Circulaire hors de France n° 4

IMPOSER
LA VOIX DES PERSONNELS

Quand il a reçu la FSU, le Ministre DOUSTE BLAZY s’est lamenté sur l’incapacité française à mener à bien le dialogue social. Il pointait des responsabilités partagées. Monsieur le Ministre ferait bien d’être plus attentif à ce qui se passe dans son ministère afin de constater que ses directions et responsables d’établissements publics sont en dessous de tout en matière de dialogue social.

Pour les personnels des établissements culturels, les problèmes s’accumulent à cause d’une administration centrale et locale qui refusent le dialogue réel.

Au Maroc, les recrutés locaux sont ignorés dans les négociations des grilles, à Berlin les nouveaux contrats intègrent des clauses démagogiques, les CCPL sont mises en sommeil et partout les décharges de service pour activité syndicale sont contestées.

De qui se moque-t-on avec ce pseudo dialogue social ?

Même contexte à l’AEFE, voire pire puisqu’il est de plus en plus difficile d’obtenir des réunions avec la direction de l’établissement public y compris les réunions réglementaires (CTP et CCPC). Quand des réunions ont lieu, les engagements pris ne sont pas respectés. C’est notamment le cas sur l’avantage familial où la Directrice a avoué récemment qu’elle n’avait pas transmis à Bercy les propositions sur lesquelles nous étions tombés d’accord. Au lieu d’un forfait basé sur les allocations familiales pour quatre enfants, l’AEFE a transmis un forfait de 90 € !

Le SNES appelle les personnels des établissements culturels et de l’AEFE à se mobiliser pour se faire entendre à l’occasion du CA et du CTP du MAE ;

Après ces instances, la mobilisation se poursuivra sous des formes qui seront discutées par tous les personnels.

Paris, le 14 novembre 2006

SOMMAIRE

 

1.       Les personnels des établissements culturels

2.       AEFE : ISVL et avantage familial pas à la hauteur

3.       COM : IFCR et prise en charge du voyage

4.       Réintégration 2007

Annexes :

-          Appel à la syndicalisation

-          Montants d’ISVL au 1er novembre 2006

 

1. Les personnels des établissements culturels

Les responsables du Ministère des Affaires Etrangères continuent de vanter les mérites des centres et instituts. Dans le même temps, les directeurs et autres censeurs, mettent le paquet pour forcer au départ les fonctionnaires en recrutement local et contrôler voire restreindre l’activité syndicale.

A Berlin, les projets de contrat des « derniers détachés  administratif » comportent une lettre de mission qui imposerait à nos collègues d’obtenir un diplôme de FLE en fin d’année.

Dans l’UE, le MAE continue de vouloir imposer à nos collègues l’adhésion à la sécurité sociale locale sous des prétextes fallacieux.

Le MAE ne fait même pas le minimum pour les collègues directeurs d’Alliances françaises. L’un d’entre eux s’est vu fermer les portes de l’Alliance et de son bureau par le président du comité local sans que le poste réagisse. Au ministère, chacun se repasse la patate chaude !

Au Maroc, nos collègues recrutés locaux marocains sont toujours menacés par le fisc de leur pays pour impôts non payés les années passées. Le poste ignore superbement les demandes de négociation de la grille de rémunération.

Le Ministère des Affaires Etrangères essaie quant à lui de couper les personnels des possibilités d’action. Il veut empêcher l’attribution de décharges syndicales et il laisse les personnels dans le vague sur les structures de concertation locales en ne prolongeant pas leurs mandats.

Pour contrer cette politique qui porte atteinte à la situation et aux droits des personnels, le SNES appelle toutes les sections à demander des décharges de service dans tous les établissements et exiger la réunion des CCPL pour toutes les questions intéressant les collègues.

2. AEFE : ISVL et avantage familial pas à la hauteur

De toutes parts les collègues nous font remonter les difficultés qu’ils éprouvent pour faire face à toutes leurs charges dans leur situation de résident.

Les loyers, les voyages, les prix des produits courants ne sont pas pris en compte dans la détermination du montant de l’ISVL.

A cela, la direction de l’AEFE répond par les évolutions régulières en pourcentage souvent sans résultat concret sur la fiche de paye des collègues.

Il faut que cela change et le SNES appelle les collègues à revendiquer les augmentations nécessaires qui seront adressées à l’AEFE avant le CA du 30 novembre et à faire grève le 28 si leurs demandes ne sont pas inscrites à l’ordre du jour du CA.

Difficultés du même ordre pour les dépenses relatives à leurs enfants, les collègues ne peuvent plus faire face dans de nombreux pays.

Au lieu de répondre à cette situation difficile, la directrice essaie de manœuvrer pour empêcher les personnels d’avoir des prestations familiales à la hauteur de leurs besoins. Comment interpréter autrement son dernier revirement qui consiste à proposer un forfait de 90 € à la place de celui pour 4 enfants à 160 €. Sur ce point aussi, le SNES exigera d’avoir des éclaircissements avant le CA. Ce sera un motif supplémentaire de grève le 28 si les engagements pris n’étaient pas respectés.

3. COM : IFCR et prise en charge du voyage

Nous vous avions annoncé dans la circulaire n°3 que les voyages devaient être déconcentrés vers les Vices Rectorats. Or cette mesure est différée à l’année prochaine.

L’ouverture des droits à l’IFCR  reste de la responsabilité de l’Administration centrale pour la dernière fois.

Devant l’opposition résolue de Vice Rectorats qui ne se voyaient pas assumer la responsabilité de voyages pour lesquels les transferts de fonds n’avaient pas été prévus, le MEN a reculé et pour cette année encore, c’est le bureau des voyages qui gérera les billets réquisitionnés à destination des collègues affectés en COM.

Nous sommes satisfaits du report de cette mesure tardive et trop hâtive d’autant que ce sont les collègues qui en auraient pâti.

Toutefois, nous demandons qu’à tout le moins des moyens soient donnés aux Vices Rectorats pour faire face à ces nouvelles compétences. Nous sommes inquiets des conséquences de transferts de compétences qui ne sont pas financés.

A l’heure où le gouvernement ne parle que restrictions et économies budgétaires, quel sera l’avenir d’une IFCR déconcentrée et dont l’ouverture sera soumise à l’appréciation de représentants locaux de l’Etat étranglés financièrement ? On sait que les VR ont déjà du mal à payer  les indemnités et parfois même les salaires dus aux collègues en temps et en heure. 

La priorité pour le SNES, c’est que les collègues reçoivent les indemnités qui leur sont dues au moment où ils en ont besoin et qu’ils puissent facilement joindre les Vices Rectorats pour la préparation de leur départ. Cette mesure ne risque pas de leur faciliter la vie.

4. Réintégration 2007

La nouvelle note de service sur les mutations 2007 prévoit des règles de réintégration pour les personnels hors académie semblables aux années précédentes, mais dans un contexte toujours plus difficile (suppressions massives de postes depuis 2004) et avec un barème de plus en plus déséquilibré et inéquitable :par exemple, bonifications APV (ex ZEP) exorbitantes, bonifications de rapprochement de conjoint, de séparation et d’enfants fortement augmentées, alors que les mutations simultanées entre conjoints sont plafonnées à 80 points et ne donnent pas droit à des points d’enfants ; ne parlons même pas des collègues qui ont la malchance d’être célibataires et nullipares…Pour cette année, les interventions du SNES ont permis de ramener les bonifications familiales à des niveaux beaucoup plus mesurés que ce que le ministère prévoyait initialement, mais cela ne suffit pas à garantir des possibilités de mutations pour tous dans des délais raisonnables.

Bien que le ministère ait plusieurs fois émis l’idée de revenir sur cet acquis, la priorité automatique sur l’académie d’origine pour les collègues qui la demandent n’est pas remise en cause. Comme les années précédentes, les collègues qui demandent leur académie d’origine en vœu unique la réintègrent automatiquement, en dehors de tout barème. De même, les collègues qui placent leur académie d’origine en dernier vœu la réintègrent automatiquement si leurs vœux précédents ne sont pas satisfaits. La seule exception concerne les collègues qui demanderaient l’académie de Corse en vœu unique bonifié. Dans ce cas uniquement l’académie d’origine ne peut être demandée.

En revanche, lors du mouvement intra académique dans votre académie d’origine, la priorité de 1000 points sur l’ancien département d’affectation est définie académiquement, comme le reste du barème intra. Depuis la déconcentration du barème pour le mouvement intra académique en 2005, les élus du SNES de toutes les académies se sont battus pour maintenir au minimum les 1000 points sur le département d’origine et il en sera de même cette année. Les collègues retrouvant leur académie d’origine auront cependant  tout intérêt à prendre l’attache de leur section académique, le moment venu, pour vérifier le maintien de la bonification en 2007.

Concernant les réintégrations qui auraient lieu après le mouvement inter académique, la note de service prévoit que les collègues seront mis en affectation à titre provisoire dans une académie selon les besoins de service, que ces collègues aient une académie d’origine ou non. A notre sens, cette disposition est une interprétation totalement abusive de notion de nécessité de service,  et elle met chaque année certains collègues en grandes difficultés. Le SNES se bat pour que le ministère revienne sur sa position et suit de près les collègues mis dans cette situation insupportable.

Dernier point important : tous les collègues demandant une mutation, que ce soit directement sur SIAM ou en téléchargeant un dossier papier, doivent se connecter obligatoirement sur i-prof. Le ministère entend ainsi habituer l’ensemble de la profession à utiliser cet outil de gestion qui sert à dématérialiser en partie les données administratives de chaque collègue et à moderniser ses relations avec l’administration. Si la commodité de cet outil est évidente (du moins quand celui-ci fonctionne, voir plus bas), le SNES appelle l’attention des collègues sur les rubriques qu’ils peuvent remplir, notamment la rubrique CV, et sur les informations qu’ils donnent pour la seule opération des mutations. Auparavant, les collègues fournissaient un dossier avec certaines pièces pour une seule opération de gestion, et ces données étaient détruites à la fin de l’opération concernée. Avec i-prof, le ministère peut, s’il le souhaite, conserver de manière permanente une quantité considérable de données sur chaque collègue, dont de nombreuses données à caractère privé dont on ignore quel usage il peut en faire à plus long terme. En outre, la logique managériale d’i-prof est évidente : les collègues sont invités, de manière permanente ou ponctuellement pour une promotion ou une demande de mutation spécifique, à « enrichir leur CV », autrement dit à prendre le réflexe de se vendre, avec tous les risques que cela comporte : qui peut dire, en effet, que telle expérience professionnelle jugée très valorisante aujourd’hui ne sera pas, au contraire, jugée  indésirable dans 10 ou 20 ans ? Le SNES appelle donc les collègues à faire preuve de la plus grande circonspection dans les informations qu’ils saisissent sur i-prof, en se limitant à ce qui est strictement nécessaire. La même prudence est indispensable dans toute correspondance par mèl avec l’administration.

INFOS PRATIQUES

·                       Pour tous, désormais, l’accès au serveur des mutations, SIAM, se fait en passant obligatoirement par l’outil i-prof : aller sur www.education.gouv.fr, rubrique « concours, emplois, carrière », puis dans le pavé « personnels enseignants », choisir « i-prof l’assistant carrière », cliquer ensuite sur votre COM ou bien, selon le cas, cliquer sur « se connecter à i-prof pour les enseignants hors académie », choisir le continent de votre affectation. Saisir votre identifiant (initiale du prénom plus nom en minuscule) et votre mot de passe (le NUMEN ou bien votre mot de passe personnel si vous en avez déjà un). Allez ensuite dans la rubrique « services ». SI VOUS NE PARVENEZ PAS A VOUS CONNECTER SUR I-PROF, contactez-nous sans tarder afin que nous fassions vérifier votre identifiant et votre mot de passe par le ministère.   

·                       Pour les collègues en poste à l’étranger, à Wallis et Futuna, à Saint Pierre et Miquelon, en Polynésie française et pour les CPE et les CO-Psy en poste à Mayotte ou en Nouvelle Calédonie :

le dossier de réintégration est à télécharger sur i-prof, rubrique « documents administratifs ». Le dossier doit être complété, signé, visé par le chef d’établissement et renvoyé à la DGRH B2 4 (ex DPE B5) du ministère, le 15 décembre 2006 au plus tard. CES COLLEGUES DOIVENT OBLIGATOIREMENT UTILISER LE DOSSIER PAPIER ET NE RECOIVENT PAS DE CONFIRMATION DE DEMANDE ENSUITE.

·                       Les collègues affectés à Mayotte et en Nouvelle-Calédonie, sauf les CPE et les CO-Psy, saisissent leur demande sur SIAM entre le 23 novembre et le 15 décembre 2006. Les collègues reçoivent dans leur établissement leur confirmation de demande peu après la fermeture de SIAM. Ces dossiers doivent vérifiés, éventuellement corrigés en rouge si une erreur est constatée, complétés avec les pièces justificatives, signés et visés par le chef d’établissement.

Pour tous : renvoyez au SNES Hors de France votre fiche syndicale pour le mouvement inter, accompagnée d’une copie complète de votre dossier de mutation. Le SNES est à votre disposition pour toutes informations complémentaires.

Roger FERRARI

Secrétaire national chargé
des questions hors de France,
Catherine JUSTIN, Céline URBANIAK,

Annie DELPORTE, Henri-Jean NOURI
Membres du Secteur Hors de France.
RF/CJ/CU/AD/HN/CC

Rassemblons les collègues opposes à la faillite du service public d’éducation à l’étranger et dans les COM !

APPEL DU SNES HDF
A TOUS LES COLLEGUES

Nous souhaitons que le service public d’éducation à l’étranger et dans les COM soit fort. Nous voulons que les personnels d’éducation, principaux vecteurs de la culture française soit respectés.

Or l’actualité nous démontre que les conditions de travail et de vie se dégradent. Le pouvoir d’achat est en berne. Réponse du gouvernement : il faut travailler plus si vous voulez gagner plus…La vérité c’est que notre charge de travail n’a jamais cessé d’augmenter sans aucune compensation financière et que le projet de refonte des décrets de 50 ne prévoit rien d’autre que de travailler plus pour gagner moins !

A l’étranger les collègues résidents hors d’Europe sont privés d’allocations familiales. La réforme prévue par l’AEFE de l’avantage familial ne ferait que leur donner de quoi payer les frais de scolarité de leurs enfants !

L’ISVL reste insuffisante dans bien des pays mais à l’Agence, on ne parle que de restrictions budgétaires.

Dans les COM, les versements d’indemnités sont sujets à des retards inadmissibles.

LE SNES SAIT FAIRE RESPECTER LES DROITS ET LE TRAVAIL DES PERSONNELS. Il l’a prouvé récemment :

Les collègues du lycée français de Berlin ont su le faire dans un conflit récent qui les a opposé à l’Agence. Celle ci proposait ni plus ni moins que d’augmenter leur temps de service. Ils ont dit un « NON »franc et massif  en déposant un préavis de grève. L’AEFE a fini par céder en renonçant à ce projet.

Cela prouve que tous ensemble au SNES, nous pouvons faire bouger les choses.

Adhérez au SNES HDF pour maintenir un service public fort à l’étranger, pour une éducation de qualité dans les COM, pour un respect des personnels engagés dans des missions exigeantes. Rejoignez le SNES car c’est aussi une force de proposition pour améliorer nos conditions de vie et de travail.

SNES HDF

46, avenue d’Ivry

75647 PARIS Cedex 13

Téléphone: 33-1-40-63-29-41

Fax : 33-1-40-63-28-31

Adresse électronique : hdf@snes.edu

Internet : www.hdf.snes.edu

Montant des ISVL au 1er novembre 2006

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