Circulaire hors de France n° 3

 

LE MOMENT DES CHOIX

Le mois d’octobre est crucial pour la vie de l’Etat. C’est le début des examens des budgets des ministères sous la nouvelle forme des missions et programmes de la LOLF. La forme et les techniques ont changé mais les enjeux demeurent : aura-t-on en 2007 des moyens suffisants pour fonctionner ?

C’est le cas au Ministère des Affaires Etrangères qui relève principalement de la mission « Action extérieure de l’Etat » où l’augmentation est globalement de 47 millions d’euros. Mais cette augmentation peut être trompeuse et n’aboutit pas forcément à un renforcement des moyens !

Ainsi, la subvention pour l’AEFE augmente de 8 millions d’euros dont 4,6 pour les bourses scolaires et 3,4 millions pour l’évolution indiciaire et les promotions des personnels employés par l’Agence. Quelles perspectives pour les personnels ? Rien d’assuré sans que le budget de l’AEFE n’intègre des « mesures nouvelles » du type de la réforme de l’avantage familial ou d’augmentations réelles en niveau de l’ISVL.

C’est le temps que le SNES a choisi pour que le budget de l’AEFE intègre les revendications des personnels. Si nous n’étions pas écoutés nous appellerions à la grève le 28 novembre à la veille du CA qui examinera le budget 2007 de l’établissement public

Paris, le 19 octobre 2006

SOMMAIRE

 

1.       Bilan de la Grève du 28 septembre 2006

2.       Compte rendu du CA de l’AEFE du 12 octobre 2006

3.       Polynésie française : affectation pour la rentrée d’août 2007

4.       Bilan de l’affectation en Nouvelle-Calédonie

5.       Réforme de l’avantage familial

6.       Droits syndicaux des contractuels et recrutés locaux

7.       Rappel enquête carte scolaire

8.       Concours de recrutement session 2007

9.       Affectations en Andorre à la rentrée 2007

10.    Action pour l’ISVL et une base décente pour l’avantage familial

ANNEXES

-          Propositions de modifications de taux de participation et d’ISVL

-          Concours de recrutement : académies de rattachement et centres d’épreuves d’amissibilité

 

1. Bilan de la grève du 28 septembre 2006

Les chiffres qui suivent montrent que la grève a été importante à l’AEFE. De nombreux collègues ont ainsi montré  leur exaspération vis-à-vis de  l’AEFE. Les saisies sur salaires, les atermoiements sur l’avantage familial et les fins de non recevoir sur l’ISVL provoquent la colère de tous les personnels. Les collègues demandent que la question de l’avantage familial soit réglée à un niveau qui reconnaisse leur droit à de vraies prestations familiales. Dans de nombreux pays, les résidents acculés par les augmentations de loyer et les prix des voyages pour la France, exigent des augmentations substantielles et réelles de leurs ISVL.

Protection sociale en Colombie, contrats au Vietnam, carrière au Guatemala et respect des droits pour tous constituent les principaux motifs de la participation des recrutés locaux à la grève. Mais, celle-ci a pu être mitigée à cause des intimidations voire des menaces des associations gestionnaires ou même de certains chefs d’établissements.

L’essai doit être transformé ! L’avantage familial intégrant les allocations familiales au niveau forfaitaire de 4 enfants est à la portée de l’AEFE ( + 500 000 euros par rapport à l’ajustement prévu). Là où c’est nécessaire,l’ISVL doit être réajustée en niveau et des augmentations en réel doivent être effectuées. Il ne faut pas lésiner sur les niveaux. C’est parfois une augmentation de 50 % qu’il faut appliquer pour arriver à une situation normale. Les moyens existent puisque les résultats financiers de l’AEFE sont positifs tous les ans mais ces résultats sont affectés aux dépenses immobilières quand ils ne sont pas prélevés par Bercy.

La situation des recrutés locaux peut aussi être améliorée en imposant le respect des dispositions prévues en 2002 : le paiement de droits de scolarité par les résidents devait bénéficier aux recrutés locaux.

Le CA sur le budget 2007 de l’AEFE doit se tenir le 30 novembre. Une nouvelle action doit être prévue juste avant cette date si nos revendications ne sont pas entendues.

PAYS

ETABLISSEMENT

NBRE DE GREVISTES

ALLEMAGNE

 

25 %  en tout

AUTRICHE

LF de Vienne

35 % secondaire

BELGIQUE

Lycée Monnet

24 % primaire

7 grévistes secondaire

1 grév. local

BOLIVIE

LYCEE ALCIDE D’ORBIGNY

30 %

BOLIVIE

La Paz

27 %

BRESIL

LfFM de Brasilia

67 % primaire

56 % secondaire

CANADA

Clg Stanislas

0 %

CANADA

Clg Marie de France

51 %

CANADA

lycée Claudel à Ottawa

63 %

COLOMBIE

Lycée louis Pasteur

93.54 % second

60 % primaire

64,7 % locaux

COMORES

Ecole fr. Matisse Moroni

69 %

EGYPTE

LF du Caire

33,3 % total

46 % secondaire

EMIRATS ARABES UNIS

LF Ab u Dhabi

20 % secondaire

ESPAGNE

LF Alicante

42 % secondaire

ESPAGNE

LF Barcelone

35 % Secondaire

ESPAGNE

LF Bilbao

43 % secondaire

33 % primaire

ESPAGNE

LF Madrid

42,4 % secondaire

ESPAGNE

LF Malaga²

43 % secondaire

65 % primaire

ESPAGNE

LF Palma

 90 %

ESPAGNE

LF Valence

40 % secondaire

27 % primaire

ETHIOPIE

Lycée Guebre Mariam

48,38 %

GRECE

Lf  d’Athènes

38 %

GUATEMALA

 

78 % secondaire

33 % primaire

INDONESIE

LIF

100 % primaire

82,6 % second

66,7 % RL

ITALIE

LF Jean GIONO de Turin

28 % secondaire

MADAGASCAR

Lf de Tamatave

25 % secondaire

MAROC

LF Lyautey Casablanca

17,5 %

MAROC

LF Descartes Rabat

13,3 %

MAROC

CLG St Exupéry 

19,4 %

MAROC

CLG Balzac

40 %

MAROC

LY P. Victor Hugo Marrakech

27,5 %

MEXIQUE

collège et le lycée de Mexico

40 %

PORTUGAL

Lisbonne

42 % secondaire

SYRIE

LF Damas

1 gréviste

TCHAD

LF Montaigne

30 % secondaire

NOUVELLE CALEDONIE

CLG PAITA

50 %

TUNISIE

Etabl. Régional La Marsa

100 % primaire

35 % secondaire

TUNISIE

Et régional de Tunis

90 % primaire
20 % secondaire

URUGUAY

Lycée de Montévidéo

75 % secondaire

83 % primaire

VIETNAM

Hanoï

47,8 % secondaire

29,4 % primaire

36 % RL

2. Compte rendu du CA de l’AEFE du 12 octobre 2006

Le Conseil d’administration n’avait à son ordre du jour que les questions immobilières. Il a fallu l’intervention des syndicats et des parents pour que d’autres questions soient un peu abordées. Même la rentrée scolaire à l’AEFE n’a pas été traitée dans tous ses aspects.

Affaires immobilières

Le Caire : construction d’un nouveau lycée dans le cadre d’un contrat de partenariat public privé (PPP) (pour : 17, contre 3 (FSU), abstention 3)

Le SNES dénonce le principe et les dérives inhérentes au PPP. L’AEFE a en charge des établissements d’éducation et l’éducation ne peut être considérée comme un bien à vendre. Le projet présenté est de plus très flou. Pour le SNES, l’étude comparative qui est promise pour déterminer le meilleur choix de partenaire privé ne change rien au choix politique de départ. De plus les engagements susceptibles d’être pris vis-à-vis de l’entreprise choisie ne comportent pas de limite claire et suffisante.

Le SNES a rappelé qu’il était opposé à de tels choix en France et a fortiori à l’étranger.

Projet de convention d’occupation temporaire au profit de l’APE d’un terrain en vue de construction d’un nouveau lycée à Ankara. (pour 22, contre 0, abstention 1). Une redevance annuelle de 19 500 euros est prévue pour 25 ans et le lycée deviendra propriété de l’Etat à l’issue de cette période.

Projet de prise à bail du terrain accueillant le lycée Massignon à Abou Dhabi.  Le bail est d’une durée de 30 ans auprès de la municipalité d’Abou Dhabi pour un montant annuel de 5870 euros.

Projet de relocalisation du lycée F. Mitterrand à Brasilia. Le SNES revient sur différents points techniques, en particulier sur le nombre d’élèves et la possibilité pour cet établissement de passer en gestion directe. Selon l’AEFE, cette transformation n’est pas aujourd’hui à l’ordre du jour et nous suivrons ce dossier. (pour 21, contre 0, abstention 2)

Hanoi : acquisition d’un terrain destiné à la relocalisation du L.F. A. Yersin. (pour 23, contre 0, abstention 0). Nous intervenons toutefois sur le montant du loyer qui peut paraître élevé. Selon l’AEFE, il est normal et ne posera pas de problème.

Sur ce point et les autres, les interventions du SNES ont dénoncé la dérive due au désengagement de l’Etat. Le transfert immobilier à l’AEFE a bien sûr des conséquences dramatiques. D’une part, on voit bien comment les marges d’actions se réduisent car les fonds sont accaparés par les problèmes immobiliers. Dans un cadre local, nous intervenons sur la politique dangereuse qui consiste à transférer les charges sur les établissements, ce qui se traduit immanquablement par des hausses régulières et parfois importantes des frais d’écolages et détériore par rebond les conditions de travail et de vie de nos collègues.

Londres : extension du lycée C. de Gaulle, restructuration du site actuel et acquisition d’une nouvelle implantation à Epson. Le coût immobilier est d’environ 30 M. d’euros dans son ensemble. Une part de la participation de l’établissement sera diminuée, ce qui augmentera la part d’autres établissements. Une fois de plus, si cette restructuration s’avère nécessaire quant aux capacités d’accueil de l’actuel site, on voit bien toutes les dérives du budget constant. (pour 21, contre 1, abstention 1)

Décision modificative 2 : (pour 20, contre 3 (FSU), abstention 0)

Cette DBM avait pour but d’intégrer des  dotations parlementaires pour le lycée Pierre Loti d’Istanbul, le lycée Gustave Eiffel de Bucarest et l’école Robert Desnos de Tunis. La DBM vise aussi à intégrer des dépenses de fonctionnement supplémentaires.

Pour autant, le montant du fond de roulement est de 28M d’euros. Le SNES revient sur les questions salariales et nous faisons références aux récentes mobilisations dans le réseau. Nous exigeons des mesures exceptionnelles pour une revalorisation de l’ISVL. Dans certains pays, les situations sont devenues très préoccupantes, voire insoutenables pour les collègues et les très fortes hausses de l’immobilier sont évidemment évoquées. Nous déplorons le fait qu’aucune mesure ne soit prévue. La directrice répond que, selon elle, « il n’y a pas de besoin d’augmentation de la ligne salariale ». Nos collègues apprécieront !

Demande de subvention des établissements hors réseau.

La demande de l’école française de Natal au Brésil est reportée au prochain CA après réexamen. Les demandes de Bujumbura, Tananarive (école de la francophonie) et Sainte Marie de Hann de Dakar sont acceptées.

Propositions de modifications de taux de participation et d’ISVL (des établissements de l’AEFE).

Sur l’ensemble, nous constatons une fois de plus que la seule logique est celle de la politique de l’enveloppe constante. Certaines baisses opérées d’une part entraînent automatiquement des hausses de l’autre. L’AEFE explique qu’un problème de gestion financière dans l’un des établissements du réseau a entraîné une intervention financière de l’AEFE, intervention qui doit être compensée par des hausses de participation dans d’autres établissements. Le SNES ne voit pas pourquoi des établissements devraient faire les frais d’un souci de gestion dans tel établissement. En outre, le choix des établissements « payeurs » n’est pas suffisamment justifié. (voir tableau en annexe)

Bilan de rentrée.

Liban : tous les membres du CA remercient les personnels qui ont fait face à la situation de crise. La rentrée, qui avait été retardée, s’est déroulée sans problème. Les établissements sont pratiquement à plein effectif d’élèves (de 95 à 98%). Avant la rentrée, les enseignants ont d’ailleurs pu bénéficier de formation par les IPR de l’AEFE et l’IEN. Le SNES intervient sur les postes d’expatriés en nouveau contrat, de résidents, ainsi que sur les conditions de retour des personnels et de leur famille.

Les 16 personnels expatriés sont maintenant tous arrivés au Liban. Pour les familles, les instructions qui avaient été données aux agents de l’Etat de se rendre au Liban sans leur famille ont été levées, les familles ont rejoint ou doivent rejoindre les agents.

Le Président de la MLF s’est inquiété du gel de 7 postes de résidents. L’AEFE explique qu’il ne s’agit pas d’un gel mais de renoncements de collègues pré recrutés. Elle assure que les postes seront rétablis pour la rentrée 2007. Il faudra donc assurer le suivi de ces postes et veiller à ce que ceux-ci soient pourvus.

Point sur le réseau AEFE.

L’enquête « rapide » compte 163000 élèves dans le réseau (159000 en 2005), soit une augmentation de 2,3 %

·         Pour le secteur Afrique (47800 élèves ,1,71% d’augmentation dont les plus fortes à Brazzaville, le Caire ; Nouakchott). Le Maroc et la Tunisie enregistrent des augmentations un peu moins fortes.

·         Secteur Amérique (30131 élèves, 2,35%). + 4,5 pour l’Amérique anglo saxonne, environ +1% pour l’Amérique centrale, latine et du sud)

·         Secteur Europe (44130 élèves, + 3,3%) où l’on note +8% à La Haye ou à Dublin. + 4% à Londres mais il faut tenir compte des capacités d’accueil qui sont saturées. L’Espagne enregistre une hausse d’un peu moins de 2%.

·         Asie : (41400 élèves + 4,6%) dont de très fortes augmentation à Shanghai, Pékin et Singapour.

·         Océan Indien ; les chiffres sont à peu près équivalents à 2005.

Enseignants :

401 expatriés sont recrutés (310 dans le secondaire) et 822 résidents (dans le secondaire : 447). Pour les résidents, 62% sont des « vrais résidents » et 39% des recrutements différés.

3 postes d’expatriés sont non pourvus (2 dans le secondaire) ainsi que 24 postes de résidents dont les postes du Liban.

Présentation de l’audit de modernisation. Rapport sur les compétences immobilières de l’AEFE. La discussion engagée ne s’est pas poursuivie, les documents étant parvenus très tardivement, elle est reportée au prochain CA.

Frais de scolarité :

La directrice rappelle les principes de la réforme (voir articles précédents) Le coût de la réforme est fixée à environ 2 M. d’euros. Le SNES rappelle ses revendications ainsi que les modifications qui se profilent au MAE. L’avantage familial ne doit pas se réduire aux frais de la scolarité et doit intégrer au moins les allocations familiales forfaitaires pour 4 enfants. Pour l’Europe le droit à « 11 » prestations familiales sera ouvert. Le coût supplémentaire est estimé par le SNES à moins de 500 000 euros et non contesté par l’AEFE.

Ce point nous permet de revenir sur l’attitude de l’AEFE, inacceptable selon nous, qui a consisté à ponctionner les salaires de nos collègues dans certains pays où des litiges demeurent, parfois de longue date, sur la rétrocession des frais de scolarité. La réforme en cours est bien la preuve que le système actuel est loin d’être parfait, et dans ce contexte, ces mesures ne devraient évidemment pas avoir lieu. L’AEFE se borne à dire que les collègues concernés ont été prévenus à plusieurs reprises de ce qui les attendaient et qu’il a « malheureusement fallu en venir là » ; le SNES fait remarquer que, si les sommes réclamées étaient effectivement dues, la méthode employée est vraiment d’un autre âge : jusqu’à 1500 euros saisis sans étalement des paiements, et ce au moment des départs en vacances scolaires !  Une autre forme de dialogue social aurait facilement pu être trouvée.

Concernant la rentrée plus généralement :

·         le SNES a soulevé le fait que dans certains cas, la rentrée se passait mal, comme en Allemagne (Berlin) où les collègues ont eu la fâcheuse surprise de découvrir que la conversion de séquences horaires en heures de cours avait été modifiée alors qu’un engagement écrit de la directrice de l’agence les précisait et leur donne raison. Suite à l’intervention concertée du SNES Allemagne et du SNES HDF un compromis a été trouvé.

·         Le SNES est également revenu sur un point abordé au précédent CA (prêt aux personnels résidents de l’AEFE en Algérie pour la prise de location d’un logement. Le débat a été élargi et nous demandons la création, au sein de l’AEFE, d’une association en charge de l’aide sociale qui permettrait une gestion transparente et objective.

·         La Directrice s’est félicitée de l’engagement de ses personnels pour le déménagement du Bd des Invalides au fin fond du 15ème mais sa bonté n’est pas allée jusqu’à l’attribution d’une prime ou de jours de congés. Elle a sèchement repoussé les demandes !

3. Polynésie française : affectations pour la rentrée d’août 2007

(Note de service n°2006-158 parue au BO du 12 octobre 2006

Dossiers de candidature et vœux

Les demandes et les vœux sont à saisir directement entre le 16 octobre et le 6 novembre 2006 sur le site SIAT accessible à l'adresse suivante: www.education.gouv.fr sous la rubrique "Personnels concours carrières» puis "enseignants".

Après la saisie, les dossiers devront être édités, signés et transmis avant le 13 novembre 2006  au supérieur hiérarchique direct qui émettra un avis "motivé" (pour les personnels en disponibilité, supérieur hiérarchique de la dernière affectation) Les pièces justificatives sont à fournir en un seul exemplaire. Les dossiers, envoyés par la voie hiérarchique, devront impérativement être transmis directement à la DES de Polynésie au plus tard le 27 novembre 2006. Il convient donc de tenir compte des délais postaux (8 jours en moyenne)

Si la date de la commission locale de recrutement n'est pas encore connue, les candidats retenus seront informés à partir du 23 février 2007.

Barèmes et critères

Depuis maintenant trois ans, le Ministre polynésien de l'éducation a obtenu du MEN la "mise à disposition" de ses personnels, autonomie oblige !

La Direction des Enseignements secondaire avec à sa tête un Inspecteur d’Académie détaché auprès du Ministre polynésien de l’Education est maîtresse d’œuvre dans le processus de recrutement. Elle est compétente pour le second degré en ce qui concerne les opérations de gestion des personnels (recrutement, affectation, etc.…) et l’organisation des services.

Le Ministre "arrête le choix des personnes qu'il souhaite voir mises à sa disposition par le MEN sur le fondement d'éléments d'appréciation conformes à l'intérêt du service public d'éducation, après consultation des instances paritaires locales". De fait, la commission parisienne qui s'attachait uniquement à un barème respecté et proche de celui du mouvement national, est supprimé depuis 2004. Mais il existe une CCP locale de recrutement dans laquelle le SNES est majoritaire et qui se bat pour faire respecter un processus de sélection transparent.

Le classement des candidatures est d'abord fait au barème.

Il prend en compte essentiellement l’ancienneté de service, le maximum étant atteint au 9e échelon, mais exclut l’ancienneté de poste. Les candidats volontaires pour les archipels éloignés et/où la ZEP de Faaa sont gratifiés d’une bonification sur leurs vœux. Les agrégés disposent de points supplémentaires pour les vœux lycées.

Si le poste double est doté de quelques points, le rapprochement de conjoint est en revanche livré au bon vouloir de l’administration de la DES.

Pour consulter le barème actuellement en vigueur, cliquez ici

Puis les candidats à égalité sont départagés par un avis porté sur leur dossier par la Direction des Enseignements secondaires (DES) de Polynésie. En premier lieu, les dossiers incomplets ou ayant reçu un avis défavorable sont écartés. Ensuite de nombreux dossiers pour lesquelles des réserves ont été émises par la DES peuvent être "repêchés" et l'ont été notamment l'année dernière par l'intervention des commissaires paritaires SNES majoritaires dans les commissions locales. Enfin les dossiers avec avis favorable de la DES sont retenus.

Le SNES Polynésie revendique cette année encore un barème permettant de départager les collègues et donc incluant  ancienneté de poste et rapprochement de conjoint.

Voyage et déménagement ne sont pris en charge que pour les collègues justifiant d'au moins 5 années de service consécutives soit en Métropole soit dans le DOM d'affectation.

Durée des séjours

La durée des affectations est limitée à 2 ans avec la possibilité d'un seul renouvellement.

Attention : Les collègues qui ont déjà été en Polynésie ne peuvent présenter leur candidature qu’après deux ans passés en dehors de cette collectivité d’outre mer que ce soit en Métropole ou en DOM.  Le SNES sera attentif à ce que cette règle soit appliquée à tous afin de ne léser personne.

Vos interlocuteurs SNES :

En Polynésie :

La procédure de recrutement se déroule entièrement en Polynésie donc n'envoyez votre fiche syndicale qu'au SNES PF. De même, pour toutes questions concernant les postes, la vie locale, les conditions d'enseignement…, contactez Françoise Hauata (snespf@mail.pf) et visitez le site du SNES PF www.snes.pf où vous pourrez accéder aux coordonnées des commissaires paritaires locaux et à des conseils judicieux pour la mutation 2006 2007

 A Paris :

Vous trouverez aussi sur le site du SNES Hors de France www.hdf.snes.edu toute précision concernant la rémunération, les droits au voyage...

Pour tout renseignement supplémentaire, contactez Henri Jean NOURI ou Céline Urbaniak au secteur hors de France au 01.40.63.28 33 ou par courriel : hdf@snes.edu .

4. Bilan de l’affectation en Nouvelle-Calédonie

Le 4 octobre 2006 s’est tenue au ministère la commission d’affectation en Nouvelle-Calédonie et à Wallis et Futuna pour la rentrée australe 2007.

Cette année encore, le nombre de postes offerts au mouvement est relativement restreint et de plus en plus de postes sont réservés aux collègues stagiaires de l’IUFM du Pacifique qui doivent obligatoirement être affectés en Nouvelle- Calédonie. En raison de cette évolution, le mouvement d’affectations en Nouvelle-Calédonie est appelé à recruter de moins en moins de collègues métropolitains, ce qui correspond aussi à l’évolution politique d’ensemble de cette collectivité d’outre-mer. Néanmoins, cette année, le vice-rectorat a bloqué une grande partie des postes de CPE car un concours interne de CPE ouvert à des collègues non titulaires exerçant sur place a été instauré. Si les autorités calédoniennes sont libres de créer ce genre de concours pour accéder à la fonction publique territoriale locale, le SNES appelle à la vigilance sur les conditions requises pour passer ce type de concours, notamment en termes de qualifications, et sur la nature des épreuves. Le SNES reste attaché à la défense de nos métiers et de nos qualifications et n’acceptera aucun retour en arrière.

Le SNES a également interrogé le ministère sur la carte scolaire en vigueur à Wallis et Futuna, et même sur la politique scolaire adoptée par le vice-recteur. En effet, depuis plusieurs années, des postes de disciplines générales sont supprimés tandis que des postes d’enseignement professionnel sont créés. Si le SNES ne cherche nullement à mettre en cause l’importance essentielle de l’enseignement professionnel dans ce territoire, il paraît cependant normal que le ministère soit en mesure de rendre compte aux élus des personnels des choix faits sur place par le vice-recteur. Cela paraît d’autant plus important que les vice-recteurs nommés à Wallis ne restent pas plus de deux ans en poste et qu’ils semblent se succéder sans qu’une quelconque continuité de gestion soit clairement définie.

Concernant les règles d’affectation, Le SNES a rappelé que l’obligation imposée aux collègues d’avoir deux ans de stabilité dans une académie pour pouvoir être affecté en Nouvelle-Calédonie ou à Wallis-et-Futuna, obligation créée par le ministère voici 3 ans à la demande de certains recteurs des DOM (académies très déficitaires), oblitère systématiquement la candidature d’éventuels collègues stagiaires (alors qu’ils peuvent sans problème partir à Mayotte) et conduit à certains problèmes de gestion pour déterminer l’ancienneté de poste de tous les collègues au 1er septembre. Le SNES demande que cette « barrière des deux ans » soit levée et que l’ancienneté de poste de tous soit prise en compte au moment de la candidature (en juin), décompte plus favorable et qui conduit à bien moins d’erreurs.

Le ministère a par ailleurs annoncé que la limite d’âge des 56 ans pourrait être supprimée pour le mouvement 2008. Le SNES a pris acte de la proposition. Il demande que toutes les conséquences, administratives et politiques, soient pesées avant toute décision qui ne saurait être prise sans concertation avec les organisations syndicales représentatives

Dernier point d’importance : le ministère a annoncé la déconcentration de la gestion des billets d’avion pour les collègues en partance pour les COM. En clair, cela signifie que les collègues nommés en COM ne doivent plus s’adresser au bureau des voyages de l’ancienne DPMA du ministère pour la prise en charge de leur départ, mais directement au vice rectorat d’accueil. Ce sont les vice rectorats qui doivent verser aux collègues l’IFCR (ce qui était déjà le cas, sauf à Mayotte où c’est le rectorat d’origine qui en a la charge) mais aussi assurer les réservations des billets d’avions. Le SNES a exprimé son inquiétude par rapport à ce transfert de compétences, qui, à ce jour, n’a pas encore fait l’objet des transferts de fonds nécessaires. Pour les collègues qui partiront en février prochain, la réservation par l’administration des billets est d’ores et déjà urgente et nous n’avons pour le moment aucune assurance que les services vice rectoraux soient en mesure de prendre en charge ce dossier alors qu’ils ont déjà du mal à voir les fonds nécessaires aux paiement des salaires et des indemnités en temps et en heure ! En outre, les collègues devront désormais s’adresser directement aux vice rectorats pour s’informer de leurs droits et demander des réservations de billet, ce qui promet de ne pas être simple avec le décalage horaire ! Au local comme au national, le SNES reste vigilant et fait pression pour que les collègues partent dans de bonnes conditions et ne soient pas lésés par ces dispositions nouvelles.

5. Réforme de l’avantage familial

La direction de l’AEFE doit se rendre à l’évidence : il n’y a pas d’obstacle à réformer l’avantage familial pour qu’il couvre intégralement les frais de scolarité et pour qu’il corresponde réellement à la valeur d’une prestation familiale.

D’une part, la couverture des montants des frais de scolarité est possible par la proposition qui est faite par la direction de l’établissement public. D’autre part, il est possible d’ajouter à la base de l’avantage familial le montant forfaitaire des allocations familiales calculé pour 4 enfants. Puisque les propositions de l’AEFE vont de pair avec la suppression de la déductibilité des prestations familiales actuellement servies, il est possible d’envisager cette base forfaitaire hors UE. Le coût de la mesure est minime, environ 500 000 euros !

Les collègues de l’UE eux, pourraient prétendre aux 11 prestations familiales pour lesquelles leurs droits sont ouverts dans l’UE.

Exemples : pour un enfant de + de 15 ans

Egypte, Le Caire,

§                                                                     Montant mensuel des droits d’écolage : 265 euros

§                                                                     Première proposition AEFE : 333 euros

§                                                                     Montant actuel de l’AF : 333,44 euros

§                                                                     Allocations familiales : 163, 70 euros / mois

§                                                                     Proposition SNES : 428,70 euros

§                                                                     En plus par enfant : 95,70 euros / mois

Sénégal, Dakar

§                                                                     Montant mensuel des droits d’écolage : 180, 72 euros

§                                                                     Première proposition AEFE : 365 euro

§                                                                     Montant actuel de l’AF : 364, 72 euros