissements sur les salaires et 100% sur l’ISVL. La privatisation est en route. Qui dit mieux !

(Voir tableau en annexe).

Evolution du réseau

La directrice a exposé ce qu’elle nomme « évolution  du réseau ». Il est prévu ou a déjà été fait :

- déconventionnement : Maroua, Garoua, Alexandrie ;

- conventionnement : Tachkent, St Pétersbourg transformée en annexe de Moscou qui est un EGD ;

- pour 2007-2008

o          conventionnement : secondaire de Shangaï

o          déconventionnement : Al Khobar qui serait repris par la MLF ! , collège de Florence, secondaire de Tel Aviv et interrogation sur San José au Costa Rica.

Le SNES a rappelé son opposition aux déconventionnements qui lèsent les familles et les personnels. Il a surtout insisté sur la situation de Florence et a interrogé la direction  de l’AEFE sur la possibilité de transformer ce collège en annexe de Rome ou de Milan comme cela est proposé pour St Pétersbourg. Réponse de la directrice : ce n’est pas la même chose car l’établissement perd des élèves. A quoi, il faut répondre qu’il faut inverser la tendance comme suggéré par les parents en s’appuyant sur la forte présence internationale à Florence. Le SNES mettra tout en œuvre avec les collègues d’Italie pour que cette solution soit explorée sérieusement.

Subventions hors réseau.

Trois subventions ont été présentées. La demande de l’école française de Natal au Brésil, qui avait été dissociée des autres au dernier CA a été représentée sous la même forme et pour le même montant sans vraiment d’éléments supplémentaire. Le CA dans son ensemble l’a toutefois accepté (3 votes contre-FSU), ainsi que les demandes de l’Institut Saint Dominique de Rome et quatre écoles de Madagascar.

Proposition de sorties d’inventaire des EGD.

Sept établissements étaient concernés (LF Madrid, LF Jean Monnet Bruxelles, Louis Massignon Abou Dabi, Jean Mermoz Buenos Aires, Thédore Monot Nouakchott, Lycée franco allemand de Fribourg, Ecole Française de Fribourg). La proposition a été acceptée à l’unanimité du Conseil.

Questions diverses :

Bourses au mérite. Question sur l’application du décret Education nationale sur les bourses au mérite et son application à l’étranger.

L’AEFE nous répond que pour l’instant ce décret ne s’appliquera pas à l’étranger. Nous reviendrons à la charge car dans certains pays, ce type de bourses peut aider une partie de la population scolaire.

Problème d’accès aux centres médico-sociaux dans certains pays.

Cette question concerne en particulier nos collègues du Tchad, qui se sont vus, suite à des changements de statuts de la structure, imposer des tarifs très élevés pour leurs soins. L’AEFE s’est penchée précisément sur la question et nous dit qu’elle va suivre ce dossier. De plus, la représentante de la DFAE a indiqué que les dispositions prises par l’association qui gère maintenant le centre ne respecte pas les instructions données aux postes. Elle donnera des instructions pour que cette situation soit rectifiée. Dossier à suivre, bien évidemment.

Droits de première inscription et frais de scolarité à Pékin, suite au changement de statut de l’établissement. Si les arguments développés par la directrice de l’AEFE sur la légitimité de ces droits à Pékin relèvent exclusivement de sa responsabilité, le SNES ne saurait accepter les conséquences que cette situation entraîne pour nos collègues en poste. Les montants réclamés à nos collègues sont considérables et constituent une réelle dégradation de leur situation. L’AEFE dit qu’elle va étudier ce dossier.

Participation d’établissements au financement des postes d’expatriés (Hong Kong).

L’AEFE dément catégoriquement que l’établissement participe à la rémunération des personnels expatriés, ni à Hong Kong, ni ailleurs.

Bilan de la commission d’audit des établissements conventionnés : le cas du Lycée Français de Malaga (Espagne).

Ø              L’AEFE nous informe partiellement des conclusions de la commission d’audit, qui ont été données aux personnels, localement. Elle parle du prix payé par une gestion antérieure parfois « hasardeuse ». Le SNES suivra bien sûr l’application des mesures qui s’imposeront, une fois celles-ci prises par l’AEFE. Nous veillerons à ce que celles-ci ne consistent pas en une dégradation des conditions de travail et des statuts des personnels.

Ø              Dans le cadre de cette question, nous demandons au Conseil d’Administration et à l’AEFE un calendrier de programmation de cette commission d’audit, ainsi que les établissements concernés. L’AEFE nous le fournira quand celui-ci sera finalisé.

Respect des droits des personnels en matière d’expression syndicale et de respect des procédures des CCPL : cas de Guadalajara, de Pondichéry

Si les deux exemples ne sont pas tout à fait de même nature, le SNES dénonce vivement le peu de cas fait des procédures (Pondichéry) et demande à l’AEFE de faire appliquer ses propres règles de recrutement, afin que soit mis fin aux irrégularités qui pénalisent parfois gravement nos collègues. L’AEFE doit entendre clairement le message et améliorer la « communication » avec certains chefs d’établissement peu enclins à l’application des textes.

Au Mexique (Guadalajara), le SNES revient également sur le non respect des procédures. Les raisons invoquées par l’AEFE ne sont guère convaincantes et les règles du droit syndicales existent. Que dire des menaces directes ou indirectes, du refus de dialogue social ? Ces points sont soulevées et nous veillerons à ce que ces situations évoluent rapidement et que les droits de chacun soient respectés.

7. Recrutement MAE : deuxième transparence

La deuxième période de dépôt des candidatures est ouverte jusqu’au dimanche 17 décembre 2006 à minuit.

Sont concernés les postes à l’étranger dans un service ou établissement culturel relevant du Ministère des Affaires étrangères.

La saisie des candidatures se fait par voie électronique à l’adresse suivante : http://www.afet.education.gouv.fr/ .  Vous y trouverez également la liste des postes à pourvoir.

Aucun poste d’assistant technique au MAE n’est proposé. En revanche les candidats à un poste d’expert technique international (ETI)peuvent consulter le site de France Coopération Internationale (FCI) pour en savoir plus sur les conditions et procédures. Mais nous leur recommandons avant tout de lire attentivement l’article que nous consacrons à ce sujet dans cette même circulaire. Ils pourront constater que la prudence est de mise. Un problème et non des moindres, celui de la protection sociale n’est pas encore résolu par FCI.

La note de service publiée au BO nº33 du 14 septembre 2006 est consultable sur notre site Internet (http://www.hdf.snes.edu/ ) à la rubrique « recrutement » : vous y trouverez également la fiche syndicale correspondante à retourner au secteur hors de France : elle nous est indispensable pour un suivi individuel des dossiers.

Cependant, nous devons vous signaler que suite à la première transparence, le MAE ne nous a convoqué à aucune réunion pour le moment. Nous sommes actuellement en ce qui concerne le recrutement des contractuels au degré zéro du dialogue social. Certes le MAE a promis de nous consulter régulièrement mais la FSU demande que les commissions paritaires des contractuels élus dans quelques jours soient compétentes en la matière. Cela éviterait des contacts pas toujours faciles avec le MAE. Et qu’enfin cette sélection de candidat puisse honorer le nom de transparence !

8. Mutation d’une COM vers Mayotte : impossible

Chaque année, à cette époque, nous recevons de nombreux courriels pour nous questionner sur les conditions de recevabilité d’une mutation vers Mayotte.

En 2003, le MEN avait passé au mouvement général la mutation vers Mayotte prétextant la vocation départementale de cette collectivité mais les décrets concernant la situation des personnels n’ont pas été retouchés.

Donc cette mesure purement technique n’a rien changé aux conditions réglementaires d’affectation à Mayotte.

Le décret 96-1027 en son article 2 prévoit : « Une affectation dans la collectivité territoriale de Mayotte ne peut être sollicitée qu'à l'issue d'une affectation d'une durée minimale de deux ans hors de cette collectivité ou d'un territoire d'outre-mer »

Ce qui signifie qu’il n’est pas possible de muter vers Mayotte lorsqu’on est en fin de séjour et qu’il faut passer 2 ans en DOM ou en Métropole pour retrouver le droit de muter vers cette collectivité.

La confusion naît du fait que si Mayotte est maintenant au mouvement inter académique, elle n’est pourtant toujours pas une académie de plein exercice.

Le SNES demande depuis longtemps que les décrets soient modifiés au bénéfice de toutes les COM sur la seule question de la durée des séjours qui devrait passer selon nous et pour des raisons maintes fois explicitées à deux fois trois ans

Roger FERRARI

Secrétaire national chargé
des questions hors de France,
Catherine JUSTIN, Céline URBANIAK,

Annie DELPORTE, Henri-Jean NOURI

Patrick SOLDAT
Membres du Secteur Hors de France.
RF/CJ/CU/AD/HN/PS/CC

Annexes

 

Taux de participation salaires et ISVL

 

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