Une rentrée de régression sociale

En France comme à l’étranger, le gouvernement met en place des mécanismes de régression sociale au nom du libéralisme indispensable selon lui pour stimuler la croissance économique. Cette politique touche particulièrement les services français à l’étranger que le premier ministre actuel avait déjà bien engagé sur cette voie par sa SMR alors qu’il était ministre des Affaires étrangères.

L’entreprise de privatisation des établissements culturels de l’Etat se poursuit par le jeu de l’autofinancement et par le passage au tout local du statut de tous les personnels d’exécution. Bien avancé en Espagne, ce processus a été stoppé par nos collègues au Japon mais le ministère met la pression sur l’Allemagne, l’Autriche et la Grèce. A l’Institut Français à Athènes, le département fait le chantage du détachement à nos collègues pour les obliger à signer des contrats que tous les syndicats locaux refusent.

Les assistants techniques vont pouvoir se compter après le largage à l’Association Française de Développement de secteurs entiers comme l’éducation primaire et secondaire. Dans un avenir proche, il n’y aura plus d’expertise de terrain française dans ces domaines. L’AEFE n’est pas mieux lotie, elle qui, comme le prédisait le SNES, vient de se voir vider son fonds de réserve par le budget et qui se retrouve avec une compétence immobilière sans le transfert des moyens correspondants. Quels gâchis de moyens alors que tant de mesures en terme de postes et de rémunérations étaient nécessaires !

Une autre politique est possible mais il nous faut l’imposer en nous mobilisant et en agissant dès cette rentrée avec comme première étape la journée interprofessionnelle du 4 octobre. Notre ambition doit être d’arriver aux élections professionnelles du 5 décembre et aux élections du CTPM du MAE d’avril 2006 en position de force face au gouvernement.

Paris, le 13 septembre 2005

SOMMAIRE

 

1.       Rentrée décevante en Allemagne

2.       Remplacement à l’étranger et dans les COM : décret inapplicable

3.       Etablissements culturels : alerte et mobilisation !

4.       CTPM2 des affaires étrangères

5.       Circulaire de rentrée AEFE

6.       CTP de l’AEFE de juillet 2005

7.       Première campagne de recrutement MAE

8.       Bilan du recrutement 2005 des expatriés à l’AEFE

9.       Hors classe 2005 : la copie est à revoir !

10.    Réunion sur les salaires à la Mission Laïque Française

11.    Concours de recrutement session 2006

12.    Syndicalisation

13.    Vente des mémos SNES

14.    Organisation du secteur Hors de France

 

Annexe :

-          Tableau d’indemnité d’expatriation et de résidence au 1er septembre 2005

-          Tableaux des emplois (CTP de juillet 2005) :Afrique, Amérique, Asie et Europe

-          Tableau du concours recrutement session 2006

-          Tableau ISVL au 1er août 2005

-          Enquête carte scolaire

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

n° 1

 

1. Rentrée décevante en Allemagne

La section du SNES Allemagne constate que la rentrée a parfois été surprenante. A Hambourg, les collègues ont appris le jour de la pré-rentrée que leur établissement avait été transformé (pendant l’été) en Ersatzschule. Si cette première surprise n’en est pas vraiment une et appelle à la vigilance concernant le respect des statuts des professeurs et des programmes enseignés, le Lycée français de Berlin a été quant à lui l’objet d’une surprise révoltante : contrairement à tous les engagements pris depuis trois mois, deux emplois de recrutés locaux (en espagnol et en informatique) et une augmentation de service (en secrétariat), tous trois pourtant prévus, ont été gelés dans un premier temps. Faut-il relier ce coup de gel à la nouvelle compétence (non financée) de l’Agence concernant les biens immobiliers du réseau (l’Agence doit racler les fonds de tiroir) ou tout simplement à une manipulation du SCAC et de l’Agence ? Quoiqu’il en soit, les collègues du lycée de Berlin ont décidé de réagir avec vigueur, l’enseignement d’espagnol étant impraticable en l’état (les élèves LV1, LV2 et LV3 sont réunis dans une même classe, en seconde et en première) et le parc informatique inutilisable. Le jour de la pré-rentrée, le 31 août, les professeurs du lycée français, à la quasi-unanimité, votaient en faveur d’une journée de grève le 6 octobre. Le préavis a été déposé le 5 septembre au matin accompagné d’une lettre au SCAC. Le jour même, à 15h00, celui-ci devait annoncer la création du poste d’espagnol (dès septembre) et de l’informatique (en janvier). En revanche, rien pour le secrétariat. Les collègues se réuniront cette semaine pour décider de la suite à donner à leur action. Il est scandaleux que les personnels aient à se mobiliser de la sorte pour travailler dans des conditions acceptables. L’Agence pinaille sur quelques emplois de recrutés locaux (pour un total de 24 heures par semaine !!!) alors qu’elle se révèle nettement plus dispendieuse lorsqu’il s’agit d’immobilier (sur la gestion de l’immobilier à Munich, voir l’article sur le site du SNES Allemagne :

http://www.fsu-allemagne.org/SNES/Pages/actualites.html).

2. Remplacement à l’étranger et dans les COM : décret inapplicable

Après la publication du décret du 26 août 2005 sur le remplacement des professeurs au pied levé, le SNES fait le point.

1) Ce décret n'a pas visé expressément l'étranger (réseau AEFE) et aucun décret d'application spécifique pour l'étranger n'a été signé par le premier ministre. Il est donc inapplicable.

2) Le décret du 26 août n'a pas non plus été étendu aux collectivités d'outre-mer et autres collectivités (Polynésie française, Nouvelle-Calédonie, Walllis-et-Futuna, Saint-Pierre et Miquelon, Mayotte). Il est donc également inapplicable.

3. Etablissements culturels

Beaucoup d’établissements sont touchés par les mesures régressives qui visent notamment les personnels.

A Tokyo, la direction de l’institut avait découvert en juin que nos collègues détachés recrutés devraient être affiliés au régime de protection sociale japonais. En juillet, les collègues apprennent en se faisant soigner en France qu’ils ne sont plus affiliés à la sécurité sociale française. Pourtant ceux restés sur place ne désarment pas et ils découvrent que l’affiliation n’est obligatoire qu’au-delà de 26 heures par semaine. La direction fait machine arrière ! Les collègues ont gagné.

En Espagne, l’Ambassadeur de France assure que tous les établissements sont maintenus et qu’ils sont pourvus de directeurs. Il admet qu’une partie des cours de Madrid sera externalisée. La rentrée sera déterminante pour ces établissements et pour tous leurs personnels.

En Allemagne, les détachés recrutés locaux sont menacés de passer à la protection sociale locale sans que les directions ne soient encore passées à l’acte. Les collègues se démènent pour éviter cette mesure.

A Vienne, des bruits de disparition des cours de langues ont été démentis.

A Athènes, la direction fait du chantage au détachement : si les détachés ne signent pas les nouveaux contrats, les demandes de détachement ne seront pas envoyées à l’Education Nationale ! Peu importe si ces contrats ne font pas encore l’objet d’un accord des syndicats locaux. Tous les moyens sont bons. Les SNES est intervenu auprès de l’Ambassadeur et de la DGCID.

Pour tous ces établissements, et d’autres où les mêmes mesures ont à l’œuvre, la mobilisation de tous les personnels est à l’ordre du jour.

4. CTPM2 du 7 juillet 2005 des Affaires étrangères

-       En préalable de l’ouverture des travaux du second comité technique paritaire ministériel (CTPM2, compétent pour les agents du réseau culturel et de coopération), le nouveau ministre des affaires étrangères, Philippe Douste Blazy, a rencontré les représentants des CTPM1 et CTPM2. Il s’est exprimé devant les syndicats qui, chacun leur tour, ont pu faire une courte intervention.

-       Parmi les principales questions traitées lors de ce CTPM2 :

1)   Questions d’ordre statutaire :

Le projet de décret sur la fusion des 2 CTPM, discutée à la dernière réunion du comité du 17 décembre dernier, a été soumis à l’avis de ce CTPM2. La FSU a rappelé son opposition a cette fusion, car elle considère que les questions spécifiques aux agents du réseau culturel et de coopération, qui ont à l’époque présidé à la création de ce CTPM2, risquent d’être marginales dans les discussions à venir dans un CTPM unique. Elle a soumis au vote deux amendements :

-       Amendement n°1 : il concerne le nombre de représentants, de l’administration et des syndicats, amenés à siéger dans le futur CTPM unique. Le projet de décret en prévoit 20 pour chaque collège, alors qu’actuellement il y en a 15 pour le CTPM1 et 10 pour le CTPM2. La FSU, considérant que cela va conduire à une sous représentativité des personnels des agents du réseau culturel et de coopération, a proposé un amendement au texte proposé pour passer de 20 à 25 représentants. Cet amendement n’a été voté que par la FSU et la CGT.

-       Amendement n°2 : le Ministère des finances s’étant opposé au maintien, dans le champ de compétence de ce nouveau comité unique, des questions relatives aux rémunérations (ce qui donne encore plus de poids aux raisons de la FSU de s’opposer à cette fusion), la FSU a proposé un amendement au texte de projet de décret, pour que ces questions restent dans le champ de compétence du comité. Cet amendement a été voté par toutes les organisations syndicales (FSU + CGT + UNSA + Liste d’union) sauf la CFDT, à l’origine de cette fusion, pour des questions de pure stratégie syndicale.

-       La FSU a donc voté, accompagnée par l’UNSA, contre de projet de décret relatif à la fusion.

-       Le décret devrait être promulgué avant la fin de l’année 2005, et de nouvelles élections devraient avoir lieu au printemps 2006.

2)               Questions d’ordre général :

-       Evolution de l’assistance technique :

La FSU est intervenue sur les conséquences du CICID du 18 mai dernier pour la gestion de l’assistance technique passée sous la coupe de l’AFD.

Même si le nouveau directeur général de la coopération internationale et du développement prétend que la situation des fonctionnaires sera « préservée » par FCI, on ne peut à l’heure actuelle obtenir aucune réponse sur le cadre administratif et statutaire des collègues fonctionnaires (type de détachement, mode de rémunération, dialogue social, congés, gestion de la carrière,…). Un chantier est ouvert pour que FCI s’adapte dans les plus brefs délais aux nouvelles missions qui lui sont confiées dans la gestion des agents fonctionnaires recrutés pour le compte de l’AFD.

La FSU a également demandé de solides garanties pour le maintien du potentiel des 320 postes de l’assistance technique transférée à l’AFD

-       Politique immobilière du réseau culturel :

L’administration a enfin admis l’obligation de soumettre à l’avis du CTPM les projets d’ouvertures et de fermetures des établissements culturels, comme la FSU le demande depuis longtemps.

Pour l’année 2005, 3 établissements seront fermés : Gand, Gênes, Nairobi. L’ensemble des syndicats a évidemment voté contre ces fermetures.

La FSU a demandé un plan pluriannuel de prévision d’évolution du réseau culturel, pour ne pas être mis devant le fait accompli, et au contraire pouvoir agir sur les décisions, comme par exemple pour l’IF de Fès l’an dernier.

La FSU a obtenu l’assurance que la réhabilitation des locaux abritant l’IF de Vienne n’aurait pas d’incidence sur la partie culturelle. Il n’est pas question non plus que le transfert de la chancellerie à Madrid modifie la politique culturelle de l’IF, même si se posera de fait la nécessité de trouver des salles supplémentaires pour les cours de langue.

3)        Questions budgétaires :

-       Paquet social :

Un coup d’arrêt temporaire est donné au projet de réforme des majorations familiales présenté le 17 décembre dernier, d’une part pour répondre à la demande du ministère de la défense inquiet des conséquences de la baisse de rémunération des militaires à Djibouti, et d’autre part pour étudier la possibilité de l’extension du transfert des prestations familiales vers les CAF aux agents en poste à l’étranger, lorsque les conventions le permettent.

-       Harmonisation des grilles de rémunération des recrutés locaux des établissements culturels :

L’administration a enfin pu donner ces grilles après de longs mois d’attente. La FSU a indiqué que trop souvent il n’y avait pas eu la concertation nécessaire (comme au Maroc), et que de nombreuses améliorations restaient à apporter.

Chaque section est invitée à prendre contact avec le secteur HDF pour obtenir cette grille, afin de pouvoir vérifier s’il y a vraiment eu harmonisation et de conduire des négociations localement.

-       Protection sociale :

La FSU a rappelé la situation inadmissible des agents contraints de se soumettre à la sécurité sociale locale, a cité le cas tout récent de l’IF de Tokyo et des méthodes utilisées, et a souligné une nouvelle fois le désaccord profond avec l’administration sur le statut juridique des agents travaillant dans les établissements à autonomie financière. Pour la FSU, c’est la référence français qui doit s’appliquer, et à minima les conventions internationales du travail doivent être respectées.

4)         Questions sur les ressources humaines:

-       Situation des contractuels de l’assistance technique

L’administration considère que le projet de loi transposant la directive européenne du 28 juin 1999 relative à l’emploi précaire dans la fonction publique ne peut concerner les contractuels sur des emplois de l’assistance technique. La FSU ne peut accepter cette situation et étudie toutes les possibilités de recours.

5 .Circulaire de rentrée AEFE

La circulaire AEFE n°3267 du 23 août 2005 donne des instructions aux établissements d'enseignement français à l'étranger concernant l'année scolaire 2005-2006. Que faut-il retenir ?

La carte des emplois pour la rentrée 2006-2007 doit être retournée à l'AEFE revêtue obligatoirement de l'avis du conseil d'établissement avant le 15 octobre 2005. Un conseil d'établissement doit donc être réuni avant cette date avec la nouvelle composition. Si cette dernière n'a pas encore été formée, le CE devra se dérouler avec la composition de l'an dernier. Nous rappelons que lors de ce CE doit être examiné le tableau des emplois expatriés dans sa deuxième phase (la première phase ayant été examinée lors du CTP de juillet), et le tableau des emplois résidents.

Aux sections locales de nous retourner dès que le CE se sera réuni, l'enquête sur la carte scolaire que vous trouverez en annexe de cette circulaire. N'hésitez pas à nous fournir tous les détails nécessaires afin de préparer le Comité technique paritaire (CTP) d’octobre dans les meilleures conditions.

Concernant l’organisation du baccalauréat, l’AEFE rappelle à juste titre que toute ouverture de voies (générale, technologique ou professionnelle), de séries (ES, L, S, STG, etc), d’options (théâtre, audiovisuel, etc), de sections européennes ou internationales doit avoir reçu l’accord préalable de l’AEFE puis l’aval de la Direction de l’enseignement scolaire (DESCO). Si cette procédure n’est pas suivie, les élèves pourraient, au moment du baccalauréat, ne pas disposer de jury pour la section ou la série « créée ».

Le dispositif de formation continue des personnels est défini dans la circulaire AEFE 3376 du 6 décembre 2004. Les demandes de subvention 2006 doivent être envoyées à l'AEFE avant le 1er mars 2006.

La circulaire 3433 du 7 septembre 2005 précise les modalités de recueil des demandes en matière d’inspection des personnels enseignants. Les demandes individuelles ou les demandes arrivant directement à l’Inspection générale ne sont pas prises en compte. Elles doivent être relayées par le chef d’établissement. Selon la circulaire, les disciplines et les collègues qui doivent prioritairement faire l’objet d’une inspection sont :

- les collègues qui n’ont pas été inspectés depuis plus de 7 ans ;

- les sections européennes mises en place au cours des années précédentes ;

- les disciplines considérées comme « des priorités pédagogiques affichées par l’Agence en matière d’ouverture des établissements à la culture et à la langue du pays d’accueil » ;

- les cas particuliers tels que « les demandes d’inspection liées aux difficultés constatées par le chef d’établissement » (sic !) et les demandes individuelles exprimées par les agents.

Les dossiers de candidature aux postes d'expatriés pour la rentrée 2006 sont à saisir en ligne (www.aefe.diplomatie.fr) entre le 8 septembre et le 5 octobre 2005. Aucune prolongation n’est envisagée. Pour toutes les informations complémentaires, voir notre site Internet (www.hdf.snes.edu, rubrique Recrutement, puis AEFE, puis rentrée 2006).

Les demandes de prolongation de mission d’expatriés au titre de l’année 2007-2008 doivent être motivées par « la proximité de l’ouverture des droits à la retraite ou par une nécessité avérée liée au bon fonctionnement du service ». Ces demandes sont à formuler au cours de cette année scolaire (soit plus d’un ans avant l’expiration normale du contrat) auprès du service des personnels de l’AEFE et seront examinées en Commission consultative paritaire centrale (CCPC) en juin 2006.

Le recrutement des résidents pour la rentrée 2006 se déroulera selon le calendrier suivant :

- convocation des CCPLA : impérativement entre le 27 mars et 2 avril 2006

- acceptation des postes par les agents : au plus tard le 9 avril 2006

- envoi des procès-verbaux des CCPLA à l'AEFE accompagnés des demandes de détachement des agents ayant accepté leur poste : au plus tard le 15 avril 2006. Attention, la circulaire de rentrée invite l'administration à renvoyer les procès verbaux "même non signés". C'est inadmissible et contraire au texte en vigueur ! Les collègues membres des CCPLA doivent EXIGER de signer les PV avant qu'ils ne soient retournés à l'agence!

- demande d’« accord préalable de détachement » auprès du MEN par l’AEFE : au plus tard le 28 avril 2006

La DPE B5 (Ministère de l'éducation nationale) rappelle qu’il ne sera toujours pas possible d'obtenir le détachement d'un enseignant stagiaire I.U.F.M. issu de concours externe, sauf si celui-ci suit son conjoint ou sa partenaire au sens du PACS ou s’il était recruté local dans le pays.

Les demandes de réintégration doivent être adressées au service des personnels de l’AEFE à Nantes au plus tard le 28 février 2006, soit six mois avant la fin de la plupart des contrats. Attention, le SNES rappelle que les collègues détachés qui n’ont pas participé au mouvement inter-académique pour la rentrée 2005 ont été placés en affectation à titre provisoire dans une académie selon les besoins du service, et non plus nécessairement dans leur académie d’origine s’ils en avaient une.

Les collègues expatriés ou résidents désirant faire valoir leurs droits à pension doivent faire une demande de réintégration auprès de leur administration d’origine (le plus souvent, c’est donc le Ministère de l’Education nationle) en en précisant le motif. Cette demande doit transiter par le service des personnels de l’AEFE à Nantes au plus tard six mois avant le terme du contrat.

Les collègues résidents désirant prolonger leur contrat à l'issue de leur détachement devront impérativement faire parvenir au service des personnels de l'agence à Nantes leur demande de renouvellement de détachement avant le 31 janvier 2006.

Les demandes de temps partiel des résidents sont définies par la circulaire AEFE 903 du 13 mars 2001. Les demandes pour septembre 2005 devront recueillir l'avis de la CCPLA et parvenir au service des personnels de l'AEFE à Nantes avant le 15 janvier 2006.

Les résidents en âge de faire valoir leurs droits à pension et désirant prolonger leur mission au-delà de l'âge où ils peuvent faire valoir leurs droits à pension doivent faire parvenir leur demande de prolongation au service des personnels de l'agence à Nantes, après avoir recueilli l'avis de la CCPLA, avant le 15 janvier 2006.

Toute demande de mutation d’un résident à l'intérieur d'un pays doit faire l'objet d'une demande examinée en CCPLA puis transmise au service des personnels à Nantes avant le 15 janvier 2006. En principe, aucune mutation à l'intérieur d'un même pays ne peut intervenir avant la fin du premier contrat. Après la tenue de la CCPLA de décembre ou de janvier, il n'y a plus de changement possible a posteriori, sauf demande expresse et exceptionnelle et accord de l'agence.

Lors du CTP de juin 2005, le SNES avait demandé à l’AEFE de rappeler dans sa circulaire de rentrée la validation des services auxiliaires pour la retraite. C’est chose faite. En effet, les fonctionnaires titulaires employés en contrat local dans un établissement en gestion directe peuvent faire valider pour la retraite les 3 mois de disponibilité avant leur recrutement comme résident ou leur service titulaire non résident (TNR) en tant que service auxiliaire.

Personnels de recrutement local : l'arrêté du 3 mars 2004 prévoit la consultation obligatoire de la CCPLA en cas de recrutement ou de licenciement, dans un établissement géré directement par l'AEFE (EGD), d'un recruté local.

Il n’y a plus désormais d’appel à candidature pour demander l’accès à la hors classe des personnels du second degré. Cette opération est intégralement pilotée par le Ministère de l’éducation nationale à travers l’application d’Iprof.

Pour permettre le paiement des heures supplémentaires années (HSA) des personnels enseignants, il faudra bien veiller à ce que chaque établissement fasse remonter à l'AEFE (Paris), au plus tard le 15 octobre (hémisphère nord) ou 1er avril (hémisphère sud) de l'année scolaire en cours, la fiche de répartition du service d'enseignement transmise avec l'enquête de rentrée.

6. Compte-rendu du CTP de l’AEFE du 1er juillet 2005

Suite au Comité Technique Paritaire de juin qui s’était terminé dans la confusion la plus complète quant à l’avenir des postes d’expatriés (voir la circulaire HDF n°14), la directrice de l’Agence a réuni le 1er juillet un nouveau CTP avec pour unique point à l’ordre du jour le tableau des emplois des expatriés 2006-2007. Cette fois, la directrice de l’Agence nous a assuré que le volume des postes d’expatriés serait maintenu, tout en précisant que ces postes seraient répartis dans le réseau en deux phases : l’une dès la publication de la note se service sur le mouvement expatrié 2006 (pour la grande majorité des postes), l’autre après le CTP d’octobre 2005. Le SNES sera particulièrement vigilant lors de cette seconde phase afin qu’aucun poste d’expatrié ne soit transformé en poste de résident ou tout simplement fermé.

L’AEFE nous a par ailleurs donné des indications relatives à la répartition des postes d’expatriés pour justifier son tableau des emplois. Ainsi la répartition indicative du nombre d’enseignants se fonderait sur le nombre d’élèves scolarisés dans le second degré :

- moins de 200 élèves = 2 expatriés

- 200-400 élèves = 3 expatriés

- 400-600 élèves = 5 expatriés

- 600-1 000 élèves = 6 expatriés

- 1 000-2 000 élèves = 8 à 10 expatriés

- plus de 2 000 élèves : 10 expatriés et plus

L’agence précise également que « cette répartition pourra être dépassée lorsque l’établissement est en pleine expansion ou situé dans un pays de catégorie A, dans un pays en crise ou ne disposant pas de vivier local. En revanche, le nombre de postes d’expatriés sera inférieur pour les pays voisins de la France ou les pays disposant d’un vivier local conséquent ».

Cette répartition inspire deux remarques : la première, c’est qu’au-delà même des aménagements décrits ci-dessus, l’agence n’a pas respecté les critères, notamment quand il s’agissait de réduire le nombre d’expatriés ou tout du moins de les mettre en attente de la fameuse « seconde phase » (voir Djibouti par exemple). La seconde remarque consécutive de la première est que le SNES refuse catégoriquement ces quotas et invite très fortement les sections à les contester localement. Qui sont les mieux placés pour connaître les besoins dans un établissement sinon les représentants des personnels et le conseil d’établissement ?

Enfin, le SNES a vigoureusement dénoncé la transformation quasi-systématique des postes d’agrégés en poste de certifiés. Non seulement les établissements français du réseau AEFE doivent refléter la diversité du corps enseignant telle qu’on la connait dans les établissements en France, mais il est de surcroît inacceptable de faire des agrégés des collègues « à part » qui auraient des missions bien spécifiques et dont la seule existence comme expatriés se justifierait là où des missions particulières leur seraient incombées. C’est un retour en arrière qui n’est pas à l’avantage de l’établissement public !

Secteur Afrique

Bilan premier et second degré :

Total des ouvertures : 4

Total des fermetures : 0

Total des maintiens 1ere phase : 133

Total des attentes 2e phase : 35

Solde : 138

Cameroun

Lycée Savio (Douala) : à la demande du conseil d’établissement (CE), les deux postes d’expatriés PLP lettres/histoire et certifié de SVT sont transformés en certifiés de lettres modernes et de sciences physiques.

Congo

Lycée Charlemagne (Pointe Noire) : alors que le CE, avec l’appui du SNES, avaient voté pour le maintien des trois supports d’expatriés (un en SES et deux en mathématiques) et la création d’un support d’expatrié de SVT, l’AEFE a décidé de transformer l’un des certifiés de mathématiques en certifié de SES. Pour l’AEFE, il y a déjà 7 expatriés ; il ne peut donc y avoir deux collègues dans la même discipline !!!

Djibouti

Lycée Kessel : le CE, avec l’appui du SNES, ont demandé le maintien des 6 supports d’expatriés. Malgré des difficultés de recrutement dans ce pays, deux disciplines (philosophie et anglais) sont en attente de la 2e phase. L’AEFE estime en effet que cet établissement est déjà « bien pourvu » en expatriés.

Egypte

Lycée français (Le Caire) : les deux supports d’agrégés (lettres classiques et mathématiques) sont transformés en certifiés tandis qu’un poste de certifié de lettres modernes est en attente de la seconde phase. Pourquoi ? Mais c’est bien sûr ! Il existe déjà deux certifiés expatriés en lettres !

Gabon

Lycée Blaise Pascal (Libreville) : l’agrégé de mathématiques devient encore une fois un certifié de mathématiques.

Guinée

Lycée Camus (Conakry) : alors que localement les représentants des personnels demandaient la création d’un support d’expatrié en sciences physiques (depuis deux ans vacants comme support résident), aucune ouverture n’apparaît lors de cette première phase. Un poste de certifié d’allemand est même en attente pour la seconde phase.

Mali

Lycée Liberté (Bamako) : parce qu’il existe un autre expatrié en mathématiques, un certifié de mathématiques est transformé en certifié d’histoire-géographie en l’absence d’expatrié dans cette discipline.

Maroc

Lycée Lyautey (Casablanca) : alors que le CE et le SNES demandaient le maintien des 13 supports et grades tels quels, l’AEFE transforme respectivement les PEGC maths/physiques, SVT/physiques et agrégé de mathématiques en trois certifiés (mathématiques, physiques, SVT). Quant aux postes d’agrégés d’anglais et de philosophie, ils attendront la seconde phase surtout qu’il y a déjà un expatrié en philosophie et deux expatriés en anglais …

Lycée P. Valéry (Meknès) : un des deux supports de certifiés en mathématiques sera transformé dans une autre discipline. Laquelle ? Réponse au prochain CTP après la consultation du CE.

Lycée Descartes (Rabat) : le SNES a relayé la forte demande locale en matière de création d’un troisième poste de CPE. A ce jour, seuls deux collègues CPE (un résident et un expatrié) assument leur travail pour 2 400 élèves dans établissement qui scolarise des enfants de la 6e à la Terminale mais également dans deux BEP et deux CPGE. Un besoin urgent de trois titulaires dont deux expatriés se fait fortement sentir. L’AEFE réfléchit.

Sénégal

Lycée Mermoz (Dakar) : en anglais, un support d’agrégé est transformé en certifié. Pourquoi ? Aucune réponse. C’est comme cela.

Tunisie

Lycée Flaubert (La Marsa) : trois changements de grade et de discipline dans les supports expatriés. Le poste d’agrégé de mathématiques devient un certifié dans la même discipline ; le poste de certifié de technologie est transformé en certifié d’anglais ; enfin de certifié de mathématiques le support devient un certifié d’histoire-géographie. Pour l’agence, il s’agit d’un « équilibrage » pour représenter toutes les disciplines dans l’expatriation. Pourtant, localement, le SNES demandait bien le maintien du support d’expatrié en technologie. Certes, répond l’agence, mais il existe déjà 4 résidents en technologie, comprenez « déjà 4 titulaires », alors pour la technologie …

Lycée Pierre Mendès-France (Tunis) : là aussi, jonglage entre les grades et les disciplines. Le poste de certifié de mathématiques devient un certifié de SVT et celui de technologie (encore !) un certifié de physiques. Quant à la philosophie, d’agrégé le support est transformé en certifié. Deux postes sont en attente d’un examen en seconde phase : l’autre certifié de technologie (décidément !) et un agrégé de mathématiques. Etonnant, non !? Enfin, l’Agence a estimé « incongrue » la demande formulée par le CE avec l’appui du SNES, de créer un support en arabe. L’agence estime en effet que le bureau pédagogique d’arabe compte déjà trois enseignants : un expatrié, un résident et un recruté local.

Secteur Amérique

Bilan premier et second degré :

Total des ouvertures : 4

Total des fermetures : 0

Total des maintiens 1ere phase :38

Total des attentes 2e phase : 13

Solde : 42

Etats-Unis

Lycée Rochambeau (Washington) : l’AEFE maintient les deux postes d’expatriés en fin de mission, afin d’éviter, dans cette situation, un recours systématique au recrutement local, le réseau n’ayant plus de résidents.

Argentine

Collège franco-argentin (Martinez) : le SNES interroge l’AEFE sur la mention « cas particuliers » en Argentine. L’AEFE répond que, toujours dans ce cadre des redistributions entre Martinez et Jean Mermoz, le poste de maths/physiques en attente à Martinez devrait disparaître en deuxième phase. A suivre.

Colombie

Lycée Pasteur (Bogota) : nous demandons comment le choix des disciplines s’est effectué. Les postes de physiques et de mathématiques sont d’ores et déjà maintenus, contrairement au poste de philosophie qui est en attente. L’AEFE répond que c’est le proviseur qui, en dernier lieu, a tranché sur le choix des matières.

Mexique

Lycée franco-mexicain (Mexico) : deux supports seront examinés officiellement en seconde phase mais il semble que l’agence ait déjà statué sur leur sort. En effet, il est fort probable que le support en génie électrique soit transformé en résident. Le SNES a vivement protesté car cette section STI a une grande importance à la fois à l’échelle locale mais également dans le réseau AEFE. Ce n’est pas un choix pertinent que de supprimer ce support expatrié. Pour l’agence, il n’y aurait aucune difficulté de recrutement en résident. L’autre support, celui de physiques, risque également d’être transformé en résident car il existe déjà deux autres supports expatriés dans la discipline.

Uruguay

Lycée Supervielle (Montevideo) : les deux supports expatriés en fin de mission sont en attente d’être examinés lors de la seconde phase. L’agence attend de voir « quelle sera sa marge de manœuvre » …

Secteur Asie

Bilan premier et second degré :

Total des ouvertures : 6

Total des fermetures : 0

Total des maintiens 1ere phase : 55

Total des attentes 2e phase : 36

Solde : 61

Chine

Lycée V. Ségalen (Hong Kong) : tous les postes d’expatriés (lettres, SES, physiques, chinois, anglais, mathématiques) sont mis en attente jusqu’à un accord avec l’établissement.

Corée du sud

Ecole française (Séoul) : le poste à pourvoir est « un faisant fonction » en décharge totale donc a priori sans discipline précise.

Inde

Lycée français (Pondichéry) : pour la comptabilité, un collègue certifié en économie-gestion sera recruté. Quant à l’électrotechnique, les SES et l’anglais, le maintien des postes d’expatriés sera fonction des capacités de recrutement de résidents.

Japon

Lycée franco-japonais (Tokyo) : alors même qu’il n’existe pas de vivier local, l’attente de la seconde phase pour les postes de mathématiques et de SVT est justifiée par l’AEFE pour raison de sur-dotation en expatriés !

Laos

Ecole française (Vientiane) : le « faisant fonction » sera un certifié et l’autre poste maintenu sera un certifié de lettres.

Emirats Arabes Unis

Lycée Massignon (Abou Dhabi) : à cause de l’existence de deux postes de lettres, l’un des postes est en suspend et la demande de création d’un poste de certifié d’anglais est en attente. A suivre dans la seconde phase.

Liban

Collège protestant (Beyrouth) : le SNES a rappelé que l’attitude déplorable de la direction de l’établissement est à l’origine de la démission des élus du personnel au CE.

Syrie

Ecole française (Damas) : la demande par le CE et le SNES de création d’un poste de certifié de SES sera réexaminée par l’AEFE.

Madagascar

Lycée français (Tananarive) : les postes en « attente » le seraient pour raison d’effectifs de collègues expatriés trop élevés !

Collège Jules Verne (Antsirabé) : le « faisant fonction » sera un certifié.

Lycée Carnot (Diego Suarez) : l’attente  est « fondée » sur l’existence de 2 résidents et de 2 expatriés en lettres.

Collège Dolto (Majunga) : un poste de lettres en balance à cause de l’existence de deux postes d’expatriés (lettres/histoire-géographie et lettres/anglais) et d’un résident en lettres modernes. Le poste d’espagnol est aussi sur la sellette.

Lycée français (Tamatave) : le poste de lettres classiques est le seul poste assuré pour le maintien du latin.

Maurice

Lycée La Bourdonnais (Curepipe) : pour l’agence il existe déjà 21 expatriés dont deux en lettres. Attente de la seconde phase.

Secteur Europe

Bilan premier et second degré :

Total des ouvertures : 9

Total des fermetures : 0

Total des maintiens 1ere phase : 48

Total des attentes 2e phase : 17

Solde : 57

En ce qui concerne les postes d’expatriés, les établissements en Europe ne sont pas, selon l’Agence, prioritaires. La plupart des postes maintenus en première phase sont des postes de direction.

Résumons le discours de l’Agence : d’une manière générale, pas d’application en Europe de l’indicateur applicable en Asie, Afrique et Amérique (nombre d’expatriés par pays). Dans un second temps, pour l’Espagne, l’Agence divise l’indicateur par deux. Dans un troisième temps, elle appliquera l’indicateur pour la Suède. On a bien compris que « d’une manière générale » voulait dire qu’il peut y avoir des exceptions mais il faut bien avouer que la logique de l’Agence n’appartient qu’à elle seule, avec quand même une certaine propension à nous prendre pour des imbéciles.

Reste que les changements de discipline et les renvois en seconde phase sont motivés par le principe d’un expatrié par discipline par zone de formation. Quand nous avons posé la question de savoir quels étaient les critères ayant permis la délimitation de ces zones, la réponse a été plus qu’évasive. En définitive, il semble que l’Agence s’arrange avec les chefs d’établissement et les SCAC pour produire une sauce dont la recette reste secrète et donc inacceptable.

Il faut demander que les postes d’expatriés passent en conseil d’établissement. Et transmettez-nous les résultats !

Allemagne

Berlin FG : maintien du poste en philosophie. Le SNES a réitéré sa demande d’un poste de technicien de laboratoire en recruté local. Le responsable du secteur Europe a donné son accord. De même pour le poste de technicien informatique. Nous sommes revenus sur la création d’un poste de proviseur adjoint. Seul le nombre d’élèves peut le justifier. Ce fut le cas à Barcelone, lorsque l’établissement est passé au-dessus du seuil des

2 000 élèves.

Francfort : maintien du poste en histoire-géographie !

Fribourg, Hambourg, Sarrebrück : tous les postes seront étudiés en seconde phase. Quant à l’avenir de ces postes, l’Agence a répondu qu’ils seraient probablement transformés en postes de résident.

Autriche

Lycée français de Vienne : le poste de lettres modernes est transformé en histoire-géographie. Les lettres classiques sont maintenues. Le projet CPGE reste dans les cartons ! Plus urgentes, la création d’une école d’ingénieurs à Pékin. Vienne n’a plus besoin de « super-prof » !

Belgique

Lycée Monnet (Bruxelles) : le poste de SES est transformé en poste de mathématiques selon la demande formulée par le CE !

Bulgarie

Ecole V. Hugo (Sofia) : le poste de physique sera examiné en deuxième phase mais est quasiment confirmé. Pour le poste de SVT, il y a un espoir. Pour les locaux, l’Agence cherche un nouveau site en raison de la hausse des effectifs.

Danemark

Lycée Henrik (Copenhague) : poste en histoire-géographie maintenu en première phase.

Espagne

Lycée français de Madrid : c’est à ce moment là qu’on nous a dit que l’indicateur (nombre d’expatriés par pays) devait être divisé par deux en Europe. On nous dira plus loin que l’indicateur doit être maintenu en l’état (ce sera en Suède !). Donc, la physique et les mathématiques en deuxième phase. L’Agence reconnaît un déficit en histoire-géographie et en philosophie et réfléchit à la transformation des deux po