En
France comme à l’étranger, le gouvernement met en place des mécanismes de
régression sociale au nom du libéralisme indispensable selon lui pour stimuler
la croissance économique. Cette politique touche particulièrement les services
français à l’étranger que le premier ministre actuel avait déjà bien engagé sur
cette voie par sa SMR alors qu’il était ministre des Affaires étrangères.
L’entreprise
de privatisation des établissements culturels de l’Etat se poursuit par le jeu
de l’autofinancement et par le passage au tout local du statut de tous les
personnels d’exécution. Bien avancé en Espagne, ce processus a été stoppé par
nos collègues au Japon mais le ministère met la pression sur l’Allemagne,
l’Autriche et la Grèce. A l’Institut Français à Athènes, le département fait le
chantage du détachement à nos collègues pour les obliger à signer des contrats
que tous les syndicats locaux refusent.
Les
assistants techniques vont pouvoir se compter après le largage à l’Association
Française de Développement de secteurs entiers comme l’éducation primaire et
secondaire. Dans un avenir proche, il n’y aura plus d’expertise de terrain
française dans ces domaines. L’AEFE n’est pas mieux lotie, elle qui, comme le
prédisait le SNES, vient de se voir vider son fonds de réserve par le budget et
qui se retrouve avec une compétence immobilière sans le transfert des moyens
correspondants. Quels gâchis de moyens alors que tant de mesures en terme de
postes et de rémunérations étaient nécessaires !
Une
autre politique est possible mais il nous faut l’imposer en nous mobilisant et
en agissant dès cette rentrée avec comme première étape la journée
interprofessionnelle du 4 octobre. Notre ambition doit être d’arriver aux
élections professionnelles du 5 décembre et aux élections du CTPM du MAE
d’avril 2006 en position de force face au gouvernement.
Paris, le 13 septembre 2005
1. Rentrée
décevante en Allemagne
La section du SNES Allemagne constate que
la rentrée a parfois été surprenante. A Hambourg, les collègues ont
appris le jour de la pré-rentrée que leur
établissement avait été transformé (pendant l’été) en Ersatzschule.
Si cette première surprise n’en est pas vraiment une et appelle à la vigilance
concernant le respect des statuts des professeurs et des programmes enseignés,
le Lycée français de Berlin a été quant à lui l’objet d’une surprise
révoltante : contrairement à tous les engagements pris depuis trois mois,
deux emplois de recrutés locaux (en espagnol et en informatique) et une
augmentation de service (en secrétariat), tous trois pourtant prévus, ont été
gelés dans un premier temps. Faut-il relier ce coup de gel à la nouvelle
compétence (non financée) de l’Agence concernant les biens immobiliers du
réseau (l’Agence doit racler les fonds de tiroir) ou tout simplement à une
manipulation du SCAC et de l’Agence ? Quoiqu’il en soit, les collègues du
lycée de Berlin ont décidé de réagir avec vigueur, l’enseignement d’espagnol
étant impraticable en l’état (les élèves LV1, LV2 et LV3 sont réunis dans une
même classe, en seconde et en première) et le parc informatique inutilisable.
Le jour de la pré-rentrée, le 31 août, les
professeurs du lycée français, à la quasi-unanimité, votaient en faveur d’une
journée de grève le 6 octobre. Le préavis a été déposé le 5 septembre au matin
accompagné d’une lettre au SCAC. Le jour même, à
15h00, celui-ci devait annoncer la création du poste d’espagnol (dès septembre)
et de l’informatique (en janvier). En revanche, rien pour le secrétariat. Les
collègues se réuniront cette semaine pour décider de la suite à donner à leur
action. Il est scandaleux que les personnels aient à se mobiliser de la sorte
pour travailler dans des conditions acceptables. L’Agence
pinaille sur quelques emplois de recrutés locaux (pour un total de 24
heures par semaine !!!) alors qu’elle se révèle nettement plus
dispendieuse lorsqu’il s’agit d’immobilier (sur la gestion de l’immobilier à Munich,
voir l’article sur le site du SNES Allemagne :
http://www.fsu-allemagne.org/SNES/Pages/actualites.html).
2. Remplacement à l’étranger
et dans les COM : décret inapplicable
Après
la publication du décret du 26 août 2005 sur le remplacement des professeurs au
pied levé, le SNES fait le point.
1) Ce
décret n'a pas visé expressément l'étranger (réseau AEFE) et aucun
décret d'application spécifique pour l'étranger n'a été signé par le premier
ministre. Il est donc inapplicable.
2) Le
décret du 26 août n'a pas non plus été étendu aux collectivités d'outre-mer
et autres collectivités (Polynésie française, Nouvelle-Calédonie, Walllis-et-Futuna, Saint-Pierre
et Miquelon, Mayotte). Il est donc également inapplicable.
Beaucoup
d’établissements sont touchés par les mesures régressives qui visent notamment
les personnels.
A Tokyo,
la direction de l’institut avait découvert en juin que nos collègues détachés
recrutés devraient être affiliés au régime de protection sociale japonais. En
juillet, les collègues apprennent en se faisant soigner en France qu’ils ne
sont plus affiliés à la sécurité sociale française. Pourtant ceux restés sur
place ne désarment pas et ils découvrent que l’affiliation n’est obligatoire
qu’au-delà de 26 heures par semaine. La direction fait machine arrière !
Les collègues ont gagné.
En Espagne,
l’Ambassadeur de France assure que tous les établissements sont maintenus et
qu’ils sont pourvus de directeurs. Il admet qu’une partie des cours de Madrid
sera externalisée. La rentrée sera déterminante pour
ces établissements et pour tous leurs personnels.
En Allemagne,
les détachés recrutés locaux sont menacés de passer à la protection sociale
locale sans que les directions ne soient encore passées à l’acte. Les collègues
se démènent pour éviter cette mesure.
A Vienne,
des bruits de disparition des cours de langues ont été démentis.
A Athènes,
la direction fait du chantage au détachement : si les détachés ne signent
pas les nouveaux contrats, les demandes de détachement ne seront pas envoyées à
l’Education Nationale ! Peu importe si ces contrats ne font pas encore
l’objet d’un accord des syndicats locaux. Tous les moyens sont bons. Les SNES
est intervenu auprès de l’Ambassadeur et de la DGCID.
Pour
tous ces établissements, et d’autres où les mêmes mesures ont à l’œuvre, la
mobilisation de tous les personnels est à l’ordre du jour.
4. CTPM2
du 7 juillet 2005 des Affaires étrangères
-
En
préalable de l’ouverture des travaux du second comité technique paritaire
ministériel (CTPM2, compétent pour les agents du réseau culturel et de
coopération), le nouveau ministre des affaires étrangères, Philippe Douste Blazy, a rencontré les
représentants des CTPM1 et CTPM2. Il s’est exprimé devant les
syndicats qui, chacun leur tour, ont pu faire une courte intervention.
-
Parmi
les principales questions traitées lors de ce CTPM2 :
1) Questions
d’ordre statutaire :
Le projet de décret sur la fusion des 2 CTPM, discutée à la
dernière réunion du comité du 17 décembre dernier, a été soumis à l’avis de ce
CTPM2. La FSU a rappelé son opposition a cette fusion, car elle considère que
les questions spécifiques aux agents du réseau culturel et de coopération, qui
ont à l’époque présidé à la création de ce CTPM2, risquent d’être marginales
dans les discussions à venir dans un CTPM unique. Elle a soumis au vote deux
amendements :
-
Amendement n°1 : il concerne le nombre de
représentants, de l’administration et des syndicats, amenés à siéger dans le
futur CTPM unique. Le projet de décret en prévoit 20 pour chaque collège, alors
qu’actuellement il y en a 15 pour le CTPM1 et 10 pour le CTPM2. La FSU,
considérant que cela va conduire à une sous représentativité des personnels des
agents du réseau culturel et de coopération, a proposé un amendement au texte
proposé pour passer de 20 à 25
représentants. Cet amendement n’a été voté que par la FSU et la CGT.
-
Amendement n°2 : le Ministère des finances s’étant opposé au maintien, dans
le champ de compétence de ce nouveau comité unique, des questions relatives aux
rémunérations (ce qui donne encore plus de poids aux raisons de la FSU de
s’opposer à cette fusion), la FSU a proposé un amendement au texte de projet de
décret, pour que ces questions restent
dans le champ de compétence du comité. Cet amendement a été voté par toutes
les organisations syndicales (FSU + CGT + UNSA + Liste d’union) sauf la CFDT, à
l’origine de cette fusion, pour des questions de pure stratégie syndicale.
-
La
FSU a donc voté, accompagnée par l’UNSA, contre de
projet de décret relatif à la fusion.
-
Le
décret devrait être promulgué avant la fin de l’année 2005, et de nouvelles
élections devraient avoir lieu au printemps 2006.
2)
Questions d’ordre
général :
La FSU a également demandé de solides garanties pour le maintien du potentiel des 320 postes de
l’assistance technique transférée à l’AFD
Pour
l’année 2005, 3 établissements seront fermés : Gand, Gênes, Nairobi.
L’ensemble des syndicats a évidemment voté contre ces fermetures.
La FSU
a demandé un plan pluriannuel de prévision d’évolution du réseau culturel, pour
ne pas être mis devant le fait accompli, et au contraire pouvoir agir sur les
décisions, comme par exemple pour l’IF de Fès l’an
dernier.
La FSU
a obtenu l’assurance que la réhabilitation des locaux abritant l’IF de Vienne n’aurait pas d’incidence sur la partie
culturelle. Il n’est pas question non plus que le transfert de la chancellerie
à Madrid modifie la politique culturelle de l’IF,
même si se posera de fait la nécessité de trouver des salles supplémentaires
pour les cours de langue.
3)
Questions budgétaires :
L’administration a enfin pu donner ces
grilles après de longs mois d’attente. La FSU a indiqué que trop souvent il n’y
avait pas eu la concertation nécessaire (comme au Maroc), et que de nombreuses
améliorations restaient à apporter.
Chaque
section est invitée à prendre contact avec le secteur HDF pour obtenir cette
grille, afin de pouvoir vérifier s’il y a vraiment eu harmonisation et de
conduire des négociations localement.
La FSU
a rappelé la situation inadmissible des agents contraints de se soumettre à la
sécurité sociale locale, a cité le cas tout récent de l’IF
de Tokyo et des méthodes utilisées, et a souligné une nouvelle fois le
désaccord profond avec l’administration sur le statut juridique des agents travaillant
dans les établissements à autonomie financière. Pour la FSU, c’est la référence
français qui doit s’appliquer, et à minima les
conventions internationales du travail doivent être respectées.
4)
Questions sur les
ressources humaines:
L’administration considère que le projet de
loi transposant la directive européenne du 28 juin 1999 relative à l’emploi
précaire dans la fonction publique ne peut concerner les contractuels sur des
emplois de l’assistance technique. La FSU ne peut accepter cette situation et
étudie toutes les possibilités de recours.
La
circulaire AEFE n°3267 du 23 août 2005 donne des instructions aux
établissements d'enseignement français à l'étranger concernant l'année scolaire
2005-2006. Que faut-il retenir ?
La carte
des emplois pour la rentrée 2006-2007 doit être retournée à l'AEFE revêtue
obligatoirement de l'avis du conseil d'établissement avant le 15 octobre
2005. Un conseil d'établissement doit donc être réuni avant cette date avec
la nouvelle composition. Si cette dernière n'a pas encore été formée, le CE
devra se dérouler avec la composition de l'an dernier. Nous rappelons que lors
de ce CE doit être examiné le tableau des emplois
expatriés dans sa deuxième phase (la première phase ayant été examinée lors du
CTP de juillet), et le tableau des emplois résidents.
Aux
sections locales de nous retourner dès que le CE se sera réuni, l'enquête
sur la carte scolaire que vous trouverez en annexe de cette circulaire.
N'hésitez pas à nous fournir tous les détails nécessaires afin de préparer le
Comité technique paritaire (CTP) d’octobre dans les meilleures conditions.
Concernant l’organisation du baccalauréat, l’AEFE
rappelle à juste titre que toute ouverture de voies (générale, technologique ou
professionnelle), de séries (ES, L, S, STG, etc),
d’options (théâtre, audiovisuel, etc), de sections
européennes ou internationales doit avoir reçu l’accord préalable de l’AEFE
puis l’aval de
Le
dispositif de formation continue des personnels est défini dans la
circulaire AEFE 3376 du 6 décembre 2004. Les demandes de subvention 2006
doivent être envoyées à l'AEFE avant le 1er mars 2006.
La
circulaire 3433 du 7 septembre 2005 précise les modalités de recueil des
demandes en matière d’inspection des
personnels enseignants. Les demandes
individuelles ou les demandes arrivant directement à l’Inspection générale ne
sont pas prises en compte. Elles doivent être relayées par le chef
d’établissement. Selon la circulaire, les disciplines et les collègues qui
doivent prioritairement faire l’objet d’une inspection sont :
- les
collègues qui n’ont pas été inspectés depuis plus de 7 ans ;
- les
sections européennes mises en place au cours des années précédentes ;
- les
disciplines considérées comme « des priorités pédagogiques affichées par
l’Agence en matière d’ouverture des établissements à la culture et à la langue
du pays d’accueil » ;
- les cas
particuliers tels que « les demandes d’inspection liées aux difficultés
constatées par le chef d’établissement » (sic !) et les demandes
individuelles exprimées par les agents.
Les dossiers
de candidature aux postes d'expatriés pour la rentrée 2006 sont à
saisir en ligne (www.aefe.diplomatie.fr)
entre le 8 septembre et le 5 octobre 2005. Aucune prolongation n’est envisagée.
Pour toutes les informations complémentaires, voir notre site Internet (www.hdf.snes.edu, rubrique Recrutement,
puis AEFE, puis rentrée 2006).
Les demandes de prolongation de mission d’expatriés
au titre de l’année 2007-2008 doivent être motivées par « la proximité de
l’ouverture des droits à la retraite ou par une nécessité avérée liée au bon
fonctionnement du service ». Ces demandes sont à formuler au cours de
cette année scolaire (soit plus d’un ans avant l’expiration normale du contrat)
auprès du service des personnels de l’AEFE et seront examinées en Commission
consultative paritaire centrale (CCPC) en juin 2006.
Le recrutement
des résidents pour la rentrée 2006 se déroulera selon le calendrier suivant
:
-
convocation des CCPLA : impérativement entre le 27 mars et 2 avril 2006
-
acceptation des postes par les agents : au plus tard le 9 avril 2006
- envoi des
procès-verbaux des CCPLA à l'AEFE accompagnés des demandes de détachement des
agents ayant accepté leur poste : au plus tard le 15 avril 2006. Attention,
la circulaire de rentrée invite l'administration à renvoyer les procès verbaux "même
non signés". C'est inadmissible et contraire au texte en vigueur ! Les
collègues membres des CCPLA doivent EXIGER de signer les PV avant qu'ils ne
soient retournés à l'agence!
- demande d’« accord préalable de détachement » auprès du MEN
par l’AEFE : au plus tard le 28 avril 2006
Les demandes de réintégration doivent être adressées au
service des personnels de l’AEFE à Nantes au plus tard le 28 février 2006,
soit six mois avant la fin de la plupart des contrats. Attention, le SNES
rappelle que les collègues détachés qui n’ont pas participé au mouvement inter-académique pour la rentrée 2005 ont été placés en
affectation à titre provisoire dans une académie selon les besoins du service,
et non plus nécessairement dans leur académie d’origine s’ils en avaient une.
Les
collègues expatriés ou résidents désirant faire valoir leurs droits à pension
doivent faire une demande de réintégration auprès de leur
administration d’origine (le plus souvent, c’est donc le Ministère de
l’Education nationle) en en précisant le motif. Cette
demande doit transiter par le service des personnels de l’AEFE à Nantes au
plus tard six mois avant le terme du contrat.
Les
collègues résidents désirant prolonger leur contrat à l'issue de leur
détachement devront impérativement faire parvenir au service des personnels de
l'agence à Nantes leur demande de renouvellement de détachement avant
le 31 janvier 2006.
Les
demandes de temps partiel des résidents sont définies par la circulaire AEFE 903 du 13
mars 2001. Les demandes pour septembre 2005 devront recueillir l'avis de
Les
résidents en âge de faire valoir leurs droits à pension et désirant prolonger leur
mission au-delà de l'âge où ils peuvent faire valoir leurs droits à pension
doivent faire parvenir leur demande de prolongation au service des personnels
de l'agence à Nantes, après avoir recueilli l'avis de
Toute
demande de mutation d’un résident à
l'intérieur d'un pays
doit faire l'objet d'une demande examinée en CCPLA puis transmise au service
des personnels à Nantes avant le 15 janvier 2006. En principe, aucune
mutation à l'intérieur d'un même pays ne peut intervenir avant la fin du
premier contrat. Après la tenue de
Lors du CTP
de juin 2005, le SNES avait demandé à l’AEFE de rappeler dans sa circulaire de
rentrée la validation des services auxiliaires
pour la retraite. C’est chose faite. En effet, les fonctionnaires titulaires employés en
contrat local dans un établissement en
gestion directe peuvent faire valider pour la retraite les 3 mois de
disponibilité avant leur recrutement comme résident ou leur service titulaire
non résident (TNR) en tant que service auxiliaire.
Personnels
de recrutement local : l'arrêté du 3 mars 2004 prévoit la consultation
obligatoire de
Il n’y a plus désormais d’appel à candidature pour
demander l’accès à la hors classe des personnels du second degré. Cette opération
est intégralement pilotée par le Ministère de l’éducation nationale à travers
l’application d’Iprof.
Pour
permettre le paiement des heures supplémentaires années (HSA) des
personnels enseignants, il faudra bien veiller à ce que chaque établissement
fasse remonter à l'AEFE (Paris), au plus
tard le 15 octobre (hémisphère nord) ou 1er avril (hémisphère sud)
de l'année scolaire en cours, la fiche de répartition du service
d'enseignement transmise avec l'enquête de rentrée.
6. Compte-rendu
du CTP de l’AEFE du 1er juillet 2005
Suite
au Comité Technique Paritaire de juin qui s’était terminé dans la confusion la
plus complète quant à l’avenir des postes d’expatriés (voir la circulaire HDF
n°14), la directrice de l’Agence a réuni le 1er juillet un nouveau
CTP avec pour unique point à l’ordre du jour le tableau des emplois des expatriés 2006-2007. Cette fois, la
directrice de l’Agence nous a assuré que le volume des postes d’expatriés
serait maintenu, tout en précisant que ces postes seraient répartis dans le
réseau en deux phases : l’une dès la publication de la note se service sur
le mouvement expatrié 2006 (pour la grande majorité des postes), l’autre après
le CTP d’octobre 2005. Le SNES sera
particulièrement vigilant lors de cette seconde phase afin qu’aucun poste
d’expatrié ne soit transformé en poste de résident ou tout simplement fermé.
L’AEFE
nous a par ailleurs donné des indications relatives à la répartition des postes
d’expatriés pour justifier son tableau des emplois. Ainsi la répartition
indicative du nombre d’enseignants se fonderait sur le nombre d’élèves
scolarisés dans le second degré :
- moins
de 200 élèves = 2 expatriés
-
200-400 élèves = 3 expatriés
-
400-600 élèves = 5 expatriés
-
600-1 000 élèves = 6 expatriés
-
1 000-2 000 élèves = 8 à 10 expatriés
- plus
de 2 000 élèves : 10 expatriés et plus
L’agence
précise également que « cette répartition pourra être dépassée lorsque
l’établissement est en pleine expansion ou situé dans un pays de catégorie A,
dans un pays en crise ou ne disposant pas de vivier local. En revanche, le
nombre de postes d’expatriés sera inférieur pour les pays voisins de
Cette
répartition inspire deux remarques : la première, c’est qu’au-delà même
des aménagements décrits ci-dessus, l’agence n’a pas respecté les critères,
notamment quand il s’agissait de réduire le nombre d’expatriés ou tout du moins
de les mettre en attente de la fameuse « seconde phase » (voir
Djibouti par exemple). La seconde remarque consécutive de la première est que le SNES refuse catégoriquement ces quotas
et invite très fortement les sections à les contester localement. Qui sont les
mieux placés pour connaître les besoins dans un établissement sinon les
représentants des personnels et le conseil d’établissement ?
Enfin, le SNES a vigoureusement dénoncé la
transformation quasi-systématique des postes d’agrégés en poste de certifiés.
Non seulement les établissements français du réseau AEFE doivent refléter la
diversité du corps enseignant telle qu’on la connait
dans les établissements en France, mais il est de surcroît inacceptable de
faire des agrégés des collègues « à part » qui auraient des missions
bien spécifiques et dont la seule existence comme expatriés se justifierait là
où des missions particulières leur seraient incombées. C’est un retour en
arrière qui n’est pas à l’avantage de l’établissement public !
Secteur Afrique
Bilan
premier et second degré :
Total
des ouvertures : 4
Total
des fermetures : 0
Total
des maintiens 1ere phase : 133
Total
des attentes 2e phase : 35
Solde :
138
Cameroun
Lycée
Savio (Douala) : à la demande du conseil d’établissement (CE), les
deux postes d’expatriés PLP lettres/histoire et certifié de SVT sont
transformés en certifiés de lettres modernes et de sciences physiques.
Congo
Lycée
Charlemagne (Pointe Noire) :
alors que le CE, avec l’appui du SNES, avaient voté pour le maintien des trois
supports d’expatriés (un en SES et deux en mathématiques) et la création d’un
support d’expatrié de SVT, l’AEFE a décidé de transformer l’un des certifiés de
mathématiques en certifié de SES. Pour l’AEFE, il y a déjà 7 expatriés ;
il ne peut donc y avoir deux collègues dans la même discipline !!!
Djibouti
Lycée
Kessel : le CE, avec
l’appui du SNES, ont demandé le maintien des 6 supports d’expatriés. Malgré des
difficultés de recrutement dans ce pays, deux disciplines (philosophie et
anglais) sont en attente de la 2e phase. L’AEFE estime en effet que
cet établissement est déjà « bien pourvu » en expatriés.
Egypte
Lycée
français (Le Caire) :
les deux supports d’agrégés (lettres classiques et mathématiques) sont
transformés en certifiés tandis qu’un poste de certifié de lettres modernes est
en attente de la seconde phase. Pourquoi ? Mais c’est bien sûr ! Il
existe déjà deux certifiés expatriés en lettres !
Gabon
Lycée
Blaise Pascal (Libreville) :
l’agrégé de mathématiques devient encore une fois un certifié de mathématiques.
Guinée
Lycée
Camus (Conakry) :
alors que localement les représentants des personnels demandaient la création
d’un support d’expatrié en sciences physiques (depuis deux ans vacants comme
support résident), aucune ouverture n’apparaît lors de cette première phase. Un
poste de certifié d’allemand est même en attente pour la seconde phase.
Mali
Lycée
Liberté (Bamako) : parce
qu’il existe un autre expatrié en mathématiques, un certifié de mathématiques
est transformé en certifié d’histoire-géographie en
l’absence d’expatrié dans cette discipline.
Maroc
Lycée
Lyautey (Casablanca) :
alors que le CE et le SNES demandaient le maintien des 13 supports et grades
tels quels, l’AEFE transforme respectivement les PEGC maths/physiques, SVT/physiques
et agrégé de mathématiques en trois certifiés (mathématiques, physiques, SVT).
Quant aux postes d’agrégés d’anglais et de philosophie, ils attendront la
seconde phase surtout qu’il y a déjà un expatrié en philosophie et deux
expatriés en anglais …
Lycée
P. Valéry (Meknès) : un des deux supports de certifiés en mathématiques
sera transformé dans une autre discipline. Laquelle ? Réponse au prochain
CTP après la consultation du CE.
Lycée
Descartes (Rabat) :
le SNES a relayé la forte demande locale en matière de création d’un troisième
poste de CPE. A ce jour, seuls deux collègues CPE (un
résident et un expatrié) assument leur travail pour 2 400 élèves dans
établissement qui scolarise des enfants de la 6e à
Sénégal
Lycée
Mermoz (Dakar) : en
anglais, un support d’agrégé est transformé en certifié. Pourquoi ? Aucune
réponse. C’est comme cela.
Tunisie
Lycée
Flaubert (
Lycée
Pierre Mendès-France (Tunis) :
là aussi, jonglage entre les grades et les disciplines. Le poste de certifié de
mathématiques devient un certifié de SVT et celui de technologie
(encore !) un certifié de physiques. Quant à la philosophie, d’agrégé le
support est transformé en certifié. Deux postes sont en attente d’un examen en
seconde phase : l’autre certifié de technologie (décidément !) et un
agrégé de mathématiques. Etonnant, non !? Enfin, l’Agence a estimé
« incongrue » la demande formulée par le CE avec l’appui du SNES, de
créer un support en arabe. L’agence estime en effet que le bureau pédagogique
d’arabe compte déjà trois enseignants : un expatrié, un résident et un
recruté local.
Secteur Amérique
Bilan
premier et second degré :
Total
des ouvertures : 4
Total
des fermetures : 0
Total
des maintiens 1ere phase :38
Total
des attentes 2e phase : 13
Solde :
42
Etats-Unis
Lycée
Rochambeau (Washington) :
l’AEFE maintient les deux postes d’expatriés en fin de mission, afin d’éviter,
dans cette situation, un recours systématique au recrutement local, le réseau
n’ayant plus de résidents.
Argentine
Collège
franco-argentin (Martinez) :
le SNES interroge l’AEFE sur la mention « cas particuliers » en
Argentine. L’AEFE répond que, toujours dans ce cadre des redistributions entre
Martinez et Jean Mermoz, le poste de maths/physiques en attente à Martinez
devrait disparaître en deuxième phase. A suivre.
Colombie
Lycée
Pasteur (Bogota) :
nous demandons comment le choix des disciplines s’est effectué. Les postes de
physiques et de mathématiques sont d’ores et déjà maintenus, contrairement au
poste de philosophie qui est en attente. L’AEFE répond que c’est le proviseur
qui, en dernier lieu, a tranché sur le choix des matières.
Mexique
Lycée
franco-mexicain (Mexico) :
deux supports seront examinés officiellement en seconde phase mais il semble
que l’agence ait déjà statué sur leur sort. En effet, il est fort probable que
le support en génie électrique soit transformé en résident. Le SNES a vivement
protesté car cette section STI a une grande importance à la fois à l’échelle
locale mais également dans le réseau AEFE. Ce n’est pas un choix pertinent que
de supprimer ce support expatrié. Pour l’agence, il n’y aurait aucune
difficulté de recrutement en résident. L’autre support, celui de physiques,
risque également d’être transformé en résident car il existe déjà deux autres
supports expatriés dans la discipline.
Uruguay
Lycée
Supervielle (Montevideo) :
les deux supports expatriés en fin de mission sont en attente d’être examinés
lors de la seconde phase. L’agence attend de voir « quelle sera sa marge
de manœuvre » …
Secteur Asie
Bilan
premier et second degré :
Total
des ouvertures : 6
Total
des fermetures : 0
Total
des maintiens 1ere phase : 55
Total
des attentes 2e phase : 36
Solde :
61
Chine
Lycée
V. Ségalen (Hong Kong) : tous les postes d’expatriés (lettres,
SES, physiques, chinois, anglais, mathématiques) sont mis en attente jusqu’à un
accord avec l’établissement.
Corée du sud
Ecole
française (Séoul) :
le poste à pourvoir est « un faisant fonction » en décharge totale
donc a priori sans discipline précise.
Inde
Lycée
français (Pondichéry) :
pour la comptabilité, un collègue certifié en économie-gestion
sera recruté. Quant à l’électrotechnique, les SES et l’anglais, le maintien des
postes d’expatriés sera fonction des capacités de recrutement de résidents.
Japon
Lycée
franco-japonais (Tokyo) :
alors même qu’il n’existe pas de vivier local, l’attente de la seconde phase
pour les postes de mathématiques et de SVT est justifiée par l’AEFE pour raison
de sur-dotation en expatriés !
Laos
Ecole
française (Vientiane) :
le « faisant fonction » sera un certifié et l’autre poste maintenu
sera un certifié de lettres.
Emirats Arabes Unis
Lycée
Massignon (Abou Dhabi) : à cause de l’existence de deux
postes de lettres, l’un des postes est en suspend et la demande de création
d’un poste de certifié d’anglais est en attente. A suivre dans la seconde
phase.
Liban
Collège
protestant (Beyrouth) :
le SNES a rappelé que l’attitude déplorable de la direction de l’établissement
est à l’origine de la démission des élus du personnel au CE.
Syrie
Ecole
française (Damas) : la
demande par le CE et le SNES de création d’un poste de certifié de SES sera
réexaminée par l’AEFE.
Madagascar
Lycée
français (Tananarive) :
les postes en « attente » le seraient pour raison d’effectifs de collègues
expatriés trop élevés !
Collège
Jules Verne (Antsirabé) : le « faisant fonction »
sera un certifié.
Lycée
Carnot (Diego Suarez) :
l’attente est « fondée » sur l’existence de 2 résidents et de 2
expatriés en lettres.
Collège
Dolto (Majunga) : un poste de lettres en balance à cause de l’existence
de deux postes d’expatriés (lettres/histoire-géographie
et lettres/anglais) et d’un résident en lettres modernes. Le poste d’espagnol
est aussi sur la sellette.
Lycée
français (Tamatave) :
le poste de lettres classiques est le seul poste assuré pour le maintien du
latin.
Maurice
Lycée
Secteur
Europe
Bilan
premier et second degré :
Total
des ouvertures : 9
Total
des fermetures : 0
Total
des maintiens 1ere phase : 48
Total
des attentes 2e phase : 17
Solde :
57
En ce
qui concerne les postes d’expatriés, les établissements en Europe ne sont pas,
selon l’Agence, prioritaires. La plupart des postes maintenus en première phase
sont des postes de direction.
Résumons
le discours de l’Agence : d’une manière générale, pas d’application en
Europe de l’indicateur applicable en Asie, Afrique et Amérique (nombre
d’expatriés par pays). Dans un second temps, pour l’Espagne, l’Agence divise
l’indicateur par deux. Dans un troisième temps, elle appliquera l’indicateur
pour
Reste
que les changements de discipline et les renvois en seconde phase sont motivés
par le principe d’un expatrié par discipline par zone de formation. Quand nous
avons posé la question de savoir quels étaient les critères ayant permis la
délimitation de ces zones, la réponse a été plus qu’évasive. En définitive, il
semble que l’Agence s’arrange avec les chefs d’établissement et les SCAC pour produire
une sauce dont la recette reste secrète et donc inacceptable.
Il faut demander que les postes d’expatriés
passent en conseil d’établissement. Et transmettez-nous les résultats !
Allemagne
Berlin FG : maintien du poste en philosophie. Le SNES
a réitéré sa demande d’un poste de technicien de laboratoire en recruté local.
Le responsable du secteur Europe a donné son accord. De même pour le poste de
technicien informatique. Nous sommes revenus sur la création d’un poste de
proviseur adjoint. Seul le nombre d’élèves peut le justifier. Ce fut le cas à
Barcelone, lorsque l’établissement est passé au-dessus du seuil des
2 000 élèves.
Francfort : maintien du poste en histoire-géographie !
Fribourg,
Hambourg, Sarrebrück : tous les postes seront étudiés en seconde
phase. Quant à l’avenir de ces postes, l’Agence a répondu qu’ils seraient
probablement transformés en postes de résident.
Autriche
Lycée
français de Vienne : le
poste de lettres modernes est transformé en histoire-géographie.
Les lettres classiques sont maintenues. Le projet CPGE reste dans les
cartons ! Plus urgentes, la création d’une école d’ingénieurs à Pékin.
Vienne n’a plus besoin de « super-prof » !
Belgique
Lycée
Monnet (Bruxelles) :
le poste de SES est transformé en poste de mathématiques selon la demande
formulée par le CE !
Bulgarie
Ecole
V. Hugo (Sofia) : le
poste de physique sera examiné en deuxième phase mais est quasiment confirmé.
Pour le poste de SVT, il y a un espoir. Pour les locaux, l’Agence cherche un
nouveau site en raison de la hausse des effectifs.
Danemark
Lycée
Henrik (Copenhague) :
poste en histoire-géographie maintenu en première
phase.
Espagne
Lycée français de Madrid : c’est à ce moment là qu’on nous a dit que l’indicateur (nombre d’expatriés par pays) devait être divisé par deux en Europe. On nous dira plus loin que l’indicateur doit être maintenu en l’état (ce sera en Suède !). Donc, la physique et les mathématiques en deuxième phase. L’Agence reconnaît un déficit en histoire-géographie et en philosophie et réfléchit à la transformation des deux po