Secteur
hors de France
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Blocage
budgétaire et blocage
du
1. Sous-budgets
pour gros besoins
Les éléments qui suivent concernent
la mission " Actions extérieures de l'Etat".
Une première constatation s'impose sur les trois programmes que comprend
la mission. Seul le programme " Action de la France en Europe et dans
le monde " (105) a des moyens supplémentaires. Les deux autres
" Rayonnement culturel et scientifique " (185) et " Français
à l'étranger et étrangers en France " (151) voient
leurs moyens réduits.
En crédit de paiement la comparaison est la suivante :
2005 2006
105 1.343.365.085 1.421.444.599
185 348.884.038 334.062.728
151 611.138.179 603.620.658
A noter que ce programme 151 comprend la subvention de l'Etat à l'AEFE et qu'elle passe de 324.000.000 à 323.000.000 soit encore une diminution. Rien n'est prévu pour 2006 en terme d'investissement, ce qui est catastrophique pour l'établissement public qui doit maintenant assumer la responsabilité des immeubles. Rien n'est prévu sur ce chapitre dans la loi de finances.
Le MAE perd une quarantaine d'emplois en équivalent temps plein.
L'AEFE demande la création de 50 emplois de résidents à la charge totale des établissements.
Nous reviendrons dans le détail sur l'ensemble
des programmes qui nous concernent, mais nous pouvons déjà affirmer
que les moyens sont largement insuffisants pour 2006, pour maintenir un niveau
normal d'activité.
2. L’avenir du
système éducatif en Polynésie
Où va l'orientation en collège et
lycée en Polynésie, quel avenir pour les enfants et adolescents
du territoire ?
Quel sort est réservé aux professeurs polynésiens et
résidents ?
Préambule
En Polynésie s'amorcent des réformes pour les classes maternelles
et primaires qui visent à favoriser le développement des enfants,
leur maîtrise de leur langue maternelle et de leur culture. Cela leur
permettra une bonne maîtrise aussi de la langue française (sans
" mélange ") et une acquisition précoce de bases en
anglais. Nous ne pouvons qu'approuver ces réformes que le Ministre
de l'éducation veut mettre en place et espérer que leur mise
en œuvre sera rapide et efficace.
Notre inquiétude porte sur l'orientation et l'avenir des élèves
de collège et lycée et le " sort " réservé
aux professeurs de collèges, CETAD et lycée polynésiens
ou résidents.
En collège : la situation
Jusqu'à présent existait en Polynésie un palier d'orientation
en 5ème qui permettait aux enfants d'être orientés vers
la quatrième générale, la quatrième technologique,
ou le CETAD (Centre d'Education aux Technologies Appropriées au Développement).
Quelques -uns allaient vers le CJA (Centre des Jeunes Apprentis). Il faut
savoir qu'en Polynésie, la scolarité n'est obligatoire jusqu'à
16 ans que depuis peu (1992) et que le taux de déscolarisation avant
16 ans est important. Il existe très peu de SEGPA (classe pour des
élèves sortant du primaire en grande difficulté) et donc
beaucoup d'enfant se retrouvent en 6ème en difficulté (à
cause des langues mal maîtrisées : le fameux " Franco-Tahitien
"), d'une scolarité au primaire parfois chaotique (dans les îles
éloignées), de problèmes sociaux, etc . Jusqu'à
présent il existait même dans les collèges où les
classes étaient hétérogènes des 6ème et
5ème " à projet " qui donnaient l'occasion aux enfants
de travailler en faibles effectifs, avec des programmes un peu allégés
ce qui leur permettait pour certains de redoubler leur 5ème dans une
5ème classique et de continuer vers la 4ème et la 3ème,
pour d'autres de s'orienter vers les classes de CETAD qui leur permettent
en 3 ans de passer un CAP et le DNB, puis de continuer en seconde professionnelle
en vue d'un BEP et même pour les meilleurs d'aller au BAC professionnel.
Ce système est une spécificité polynésienne, mise
en place et consolidée par les mesures de la Charte de l'éducation.
Dans un territoire grand comme l'Europe en superficie et très divers
vu l'éloignement des îles, les CETAD offrent un enseignement
général ET une formation professionnelle de qualité (que
ce soit métier de la mer, agriculture, maçonnerie, gravure sur
nacre, hôtellerie, etc).
Or qu'est-il prévu à la rentrée 2006 ? Suppression du
palier d'orientation en 5ème (il n'existe plus en France depuis 1987
mais " Tahiti n'est pas la France " et même en France le débat
est relancé à ce sujet !). Les CETAD seraient maintenus mais
par quel tour de passe- passe, quand on sait que les chefs d'établissement
reçoivent de la DES (Direction des enseignements Secondaires) des directives
pour passer le plus possible d'élèves en 4ème et qu'il
est écrit noir sur blanc que le palier d'orientation en 5ème
est supprimé. Par ailleurs, ce qui est très grave, on apprend
que, pour le passage en seconde professionnelle, les élèves
sortant de CETAD seront les derniers recrutés, en ce qui concerne la
priorité. (Choix 1 les redoublants de 3ème et les 3ème
techno, choix 2 les Secondes qui veulent se réorienter, choix 3 les
3ème qui choisissent la seconde professionnelle, choix 4 les sortants
de CETAD). On transforme donc objectivement cette orientation en voie de garage,
alors que jusqu'à présent les élèves de CETAD
qui allaient en seconde professionnelle y réussissaient très
bien!
De plus le mot d'ordre est à la suppression de 6ème et 5ème
à projet au nom de l'hétérogénéité
(louable quand les enfants n'ont que des difficultés moyennes).
Sur le papier, c'est très égalitaire mais dans la réalité,
même en donnant des soutiens aux élèves en difficulté,
cela n'aboutira qu'à une voie de garage pour les CETAD (dont les effectifs
risquent de fort diminuer, et seront bloqués après le CAP) et
à une encore plus forte déscolarisation pour les enfants "
passés en 4ème ", perdus dans l'enseignement traditionnel,
en sureffectif. Certes, cela coûte moins cher de mettre 30 élèves
avec un professeur un tableau et des craies que de développer des ateliers,
mais que vont devenir ces enfants qui ne souhaitent pas forcément passer
le bac, qui n'auront pas forcément les moyens d'entrer en BEP après
une 4ème et une 3ème difficiles (s'ils ne se sont pas déscolarisés
!) ? De plus, vue la suppression du palier d'orientation en 5ème, seuls
les enfants de collège où un CETAD existe pourront y accéder
! Les autres DEVRONT aller en 4ème.
Ce qu'il faut faire en collège
La Polynésie dispose d'une autonomie qui lui permet de ne pas faire
tout comme la France, d'adapter son enseignement, même si les diplômes
sont nationaux.
Le SNES rappelle d'ailleurs qu'il est pour le collège pour tous pas
pour le collège unique ! C'était prévu par la réforme
Haby en 1977 mais cela n'a jamais été vraiment appliqué
et en France on songe à diversifier l'enseignement en 3ème grâce
à des options de découvertes professionnelles (de 3 à
6heures) !
Il faut donc améliorer le fonctionnement des CETAD, leur donner des
moyens, favoriser les passerelles vers la seconde professionnelle et le bac
professionnel au lieu de mettre en place (objectivement même si on dit
le contraire) leur mort programmée à moyen ou court terme. Cela
n'empêche pas d'apporter une aide aux élèves de 4ème
en difficulté qui ne souhaitent pas aller vers l'enseignement professionnel
! Il y a des retards à rattraper en Polynésie et il faut faire
le maximum avant que les réformes de l'école maternelle et primaire
n'aient formé les enfants qui arriveront en 6ème en moins grande
difficulté. Nous sommes en phase transitoire.
Pour le lycée
Même type de mots d'ordre de la DES : le plus possible d'élèves
en seconde, le moins possible de redoublements de seconde, le plus possible
d'élèves au " niveau bac ". Tout cela avec des quotas
et des injonctions du DES (Directeur des enseignements secondaires) aux chefs
d'établissement : quotas, objectifs, etc. Souvent les chefs d'établissement
de collège ou lycée passent au-dessus de la décision
du conseil de classe (ensemble des professeurs qui ont suivi l'élève).
Ils appliquent des directives. Certes il faut de la volonté pour faire
évoluer les choses mais le principe de réalité existe
et il ne suffit pas de " mettre la charrue avant les bœufs ". Tout
le monde souhaite que le plus possible d'élèves accèdent
à une bonne culture générale que le bac garantit (sauf
si son niveau baisse). Mais que vont devenir en seconde ou première
des élèves qui sont en grande difficulté ? Vont-ils réussir
le bac si on lui garde un niveau convenable. La Polynésie a besoin
de cadres mais ne faut-il pas prendre le temps de les former, passer par les
étapes nécessaires ? Heureusement un certain nombre d'élèves
n'a pas de difficulté ! Ce nombre s'améliorera mais pas en faisant
du " forcing " au passage systématique qui n'apportera que
découragement et déscolarisation ! Le nombre d'échecs
au bac L a été impressionnant l'an dernier : ne vaut-il pas
mieux parfois un redoublement ou une orientation adéquate que l'échec
presque inéluctable d'élèves qui n'ont pas eu le temps
d'acquérir le niveau et sortent de terminale sans rien ! Favorisons
aussi les baccalauréats professionnels après les BEP !
Les élèves ne sont pas des chiffres que l'on fait rentrer dans
une grille, ce sont des personnes dont il faut respecter le rythme et les
choix personnels.
Toutes ces visions de l'orientation sont conformes à la charte de l'éducation
et il est paradoxal que seuls les syndicats se soucient de leur mise en œuvre
!
Le sort des professeurs polynésiens ou résidents
Dans ce système très directif dans le secondaire, en tout cas,
une autre décision émanant de la DES nous inquiète. Il
y a en Polynésie de plus en plus de professeurs polynésiens
titulaires, ils sont considérés par l'état en CIMM (centre
des intérêts matériels et moraux en Polynésie),
à ce titre ils ne sont pas soumis à la règle des contrats
de 2 fois 2 ans appliquée aux professeurs venus de France. Pour ces
CIMM, la règle, jusqu'à présent, était de renouveler
par tacite reconduction tous les trois ans leur mise à disposition
auprès du territoire. Mais un professeur polynésien qui quitte
la Polynésie ou devient chef d'établissement et va faire sa
formation en France n'est pas garanti de retrouver un poste en Polynésie.
Nous avons déjà dénoncé ce paradoxe et demandé
que les CIMM et la mise à disposition avec attribution d'un poste aient
un caractère définitif. Le CIMM concerne également les
professeurs conjoints (es) de Polynésiens, ou certains professeurs
qui se sont impliqués professionnellement dans des projets qui intéressent
le territoire à long terme.
Il est arrivé par le passé que des CIMM soit remis en cause
pour des raisons graves sur le plan professionnel ou des raisons politiques.
Ce fut très rare. La plupart des collègues ont gagné
en tribunal administratif. S'il y a faute, il faut qu'il y ait sanction mais
ce n'est pas en l'envoyant à Paris qu'on " corrigera " les
défauts d'un enseignant polynésien ou résident. …….
Ce système se trouve aujourd'hui aggravé de façon scandaleuse
: le Directeur des enseignements secondaires vient d'envoyer une note aux
chefs d'établissement selon laquelle il leur demande leur avis au sujet
d'un " éventuel maintien " sur un poste en Polynésie.
La reconduction de la nomination sur un poste de ces enseignants dépendra
de l'avis du chef d'établissement ! Donc de l'avis d'un chef d'établissement
en CIMM, dépendant lui-même pour son renouvellement de l'avis
du directeur de la DES, ou d'un chef d'établissement arrivant parfois
à peine de France….. Bien sûr on nous dit qu'il faudra que le
chef d'établissement fasse un rapport prouvant une faute professionnelle
si l'avis est défavorable mais l'on voit le risque de dérive
autoritaire et même caporaliste ! C'est le retour de la peur dans ce
pays. Est-cela le Taui ? Nous ne pouvons pas penser que le gouvernement peut
approuver de telles méthodes d'intimidation. Avant c'était l'arbitraire
" artisanal " et maintenant ce serait l'arbitraire généralisé
? Pourquoi faire vivre les enseignants de lycée et collège sous
le règne de la suspicion ? Que ceux qui commettent des fautes soient
sanctionnés, qu'ils ne soient pas suspectés comme du temps,
en France, d'un certain Claude Allègre ! Nous disons NON à ces
mesures iniques et demandons que les professeurs en CIMM soient définitivement
affectés en Polynésie. Nous en appelons à l'arbitrage
du ministre, des conseillers territoriaux, des députés et de
tout le gouvernement, que ce soit pour les problèmes d'orientation
ou pour la gestion des personnels. Nous espérons que cela sera discuté
et pris en compte dans la convention état territoire ainsi que les
droits statutaires des personnels mais nous sommes très inquiets vu
l'état d'esprit ambiant… !
Ce système d'intimidation et de caporalisation n'est pas mobilisant,
nous attendons au contraire un vrai partenariat.
Le bureau du SNES territorial : A. Lante, F. Hauata, I. Marchesi, T. Scoupe,
P. Teaniniuraitemoana, S. Truphémus.
3. Postes d’assistants
techniques
Vous
trouverez en annexe la liste des postes d’assistants techniques à pourvoir
au plus tard, en février 2006.
4. Réunion de concertation avec
les syndicats au MAE
5. Victoire
contre l’arbitraire de l’Agence
7. Rentrée 2006 : affectation
en Andorre
8. Une victoire
syndicale à Berlin
9. Attention ! Elections 2006 à l’étranger
Liste des postes d’assistants techniques à pourvoir
au plus tard en février 2006
|
EMPLOI |
PAYS |
VILLE |
SECTEUR |
PERIODE |
CANDIDATURE |
|
AFGHANISTAN |
KABOUL |
Santé |
dec. 2005 |
31/10/2005 |
|
|
ALGERIE |
ALGER |
Ressources
naturelles et environ |
fév. 2006 |
21/11/2005 |
|
|
BAHREIN |
MANAMA |
Coopération
universitaire |
Déc. 2005 |
30/10/2005 |
|
|
BELARUS |
MINSK |
Promotion du
français |
Nov. 2005 |
23/10/2005 |
|
|
BENIN |
COTONOU |
Coopération
universitaire |
Déc. 2005 |
20/11/2005 |
|
|
BENIN |
PORTO NOVO |
Etat de droit et
libertés publiques |
Déc. 2005 |
30/10/2005 |
|
|
BURKINA |
BOBO-DIOULASSO |
Recherche
agronomique et médical |
fév. 2006 |
28/11/2005 |
|
|
BURKINA |
BOBO-DIOULASSO |
Recherche
agronomique et médical |
Fev. 2006 |
28/11/2005 |
|
|
CHILI |
SANTIAGO |
Nouvelles
technologies de l'info |
dec. 2005 |
31/10/2005 |
|
|
CHINE |
SHANGHAI |
Coopération
universitaire |
Déc. 2005 |
30/10/2005 |
|
|
COMORES |
MORONI |
Etudes
économiques |
Déc. 2005 |
30/10/2005 |
|
|
ETATS-UNIS |
NEW-YORK |
Promotion du
français |
Fév. 2006 |
06/11/2005 |
|
|
ETATS-UNIS |
WASHINGTON |
Ressources
naturelles et environ |
Déc. 2005 |
31/10/2005 |
|
|
GABON |
LIBREVILLE |
Educatif |
Fév. 2006 |
20/11/2005 |
|
|
GHANA |
ACCRA |
Réforme
administrative et décent |
Déc. 2005 |
06/11/2005 |
|
|
GUINEE |
CONAKRY |
Recherche
agronomique et médical |
fév. 2006 |
28/11/2005 |
|
|
GUINEE
EQUATORIALE |
MALABO |
Promotion du
français |
Déc. 2005 |
23/10/2005 |
|
|
GUINEE
EQUATORIALE |
MALABO |
Appuis
financiers et politiques |
Déc. 2005 |
31/10/2005 |
|
|
GUINEE
EQUATORIALE |
MALABO |
Appuis
financiers et politiques |
Déc. 2005 |
31/10/2005 |
|
|
HAITI |
PORT-AU-PRINCE |
Politiques
agricoles - sécurité |
Déc. 2005 |
31/10/2005 |
|
|
|
|
|
|
|
|
JERUSALEM |
JERUSALEM |
Educatif |
Fév. 2006 |
30/11/2005 |
|
|
MADAGASCAR |
TANANARIVE |
Formation
professionnelle et ens |
Déc. 2005 |
01/11/2005 |
|
|
MALI |
BAMAKO |
Nouvelles
technologies de l'info |
Déc. 2005 |
31/10/2005 |
|
|
MALI |
BAMAKO |
Nouvelles
technologies de l'info |
Déc. 2005 |
31/10/2005 |
|
|
SENEGAL |
DAKAR |
Coopération
universitaire |
Dec. 2005 |
20/11/2005 |
|
|
SENEGAL |
DAKAR |
Action
culturelle et artistique |
Déc. 2005 |
31/10/2005 |
|
|
TCHAD |
N'DJAMENA |
Recherche
agronomique et médical |
Fev 2006 |
28/11/2005 |
|
|
TOGO |
LOME |
Promotion du
français |
Nov. 2005 |
14/11/2001 |
|
|
UKRAINE |
KIEV |
Réforme
administrative et décent |
Nov. 2005 |
12/10/2005 |
|
|
UKRAINE |
KIEV |
Réforme
administrative et décent |
Nov. 2005 |
12/10/2005 |
|
|
VIETNAM |
HANOI |
Coopération
universitaire |
Fév. 2006 |
16/10/2005 |
|
|
ZAMBIE |
LUSAKA |
Etudes
économiques |
Déc. 2005 |
|