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CIRCULAIRE
n° 12
OBLIGÉ DE FAIRE GRÈVE
LE 29
ET S
LE 6 JUIN !
Rien ne
tient ! Rien de ce que répondent l’AEFE et le MAE aux revendications
exprimées par toutes les organisations syndicales ne tient !
Pas de
crédit supplémentaire pour l’ISVL
car on ne saurait pas quoi en faire !
Pas de
réduction des frais de scolarité
pour les résidents parce qu’il y a les bourses et que la directrice peut
examiner les cas difficiles !
Pas de
remboursement de CSG, CRDS et CES
car les organismes auxquels cela a été versé ne peuvent pas rembourser. Mais la
question s’adresse à l’AEFE, pas à quelqu’un d’autre !
Pas de
mesure qui permette aux recrutés locaux marocains de payer leurs impôts réclamés soudainement
parce qu’il faut attendre. Attendre que 42 collègues soient
saisis ?
Des
promesses de recrutement ou des menaces de fin de contrat parce que c’est le bon plaisir de la
directrice ?
Le non
respect des compétences des CCPL
pour raison de règlement de comptes de chefs d’établissement via la responsable
du personnel !
La
privatisation annoncée sous couvert
d’investissements immobiliers que l’Etat ne veut plus faire.
Trop, c’est
trop et le mépris pour les personnels qui ne sont pas de l’encadrement est
insupportable !
Une journée
de grève le 29, une deuxième le 6 et …, pour engranger ce qui est à notre portée
et nous revient.
Paris, le 22
mai 2006
SOMMAIRE
1.
Le SNES sur le
terrain : Londres 2.
AEFE : compte
rendu des CCPC sur le recrutement des expatriés 3.
2006-2007 : des
IPR-IA détachés auprès de l’AEFE 4.
Missions d’inspection
dans le réseau AEFE : un premier bilan ! 5.
Compte rendu du recrutement
SEFFECSA du 11 mai Annexe : - Recrutement AEFE 2006 : liste des
profils modifiés des postes d’expatriés |
1. Le SNES sur le terrain : Londres
Le
mardi 16 mai 2006 fut une journée pleinement syndicale pour la section SNES de
Londres qui accueillait une militante du secteur hors de France. A 9h50,
réunion du bureau du SNES, à 11h45, heure d’information syndicale, à 14h30,
réunion avec le Conseiller culturel et le Conseiller culturel adjoint et, de
15h à 17h30, réunion syndicats administration. On ne peut que se féliciter de
cette dernière qui se réunit de manière informelle tous les deux mois. Elle
permet de poser les problèmes et de discuter de toutes les questions liées aux
conditions de travail des personnels et à la vie de l’établissement. Bref, elle
favorise le dialogue social : même si les points de vue ont pu ou peuvent
diverger, c’est constructif ! A quand l’existence d’un local syndical
puisqu’il existe une aumônerie ?
La principale préoccupation des collègues
(non seulement on les comprend mais on les soutient !) concerne les
éléments de leur rémunération : une ISVL insuffisante et un avantage
familial qui ne couvre pas les frais de scolarité. Ceux-ci ont en effet augmenté de 25% depuis
2001. Les calculs sont vite faits : l’avantage familial versé
mensuellement est de 246 euros pas enfant. Les frais d’écolage mensuels dans le
secondaire sont de 333 euros pour un enfant scolarisé dans la section française
et de 654 euros par enfant scolarisé dans la section britannique. Au final, les
collègues en sont de leur poche pour au moins 1044 euros par an, sans compter
les frais de cantine, de livres scolaires, les activités pédagogiques payantes,
etc. Pour rappel, la réforme de 2002 sur l’instauration de l’avantage familial
précisait qu’aucun collègue ne devait y perdre. Or depuis la mise en place de
la réforme (2003), l’avantage familial n’a jamais couvert les frais de
scolarité à Londres ; la situation des collègues n’a donc cessé de se
dégrader. Elle ne risque pas de s’améliorer au regard du désengagement de
l’Etat dans le budget de l’AEFE. Au contraire, l’absence de ligne budgétaire
pour accompagner le transfert de la compétence immobilière entraîne une
augmentation régulière et sensible des frais d’écolage dans les établissements
en gestion directe comme celui de Londres. Depuis le mois de février, une
vingtaine de collègues ne se laissent plus faire et font « la grève du
paiement ». Ils refusent de s’acquitter de leurs frais d’écolage, soit
parce qu’ils s’estiment à juste titre lésés, soit parce qu’ils n’ont plus les
moyens financiers de payer. Certains collègues s’endettent même pour payer la
scolarité de leurs enfants. Lors de la réunion syndicats-administration, nous
avons appris que la directrice de l’AEFE avait donné l’ordre de lancer la
procédure contentieuse à l’encontre de ces collègues. A la fin du mois de juin,
tous les frais d’écolage devront être payés sinon le grand argentier de l’AEFE
en France prélèvera les sommes dues sur les salaires des collègues. Quel bel
exemple de dialogue social ! Quelle écoute attentive des personnels !
La solution serait pourtant simple en attendant que s’engage la réforme
« rapide » sur l’avantage familial : exonérer les collègues
concernés des frais de scolarité de façon temporaire et transitoire ! Que
nenni ! La directrice s’obstine, persiste et signe dans son refus (voir le
compte-rendu du CA de l’AEFE dans la circulaire n°11) ! Une réunion des
collègues concernés décidera prochainement de la suite à donner à leur
action ! Quoi qu’il en soit, le SNES soutient leur mobilisation ! Les
personnels de l’agence ne devraient pas avoir à faire l’aumône. C’est une
honte !
Une
autre question fondamentale à Londres, la
question immobilière, qui est d’ailleurs à relier aux frais d’écolage. La
communauté française expatriée n’ayant cessé de s’accroître dans la capitale
britannique, le lycée « craque » depuis 15 ans sous ses effectifs
scolaires. Il ne peut plus, comme il en a pourtant l’obligation selon l’article
1 de la loi de 1990 portant création de l’AEFE, « assurer, en faveur des
enfants de nationalité française résidant à l’étranger, les missions de service
public relatives à l’éducation ». Aujourd’hui, ce sont environ 250 enfants
français qui ne sont pas scolarisés au sein de l’établissement français (primaire
et secondaire). L’extension de l’établissement est donc une priorité non
seulement pour accueillir de nouvelles classes mais aussi pour permettre une
scolarisation dans de bonnes conditions à tous les élèves. Oui, mais où ? Comment ?
Avec quels moyens budgétaires et quel impact sur les frais de scolarité ?
Les documents préparatoires au Conseil d’administration du 11 mai faisaient
bien apparaître un projet de rénovation du lycée et la recherche de nouveaux
locaux pour une école primaire, mais guère plus. Rien sur le coût, ni sur le
montage financier. Cette journée du 16 mai fut donc très fructueuse puisque
nous avons pris connaissance de certains aspects financiers du projet. Pour
2006, l’AEFE s’engage à baisser le taux de participation de l’établissement de
66% à 61%. Une nouvelle baisse de 5% est prévue en 2007 en échange de quoi le
lycée Charles de Gaulle doit s’engager à provisionner une ligne budgétaire pour
investissements et travaux de 1,2 million d’euros sur 3 ans (2007-2010). Quel
montage financier ? Selon le conseiller culturel, il est à prévoir des
emprunts, des dons et le fameux « partenariat public-privé » qui
n’est rien d’autre qu’une privatisation partielle de l’établissement, pourtant
en gestion directe. Et le budget de l’Etat dans ce montage ? Pour le
moment, il n’est pas à l’ordre du jour. Pourtant, le lycée Charles de Gaulle
est un établissement en gestion directe. Mais comme l’agence n’a pas les moyens
financiers de sa politique immobilière, il faut trouver les gros sous ailleurs.
Le 12 juin, une réunion « au sommet » se tiendra à Londres sur cette
question immobilière. L’année 2007 devrait voir le début du projet (lancement
du concours d’architectes, emprunts, etc). Ce qui est certain, c’est que les
frais de scolarité augmenteront. Pour la direction du lycée français, la
section britannique doit d’ores et déjà s’autofinancer, la cantine également et
les manuels scolaires aussi.
D’autres
questions ont été abordées. L’organisation
du baccalauréat session 2006 n’est pas sans poser des soucis importants à
nos collègues de Londres. L’organisation du baccalauréat de Londres et de
Bruxelles est encore placée, semble-t-il sous l’autorité du rectorat de Lille,
alors que, pour la première fois, l'Europe du Nord constitue maintenant une
zone à part, avec un calendrier et des sujets de baccalauréat différents. Le
rectorat envisage cette année de faire venir les collègues à Lille afin qu’ils
corrigent 50 copies chacun en deux jours ! Pourquoi les copies ne sont-elles
pas acheminées à Londres ? Ou bien le rectorat (si c’est bien lui le seul
responsable) considère que le baccalauréat est un examen fondamental et
suffisamment sérieux pour qu’il puisse être corrigé dans des conditions
satisfaisantes et équitables pour chacun des candidats, ou bien il estime que
cet examen est à prendre à la légère et que la correction peut être bâclée. Dès
lors son incompétence sera dénoncée aux yeux de tous. A ce manque de sérieux
concernant l’organisation s’ajoutent les conditions matérielles dans lesquelles
les collègues devraient (au conditionnel !) se rendre à Lille. Prise en
charge des frais par les professeurs correcteurs (train –des bons de transport
seraient mis à disposition ?- hébergement, repas) alors même que les
collègues de l’académie de Lille ne sont toujours pas remboursés de leurs
indemnités de correction du baccalauréat 2005. Et les indemnités ???? Que
l’AEFE à Paris, que le lycée français de Londres ou que le rectorat avance les
frais ! Enfin, arrivée des professeurs correcteurs très tôt le matin du 26
juin à Lille (comment prendre un train à 6 ou 7 heures le matin à Londres
lorsque l’on habite à l’autre bout de la gare de Waterloo ?) pour
commencer la correction « frais et dispo » !!! C’est n’importe
quoi ! Si le rectorat de Lille persiste et signe dans son
irresponsabilité, le SNES le fera savoir à l’ensemble de la communauté
éducative. Que les parents de Londres et de Bruxelles sachent qu’ils payent des
frais de scolarité et d’inscription au baccalauréat pour que la correction des
copies soit bâclée car elles ne pourront pas être corrigées en deux jours.
Quiconque a récemment corrigé des épreuves du baccalauréat en professionnel de
l’enseignement le sait parfaitement.
Enfin,
un premier bilan du recrutement des
résidents pour la rentrée 2006 montre que tous les postes ont été pourvus.
La recrutement n’est guère problématique : le lycée de Londres est
attractif. Mais localement chacun arrive au même constat. Au bout de un ou deux
ans, les collègues « faux résidents » partent faute d’une
rémunération suffisante : ISVL trop basse et droits de scolarité trop
difficiles à assumer au regard d’un avantage familial bien trop faible.
2. AEFE : compte-rendu des CCPC pour le
recrutement des professeurs expatriés
Les
candidatures pour les postes d’expatriés certifiés et agrégés, publiés au
B.O.E.N., ont été examinées en Commissions consultatives paritaires centrales
(CCPC) de l’AEFE les 20, 21 et 22 mars 2006. Les postes supplémentaires, qui ne
sont pas publiés, ont été également pourvus à partir des vœux géographiques
formulés par les candidats. Dans ces commissions, le SNES a 4 sièges sur 5 chez
les agrégés et 5 sièges sur 5 chez les certifiés.
Pour
information, la commission compétente pour le recrutement des agrégés a
commencé par la régularisation des 3 postes supplémentaires apparus pendant
l’été 2005 et qui étaient à pourvoir à l’Ecole centrale de Pékin pour la
rentrée 2005. Il était temps !!!! Cette action de coopération, financée à
la fois par le MEN et le MAE, est un projet prévu pour 3 ans.
238
postes étaient à pourvoir (contre 154 postes l’année dernière) : 9 postes
d’agrégés, 4 postes bivalents (agrégés ou certifiés), 15 postes de CPE, 2
postes de « faisant fonction de chef d’établissement » et 208 postes
de certifiés (18 en lettres classiques, 17 en lettres modernes, 3 en lettres,
16 en philosophie, 18 en histoire-géographie, 20 en anglais, 6 en espagnol, 2
en allemand, 2 en arabe, 34 en mathématiques, 31 en sciences physiques et
chimiques, 25 en SVT, 2 en économie-gestion, 7 en technologie et 7 en SES).
Trois postes (un certifié de lettres classiques, un certifié
d’histoire-géographie et un agrégé ou certifié d’anglais) sont en attente.
Tout
dossier papier dans lequel ne figuraient ni le CV, ni une lettre de motivation
était écarté. Les dossiers incomplets ont cependant été beaucoup moins nombreux
que les années précédentes.
En
préambule, l’agence a rappelé que « l’affectation des personnels expatriés
était un moment important de l’activité de l’AEFE » et que les professeurs
recrutés devaient, outre leur service d’enseignement, être impliqués dans la
vie de leur établissement. Comme ci ce n’était pas le cas en France … Sans
commentaire.
Pour
chacune des commissions, le SNES s’est
d’entrée exprimé sur cette campagne de recrutement des professeurs expatriés.
Le
SNES a d’abord remercié les personnels du bureau de recrutement de l’AEFE pour
la gestion administrative des dossiers de candidature. La nouvelle procédure
informatisée du recrutement s’est en effet accompagnée d’une collaboration
étroite entre les services informatiques de l’agence et nos camarades
spécialistes des questions informatiques au SNES. Les commissaires paritaires
ont donc pu effectuer leur travail préparatoire de vérification des barèmes et
des vœux dans des conditions tout à fait satisfaisantes.
Le
SNES s’est par ailleurs félicité d’avoir retrouvé un calendrier de recrutement
en conformité avec la réalité des établissements. Ainsi le recrutement des
expatriés en CCPC a bien eu lieu avant les CCPL compétentes pour le recrutement
des professeurs résidents.
Mais
le SNES a aussi regretté et, de nouveau, dénoncé le désengagement du Ministère
de l’Education nationale dans la procédure de recrutement des professeurs
expatriés. Nous demandons et continuerons de réclamer la participation du MEN
dans le recrutement.
Pour le respect du
barème !
Les
barèmes « mini-maxi » des candidats classés par poste sont
disponibles sur le site du SNES hors de France (www.hdf.snes.edu, rubrique Recrutement,
puis AEFE, puis rentrée 2006).
Hormis
les postes soumis à entretien (mais dont les collègues convoqués ont tout de
même été reçus parmi les collègues au fort barème), le classement des collègues
par ordre décroissant du barème a été respecté tout en prenant en compte
l’adéquation du profil avec celui des candidats.
Toutefois,
certaines propositions de l’administration sont descendues loin dans les
barèmes pour classer des candidats. L’AEFE l’explique d’abord par des éléments
du profil incontournables selon elle. Si certains éléments peuvent être
justifiés (OIB, sections internationales, sections européennes … encore que
l’exigence d’une DNL en mathématiques est plus que discutable), d’autres ont
été systématiquement dénoncés par le SNES (voir supra). Ensuite, l’AEFE a
écarté des dossiers dans lesquels ne figuraient pas les justificatifs (langues,
TICE, terminale, action de formation de formateurs, etc). En effet,
l’administration estime que chaque élément du profil coché dans le dossier de
candidature AEFE doit être justifié par des attestations.
Les
rapports d’inspection, lorsque les collègues peuvent en produire un, ont leur
importance. L’AEFE a jugé certains rapports d’inspection
« réservés », insuffisants, voire mauvais et a donc écarté les
candidatures des collègues concernés.
Enfin,
le SNES a bien demandé et fait valoir le respect de l’équité dans le traitement
de toutes les candidatures. Aucun passe-droit à cette règle n’a été accepté par
les commissaires paritaires. En cas de désaccord entre le SNES et
l’administration sur le classement des candidats, le SNES a demandé un vote qui
a eu lieu à deux reprises. Une première fois parce que l’agence écartait un
collègue en poste dans un lycée agricole. Discrimination inacceptable !
Une seconde fois parce qu’un collègue, pour des raisons dûment motivées, avait
refusé les trois années précédentes le poste d’expatrié proposé par l’agence.
Se battre contre le poids des
hiérarchies locales
Certains
collègues ont été écartés en raison de l’appréciation portée sur leur dossier
de candidature soit par le chef d’établissement, soit par le Conseiller
culturel (pour les collègues déjà en poste dans le réseau) … et bien souvent
par les deux à la fois avec le fameux « avis conforme » rédigé par le
conseiller culturel. Dès lors que l’appréciation était réservée, l’agence
écartait les dossiers de candidature. Le problème, c’est que deux collègues
avaient des appréciations « réservées » tout simplement parce qu’ils
militaient ou avaient des responsabilités syndicales. Dignement, les chefs
d’établissement concernés se sont réfugiés derrière des arguments
pseudo-pédagogiques fallacieux et n’ont pas même pas eu le courage de montrer
aux collègues l’appréciation qu’ils portaient dans leur dossier de candidature.
Cette
pratique est inqualifiable et inadmissible de la part de chefs d’établissement.
Régler ses comptes par l’intermédiaire d’un dossier de candidature d’un(e)
collègue montre bien l’incompétence des chefs d’établissement qui ont recours à
de telles pratiques. Alors même que nous en dénoncions la méthode, l’agence a
refusé l’examen de ces deux dossiers. Elle ne fait ainsi que conforter, voire
inciter, les chefs d’établissement à recourir à ce genre de besogne de bas
étage. Etre élu(e) des personnels, représentant(e) d’une organisation syndicale
ou tout simplement militer comme simple citoyen(ne) dans une organisation
syndicale est encore une liberté fondamentale dans ce pays !
Encore
une fois, les collègues qui font acte de candidature à un poste d’expatrié
doivent réclamer une copie de l’appréciation qui est portée par leur hiérarchie
sur le dossier de candidature. Le chef d’établissement n’est absolument pas en
mesure de le refuser !!!
Des profils toujours
irréalistes parce trop pointus
Grâce
aux informations transmises par nos sections d’établissement et de pays, nous
avons obtenu de nombreuses modifications entre les profils des postes publiés
ou supplémentaires et les profils examinés en commission paritaire. Ainsi « l’expérience
indispensable de formation de formateurs » était demandée dans des
établissements où n’enseignent que des titulaires ou bien dans des
établissements où le collègue est le seul enseignant dans sa discipline. Faute
de candidats répondant au suprofilage, l’agence a d’elle-même supprimé cette
exigence pour un certain nombre de postes. Les collègues expatriés qui sont
recrutés ne doivent pas être des « super profs ». Seuls les collègues
professeurs ou formateurs associés à l’IUFM répondent véritablement à ce critère ;
or, ils ne font pas acte de candidature. Dès lors, de quelle « formation
de formateurs » parle-t-on ? Ce sont des heures effectuées en IUFM,
l'encadrement d'un stagiaire, des actions de formateur dans le PAF par exemple.
Mais c’est très aléatoire. Comment prendre en compte sérieusement des
expériences aussi diverses et pour quel(s) objectif(s) ? Vous trouverez en
annexe de cette circulaire les éléments de profil supprimés pour chacun des
postes concernés.
Beaucoup
d’autres critères restent injustifiés pour le SNES. Ainsi, les profils de « conseillers
pédagogiques » correspondent à des missions qui devraient davantage
être confiées à des IPR-IA plus qu’à des collègues du second degré ... même
expatriés car elles ne relèvent pas de leurs compétences.
La maîtrise d’une langue a également posé problème. En effet, pour l’agence, il ne
suffit pas d’avoir cocher la case « telle langue confirmée » pour
attester de sa compétence linguistique. Il faut justifier, c’est le maître mot
à l’agence. Sans diplôme ou attestation, l’agence n’a pas reconnu le niveau des
langues indiqué par les candidats sur leur dossier. Cette question est
épineuse. En effet, comment justifier de la maîtrise d’une langue
maternelle ? Comment justifier de la maîtrise d’une langue que l’on parle
couramment sans pour autant avoir une attestation de l’institut x ou y ?
Il y a pourtant une vérification possible et toute simple. Elle est prévue dans
le B.O.E.N. qui publie chaque année la note de service sur le recrutement
expatrié. « L’AEFE se réserve le droit d’organiser des tests d’évaluation
linguistiques pour tout poste mentionnant la maîtrise d’une langue ». Si
l’agence estime qu’un poste requiert la maîtrise indispensable d’une langue,
qu’elle s’entretienne, avant les commissions et dans l’ordre décroissant du
barème, avec tous les candidats affirmant maîtriser ladite langue.
Les
TICE : là aussi, les candidats devaient absolument justifier.
Combien de candidats ont été écartés parce qu’ils n’avaient pas justifié
« l’expérience indispensable des TICE » ?! Il faut savoir raison
garder. Pourtant, l’agence n’a pas voulu en démordre. Nous reviendrons bien
évidemment sur ce point en commission bilan. Mais un peu de bon sens :
comment l’agence peut-elle penser que les collègues ne savent pas utiliser
Internet et les TICE ??? Il faut vraiment ne pas avoir les pieds dans une
salle de professeurs depuis longtemps pour croire que les collègues en sont
encore à l’âge du crayon de bois ou de la polycopie de leurs cours au
stencil !!!
Pour
certains postes de SES, nous avons dénoncé le profil « investissement
dans la liaison lycées-entreprises » et l’expérience demandée en la
matière dans une discipline enseignée dans une filière générale et non
technologique, a contrario de l’enseignement de l’économie-gestion.
Comme
l’an passé, le SNES a dénoncé la mise à l’écart des collègues dispensant leur
enseignement en collège quand le profil exigeait l’expérience
indispensable en lycée au cours des quatre dernières années. Que dit
l’AEFE ? Qu’elle donne une « préférence systématique » à des
collègues en lycée pour des postes dans le second cycle de son réseau. L’agence
estime en effet que c’est un « handicap » (si !! si !! vous
avez bien lu) de ne pas avoir cette expérience en lycée avant d’être expatrié
par l’agence. Le SNES serait curieux de voir exercer en collège les professeurs
détachés à l’AEFE qui tiennent ce type de propos ... Que d’ignorance face à la
spécificité de l’enseignement en collège et aux qualités pédagogiques requises
pour cet enseignement !!!
De
même, l’enseignement à distance par le CNED n’est pas reconnu. L’agence
considère que ces collègues ne sont pas devant élèves donc qu’ils ne peuvent
pas faire valoir une expérience en lycée !
Moralité : ACTION ! Face au surprofilage des postes d'expatriés publiés
par l'Agence, il nous faut lutter contre la création de "super
postes". Les profils
doivent absolument être inscrits à l’ordre du jour et être examinés dans les
conseils d’établissement. Tous les responsables SNES des pays et des
différents établissements de l’AEFE ont d’ores et déjà reçu une enquête sur les
profils de postes expatriés. A partir des informations de la base, nous
revendiquons l’examen des profils en Comité technique paritaire. Pour rappel,
le SNES a engagé un recours au tribunal administratif sur cette question.
L’AEFE fait toujours la sourde oreille (c’est le dialogue social version
agence !) et ne juge pas « opportun » (sic !!!) de traiter
des profils de postes en CTP.
CPE : pour l’existence
d’un barème !
Tous
les collègues classés ont été reçus en entretien mais, comme pour les
professeurs, les candidatures des collègues n’ayant qu’une expérience en
collège ont été écartées. Pour l’agence, tous les candidats reçus présentaient
de « bonnes candidatures » même si tous n’ont pas été classés.
A
la revendication du SNES d’établir un barème pour le recrutement des CPE,
l’AEFE oppose son refus. La « sélection » de l’AEFE a reposé sur
trois critères : vérifier d’abord que les candidats étaient bien informés
des spécificités de l’enseignement à l’étranger (fonctionnement des
établissements, conditions de vie, etc.), mesurer ensuite « les éléments
de la réflexion professionnelle » sur la teneur d’un poste de CPE à
l’étranger car l’AEFE considère que le travail mené est différent de celui
exercé en France (traduisez : dans le réseau, un CPE doit se considérer et
être considéré comme un membre à part entière de l’équipe de direction, ce qui
–rappelons-le !- va à l’encontre de son statut), et, enfin, connaître les
motivations : pour quelles raisons un candidat CPE souhaite-t-il
s’expatrier ? L’agence a donc écarté tous les candidats qui avaient
produit une « description factuelle » de leur métier et n’avaient pas
une « vision globale des tâches qu’ils mènent dans leur
établissement ». Tous ces critères sont fort subjectifs. La preuve en
est : « certains candidats sont plus convaincants et plus
intéressants que d’autres » (sic !!!). Chaque candidat doit donc
« se vendre », faire bonne impression et coller à l’image que
l’agence recherche du parfait CPE expatrié.
Certains
postes de CPE étaient des postes de « faisant fonction ». A la
question « pourquoi ne pas recruter un chef
d’établissement ? », l’agence répond que c’est en raison de la taille
de l’établissement et des effectifs élèves qui demeurent stables. Ainsi, pour
l’agence, un établissement qui comprend un enseignement primaire important et
un enseignement secondaire peu étoffé, n’a pas besoin d’un Proviseur mais d’un
CPE faisant fonction de chef d’établissement.
Enfin,
contrairement à l’année passée où une seule femme avait été classée pour 10
postes de CPE vacants, ce sont 7 femmes qui ont été classées cette année pour
14 postes vacants. Sur 151 candidatures de CPE, 65 étaient des candidatures
féminines (43%).
Contre les postes de
« faisant fonction de chef d’établissement »
Deux
postes (Port Gentil au Gabon et Amman en Jordanie) étaient profilés
« professeur faisant fonction de chef d’établissement ». Si
l’enseignement primaire est encadré par un directeur d’école, l’AEFE ne voit
pas la nécessité de recruter un chef d’établissement alors que l’enseignement
secondaire est peu développé. En conséquence, elle recrute des « faisant
fonction ».
Le
SNES n’y est guère favorable pour trois raisons : d’abord et avant tout
parce qu’il existe un corps de chefs d’établissement, personnels a priori les plus aptes à diriger des
établissements puisque titulaires du concours ; ensuite, parce que le
vivier de candidats est restreint et constitue un petit cercle très fermé de
collègues qui mutent d’un poste à l’autre ; enfin, parce que ces collègues
ne sont pas recrutés en fonction du barème, ni en fonction de leurs
« compétences » pédagogiques mais bien sur leur seule expérience de
« faisant fonction ».
Pour
information, les collègues « faisant fonction » ne bénéficient pas de
la rémunération d’un chef d’établissement. Ils reçoivent leur traitement
indiciaire, l’indemnité d’expatriation correspondant à leur échelon et une ISO
… proportionnelle à leur part d’enseignement. Moralité : plus de
responsabilité mais moins de rémunération !
Campagne de recrutement pour
la rentrée 2007 : soyez vigilent dès la rentrée 2006 !
Comme
l’année dernière, le tableau des emplois expatriés, qui précèdera la
publication des postes à pourvoir, sera examiné lors du Comité technique
paritaire du 23 juin. La note de service définissant les modalités de
candidature et publiant les postes devrait donc paraître au B.O.E.N. au début
du mois de septembre. Futurs candidats, pensez bien à consulter notre site
Internet (www.hdf.snes.edu). Nous y
actualisons chaque année la fiche d’informations qui doit aider les collègues
dans leur acte de candidature.
3. 2006-2007 : des IPR-IA détachés auprès de
l’AEFE
A
partir du 1er septembre, cinq inspecteurs(-trices) seront détachés à
temps plein auprès de l’AEFE : M. Bernard en anglais, M. Lancelot en histoire
géographie, M. Lassalle en mathématiques, Mme Mauhourat en sciences physiques
et chimiques et Mme Perrot en lettres.
La
mission de ces inspecteurs(-trices) sera double : réaliser des missions
d’inspection dans le réseau de l’AEFE même s’ils ne seront pas les seuls à les
réaliser. En effet, l’Inspection générale continuera de financer des missions,
y compris dans les disciplines des inspecteurs détachés. L’autre mission pour
laquelle la direction de l’AEFE a voulu le détachement de ces IPR-IA est liée à
la réflexion pédagogique sur l’adaptation des programmes d’enseignement
français dans le réseau. Pour l’agence, la majorité des élèves scolarisés étant
d’origine étrangère, une réflexion particulière doit être menée sur
l’enseignement dans le cadre des programmes français (mais avec quelles
limites ?) et de la préparation à un diplôme national, le baccalauréat.
Comment adapter les programmes à la culture et à la langue du pays ? Telle
est la question posée par l’agence. L’AEFE souhaite par ailleurs un
développement plus important de l’enseignement de la langue anglaise.
Ces
questions d’ordre pédagogique seront suivies avec attention par le SNES.
N’hésitez pas à nous faire part de toutes vos remarques, expériences et
réflexions sur la question !
4. Missions d’inspection dans le réseau AEFE :
un premier bilan !
Dans la
circulaire hors de France n°8 du 27 janvier 2006, nous vous informions du
programme des missions d’inspection pour l’année 2006. En cette fin d’année
scolaire, nous pouvons déjà dresser un premier bilan.
Les missions réalisées ou en cours de
réalisation sont les
suivantes : la mission circulaire (Brésil, Colombie, Venezuela) de SVT, la
mission d’histoire-géographie à Rome et à Milan (8-14 mai), la mission de
sciences physiques et chimiques à Madagascar, la mission de mathématiques en
Espagne qui s’est déroulée du 26 avril au 11 mai et qui commencera au Maroc le
25 mai. Toujours en Espagne, quelques inspections ont eu lieu comme prévu en
lettres mais d’autres inspections sont reportées à plus tard. Quand ???
Les missions pour lesquelles l’AEFE n’a
aucune nouvelle des inspections générales et dont il est fort peu probable
qu’elles se déroulent d’ici la fin de l’année scolaire sont les suivantes : la mission
d’allemand prévu en Allemagne (qui était déjà un report de 2005 !), la
mission d’espagnol prévu du 10 au 25 mai en Espagne (déjà reportée à deux
reprises en 2004 et en 2005) dont il semble qu’elle soit de nouveau différée, la
mission d’anglais en Turquie (un report de 2005 !), la mission de sciences
physiques et chimiques prévu au lycée français de Bruxelles, la mission de
mathématiques en Finlande, les missions de lettres au lycée franco-hellénique
et au Sénégal.
Enfin, les missions d’analyse de réseaux sur
un financement AEFE ont bien été effectuées au Liban et à Maurice. Mais aucune
information sur la mission concernant l’audit d’établissement (financement
AEFE) qui était programmé au lycée français de Lisbonne.
5. Compte rendu du recrutement au SEFFECSA
Le SEFFECSA, Service de l’enseignement des
forces françaises et de l’élément civil stationnés en Allemagne, gère un
établissement du second degré, le collège Robert Schuman à Donaueschingen, dans
le Bade-Wurtemberg. Pour la rentrée 2006, un poste d’EPS était à pourvoir et un
poste est susceptible d’être vacant en mathématiques.
Le recrutement des enseignants pour cet
établissement reçoit l’avis d’une instance de consultation qui s’est réunie le
11 mai 2006 au ministère de
Le classement des collègues ayant fait acte
de candidature (2 en mathématiques et 5 en EPS) se fait dans l’ordre d’un
barème propre à cette commission (voir le détail sur notre site www.hdf.snes.edu, rubrique recrutement), où
figure la note globale sur 100, des points d’échelon, des bonifications
familiales et une bonification si le candidat exerce en France (métropole et
DOM) au cours des 3 dernières années.
Ce dernier point revient à dire que les
candidats en poste actuellement à l’étranger et en COM ne sont pas prioritaires
pour un poste à Donaueschingen, sauf en cas de défaut de candidature. En
revanche, les collègues en poste dans les DOM doivent être traités de la même
façon que les collègues métropolitains. Sur ce point, sans oser l’affirmer
ouvertement en encore moins l’écrire, l’administration de
Roger
FERRARI
Secrétaire
national chargé
des questions hors de France,
Catherine JUSTIN, Céline URBANIAK,
Annie
DELPORTE, Henri-Jean NOURI
Membres du Secteur Hors de France.
RF/CJ/CU/AD/HN/CC
RECRUTEMENT AEFE 2006 : LISTE DES
PROFILS MODIFIES DES POSTES D’EXPATRIES
|
N° poste,
pays, ville |
Grade |
Discipline |
Elément(s)
du profil supprimé(s) |
|
3201N, Espagne, Alicante |
agrégé |
mathématiques |
Expérience indispensable de
formation de formateurs |
|
3203N, Royaume-Uni, Londres |
agrégé |
mathématiques |
Expérience indispensable de
formation de formateurs |
|
6305B, Maroc, Casablanca |
certifié |
lettres classiques |
Expérience indispensable de
formation de formateurs |
|
|
certifié |
lettres modernes |
Expérience indispensable de
formation de formateurs. |
|
|
certifié |
lettres modernes |
Expérience indispensable de
formation de formateurs |
|
|
certifié |
histoire-géographie |
Expérience indispensable de
formation de formateurs |
|
|
certifié |
histoire-géographie |
Expérience indispensable de
formation de formateurs |
|
3313G, Russie, Moscou |
certifié |
anglais |
Expérience indispensable de
formation de formateurs |
|
6330G, Maroc, Casablanca |
certifié |
anglais |
Expérience indispensable de
formation de formateurs |
|
5315N, Indonésie, Jakarta |
certifié |
mathématiques |
Expérience indispensable de
formation de formateurs |
|
6346N, Gabon, Libreville |
certifié |
mathématiques |
Expérience indispensable de
formation de formateurs |
|
6347N, Gabon, Libreville |
certifié |
mathématiques |
Expérience indispensable
des TICE |
|
6362O, Egypte, Le Caire |
certifié |
sciences physiques |
Expérience indispensable de
formation de formateurs |
|
6365O, Mali, Bamako |
certifié |
sciences physiques |
Expérience indispensable de
formation de formateurs |
|
6376P, Algérie, Alger |
certifié |
SVT |
Expérience indispensable de
formation de formateurs |
|
6381P, Maroc, Casablanca |
certifié |
SVT |
Expérience indispensable de
formation de formateurs |
|
6385P, Maroc, Rabat |
certifié |
SVT |
Expérience indispensable de
formation de formateurs |
|
4324P/S, Bolivie, La Paz |
certifié |
SVT |
Expérience indispensable de
formation de formateurs. Priorité sera donné à un candidat maîtrisant
l’espagnol. |
|
4319R, Argentine, Buenos
Aires |
certifié |
SES |
Il aura, en collaboration
avec l’Alliance française et le centre franco-argentin des hautes études de
l’université de Buenos Aires, à mettre en place un programme de conférences
au sein de l’établissement. |