N° 7 SPECIALE CTP AEFE

A.E.F.E. :
1 million d’euros …  pour le déménagement
mais pas pour les établissements,
ni pour les personnels.

Un million d’euros, c’est ce que coûtera à l’AEFE son déménagement et sa nouvelle installation hors des locaux du ministère des Affaires étrangères. C’est aussi ce que cela lui coûtera par an en régime de croisière pour le loyer et les charges.

Est-ce ainsi que l’on traite le « joyau du ministère des Affaires étrangères » dixit un ministre précédent ? L’actuel qui redit, en présentant ses vœux, tout l’intérêt qu’il porte à l’enseignement français à l’étranger n’est pas plus crédible, puisque c’est sous sa tutelle que l’AEFE est entièrement mis hors des locaux du ministère.

En fait, dès qu’il s’agit simplement de faire en sorte que l’enseignement français à l’étranger coûte le moins possible à l’Etat.

Lorsque le SNES pose la question de l’augmentation des ISVL ou de créations de postes, la réponse est tout aussi catégorique mais dans le sens négatif. Il n’y a jamais de crédits supplémentaires pour ce genre de demande.

C’est pourtant à cette condition que l’enseignement français à l’étranger gardera la place qui est la sienne.

Le SNES ne renonce pas à imposer d’autres choix et la grève unitaire de la fonction publique, qui s’annonce le 2 février, doit être utilisée à cette fin.

Pour le SNES, il faut faire grève massivement pour les salaires de tous les personnels, les postes et les droits en s’engageant dans l’action sur la durée pour gagner.

Paris, le 19 janvier 2006

SOMMAIRE

1.        Carte des emplois 2005/2006 : dernière phase

2.       Profils des postes d’expatriés publiés en septembre

3.       Carte des emplois 2006/2007 : deuxième phase

4.       Bilan de la rentrée 2005

5.       Evolution du réseau

6.       Indemnité spécifique de vie locale

7.       Questions diverses : au nombre de 26 !

Annexes

Tableaux des emplois 2006-2007 :

1. Carte des emplois 2005-2006 : fermetures et ouvertures de postes, régularisation des TNR et des « ex-Le Porsiens »

Cette dernière phase du tableau des emplois pour l’année 2005-2006 a visé à régulariser certaines situations, notamment celles des titulaires non résidents (TNR). Sur les 187 personnels titulaires occupant des postes de recrutés locaux, 61 sont des personnels enseignants dont certains, affirme l’Agence, ne souhaitent pas être résidentialisés. Pour l’agence, trois critères doivent être remplis pour prétendre à la résidentialisation (quelle faveur quand on sait que tous ces collègues sont des titulaires de l’éducation nationale !) : être recruté local depuis plus de un an (donc être en disponibilité depuis plus de un an !), effectuer un service à temps plein (quel mépris pour les collègues qui en n’effectuant qu’un temps partiel rendent bien service à leur établissement et donc à l’agence) et enseigner dans sa discipline (là encore, l’AEFE fait fi de la réalité du terrain !). Au final, ce sont donc 19 collègues qui ont été résidentialisés au 1er janvier 2006. Rappelons que l’AEFE ne résidentialise les collègues que si l'établissement accepte de les prendre en charge à coût complet ! Autres situations régularisées, celles des huit collègues « ex-Le Porsiens » qui ont été titularisés le 8 décembre 2005 pour les SASU et le 12 décembre 2005 pour les infirmières.

Vote : pour (5 voix AEFE), abstention (5 voix SNUipp-SNES-FSU, UNSA). La FSU a motivé son abstention. Si nous nous félicitons des résidentialisations, nous regrettons que des collègues en temps partiel, recrutés locaux depuis moins de un an ou enseignant une autre discipline que la leur, ne soient toujours pas résidentialisés.

Secteur Afrique

Sept TNR sont résidentialisés dans le second degré: un collègue au Burkina Faso (lettres), deux collègues au Mali (espagnol et CPE), trois collègues au Maroc (lettres à Agadir, SES à Marrakech, EPS à Rabat), un collègue en Mauritanie (EPS).

En Guinée le collègue TNR en EPS n’est pas résidentialisé car il n’est recruté local « que » depuis la rentrée 2005.

Il faut également noter la fermeture d’un poste de résident en lettres modernes à Lomé. Ce poste était non pourvu depuis deux ans.

Secteur Amérique

Deux TNR sont résidentialisés dans le second degré : un collègue à Toronto au Canada (mathématiques) et un collègue à Bogota en Colombie (espagnol).

Secteur Asie

Deux TNR sont résidentialisés dans le second degré : un collègue à Phnom Penh au Cambodge (lettres) et un collègue à Ho Chi Minh-Ville au Vientam (anglais).

Le tableau des emplois a enfin fait apparaître les trois supports expatriés au lycée français de Pékin, créés pendant l’été 2005. Nous attendons toujours la CCPC

Secteur Europe

Trois TNR sont résidentialisés dans le second degré : deux collègues au lycée français de Prague (histoire-géographie et SVT) et un collègue à Fribourg (allemand).

Allemagne

Berlin, lycée français : voir ci-dessous

Munich, lycée Renoir : une fermeture d’un poste de mathématiques résident. A noter une résidentialisation d’un an (rompu de temps partiel) pour le collègue d’EPS. Tant que les collègues ne font pas un temps complet dans leur discipline et que le conseil d’établissement n’a pas donné un avis favorable, pas de résidentialisation définitive. Même remarque pour la collègue de lettres à Berlin.

Francfort : pas de résidentialisation d’un an pour une collègue d’économie. Le chef d’établissement n’aurait pas donné un avis favorable. Nous avons refusé cette vision des choses. Le chef de secteur Europe estime avoir fait des choix.

Autriche, Vienne : la résidentialisation en histoire-géographie sera envisagée lors du CTP d’octobre 2006.

Danemark, Copenhague, lycée Prins-Henrik : fermeture d’un poste SVT résident.

Espagne

Barcelone, lycée français : fermeture d’un poste d’anglais résident.

Bilbao : le SNES revient sur la situation malheureusement durable du TNR d’EPS. L’agence nous rappelle que cette situation est réglée pour un an (résidentialisation temporaire). Cela n’est pas une solution durable pour les personnels. Nous y reviendrons bien sûr à la charge d’autant plus qu’au précédent CTP, l’AEFE nous avait déjà annoncé une réévaluation de ce dossier pour 2006.

Malaga : même remarque qui ci-dessus pour le personnel TNR de technologie et même réponse de l’AEFE.

Russie, Moscou, lycée Dumas : fermeture d’un poste de documentaliste résident sur le départ. Poste désormais en recrutement local. Pas de résidentialisation en lettres.

Serbie, Belgrade, Ecole française : fermeture de deux postes résidents (SES et anglais).

Suède, Stockholm, lycée Saint-Louis : fermeture d’un poste résident d’anglais.

République tchèque, Prague, lycée français : ouverture de deux postes résidents (histoire-géographie et SVT).

Turquie, Ankara : pas de résidentialisation en anglais sur la base actuelle, même pour un an alors que partout ailleurs il y a des résidentialisations à temps partiel pour un an. Résidentialisation sur temps complet envisagée lors du CTP d’octobre 2006.

2. Profils des postes d’expatriés publiés en septembre pour la rentrée 2006 

Suite à l’enquête que nous avions lancée en septembre auprès de nos sections d’établissements sur la justification ou non des éléments des profils publiés, le SNES-FSU a saisi l’agence sur certains postes. En effet, des « formations de formateurs » ou des « formations de recrutés locaux » sont exigées dans certains profils alors qu’il n’existe qu’un seul collègue recruté local, voire pas de recrutés locaux du tout. Les responsables des différents secteurs géographiques ont bien pris note et examinent les différentes situations. Un document finalisé présentant à la fois les modifications de profils de certains postes publiés, les transformations de discipline pour d’autres postes, les suppressions sèches de postes et les postes supplémentaires nous sera transmis la semaine prochaine. Nous ne manquerons pas de diffuser toutes ces informations sur notre site : www.hdf.snes.edu.

3. Carte des emplois 2006/2007

A l'issue de la première phase du tableau des emplois expatriés, dont les postes ont été publiés au mois de septembre 2005, il y avait encore des postes d'expatriés à ventiler sur le monde entier. L'agence a soit disant attendu le mois de janvier pour faire cette nouvelle ventilation afin de prendre en compte les besoins réels des établissements en fonction des effectifs élèves à la rentrée de septembre dernier. Les critères de nombre de postes d'expatriés en fonction du nombre d'élèves dans l'établissement, que le SNES a dénoncés depuis son application, ont encore changé et sont ceux qui ont été appliqués pour l'attribution des postes dans les établissements lors de cette deuxième phase du tableau des emplois :

- 2 expatriés pour 200 élèves ;

- 3 expatriés de 200 à 4OO élèves ;

- 5-6 expatriés de 400 à 600 élèves ;

- 6-7 expatriés de 600 à 1000 élèves ;

- 8-10 expatriés pour 1000 à 2000 élèves ;

- 10 expatriés et plus pour plus de 2 000 élèves.

Le choix des matières est plus obscur. Mais la logique pédagogique, s'il y en a une, est un secret bien gardé par l'agence ! Un autre critère est pris en compte : dans les pays de zone A (les plus "difficiles"), tous les postes sont maintenus. Au final, en prenant en compte les deux phases, 8 postes sont fermés, soit pour répondre à des besoins de postes administratifs (notamment gestionnaires), soit pour attendre le dénouement de situations non éclaircies en janvier. Dans les établissements de plus de 1 500 élèves, les maintiens de postes d’expatriés seront susceptibles d’être revus en 2007-2008.

Tous les postes expatriés maintenus lors de cette deuxième phase sont donc des postes supplémentaires. Ils seront pourvus à partir des vœux géographiques des candidats qui ont postulé en septembre.

Enfin, concernant les supports de résidents, l'agence peut ouvrir 50 postes, mais à coût complet pour les établissements.

Vote sur cette carte scolaire : 5 pour (AEFE), 2 contre (UNSA) et 3 absentions (SNES-SNUipp-FSU)

Secteur Afrique

Bilan

Fermetures : 2 expatriés et 7 résidents

Ouvertures : 7 expatriés et 10 résidents

Tous les postes d’expatriés en suspend (les postes « en attente de deuxième phase ») sont maintenus. Quatre postes d’expatriés publiés en septembre changent de discipline.

Afrique du sud. Johannesburg. Lycée Jules Verne

Un poste résident d’anglais est ouvert.

Bénin. Cotonou. Etablissement Montaigne

Pas de création de poste de gestionnaire (non demandé par l’établissement). Suppression d’un support résident en lettres modernes et création d’un support expatrié dans la même discipline.

Congo. Brazzaville. Lycée français Saint Exupéry

Un support résident espagnol est fermé et transformé en expatrié. Création d’un poste de résident en histoire-géographie.

Djibouti. Lycée français Joseph Kessel

Création d’un poste résident en SVT. Le poste résident de lettres modernes (non attribué l’an dernier) n’est pas transformé en support expatrié malgré la demande du SNES. Les supports expatriés de philosophie et d’anglais « en attente de deuxième phase » sont maintenus.

Egypte. Le Caire. Lycée français

Le support expatrié de lettres modernes « en attente de deuxième phase » est maintenu.

Ethiopie. Addis-Abeba, lycée Guébré Mariam

L’ouverture du support résident demandé à l’unanimité par le conseil d’établissement n’est pas créé car « il existe déjà un grand nombre de résidents ». Sic !

Gabon. Libreville. Lycée français Blaise Pascal

Création d’un poste de résident en SVT.

Ghana. Accra. Ecole Jacques Prévert

Un poste d’expatrié d’anglais est créé.

Guinée. Conakry. lycée Albert Camus

Le support expatrié en allemand « en attente de deuxième phase » est maintenu.

Mali. Bamako. Lycée français liberté

Création d’un poste de résident en mathématiques.

Maroc. Agadir. Collège Paul Gauguin

Le conseil d’établissement avait demandé la création d’un poste de certifié en sciences physiques afin d’accompagner la construction du laboratoire (il n’y a pas de titulaire dans la discipline). Le gestionnaire (proviseur de Marrakech) a émis un avis défavorable mais ne l’a pas dit au CE où il était pourtant présent …. Le service culturel avait appuyé la création de ce poste et l’avait confirmée en CCPL. Il émet pourtant un avis réservé. Le poste n’est pas créé.

Maroc. Casablanca. Collège A. France

Le poste expatrié certifié de lettres modernes publié en septembre est transformé en sciences physiques à la demande de l’établissement. Les supports expatriés d’anglais et de technologie « en attente de deuxième phase » sont maintenus.

Maroc. Casablanca. Lycée Lyautey

Un support expatrié de sciences physiques publié en septembre est transformé en SVT à la demande de l’établissement. Les supports expatriés de philosophie (agrégé ou certifié) et d’anglais « en attente de deuxième phase » sont maintenus. La demande du conseil d’établissement de créer un poste résident en espagnol, où la majorité des heures sont enseignées par des contrats locaux, est rejetée. Les demandes des représentants des personnels (création de 10 postes de résidents) sont aussi rejetées toujours pour la même raison ; le Maroc serait surdoté.

Maroc. Marrakech. Lycée Victor Hugo

Le conseil d’établissement avait demandé la création d’un poste expatrié en anglais. Le proviseur « réfléchissait » à la question car cela aurait entraîné la suppression de deux contrats locaux à temps partiel. L’agence, elle, n’a pas réfléchi bien longtemps ; elle ne crée pas le poste d’expatrié : vive le travail précaire ! !

Un poste supplémentaire d’expatrié en sciences physique est créé.

Maroc. Meknes. Lycée Paul Valéry

4 postes d’expatriés sont maintenus (mathématiques, SVT, anglais, histoire-géographie). L’un des supports de mathématiques a été transformé en anglais. Un poste supplémentaire d’expatrié de mathématiques est créé.

Maroc. Rabat. Lycée Descartes

Les supports expatriés en deuxième phase (agrégé de mathématiques et certifié d’anglais) sont maintenus, mais le poste PLP Vente est transformé en espagnol. Un poste de résident PLP Vente est créé pour pallier la disparition du support expatrié. Création d’un poste de résident CPE (le SNES avait demandé la création d’un support expatrié). Un poste de documentaliste administratif est supprimé. La documentation sera assurée en recrutement local. Aucune des demandes du SNES de créations de postes de résidents, pourtant justifiées par l’importance des heures enseignées en contrat local n’est acceptée.

Maroc. Tanger. Lycée Régnault

Le support expatrié publié en histoire-géographie est transformé en lettres modernes à la demande du conseil d’établissement.

Mauritanie. Nouakchott. Lycée Théodore Monod

Création d’un poste de résident en anglais.

Nigéria. Lagos. Lycée Pasteur

Création d’un poste résident en anglais.

Sénégal. Dakar. Lycée Mermoz

Maintien en deuxième phase du poste d’expatrié certifié de SVT.

Sénégal. Dakar. Institution Jeanne d’Arc

Ouverture d’un poste expatrié de certifié espagnol.

Tunisie . La Marsa. Lycée Gustave Flaubert

Le poste publié d’expatrié en allemand est transformé en technologie à la demande du conseil d’établissement. Création d’un poste de résident en mathématiques.

Tunisie. Tunis. Lycée Pierre Mendès-France

Le poste d’expatrié publié comme agrégé d’arabe est supprimé. L’agence veut localiser les bureaux pédagogiques d’arabe de Tunisie et du Liban (mais pas ceux du Maroc) à Paris. Création d’un poste de résident en technologie. Les supports expatriés en suspend (certifié de technologie et agrégé de mathématiques) sont maintenus.

Secteur Amérique

Bilan

Fermetures : 6 expatriés et 1 résident

Ouvertures : 3 expatriés et 5 résidents

Argentine, Buenos Aires, collège Martinez

L’AEFE rappelle que cet établissement à vocation à être une école primaire. La partie collège, homologuée, doit, pour se maintenir, aller vers l’autofinancement. Le poste de mathématiques/physique-chimie était le dernier poste d’expatrié. Il est transformé en poste de résident.

Bolivie, La Paz, lycée d’Orbigny

Le poste d’expatrié certifié de mathématiques publié en janvier change de discipline ; il devient des lettres modernes. Par ailleurs, un poste certifié d’expatrié en SVT est ouvert.

Brésil, Brasilia, lycée Mitterrand

Le SNES demande le point sur la situation et revient sue les besoins en lettres et en histoire-géographie. L’AEFE précise que ces demandes ont été entendues, le support de portugais ayant été utilisé en lettres/histoire-géographie. Nous revenons sur l’utilisation de ce support et sur notre inquiétude concernant, en particulier, la responsabilité et la tenue des examens en portugais. L’AEFE nous dit avoir trouvé une solution avec l’académie de la Martinique pour le suivi et la tenue des examens en portugais. A suivre localement.

Colombie, Bogota, lycée Pasteur

Le poste expatrié de certifié de philosophie est maintenu lors de cette deuxième phase.

Etats-Unis, San Francisco, lycée La Pérouse

Un poste d’expatrié certifié de lettres est créé.

Guatemala, Guatemala ville, collège Jules Verne

A notre intervention sur la fermeture du poste de résident de lettres modernes, l’AEFE précise que c’est un transfert sur le premier degré, l’établissement ayant, d’autre part, un encadrement satisfaisant en lettres modernes. Dans ce même établissement, la création « sèche » du poste de gestionnaire comptable expatrié est une volonté de l’agence. Ce poste a une vocation d’intervention régionale.

Mexique, Mexico, lycée franco-mexicain

Le SNES dénonce la fermeture du poste d’expatrié de génie électrique. Nous rappelons l’importance de cette discipline dans le cadre local ainsi que la difficulté de recrutement de résident (vivier local ?). L’AEFE répond que le vivier existe et que, dans la discipline, si les collègues souhaitent partir, leur seule solution est d’accepter un poste de résident puisqu’il n’y a plus de postes d’expatrié. Cette réponse se passe de commentaire ! Un poste d’expatrié en physiques est également fermé et ouvert en résident.

Uruguay, Montevideo, Supervielle

Le poste d’expatrié de sciences physiques est transformé en poste de résident. L’AEFE nous dit qu’il y a trop d’expatriés ! Le poste expatrié de SVT est supprimé en lien avec les besoins de l’établissement. Il existe un poste de résident en SVT dont le titulaire va partir au 01/03/06. A la demande de l’établissement, ce poste est gelé jusqu’au 1er août. Il y a également un recruté local pour l’enseignement de la discipline. A notre question, l’agence répond que le conseil d’établissement et les représentants des personnels ont été informés de la situation et des demandes.

Venezuela, Caracas, lycée français

Le poste de certifié de mathématiques est maintenu en support expatrié lors de cette deuxième phase.

Secteur Asie

Bilan

Fermetures : 12 expatriés et 3 résidents

Ouvertures : 2 expatriés et 11 résidents

La fermeture des postes d'expatriés correspond souvent au respect des fameux quotas que l’agence a arbitrairement choisie d'appliquer.

Chine, Hong Kong, lycée Victor Ségalen

Un seul poste (lettres) est maintenu pour un an (prolongation exceptionnelle de mission) ! Mais il sera très probablement supprimé pour la rentrée 2007. Tous les autres postes de professeurs sont transformés en poste de résidents. Il semble que ce soit le chantage fait par l'agence sur l'association gestionnaire : l'établissement reste dans le giron du réseau mais les parents paieront les enseignants ! Bien entendu le statut des collègues n'est pas la préoccupation première de l'agence.

Chine, Shanghai, école française

Le poste d’histoire-géographie, créé au mois de juin et publié en septembre, a été fermé car l'association gestionnaire a refusé de signer la nouvelle convention pour l'ouverture de la partie lycée.

Inde, Pondichéry, lycée français

Le débat fût long, mais l'agence est restée sur ces positions. Elle nous a expliqué en long, en large et en travers que l'établissement était de moins en moins viable et que les effectifs élèves diminuaient de façon très sensible. Malgré l'insistance du SNES sur l'intérêt géostratégique de la présence de l'agence en Inde, une fois de plus seule la logique mathématique a prévalu. On nous a même fait un rappel historique de Pondichéry, en nous disant qu'il y a peu les "Pondichériens" (excusez le terme et l'orthographe !) s'engageaient dans l'armée française et revenaient après les retraites de militaire en poche et que maintenant les jeunes préféraient venir dans le "93" pour toucher le RMI !! Hallucinant !!!!

L'agence justifie la fermeture de la section électrotechnique par le fait que les effectifs de troisième ne peuvent pas "alimenter" les deux secondes classiques et les deux BEP. Le choix de sacrifier le BEP électrotechnique a été fait par l’agence ; peu importe que cette formation permette aux élèves d’accéder au baccalauréat ! La pédagogie ne semble pas être à l’ordre du jour pour l’agence. Au final, les postes d'économie-gestion (première phase), de SES et d'anglais sont maintenus en expatriés. En revanche, un poste de résident en lettres classiques est fermé contraignant un(e) des collègues de la discipline à réintégrer de force !

Zone Asie-Océanie

Indonésie, Jakarta, lycée français

Le poste expatrié de certifié en philosophie est maintenu.

Japon, Tokyo, lycée franco-japonais

Les deux postes expatriés de certifiés en mathématiques et en SVT sont maintenus.

Malaisie, Kuala-Lumpur, école française

Le conseil d’établissement souhaitait l'ouverture d'un poste de SES en résident. L'agence ne juge pas prioritaire cette ouverture et ne satisfait pas la demande de l'établissement.

Singapour, lycée français

Un poste d'expatrié en mathématiques est transformé en résident. L'agence impose le ratio postes expatriés/nombre d'élèves. Pour 320 élèves, cet établissement compte déjà 4 expatriés ! Trop point n’en faut !

Vietnam, Ho Chi Minh, école Colette

Le conseil d’établissement souhaitait l'ouverture d'un poste d'expatrié de sciences physiques. Là encore l'agence ne répond pas favorablement à la demande de l'établissement. Toujours les fameux quotas de nombre qui s'appliquent.

Zone Moyen-Orient

Emirats arabes unis, Abou Dhabi, lycée Massignon

La même réponse est donnée concernant la demande d'ouverture d'un poste d'anglais. Les deux postes d’expatriés certifiés en lettres modernes et lettres classiques sont maintenus.

Emirats arabes unis, Sharja, lycée Pompidou

La chose est suffisamment rare pour qu'on la souligne : il y a ouverture de deux postes d'expatriés (gestion-comptabilité et SVT) et d'un poste de résident en anglais.

Liban, Beyrouth, grand lycée franco-libanais

Un poste de résident en physiques est ouvert.

Qatar, Doha, école française

Un poste de résident en mathématiques est ouvert.

Syrie, Damas, école française

Nous sommes intervenus pour la création d'un poste de SVT, argumentant du besoin de formation pour les recrutés locaux et de la difficulté de recrutement dans cette matière. Mais la logique mathématique l'a emporté : application des quotas !

A la demande du conseil d’établissement, le poste de certifié d’anglais en attente de deuxième phase est maintenu mais change de discipline et devient des SES.

Zone océan Indien

Madagascar, Diego Suarez, lycée Carnot

Le poste expatrié de lettres modernes est fermé, sans transformation. L'agence fait état de la diminution des effectifs qui ne justifient plus le maintien de ce poste.

Madagascar, Majunga, collège Dolto

Les deux postes expatriés certifiés de lettres et d‘espagnol sont maintenus.

Madagascar, Tamatave, lycée français

Si un poste de certifié expatrié en SVT est maintenu, en revanche, un poste expatrié de philosophie est transformé en poste de résident. Là encore, c'est une application stricte des quotas.

Madagascar, Tananarive, lycée français

Tous les postes d’expatriés certifiés en attente de la deuxième phase du tableau des emplois ont été maintenus : allemand, technologie, mathématiques, sciences physiques, économie-gestion et deux postes de lettres modernes. En revanche, un poste de résident de lettres modernes, vacant depuis décembre, est fermé.

Maurice, Curepipe, lycée La Bourdonnais

A la demande du conseil d’établissement, le poste publié en septembre en lettres modernes est modifié en lettres classiques.

Secteur Europe

Bilan

Fermetures : 5 expatriés et 6 résidents

Ouvertures : 4 expatriés et 6 résidents

Allemagne

Berlin : lycée français et collège Voltaire

Aucune création cette année. Les heures en français créées en septembre 2005 ne sont pas utilisées à bon escient et les professeurs de lettres sont tous en sous-service. Le chef du secteur Europe a demandé au proviseur du FG de dresser un bilan des services dans toutes les disciplines. Le SNES a répondu qu’il dépend de l’administration du lycée de mettre en œuvre le projet pédagogique qui est à la source de la création de cet emploi (notamment l’emploi du temps).

Düsseldorf, collège français

Ouverture d’un poste résident de mathématiques.

Fribourg, lycée franco-allemand

Deux transformations de postes expatriés en résidents : SES et lettres modernes.

Hambourg, lycée Saint-Exupéry

Maintien du poste expatrié en lettres classiques.

Sarrebruck, lycée franco-allemand

Deux transformations expatriés en résidents : lettres classiques et lettres modernes. Refus de prendre en compte les besoins en allemand FLE (le chef d’établissement n’a rien demandé !!!). Fermeture d’un poste de résident en arts plastiques (départ). Le SNES s’est assuré qu’il ne s’agissait pas du poste d’un collègue qui demande une prolongation d’un an et a obtenu l’avis favorable de la CCPL.

Autriche. Vienne. Lycée français

Une fermeture de poste résident en mathématiques, ouvert en expatrié. Ouverture également d’un poste de résident en lettres.

Belgique. Bruxelles. Lycée Jean Monnet

Transformation d’un poste expatrié SES en résident.

Bulgarie. Sofia. Ecole Victor Hugo

Transformation d’un poste de sciences physiques expatrié en résident et ouverture d’un poste de SVT en résident. L’autre poste de SVT sera assuré par un recruté local. Nous avons soulevé le problème de la possibilité d’un recrutement effectif sur place.

Espagne

Barcelone. Lycée français

Ouverture d’un poste de CPE expatrié. L’AEFE nous dit avoir suivi le vœu des personnels de création du poste de CPE. Celui-ci se fait toutefois au détriment du poste de proviseur adjoint prévu en première phase. La demande de proviseur adjoint sera réévaluée lorsque que l’actuel CPE expatrié sera en fin de contrat.

Bilbao. Collège français

Création d’un poste de résident en SVT. Le collègue TNR d’EPS n’est toujours pas résidentialisé !

Madrid. Lycée français

Deux fermetures de résidents administratifs (l’une compensée par l’ouverture d’un poste d’expatrié de proviseur adjoint, l’autre étant un départ en retrait d’un personnel qui en fait occupe des fonctions au SCAC). Ouverture d’un poste d’expatrié en lettres (et fermeture corollaire d’un poste de résident en réintégration). Création d’un poste de résident en mathématiques. Maintien du poste d’expatrié de sciences physiques en deuxième phase.

Grèce. Athènes. Lycée franco-hellénique

Transformation d’un poste résident de physiques (réintégration) en expatrié.

Hongrie. Budapest. Lycée français

Transformation d’un poste expatrié de SES en résident. Même remarque : les SES ne sont pas une discipline où l’on trouve facilement des candidats à l’étranger.

Italie. Rome. Lycée Chateaubriand

Transformation d’un poste résident d’histoire-géographie (réintégration) en expatrié. Maintien du poste d’expatrié en lettres classiques.

Pays-Bas. La Haye. Lycée Van Gogh

Transformation d’un poste expatrié d’histoire-géographie en résident.

Pologne. Varsovie. Lycée Goscinny

Création d’un poste de proviseur-adjoint expatrié en lieu et place du CPE faisant fonction. Transformation du poste de mathématiques/physiques expatrié en mathématiques/physiques résident.

Portugal. Lisbonne. Lycée Lepierre

Maintien du poste expatrié agrégé SVT.

Roumanie. Bucarest. Lycée Anna de Noailles

Ouverture d’un poste de résident en espagnol.

Russie. Moscou. Lycée français

Fermeture d’un poste de résident en SVT résident et ouverture d’un poste de mathématiques en expatrié. La résidentialisation en lettres et la demande de création en russe ne sont pas jugées nécessaires.

Serbie. Belgrade. Ecole française

Les postes de résidents en anglais et en SES non pourvus depuis la rentrée 2005 sont maintenus.

Suède. Stockholm. Lycée Saint-Louis

Suppression du poste d’expatrié en mathématiques (qui aurait dû être transformé en histoire-géographie) et ouverture de postes de résidents en mathématiques et en anglais. L’enseignement de l’histoire-géographie sera assuré par un recrutement local.

Suisse. Zürich. Lycée français

Transformation d’un poste d’expatrié de SVT-physique en poste de résident de physiques. Pas de besoin en SVT, le collègue expatrié assurant seulement un service en physique.

Turquie. Ankara. Lycée de Gaulle

Le poste d’expatrié publié en septembre en lettres modernes est transformé en lettres classiques expatrié. La demande de création d’un poste expatrié en histoire-géographie est refusée (pas de demande du conseil d’établissement).

Turquie. Istanbul. Lycée Loti

Fermeture du poste CPE expatrié (fonction assurée par un recruté local) et création d’un poste expatrié de proviseur adjoint.

4. Bilan de la rentrée 2005

On note une hausse des effectifs d’ensemble de 3% dans le réseau AEFE. Dans certains établissements (Londres, Marie Curie à Tunis, Maroc), la rentrée a été accompagnée de difficultés liées à la capacité d’accueil. Les projets de travaux dans ces villes sont particulièrement prioritaires. Les établissements de Vilnius et Zagreb ont été conventionnés. Kiev a retrouvé un niveau d’effectifs convenable.

Concernant le recrutement des résidents, l’AEFE a rappelé l’inversion exceptionnelle du calendrier de recrutement (les résidents avant les expatriés) pour la rentrée 2005. Le recrutement des résidents a concerné 931 collègues, dont 383 à recrutement différé, soit 41,1% de « faux résidents » (ou « faux expatriés « !), auxquels il faut rajouter 8 titularisations de « ex-le Porsiens » et 19 résidentialisations au 1er janvier 2006. 20 postes de résidents, essentiellement en Europe, n’ont pas été pourvus pour la rentrée 2005 ; ils ont été supprimés.

5. Evolution du réseau : perspectives pour la rentrée 2006

Les déconventionnements

Le 1er septembre 2006, l’établissement d’Alexandrie sera déconventionné. Le comité de gestion local est en discussion avec la Mission laïque française pour voir si celle-ci reprendra uniquement la gestion de l’établissement ou si la reprise inclura le suivi pédagogique. Le SNES met en garde les personnels devant de telles « reprises » quant on sait ce qu’il est advenu des personnels suite à certains déconventionnements et le passage à la MLF dans le réseau.

Deux établissements au Cameroun (Maroua et Garoua) sont également déconventionnés. Ces établissements n’ont plus aucun élève français dans un cas, et très peu dans l’autre.

Vote sur les déconventionnements :

- pour : 5 voix AEFE

- contre : 5 voix SNES-SNUipp-FSU et UNSA

L’avenir des établissements d’Agadir et de Marrakech

L’AEFE rappelle que le Maroc possède le réseau d’établissements le plus développé du monde et, malgré l’afflux croissant d’élèves, elle ne souhaite pas le développer davantage. A Marrakech, l’AEFE et l’OSUI se partagent le marché de l’éducation. De même à Agadir, le collège français scolarise les enfants du primaire au collège puis l’OSUI, c’est-à-dire la Mission laïque française,  scolarise les enfants en lycée. Mais un constat s’impose : les élèves français délaissent l’OSUI. Quelle solution à terme selon l’agence ? Que le Maroc développe des établissements de qualité qui absorbent les élèves marocains quitte à aider ces établissements ! Si le réseau des établissements français venait à s’étendre, il devrait de toutes les façons être autofinancé. Le SNES-FSU rappelle l’obligation de l’agence d’accueillir les enfants français dans ses établissements ; c’est la première de ces missions inscrite dans la loi de 1990. Nous refusons ce partage du « marché éducatif » avec la MLF qui ne participe pas à l’amélioration du système éducatif marocain. Il s’agit d’abord de se concentrer sur l’accueil des enfants français mais aussi de mener une action afin d’améliorer le système éducatif marocain.

Situation à Fianarantsoa (Madagascar)

L’agence attend l’analyse du poste diplomatique sur cet établissement.

6. Evolution de l’ I.S.V.L.

La dernière évolution de l’ISVL date de novembre 2005. Une prochaine évolution devrait avoir lieu en février 2006 pour prendre en compte les évolutions des indemnités d’expatriation de janvier.

L’AEFE a donné des informations sur l’évolution de l’ISVL depuis 2002. Chacun connaît le cadre où les ISVL les plus basses partaient de 5 % de l’indemnité d’expatriation pour aller à des pourcentages de 80 % pour quelques pays aux effectifs d’enseignants peu élevés. Les évolutions ont été présentées sous la forme suivante :

Pays du groupe A : évolution de 5 % à 13 % en moyenne, écarts passant de 41 000 à 26 550 euros (plus basse et plus haute).

Pays du groupe B : évolution de 5 % à 8 % en moyenne, écarts passant de 26.000 à 18.500 euros (+ haute et + basse)

Pays du groupe C : évolution de 5 % à 7 % en moyenne, écarts passant de 55.000 à 36.000 euros (+ haute et + basse)

Le SNES a plaidé pour une augmentation en niveau d’un très grand nombre d’ISVL. Cela concerne tout d’abord des pays où l’ISVL a été sous-évaluée dès le départ à cause de l’absence de PCV avant le décret de 2002. C’est le cas en particulier pour le Brésil, le Chili, la Colombie, Haïti et l’Uruguay en Amérique, le Bénin, la Tunisie et l’Egypte en Afrique, l’Inde, l’Iran et le Vietnam en Asie et pour l’Europe, la Bulgarie et la Hongrie.

D’autres pays sont « victimes » de hausses insuffisantes notamment en Europe (Allemagne, Belgique, Pays-bas, Danemark, Russie, Irlande, Norvège et Turquie).

L’AEFE admet ses logiques mais reste dans la politique de l’enveloppe constante. Même si la directrice affirme que l’indemnité d’expatriation évolue favorablement et que l’effet charge est également favorable, le compte ne pourra pas y être sans que la ligne budgétaire des ISVL ne soit abondée. La directrice a, de nouveau, avancé l’idée d’une concertation sur l’évolution des ISVL. Celle qu’elle avait annoncée pour décembre n’a pas eu lieu.

Le SNES a souvent avancé l’idée d’affecter les résultats du compte financier, ou au moins une partie d’entre eux, sur la ligne budgétaire des ISVL. Le MAE et la direction de l’AEFE ont toujours refusé nos demandes. Des ajustements à la marge sont possibles dans le budget actuel, mais le problème de fond ne sera pas résolu. Seule l’action globale, ou par groupe de pays, est susceptible de forcer l’agence à prendre la mesure d’ajustement exceptionnel qui s’impose.

7. Questions diverses

Modification du décret de 2002 sur les congés maladie

L’AEFE nous ballade sur cette question. Après avoir présenté, il y a un an, un projet de modification du décret du 4 janvier 2002 qui comportait à la fois les congés maladie, l’appel spécial pour les résidents et l’introduction du PACS. Ne voyant rien venir à cause paraît-il de la difficulté de l’exercice sur l’appel spécial, le SNES avait demandé que soit représenté au CTP la seule partie modifiant la rémunération en période de congé maladie. Mais l’AEFE n’a encore rien présenté à ce CTP sous prétexte qu’une réforme encore plus avantageuse pour les personnels serait en chantier.

L’AEFE essaye de maquiller sa volonté de ne pas modifier le texte actuel en présentant une mesure « cadeau ». En fait de cadeau, il s’agit tout simplement de tirer les conséquences de l’arrêt Rist du conseil d’Etat du 27 janvier 2005 qui juge illégale toute retenue sur la rémunération en période de maladie. En attendant d’autres « excuses », et mieux, le SNES a demandé que le projet de modification antérieur soit adopté.

Situation des établissements en Italie

L’AEFE a reconnu qu’il y avait eu un problème pour le paiement des HSE au lycée de Rome. La question est maintenant réglée au niveau du budget de l’établissement, l’autorisation a été donnée par l’AEFE. Les collègues qui font des heures seront donc rémunérés.

Pour l’option MPI, la directrice a indiqué qu’il n’y aurait pas d’option technologique au lycée de Rome. Malgré les demandes du SNES et les interrogations sur ce retournement de situation, la directrice n’a rien voulu entendre. Elle affirme qu’il n’y a jamais eu d’accord pour l’ouverture de cette option.

A propos de la mission d’inspection en Italie, l’AEFE a indiqué qu’il s’agissait d’harmoniser les horaires d’enseignement de l’italien et que l’AEFE avait l’intention d’aller vers la mise en place du baccalauréat franco-italien qui est expérimenté dans la région d’Aoste et au lycée d’Annemasse.

Situation au LFI de Hong-Kong

Sur le lycée de Hong-Kong, l’AEFE a évoqué l’existence d’'un document de travail interne mais rien n'était encore suffisamment avancé pour qu’on puisse en parler. Il n’y avait pas lieu de s’alarmer pour l’agence. Le SNES restera vigilant.

Situation à Londres

La directrice de l’AEFE a déclaré prendre le problème des locaux au sérieux et annonce qu’elle se rendra à Londres dans les jours à venir. En outre, le SNES a posé le problème de l’inadéquation entre le calendrier de vacances propres à l’établissement et ceux des vacances scolaires du pays d’accueil et de France. La directrice a répondu en disant qu’elle tenterait d’établir une position de principe. Quoi qu’il en soit l’Agence n’a pas encore reçu le PV du conseil d’établissement.

Problèmes de locaux au Lycée Pierre Mendès France à Tunis

Des classes ont du être fermées en urgence à l’école Marie Curie. Dans ces conditions, les travaux initialement prévus à PMF (salles  SVT et restauration) seront effectués dans le cadre général des travaux de la restructuration du site.

Situation de Sarrebruck

La directrice de l’Agence confirme la fermeture d’une section (6ème)  à la rentrée 2006 et le « cylindrage » (sic !) de deux classes par niveau. L’AEFE refuse de financer un établissement gratuit qui recrute ses élèves en Moselle. Selon le chef du secteur Europe, les départs en retraite prévisibles devraient éviter les mesures de carte scolaire. Le SNES estime qu’un LFA assure des enseignements pour des Français et des Allemands et que le lieu de résidence importe peu. Les LFA sont la concrétisation de l’amitié franco-allemande et l’Agence a pour mission d’assurer la pérennité de ces établissements spécifiques. Ce n’est pas en réduisant les effectifs que la viabilité du LFA sera assurée. La situation est donc très grave : il revient désormais aux collègues de prendre position sur la suite à donner à cette décision.

Internationalisation du lycée de Bruxelles

Le SNES est intervenu sur « l’internationalisation » du lycée français Jean Monnet de Bruxelles. La direction de l’AEFE a rappelé son projet d’apprentissage de langue étrangère en commençant par la maternelle puis l’introduction des DNL en 6ème , 5ème … puis une suite en lycée. D’évidence, le lycée de Bruxelles est le terrain d’expérimentation choisi par certains inspecteurs généraux qui soutiennent la politique du ministre De Robien. Au lycée de Bruxelles, on se livre à une opération de promotion commerciale en bonne et due forme. Pour attirer leurs clients, ces responsables promettent monts et merveilles aux parents sur l’enseignement que recevront leurs enfants. Ils leur promettent même toute une série de baccalauréats binationaux pour lesquels les participants au CTP ont bien senti que leur mise en place rencontrait quelques difficultés. A la question sur la formation des personnels, la directrice répond qu’une licence de langue suffit. Le SNES répond que c’est loin d’être le cas dans tous les établissements où ce genre d’enseignement est mis en place et qu’en plus, cela  ne donne pas une formation pour ce type d’enseignement. Ce projet est aussi le cheval de Troie qu’utilise le sénateur Ferrand pour mettre en œuvre son projet de partenariat public/privé avec la fondation créée à Bruxelles. La directrice de l’AEFE a beau essayer de nous « rassurer », tout ce que l’on en sait est loin d’aller dans ce sens. La brochure du lycée est plus explicite que la directrice de l’AEFE sur le sujet. On y confond allègrement le lycée Jean Monnet et la fondation du même nom, on y parle d’un conseiller « spécial » de l’ambassade président de la fondation et on ne tarit pas d’éloge sur le rôle que jouera la fondation dans le projet pédagogique d’internationalisation du lycée. Il a fallu que le SNES rencontre l’ambassadeur de France à Bruxelles pour apprendre qu’un bail allait être signé entre l’AEFE et la fondation pour céder à celle-ci un terrain du lycée pour 14 ans afin d’y construire la fameuse école maternelle base de tout l’édifice de « l’internationalisation ». La signature de ce bail a été reportée et le conseil d’administration de l’AEFE sera saisi.

Le SNES a indiqué clairement que la méthode n’était pas bonne et qu’il fallait revoir l’ensemble du projet pédagogique du lycée français de Bruxelles en concertation avec les personnels, les parents et les représentants des français de l’étranger.

Nouvelle convention collective à Guadalajara

Une nouvelle convention collective a été négociée entre le comité de gestion et les syndicats mexicains. Elle sera mise en place prochainement avec effet rétroactif au 01/01/2006. La convention inclut des grilles de salaires pour les recrutés locaux et fait référence à l’évolution de carrière. Un point d’indice a également été crée pour les recrutés locaux.

Indemnités des CPE, documentaliste et Co-psy

L’AEFE a établi un projet d’arrêté qui reste à l’étude. Le coût de l’opération représenterait 105 000 euros par an et concernerait 2 Co-psy, 75 CPE (44 expatriés et 31 résidents) et 41 documentalistes. Les collègues doivent rester déterminés pour obtenir le versement de ces indemnités.

Contrats des recrutés locaux à Pékin

A propos des contrats, le SNES est intervenu principalement sur la compétence juridique en cas de conflit. Malgré la réalité de ce pays, l’AEFE maintient cette compétence au tribunal chinois. Le SNES a dénoncé fortement cette décision qui laisse peser de lourdes incertitudes sur ce qui pourrait arriver en cas de conflit. En même temps, le SNES a rappelé qu’en cas de conflit, le recours au Conseil d’Etat n’était pas exclu.

L’AEFE a informé le CTP que le passage en gestion directe était reporté au 15 février car l’assemblée générale des parents n’avait pas été réunie pour voter le transfert du patrimoine. En conséquence, les contrats actuels de nos collègues recrutés locaux ont été prolongés jusqu’à la même date.

Examen du tableau des emplois pour les recrutés locaux dans les EGD

Nous réitérons notre demande (cf CTP du 01/07/05) de création de CTP locaux, dans les pays qui le nécessitent. Les CCPLA n’ont pas vocation à définir les postes, c’est du ressort d’un CTP. Il faut préciser également que les postes de recrutés locaux dans les EGD qui passent en CCPLA doivent être présentés dans les conseils d’établissement. Nous allons suivre cette demande.

Nouveaux contrats des recrutés locaux en Tunisie

Suite à l'échec des premières négociations, un échéancier pour reprendre les négociations sera proposé d'ici fin janvier. Mais aucune information sur la teneur des propositions n'a été donnée.

Rémunération des recrutés locaux à Berlin et à Francfort

Le SNES a informé la directrice de la demande des collègues recrutés locaux d’ouvrir des négociations sur les contrats et les rémunérations à Berlin et à Francfort. La directrice en a pris note et a déclaré que les propositions faites seront soumises à l’approbation de l’Agence. Contrairement à ce qu’a soutenu une responsable du secteur Europe, le modèle de référence ne saurait être celui de Düsseldorf, la directrice ayant rappelé qu’il s’agissait d’un établissement conventionné.

CSG CRDS indûment prélevée aux recrutés locaux du Maroc

Le SNES est une nouvelle fois revenu à la charge dans une affaire où les responsabilités de l’agence sont accablantes. Les prélèvements de la CSG et du CRDS sur les revenus des recrutés locaux de l’étranger ont été condamnés en février 2000 par la cour européenne de justice. Au lieu d’informer les collègues et de procéder aux remboursements, l’agence a continué les prélèvements. Lorsque ceux‑ci ont enfin cessé, le délai légal permettant de demander le remboursement des sommes indûment prélevées par une administration (deux ans) était dépassé. L’URSSAF se retranche derrière cette réglementation pour refuser les remboursements des sommes qui lui ont été transférées par l’AEFE. En poursuivant les prélèvements après la condamnation de la France, en donnant des informations erronées aux collègues et à leurs représentants, elle les a mis dans l’impossibilité de faire valoir leurs droits dans les délais prévus par la loi. Pour autant l’agence n’envisage pas d’assumer ses responsabilités et de rembourser directement les collègues à la place de l’URSSAF. La directrice prétend que les règles de la fonction publique le lui interdisent. Le SNES ne se contentera pas de cette réponse dilatoire et soutiendra les démarches de nos collègues.

Extension du régime de sécurité sociale au Maroc

Pour que les recrutés locaux du Maroc et de la Tunisie puissent bénéficier du régime général de la sécurité sociale, les conventions de sécurité sociale doivent être modifiées et avalisées par les parlements nationaux. Le parlement français ayant approuvé la convention franco-tunisienne, on peut penser  que cette affaire va enfin se débloquer.

Les négociations franco-marocaines sur les modifications de la convention continuent (depuis 2000 !), il n’y a donc aucun espoir de voir nos collègues recrutés locaux français du Maroc bénéficier du régime général à court terme. On peut s’interroger sur la motivation de la partie française à voir aboutir rapidement les négociations ! !

Formation continue, état des lieux (moyens financiers, populations concernées, contenu)

L’AEFE nous présente des moyens financiers pour la formation continue. Le budget de l’agence est de 4,49 millions d’euros, qui comprend entre autres 1,1 million (subvention AEFE) et 2,2 millions (participation des établissements). Le SNES rappelle l’importance capitale que revêt la formation continue, en particulier dans le contexte de l’enseignement à l’étranger. Des efforts doivent être faits pour un meilleur fonctionnement et une offre accrue, plus réaliste quant aux demandes des personnels. Nous rappelons que si, au sein des établissements ; les cellules de formation continue peuvent parfois bien fonctionner, la concertation nous échappe totalement au niveau du pays. Est-il concevable que le plan régional de formation soit discuté au niveau de tout un réseau sans aucun représentant des personnels ?

Réintégration conditionnelle pour la participation aux mouvements spécifiques

Comme la directrice s’y était engagée lors du CTP du mois de juin 2005, la participation des collègues détachés aux mouvements spécifiques nationaux (CPGE, BTS, sections internationales, etc) n’équivaut pas pour cette année à une réintégration inconditionnelle car il faut bien admettre que les chances d’obtenir ce type de poste sont minces. Deux télégrammes diplomatiques (n°64 200 et 64 210 du 3 novembre 2005, n°68 605 et 68 606 du 24 novembre 2005) ont donc été envoyés dans les SCAC ; les chefs d’établissement en sont donc informés.

Le point sur les candidatures aux postes d’expatriés pour la rentrée 2006

L’AEFE a d’abord présenté un bilan de la nouvelle procédure informatique. Pour rappel, le serveur de l’agence a été ouvert entre le 8 septembre et le 12 octobre 2005. Les collègues ont été confrontés à deux problèmes majeurs : la validation et l’impossibilité d’imprimer son dossier papier après la validation. On ne peut que saluer les personnels de l’agence pour leur grande disponibilité puisqu’ils ont alors assuré une permanence téléphonique et envoyé aux collègues leur dossier papier. Ces envois par courriel ont concerné plus de 1 000 dossiers.

Au final, l’agence a recensé pour les premier et second degrés 6 470 inscriptions informatiques dont 4 031 ont été validées. Elle a reçu à ce jour 3 379 dossiers papiers, dont 1 976 pour le second degré (contre 1 909 pour la rentrée 2005), et continue d’en recevoir, suite aux errements des dossiers dans les différentes hiérarchies. Ces candidatures sont bien entendu acceptées dans la mesure où les collègues ont complété et déposé leur dossier dans les délais auprès du chef d’établissement. Sur ces 1 909 dossiers, 1 709 sont des dossiers de collègues certifiés, 208 de collègues agrégés et 164 de collègues CPE.

Le SNES a d’ores et déjà fait part de trois revendications. La première a concerné la douzaine de collègues de sciences physiques inspectés au Maroc en mars 2003 et qui n’ont toujours pas reçu leur rapport d’inspection !!!!! Ce n’est pas faute d’être intervenu à tous les niveaux ! Depuis le mois de juin 2005, le SNES a saisi à moult reprises l’Inspecteur général dont la dernière réponse est la suivante : « l’inspecteur concerné procède aux recherches nécessaires ». Sic !!! C’est se moquer du monde au point que l’agence a même proposé ses services pour réclamer les rapports auprès de l’inspection générale. Reste un problème majeur : tout dossier d’un collègue classé en premier sur un poste d’expatrié présente un rapport d’inspection. Il semble difficile de déroger à la règle mais l’agence précise qu’elle aura « un œil particulier sur les dossiers de ces collègues » dans le respect des règles en vigueur.

Le SNES-FSU a par ailleurs interrogé l’agence sur la manière dont elle vérifie les compétences linguistiques des candidats à l’expatriation. Pour les postes à entretien, elle procède lors de ces entretiens à des tests en direct mais pour les autres postes, elle avoue elle-même être « mauvaise » …

Enfin, le SNES-FSU a demandé que les candidatures des collègues appartenant au corps des chaires supérieures ne soient pas écartées sur les postes d’agrégés profilés avec un service total ou partiel en classes préparatoires aux grandes écoles. La directrice des personnels a opposé un refus catégorique pour des raisons financières. Cette éviction des collègues est d’autant plus injuste que l’Agence a recruté pas plus tard qu’au cours de l’été 2005 un collègue chaire supérieure … L’agence n’est manifestement pas à une contradiction près !

Financement par l’AEFE des frais CNED relatif au troisième concours

La note de M. Verclytte en date du 22 septembre 1999 prévoit que l’AEFE contribue financièrement à la préparation de certains concours externes et internes de l'Education nationale. Le SNES-FSU a donc demandé la prise en charge des frais par l’agence du troisième concours pour les collègues qui le prépareraient dès cette année 2005-2006. L’AEFE a accepté. Pour rappel, les frais pris en charge par l'AEFE sont les droits d'inscription à la préparation du CNED, à l'exclusion de toute autre dépense. Dans le cas d'une inscription à plusieurs formations, le remboursement est limité à la préparation d'un seul concours.

Indemnité exceptionnelle de sommet de grade

Il faut être fonctionnaire sur un emploi donnant droit à pension. En détachement auprès de l’AEFE, les enseignants n’entrent pas dans cette catégorie. Ils ne peuvent bénéficier de cette indemnité.

Convocation des CCPC pour les expatriés nommés à Pékin

Durant l’été 2005, sont apparus trois postes d’expatriés supplémentaires profilés CPGE. Ils étaient à pourvoir au lycée français de Pékin. Trois collègues ont été nommés sur ces postes sans qu’aucune commission consultative paritaire centrale ne se soit encore réunie jusqu’à ce jour. Le SNES-FSU a donc réclamé la convocation d’une CCPC afin qu’elle émette un avis sur ces recrutements comme le prévoit la procédure règlementaire. L’AEFE a donc répondu que la prochaine CCPC serait l’objet d’une régularisation et d’une consultation sur ces nominations.

Fonctionnement de la CCPL à Djibouti

Le SNES est intervenu sur les conditions de fonctionnement de la CCPLA de Djibouti. En effet, le SCAC avait bloqué un compte rendu relatif à des contestations de notation administrative, empêchant ainsi l’examen de ces contestations en CCPCA. La direction de l’AEFE a reconnu que les déclarations des représentants du personnel relevaient de leur seule responsabilité et que le SCAC ne pouvait pas les censurer. Elle a également admis que ce même SCAC devait envoyer ces comptes rendus en temps voulu pour les opérations nécessaires à l’AEFE.

Augmentation des frais d’écolage en Allemagne

Le SNES