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CIRCULAIRE N° 10
Pour nos revendications
avec le SNES et la
FSU
Tous les personnels
à l’étranger ont été sensibles à la victoire sur le CPE même si la participation
à ce type de mouvement ne va pas toujours de soit hors de France.
Cette victoire, apporte un démenti cinglant à tous les
cassandres de l’action syndicale et elle doit nous servir à impulser une dynamique
d’action afin de gagner sur d’autres terrains où il y a nécessité urgente d’agir.
C’est le cas à l’AEFE contre l’arbitraire, pour les rémunérations et les droits
de scolarité. C’est aussi crucial pour tous les recrutés locaux du MAE et de l’AEFE
pour lesquels il reste encore beaucoup à faire.
C’est également indispensable pour tous les contractuels
du MAE, assistants techniques ou personnels des services dont les contrats ne
sont pas renouvelés et qui sont jetés après de nombreuses années de bons services.
Le traitement des personnels ajoutés aux fermetures de service comme pour l’institut français de
Vienne nécessitent une réaction forte qu’appellent le SNES et la FSU. Dès la semaine
prochaine, les administrations seront mises devant leurs responsabilités et auront
à donner des réponses satisfaisantes sous peine de voir la fin de l’année scolaire
perturbée.
Dans tous les établissements,
dans tous les services
mobilisez-vous !
Rejoignez le SNES et la FSU.
Paris, le 5 mai 2006
SOMMAIRE1. Les résidents de l’AEFE victimes de
l’arbitraire et exploités financièrement 2. Pour les droits des recrutés locaux 3. Rencontre entre la FSU et le Ministre
des Affaires étrangères Philippe Douste-Blazy 4. Politique salariale à la MLF 5. Le SNES sur le terrain Annexe : - Tableau des montants d’ISVL au 1er
mai 2006 |
1. Les résidents de l’AEFE victimes
de l’arbitraire et exploités financièrement
On se
souvient des collègues du primaire dont les contrats n’ont pas été renouvelés
en 2005 en dehors de tous les principes de droit.
Sous de
mauvais prétextes, la direction de l’AEFE a prêté main forte à des chefs d’établissements
qui voulaient se débarrasser de certains collègues. Tordant le droit, elle a camouflé
ce non renouvellement de contrat en « non renouvellement de détachement ».
Malgré
une grève et des protestations virulentes des organisations syndicales, nos collègues
n’ont même pas pu voir leurs cas examinés en CCP.
Cette
année, l’arbitraire continue de faire des dégâts de façon moins frontale mais
tout aussi destructrice.
Les conflits
se multiplient dans de nombreux endroits où les chefs d’établissements veulent
jouer les petits chefs. Tous les moyens sont bons : contrôle tatillon et
infondé, soit disant compétences de contrôle pédagogique ou même intrusion dans
la vie privée. Ces pratiques sont inadmissibles et le SNES appelle tous les personnels
à la résistance collective pour stopper ces comportements qui nous ramène à la
préhistoire des rapports sociaux.
Exagéré
direz-vous ? Si vous n’êtes pas convaincus, allez donc voir les collègues
victimes des princes et princesses des services et des établissements scolaires
à l’étranger.
Comme
une population n’est bien soumise que lorsqu’elle est sous payée, il faut être
ferme avec le petit personnel. L’ISVL est insuffisante mais toute augmentation
réelle est refusée. Les frais de scolarité dépassent le montant de l’avantage
familial, mais les établissements se voient interdire toute mesure d’exonération
pour les personnels.
Les faux
résidents s’endettent pour rejoindre leurs postes mais la Directrice s’entête
à déconseiller aux établissements de payer des billets d’avion. Cette politique
est incompatible avec un bon fonctionnement de l’enseignement français à l’étranger.
De plus en plus nombreux, les collègues n’acceptent plus ces conditions inacceptables
avec l’exercice de notre métier.
Au CA
du 11 mai, le SNES fera des propositions pour réorienter la politique de l’AEFE
vers la prise en compte des besoins des personnels. S’il n’était pas entendu,
le passage à l’action serait incontournable.
2. Pour les droits des recrutés
locaux
Depuis
2000, année de lutte intense pour tous les personnels de l’AEFE, que s’est-il
passé pour les recrutés locaux du réseau.
Deux circulaires
n° 2551 et n° 2552 du 26/07/2001 qui fixent le cadre d’emploi des collègues recrutés
locaux avec un caractère contraignant pour les établissements en gestion directe
et qui prévoit que les organismes gestionnaires devront veiller à ce que ces principes
généraux soient respectés. En outre, ces textes prévoyaient qu’un « suivi
attentif relatif en respect de ces instructions/recommandations sera réalisé par
les SCAC et par l’AEFE ».
Au bout
de cinq ans, force est de constater que nous sommes loin d’une application réelle
des dispositions prévues. Y compris les mesures jugées indispensables à l’époque
en matière de protection sociale ne sont toujours pas mises en œuvre :
-
où
en sont les re-négociations des conventions de sécurité sociale au Maroc, en Tunisie……
pour une affiliation de tous les personnels des EGD en couverture maladie et pour
la pension ;
-
absence
de couverture maladie dans de nombreux endroits ou insuffisance de celle-ci de
part les carences des systèmes locaux ;
-
absence
de système de pension permettant d’assurer un revenu décent en fin d’activité ;
-
non
création des instances de concertation spécifiques aux recrutés locaux dans le
plupart des établissements conventionnés.
A cela
s’ajoutent des salaires qui stagnent par rapport au coût de la vie et des perspectives
de carrières trop limitées.
Comme
si le tableau n’était pas encore assez inquiétant, les responsables français tardent
à prendre toutes leurs responsabilités dans les problèmes concernant les personnels
recrutés locaux comme au Maroc où la question de l’imposition n’a toujours pas
trouvé de réponse ferme et satisfaisante. Où encore lorsque l’AEFE refuse de rembourser
les sommes indûment prélevées au titre de la CSG, du CRDS ou de la CES pour les
collègues des EGD.
Pour tous
ces personnels, le SNES va intervenir au prochain CA de l’AEFE le 11 mai. En l’absence
de réponse satisfaisante, il appellera tous les personnels à l’action pour que
ceux-ci ne soient pas les sacrifiés de la politique de gestion de l’AEFE.
3.
Rencontre avec la FSU et le Ministre des Affaires étrangères, Philippe Douste
Blazy
Qui demande à
Qui confirme les contrats de droit privé des AT gérés par FCI
Qui refuse tout changement sur la politique vis à vis des contractuels
Qui reverra les négociations en cours avec les autorités marocaines sur la fiscalité
des RL
Qui admet que la culture du dialogue social est insuffisante au MAE
Une délégation de
Le Ministre a enchaîné sur le problème des contractuels
en confirmant la volonté de mettre à l’écart du bénéfice de la loi Dutreil les
AT et aussi en fermant toute porte à une application de la « cédéisation »
plus conforme à l’esprit de
La situation des recrutés locaux figurait en bonne
place dans les questions de
Enfin
4.
La politique salariale à la MLF
Le
Directeur Général a d’abord procédé à une longue présentation sur la MLF :
La
MLF est une association et non une entreprise privée, elle est financée par les
écolages.
Elle
offre une réponse à tous ceux qui souhaitent dans le monde recevoir une éducation
française.
Le
pourcentage d’élèves français dans Les EGD de l’AEFE augmente. Inversement la
MLF scolarise 85 % d’élèves étrangers.
C’est
un réseau peu coûteux pour l’Etat : 2800 emplois avec 20 cadres seulement au lieu
des 600 de l’AEFE.
La
MLF rappelle néanmoins que les conditions de rémunérations ne sont pas
tout à fait identiques à celle de l’AEFE. Les indemnités d’expatriation en écoles
d’entreprises correspondent à 30 à 40 % de celles du réseau de l’AEFE même si
les collègues peuvent disposer d’avantages en nature (voitures, logement) et l’ISOE
servie par la MLF est à 61% du montant total de l’ISOE.
Le point d’indice MLF est à 0,48% au dessus de l’indice FP mais la MLF a rompu avec la politique d'anticipation des augmentations.
Le
Directeur se dit prêt à un signer un cahier des charges notamment sur la gestion
des personnels dans le cadre d’un contrat avec l’Etat et « dans le respect
des valeurs du service public »
La
FSU retient cette proposition mais considère qu’il y a beaucoup de chemin à faire
pour respecter les valeurs du service public.
Ll’UNSA
est intervenue pour souhaiter que la MLF soit un opérateur à part entière au même
niveau que l’AEFE.
Selon
nous la notion de service public impliquerait de donner les moyens à l’AEFE de
faire face à la demande de scolarisation d’élèves étrangers par exemple au Maroc.
La notion de service public ne s’accommode pas d’un financement privé et nous
ne pouvons accepter de rester les bras ballants devant la « dégradation de
l’AEFE » La MLF, aussi respectable soit elle ne doit pas
du point de vue de la FSU être opérateur au même titre que l’AEFE.
C’est
l’AEFE qui doit recevoir les moyens d’honorer ses missions de scolariser les élèves
français et étrangers.
5. Le SNES sur le terrain
A Ouagadougou
Lors d’un
passage à Ouagadougou d’un responsable Hors de France, une réunion a été organisée
avec les collègues de l’établissement.
Sur la
situation des recrutés locaux, les collègues ont rappelé que les recrutés locaux
devaient retrouver 100 % du traitement de MA en septembre 2006 et que les ATOS
bénéficieront d’une revalorisation salariale de 20 %, mais à partir d’un salaire
de base local. A noter que ces recrutés locaux ne bénéficient pas d’une vraie
protection maladie.
Au niveau
de la situation des personnels, un collègue d’art plastique est en disponibilité
depuis plusieurs années. Il exerce 12 h mais rien n’empêche de créer un support
à temps partiel.
Les collègues
ont fait état de l’absence de diversification dans les choix des élèves pour le
second cycle. Une section STT serait la bienvenue dans l’établissement pour laquelle
il faudrait des financements supplémentaires. Une part de ce financement pourrait
être apporté par la possibilité de recevoir une taxe d’apprentissage.
A Tananarive
Une question
très importante concernant les recrutés locaux n’est toujours pas résolue :
le remboursement des cotisations CSG indûment prélevées. La direction de l’AEFE
refuse d’assumer ses responsabilités alors que c’est elle qui a effectué les prélèvements
qu’elle a seulement ensuite versés à l’URSSAF. Un problème du même type risque
de se poser pour la Contribution Exceptionnelle de Solidarité (CES) pour laquelle
l’arrêt des prélèvements s’est fait en janvier mais sur les remboursements desquels
l’AEFE ne s’engage pas. Outre ces deux contentieux, les questions de salaire se posent avec acuité
La section
SNES de l’établissement est aussi en démarche de création de postes de résidents.
Des augmentations de frais de scolarité ont été effectuées pour créer 8 postes
en remplacement de postes d’expatriés menacés. Les postes d’expatriés maintenus,
le SNES demande néanmoins la création de ces postes pour faire face la pression
sur les effectifs des classes dans certaines disciplines.
Pour tous
les collègues de Madagascar, qui viennent de faire passer les épreuves du baccalauréat
à Tananarive, se pose également le problème du paiement intégral des indemnités
dues à la participation à cette obligation. Le chef d’établissement, chef de centre,
ne semble pas connaître le décret de 2002 qui précise que ces indemnités sont
dues comme ne France. Le SCAC doit donner un avis !
Au titre
des problèmes généraux, il faut citer les difficultés des faux résidents qui acceptent
de venir à Madagascar. Evidemment une prime d’installation……..ou un poste
d’expatrié ne serait pas de trop !
Le problème
n’est pas seulement financier, il a aussi des incidences sur la nature des recrutements
de plus en plus « régionaux » et avec exigence de poste double.
Les collègues
non titulaires qui passent le concours ne sont pas vraiment aidés. On se souviendra
des frais d’inscription au CNED payés par l’AEFE grâce à l’intervention du SNES
et la compréhension du directeur de l’époque Thierry Burkard. Depuis, rien ou
plutôt moins puisque les centres d’examen se font rares et que les candidats ne
bénéficient d’aucune aide financière pour s’y rendre.
Aux
Comores
Pour la
première fois, un représentant du secteur Hors de France a pu se rendre aux Comores.
La difficulté de s’y rendre montre quelles sont les difficultés que l’on peut
rencontrer pour attirer des faux résidents à Moroni. Pour les collègues qui tentent
l’aventure, le résultat est peu encourageant : ISVL faible et refus de prendre
en charge les voyages sous prétexte qu’ils constitueraient un élément de rémunération.
L’administration aurait-elle oublié que l’agent comptable avait obtenu un avis
contraire de la fonction publique ?
Il est
vrai que l’établissement n’est pas favorisé avec un taux de participation à la
rémunération des résidents de 50 %, le paiement de l’ISVL et le détournement par
l’AEFE, d’une partie de la subvention d’investissement, en subvention de fonctionnement
(50.000 euros).
Comme
de bien entendu, les recrutés locaux sont les principales victimes de cette politique
malthusienne : des salaires de 120 à 145 euros, pas de protection sociale,
pas de retraite et des charges de service non conformes au normes Education Nationale.
Il est
temps que l’AEFE joue son rôle pour le lycée français de Moroni, en subventionnant
réellement l’établissement et en diminuant son taux de participation pour pouvoir
traiter correctement nos collègues recrutés locaux.
Le SNES
et le SNUIPP vont s’y employer à Paris et sur place.
Roger
FERRARI
Secrétaire national chargé
des questions hors de France,
Catherine
JUSTIN, Céline URBANIAK,
Annie DELPORTE, Henri-Jean NOURI
Membres du Secteur
Hors de France.
RF/CJ/CU/AD/HN/CC
Annexe
Montant
des ISVL à compter du 1er mai 2006