Secteur hors de France

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L'Université syndicaliste
Sup. au n°614 du 29.01.2005

Pousser la logique du service public

Les personnels des établissements culturels de l’Etat sont de plus en plus livrés aux lois du privé. Cette politique initiée depuis longtemps correspond à une volonté d’externaliser certaines fonctions des administrations de l’Etat. Cette méthode était déjà à l’œuvre dans beaucoup de pays en développement où les salaires et la protection sociale étaient dérisoires. La méthode touche maintenant l’Europe voire d’autres pays de l’OCDE. Le ministère des Affaires étrangères entend ici profiter des avantages que lui procurent les législations sociales les moins avancées dans l’Union Européennes et surtout les faiblesses des accords collectifs pour les salariés des boites de langues de ces pays. Le MAE s ‘aligne sur le plus bas niveau et refuse la transparence par le CTP sur ces conditions d’emploi. Il s’agit d’une sorte de directive  Bolkestein à l’envers : l’Etat emploi dans ces établissements sous la loi locale…la plus défavorable ! Nous devons contester par tous les moyens cette politique.

L’assistance  technique va quasiment disparaître du MAE si le gouvernement arrive à ses fins. Ce sabordage d’une activité publique qui participe pleinement aux missions du ministère des Affaires étrangères doit être stoppé. Une politique d’aide publique au développement efficace passe par une assistance technique publique sous peine de sombrer dans des logiques mercantiles.

Les personnels de l’AEFE vont avoir à affronter des enjeux majeurs dans la période à venir : réforme des majorations familiales, stagnation des niveaux des ISVL, absence de voyage de congé pour les résidents, diminution du nombre d’expatriés, blocage de tout examen sérieux de la situation des recrutés locaux. Toutes ces questions nécessitent de fortes mobilisations pour aboutir à des résultats pour les personnels.

Le SNES, dans la FSU, appelle aux mobilisations locales en février sur tous ces domaines pour déboucher sur une action d’envergure en mars.

Paris, le 14 février 2005

SOMMAIRE

1.     Etablissements culturels

2.     A.E.F.E.

3.     Assistance technique à Djibouti

4.     Sécurité sociale HDF

5.     Hors classe des certifiés

6.     Hors classe i.prof est accessible

7.     Le Snes sur le terrain

8.     Stage en Polynésie

9.     Cotisation déduction fiscale

10. MAE transparence n° 5

11. Missions d’inspection

12. CCPM N°2 – recrutement d’agents comptables

13. Départ de Thierry Wuillez

 

n° 9

1. Etablissements culturels : ne pas renoncer !

Depuis l’automne 2004, les fonctionnaires recrutés locaux par des établissements culturels en Espagne ne sont plus à la sécurité sociale française et doivent cotiser aux deux pensions, espagnole et française, s’ils veulent préserver leurs droits pour la période en cours. Tout cela en vertu d’un règlement européen qui date de 1971 et dont l’application relève plus d’une logique Bolkestein que d’une logique d’établissement public. Ici on n’importe pas la réglementation du travail, au contraire, on prend la locale, celle des boites de langue. Tout ceci au mépris de la circulaire 7/TA/GE du 30 avril 1982 qui étend aux personnels titulaires rémunérés localement dans les établissements ayant l’autonomie financière les dispositions du décret 80-342 du 12 mars 1980. Comment expliquer que l’on sorte un texte antérieur sinon à des fins politiques de rupture du service public à l’étranger. Le SNES ne désarme pas. Il continue sa pression politique sur le gouvernement français et va l’accentuer à l’approche d’échéance politique qui concerne l’Union Européenne. Dans le même temps, il propose aux collègues de faire un recours devant la juridiction compétente pour application erronée du règlement de 1971.

Même situation en Italie où les pseudo juristes du MAE essayent de justifier l’entreprise de rupture de tout lien des recrutés locaux avec la situation d’agent de l’Etat français. Le pseudo juriste clame haut et fort que le d) de l’article 13 du règlement CEE n° 1408/71 du Conseil du 14 juin 1971 s’applique bien (« les fonctionnaires et le personnel assimilé sont soumis à la législation de l’état membre dont relève l’administration qui les occupe ») alors qu’il y a peu, il prétendait le contraire. Il ne lui reste plus alors qu’à invoquer le statut de la fonction publique et de rappeler, oh grande découverte, que « le fonctionnaire détaché est soumis aux règles régissant la fonction qu’il exerce par l’effet de son détachement ». Tiens, tiens…il est toujours fonctionnaire ! Mais cela ne l’empêche pas d’affirmer que le MAE ne l’emploi pas comme fonctionnaire mais  « en qualité d’agent contractuel de droit privé étranger » et d’en profiter pour le dépouiller du bénéfice de la sécurité sociale française alors qu’il conserve toujours la qualité d’agent de l’Etat, établissements culturels de l’Etat oblige !

On voit bien que toutes ces contorsions soit disant juridiques ne sont qu’un habillage pour couper tous les liens de ces agents avec l’Etat. Bolkestein veut importer la législation la plus défavorable dans les pays de l’UE, les gouvernements français successifs eux veulent l’exporter au sein du ministère des Affaires étrangères !

Les collègues de l’Institut français d’Athènes ne sont pas mieux lotis puisqu’ils ont découvert par hasard qu’ils avaient perdu la sécurité sociale au 1er octobre 2004 et que leur contrat allait être modifié en leur défaveur grâce à l’accord du principal syndicat grec. C’est certainement ainsi que la plupart des gouvernements conçoivent l’Europe sociale, celle qui casse les droits sociaux et fait la part belle aux employeurs. Eh bien, nous ne voulons pas de cette Europe ! Nous voulons une autre Europe, celle des droits sociaux et des services publics. Le SNES appelle tous les collègues à faire connaître collectivement leur opposition à cette politique européenne.

2. A.E.F.E. : ne pas se laisser distancer

Les projets de réforme du « paquet social » au ministère des Affaires étrangères vont avoir des conséquences sur la situation des personnels de l’AEFE. Certaines ne sont que la transposition des mesures prévues pour les « expatriés » des Affaires étrangères et elles seront d’un effet automatique pour les expatriés de l’AEFE. D’autres, qui concernent les recrutés sur place des Affaires étrangères verront leur transposition moins automatiques pour des raisons budgétaires. Il importe que les personnels de l’AEFE ne soient pas une nouvelle fois décrochés de la situation des personnels de statut équivalent des Affaires étrangères. Il faut en même temps exiger des droits nouveaux pour les résidents sans pour autant que cela se fasse au détriment du nombre d’expatriés.

Où en sommes nous en ce moment ? Le SNES met plusieurs sujets sur la table de négociation :

-         celui de l’avantage familial dont le niveau est insuffisant dans de nombreux pays. Les majorations familiales des expatriés vont être réajustées par la réforme du « paquet social » du MAE. Elles vont augmenter dans certains pays et notamment ceux de l’OCDE mais elles vont diminuer fortement dans d’autres pays. Ce sera le cas en particulier pour toute l’Afrique subsaharienne. Dans le même temps, les recrutés sur place du MAE vont bénéficier de 80% des majorations familiales des expatriés. Le statut quo pour l’avantage familial est impensable car les 40% des majorations actuelles ne seraient même plus suffisants pour couvrir les frais de scolarité dans la plupart des pays. Pourtant l’alignement sur les recrutés sur place des Affaires étrangères (80 % des majorations familiales) est loin d’être acquis. Pour le SNES qui revendique l’alignement de l’avantage familial sur les majorations familiales, c’est une question de principe et d’équité sociale. Des discussions vont s’engager à l’AEFE début mars sur ce sujet. Les personnels doivent se mobiliser pour exiger leurs droits familiaux comme tous les autres agents de l’Etat à l’étranger ;

-         les niveaux d’ISVL qui restent en deçà de 15 % de l’indemnité d’expatriation  et inadaptés aux conditions  vie dans de nombreux pays. Les niveaux d’ISVL doivent être remis à plat dans la perspective du 15 % minimum. Le SNES va lancer d’ici fin février une enquête sur les niveaux minimum requis dans chaque pays à la fois en valeur absolue et en % de l’indemnité d’expatriation. Sur la base des réponses des sections, le SNES demandera les réajustements nécessaires auprès des instances responsables de l’ AEFE ;

-         les voyages de congés qui vont maintenant être bien distincts des aller et retour en poste pour les expatriés. La question doit être posée sérieusement pour les résidents. On peut comparer cette demande à la situation qui est faite dans les COM et les DOM aux agents ayant les centre de leurs intérêts matériels et moraux sur place et qui bénéficient pourtant d’une prise en charge de voyage pour congés. Le SNES considère que tout ce qui peut rapprocher les situations d’expatriés et de résidents sans obstacle réglementaire contribue à une meilleure harmonie des situations. Même si la question est actuellement évacuée comme une plaisanterie par la direction de l’AEFE, le SNES appelle les personnels à porter cette revendication qui relève d’un traitement équitable des personnels ;

-         la situation des recrutés locaux qui ne peut plus rester en l’état alors que les Affaires étrangères appliquent plus de transparence et affichent des améliorations. Les promesses de 2001 n’ont pas été tenues. Quid des recommandations de l’AEFE ? De la renégociation des accords de sécurité sociale ? De la prise en compte du vote au CTP des recrutés locaux des établissements dotés de l’autonomie financière par le passage devant cette instance des conditions d’emploi de ces personnels ? Il faut remettre à l’ordre du jour ce qui a fait la force du mouvement de 2000 : salaires, grilles, protection maladie, retraite et conditions de travail. Le SNES veut s’y employer avec tous les personnels.

Inutile de se poser de fausses questions, tout ceci est impossible à budget constant et il serait suicidaire pour l’AEFE de vouloir financer de telles mesures par de nouvelles suppressions de postes d’expatriés. Alors quelle solution ? Une augmentation de budget et un traitement solidaire du MAE. Pour un gouvernement qui dit comme le Chef de l’Etat vouloir réduire la fracture sociale, cela ne devrait pas soulever de problème majeur !

Mais comme il y toujours un fossé entre la parole et les actes, mieux vaut être prêt à le rappeler par tous les moyens.

3. Assistance technique

Expulsion de six coopérants à Djibouti

Mécontentes des récents développements de l’affaire du juge Borrel (coopérant français retrouvé mort en 1995 à Djibouti dans des circonstances étranges), qui pourrit régulièrement les relations diplomatiques entre la France et la République de Djibouti, et notamment de la décision de la cour d’appel de Versailles d’ordonner l’audition du chef des services secrets djiboutiens, les plus hautes autorités djiboutiennes ont réagi vivement en décidant d’expulser sur le champ six assistants techniques français, dont trois conseillers de ministre, travaillant dans les secteurs de la santé, l’éducation, la sécurité publique et le développement rural. On peut citer également simultanément la coupure sine die de l’émetteur de RFI, comparée à « Radio mille collines », coupable de diffuser des informations diffamatoires et mensongères sur cette affaire.

Cette décision sans appel signifiée à l’ambassadeur de France le 15 janvier devait entraîner le départ des « six punis » le dimanche suivant, soit le 23 janvier. Dans un geste de « grande bonté », Djibouti a accepté d’accorder une semaine supplémentaire aux trois assistants techniques n’ayant pas d’enfant afin de mieux organiser leur départ définitif (quand on sait ce que signifie un départ définitif d’un pays, il y a de quoi sourire… ou pleurer) et de permettre aux trois autres de scolariser leurs enfants jusqu’au vacances de février, soit le 20 février.

C’est bien tout ce que la diplomatie française aura pu obtenir dans cette affaire,  face à la toute puissante République de Djibouti qui ne considère plus la France comme le partenaire privilégié, notamment grâce à l’imposante présence américaine qui tisse sa toile dans la région.

Pour s’en convaincre, il suffisait de lire les dernières lignes de l’éditorial du journal local « La Nation » paru le 13 janvier qui annonçait les expulsions à venir : « Enfin, pour nous, après le temps de la coopération et de la compassion est venu celui des décisions. Comme disait l’autre, « the game is over » ! ». La référence est claire.

Sur place, on a expliqué aux assistants techniques qu’il fallait calmer le jeu et laisser passer l’orage pour éviter que d’autres ne partent dans une prochaine vague, que les six expulsés avaient bien compris de quoi il s’agissait, et que tout serait fait pour faciliter leur retour et leur réinsertion.

Pour calmer le jeu, on l’a calmé, comme en ont témoigné tout d’abord le point de presse du 24 janvier du porte parole du ministère des affaires étrangères refusant de commenter l’expulsion des six assistants techniques, suivi de son communiqué de presse du 29 janvier « soulignant l’excellente coopération des autorités et de la justice djiboutienne » et remettant en cause les « affirmations avancées par divers organes de presse » concernant « la mise en cause des autorités djiboutiennes ».

Ce communiqué de presse, plus que « consensuel », sera lu à la télévision nationale djiboutienne par l’ambassadeur de France, et sera publié dans le journal local, accompagné de l’intégralité de la lettre d’excuse du quai d’Orsay à M. Rachad Farah, ambassadeur de la République de Djibouti à Paris, après sa convocation par le juge d’instruction auprès du tribunal de grande instance de Paris, en « violation des usages diplomatiques ».

Pour ce qui est de faire le maximum pour les collègues expulsés, on peut dire que le MAE a freiné des quatre fers, malgré les engagements locaux du SCAC. Et le SNES a dû déployer toute son énergie et sa tenacité aussi bien localement qu’au niveau national pour que les collègues puissent bénéficier des droits élémentaires, le contraire ayant été indécent dans un tel contexte.

Ainsi, dans un premier temps, il n’était même pas question d’appel spécial pour les expulsés (accordé récemment et en toute légitimité aux collègues rapatriés de RCI), suite à une interprétation complètement fallacieuse du MAE. L’impossibilité serait liée au fait que dans le cas d’une expulsion, le retour dans le pays n’est pas envisageable, alors que rien n’en fait état dans la rédaction de l’article 22-1 du décret de 67, concernant l’appel spécial. Au bout d’une semaine de pression,  ce qui était impossible était devenu possible !

De même, le MAE refusait de prendre en charge le voyage de retour du conjoint pacsé d’un assistant technique expulsé. Ce coup ci, il fallait attendre la signature du décret modifiant le décret de 1986 concernant les voyages des agents de l’état entre la France et l’étranger, vaste programme !!! Et c’est ce que relayaient aussi bien l’ambassadeur de France que le conseiller de coopération, sauf que, dans sa volontaire méconnaissance des textes, le MAE avait oublié que le Pacs avait été introduit dans le décret de 67, modifié en 2003 pour cette raison, et que le TA de Nantes avait condamné en avril 2004 le directeur de l’AEFE pour avoir refusé le remboursement du voyage d’un conjoint pacsé. Il a fallu que le SNES intervienne auprès du ministre lui-même pour que, après trois semaines de refus, le voyage du conjoint soir pris en charge.

Gare à vous donc, chers collègues à l’étranger, évitez les pays à risque d’expulsion car, du jour au lendemain, votre contrat peut prendre fin sans émouvoir l’administration. On pourrait même dire que, dans le contexte actuel de « mort de l’assistance technique », cela arrange ses affaires. Pour preuve, il n’a pas été question de conserver tout ou une partie de l’enveloppe financière libérée par les six expulsés de Djibouti afin de maintenir en poste des agents dont le contrat n’a pas été renouvelé. Mépris, vous avez dit mépris ?

4. Sécurité sociale HDF

La sécurité sociale n’est hélas pas un droit exportable. Tous les recrutés locaux, qu’ils soient dans un établissement doté de l’autonomie financière ou pas en font la difficile expérience. En fait, c’est le régime de rémunération qui apporte le bénéfice de la sécurité sociale. Un exemple législatif pourtant, celui de la loi de 1972 qui donne ce bénéfice aux coopérants (assistants techniques). C’est ainsi pour les personnels des Affaires étrangères par le décret de 1967 et de même pour les titulaires de l’AEFE par le décret de 1990 et maintenant celui de 2002. Pourtant l’action syndicale conjuguée à une période où le social avait droit de citer auprès du gouvernement a permis d’ouvrir ce droit aux fonctionnaires employés dans des établissements l’Etat à l’étranger.

C’était le cas pour les collègues qui allaient devenir les résidents de l’AEFE dans les établissements dotés de l’autonomie financière et c’est toujours le cas, pour le SNES, contre le point de vue non argumenté de l’administration, dans les établissements culturels.

A partir de ce bref état des lieux, on voit l’étendue des problèmes :

-         en plus de la violation flagrante de la circulaire 7/TA/GE du 30 avril 1982, se pose dans tous les établissements dotés de l’autonomie financière la question de la protection sociale des recrutés locaux non titulaires. La renégociation des accords de sécurité sociale, qui apportait une réponse intéressante pour certains pays, semble toujours au point mort. Pour les autres pays, les mesures tendant à rétablir une certaine équité entre systèmes de protection sociale restent peu nombreuses et insuffisantes ;

-         le recours à la CFE est souvent trop coûteux et n’apporte pas les mêmes garanties que le système général. L’Etat employeur refuse de prendre le surcoût que représente la couverture à la CFE  par rapport au régime général ;

-         le cas des retraités hors de France qui ne bénéficient évidemment plus d’un régime de rémunération d’actif et qui se voient donc obligés d’avoir un domicile en France pour bénéficier de la sécurité sociale française mais être considérés comme touristes à l’étranger. Ou bien, être domicilié à l’étranger et alors être obligé de cotiser à la CFE pour être couvert à l’étranger.

Pour résoudre tous ces problèmes, d’autres politiques sont nécessaires. Tout d’abord, redonner à tous les agents public leurs droits d’agent public ce que la loi scélérate de 2000.leur a enlevé. Ensuite, généraliser les accords de sécurité sociale dès lors qu’un nombre critique de personnes est concerné, d’un côté ou d’un autre. Enfin, établir une équité entre prise en charge par le système général et par la CFE. Cela veut dire que pour le SNES, la cotisation salariée ne doit pas peser plus que ce qu’elle pèse pour le régime général. Ces pistes doivent être creusée sérieusement si l’on veut faire avancer la protection social des collègues à l’étranger.

5. Hors classe des certifiés et agrégés : encore beaucoup de questions.

La note de service parue le 16 décembre 2004 sur la hors classe des certifiés, CPE et professeurs d'EPS modifie profondément les conditions d'accès à la hors-classe. La DPE B5, qui gère l'avancement à la hors-classe des collègues détachés à l'étranger, détachés en France et dans certaines COM (Polynésie, Wallis-et-Futuna, Saint-Pierre et Miquelon) est actuellement en discussion avec les élus du personnel pour la mise en œuvre de la nouvelle procédure. La mise à jour du dossier des personnels gérés "hors-académie" sur i-prof devrait être possible dans les prochains jours ; les collègues recevront leur identifiant et leur mot de passe dans leur établissement.et une icône "personnels « hors-académie » sera enfin disponible sur le site SIAP du ministère!

Le SNES entend défendre le maintien d'un barème équilibré, valable pour tous, où la part consacrée à l'expérience professionnelle et à l'investissement dans l'établissement, notions éminemment subjectives et soumises à l'appréciation de l'inspection et /ou du chef d'établissement, reste minimale. Pour les agrégés, la DPE doit clarifier sa position concernant les 40 points du recteur.

L'accès à la hors classe doit rester possible pour tous les collègues, sur des critères transparents et mesurables qui permettent d'assurer l'égalité de traitement entre tous, hors de tout arbitraire local.

La CAPN est prévue en juin.

6. Hors classe i-prof est accessible

Le site internet i-prof, où chaque collègue peut consulter son dossier administratif et le compléter en vue d'un examen par l'administration pour l'accès à la hors classe, vient d'être mis en route. Dès maintenant, tous les collègues peuvent se connecter pour accéder à leur dossier. La définition d'un barème pour l'accès à la hors-classe des certifiés et des CPE gérés hors académie est toujours en discussion avec le ministère et le SNES exerce toute sa vigilance pour obtenir un véritable barème où la part des éléments non quantifiables (investissement professionnel dans l'établissement…) soit globale et réduite au minimum. Le SNES reste favorable à l'accès à la hors classe pour tous, en respectant l'ancienneté dans le 11e échelon pour une rotation rapide des emplois, avec un barème national où l'arbitraire des hiérarchies locales n'a pas sa place.

EN PRATIQUE

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NB: dans votre dossier, à la rubrique "perspectives", on vous avertit que la campagne de promotion de grade va démarrer en janvier 2005…Le ministère a pour le moment l'intention d'envoyer un mèl à tous les collègues hors académie promouvables pour les avertir d'actualiser leur dossier. Vous pouvez envoyer un mèl à votre gestionnaire du ministère quand vous consultez votre dossier, et vous pouvez en recevoir un  (voir la rubrique "courrier").

La CAPN d'accès à la hors classe des certifiés est prévue en juin 2005.

ENVOYEZ VOTRE FICHE SYNDICALE HORS-CLASSE ET LA COPIE COMPLETE DE VOTRE DOSSIER I-PROF ACTUALISE AU SNES HORS-DE-FRANCE, 46, AVENUE D'IVRY, 75647 PARIS CEDEX 13.

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7. Le SNES sur le terrain

En Thaïlande

Une brève rencontre en janvier à Bangkok avec quelques collègues a permis de faire le point. C’est surtout la question du Tsunami qui a été au centre de la discussion compte tenu du choc que représente le vécu d’une telle catastrophe. Tous les aspects ont été abordés aussi bien ceux du suivi psychologique des enseignants et des élèves que celui de la solidarité avec les populations. Les collègues présents se sont félicités des dispositions prises par les autorités françaises en matière de suivi médicalisé.

Par ailleurs, les collègues ont soulevé à nouveau la situation désastreuse dans laquelle se trouvent les recrutés locaux de l’établissement. Les français se trouvent dans une quasi illégalité et comme dans beaucoup d’établissement de ce type, ils ne bénéficient pas de pension de retraite. Une mobilisation de tous les personnels de l’établissement s’impose pour faire avancer ce dossier.

Au Cambodge

Une réunion d’information syndicale ouverte à tous les collègues à permis à chacun et chacune de faire état de ses préoccupations : salaire des fonctionnaires, loi Fillon, avancement au rythme le plus favorable et cohérence pédagogique de l’enseignement.

Le débat s’est focalisé sur plusieurs points très sensibles localement :

-         la situation de TNR de plusieurs collègues du primaire et du secondaire alors qu’aucune demande de régularisation n’a été faite à l’AEFE. Le SNES a proposé aux collègues de faire des demandes immédiates par la voie du chef d’établissement et de soutenir ces demandes en CTP. L’établissement doit prendre ses responsabilités dans ce domaine puisque qu’il recrute des personnels titulaires de l’Education Nationale pour assurer des créations de sections. Il ne peut laisser ces personnels sans sécurité sociale, sans droit à avancement  et  sans droit à pension civile ; Au besoin des collègues doivent agir pour que leurs droits soient reconnus ;

-         la menace sur l’établissement d’une augmentation du taux de participation qui passerait à 60%. Sur ce point, la situation générale de l’établissement doit prévaloir y compris en intégrant les régularisations de TNR. Il faut que l’AEFE apporte à l’établissement la possibilité d’employer des personnels titulaires et non le contraire. Sur ce point aussi, le SNES est prêt à intervenir auprès de l’AEFE ;

-         la situation des recrutés locaux qui comme dans beaucoup d’établissements conventionnés de ce type n’est guère reluisante. Plusieurs questions urgentes doivent être résolues. L’évolution du niveau de rémunération en fonction des fluctuations du dollar US. La baisse du dollar n’a pas été accompagnée de mesure d’ajustement par rapport à des dépenses principalement fixées en euros. La couverture retraite qui n’est pas du tout prise en charge par l’établissement alors que pour la maladie, il assume 50% des cotisations. En plus, les collègues qui ont cotisé à la CFE à titre volontaire se posent la question de la validation de leurs annuités par le régime des fonctionnaires. Sur tous ces points le SNES soutient les demandes collègues et fera les interventions nécessaires en concertation avec eux.

8. Stage en Polynésie

La Polynésie française connaît actuellement une effervescence unique après une année politique d’espoirs et de turbulences qui a secoué le joug de la gestion de Gaston Flosse, installé au pouvoir depuis 20 ans. Le Taui, le « changement » dont parlent tous les Polynésiens dans ces élections, est déjà sensible : partout, les citoyens n’hésitent plus à afficher leurs préférences politiques (quelles qu’elles soient) en installant un drapeau sur la maison, la voiture, le vélo. Les jeunes circulent toute la journée en truck (le bus local) pavoisé pour se rendre d’un meeting à l’autre, alors que la jeunesse polynésienne s’est longtemps désintéressée de la politique, peu concernée par la faiblesse des enjeux.

A la demande du SNES et SNEP Polynésie, la section nationale du SNES a organisé un stage de formation syndicale pour les nouveaux élus des personnels enseignants, les élections professionnelles ayant eu lieu ici en novembre dernier. La tenue de ce stage a coïncidé avec la grève nationale du 20 janvier et, chose inimaginable ici il y a encore quelques mois, les media locaux ont assuré une couverture exceptionnelle des deux événements (aussi bien les radios que les télévisions ou la presse écrite), avec l’apparente volonté de retranscrire notre message le plus fidèlement possible. Les journalistes ont à l’évidence l’intention de profiter  au maximum de l’exceptionnelle liberté d’expression que leur offre la campagne électorale en cours et de faire feu de tout bois pour que tous les thèmes possibles soient abordés par les candidats en lice. La FSU Polynésie a donc profité de ce contexte pour demander une audience à tous les principaux candidats à ces élections partielles afin de les interroger sur leurs ambitions en matière d’éducation et de les informer de nos revendications. Armelle Merceron, n°2 sur la liste de Gaston Flosse, nous a brièvement reçu en tant que ministre de l’éducation, le député-maire Michel Buillard nous a reçu le jour de la grève, puis Oscar Temaru et Nicole Bouteau.

En matière d’éducation, le « Taui » est en effet le mot qui doit devenir une réalité en Polynésie, quel que soit le vainqueur de ces prochaines élections.

Le premier problème réside dans les relations entre la direction des enseignements secondaires, chapeautée par la ministre de l’éducation locale et la FSU. Depuis plusieurs mois, les autorités polynésiennes cherchent à rogner sur le droit de grève des enseignants, fonctionnaires d’Etat, en exigeant un préavis de grève local pour chaque appel national à la grève. La FSU est donc régulièrement et publiquement accusée de ne pas respecter le statut d’autonomie du pays et d’organiser des grèves illégales, sans compter les circulaires aux chefs d’établissements ni les courriers d’intimidation aux responsables de la FSU comme aux personnels. La ministre actuelle cherche également à restreindre le droit à la formation syndicale de chaque enseignant par une interprétation abusive du décret en vigueur. Quant au paritarisme, la FSU a encore bien du mal à le faire exister tel qu’elle le conçoit, c’est-à-dire avec une véritable parité entre l’administration et les élus pour préparer les commissions et avec un souci de transparence qui ne soit pas seulement de pure façade. On le voit, oser exercer ses droits syndicaux sous le gouvernement actuel polynésien écorne rapidement la carte postale du paradis tropical. 

Surtout, les tenaces chicaneries du ministère local masquent mal l’étendue du retard qu’accuse le pays en matière d’éducation. Excepté dans quelques établissements centraux de Papeete,  enseigner en Polynésie revient à manquer de tout pour travailler, depuis les photocopies jusqu’aux installations sportives (vétustes, incomplètes quand elles ne sont pas inexistantes) en passant par le matériel de laboratoire, le fonds documentaire du CDI, les postes informatiques etc. Plus on s’éloigne de l’île de Tahiti et plus les problèmes sont aigus, certains établissements des îles éloignées accueillant des élèves dans des internats indignes, hors de toute norme d’hygiène et de sécurité, jusqu’à l’absence, par exemple, d’une chambre froide pour conserver les plats de la restauration scolaire. Les sureffectifs, enfin, touchent de nombreux établissements. La principale explication à cette crise chronique tient évidemment à 20 ans de gestion gouvernementale où le financement de l’éducation a été laissé exclusivement à l’Etat, sans que le gouvernement local ne développe de politique ambitieuse de développement des infrastructures. Aujourd’hui encore, la ministre de l’éducation se plaint des moyens insuffisants reçus de Paris, mais sans prévoir d’investissement local pour un quelconque programme de rattrapage.

La mission des enseignants s’en trouve d’autant plus ardue et complexifiée, tandis que certains chefs d’établissements, largement soutenus par la DES, font preuve d’initiatives avant-gardistes en matière d’organisation des services : remplacements au pied levé imposés  en quantité aux  jeunes collègues et notamment aux stagiaires IUFM ( !), bivalence, voire valences multiples imposées aux collègues qui exercent dans les établissements les plus isolés. On imagine sans peine les conséquences que le projet de loi Fillon pourrait avoir dans les établissements polynésiens. On imagine mal, en revanche, ce qu’il adviendra de l’éducation offerte aux jeunes de Polynésie si des disciplines comme l’EPS, l’éducation musicale ou la LV2 cessent d’être obligatoires pour tous. La musique, la danse et le sport sont tellement ancrés dans la culture polynésienne que la disparition de ces enseignements ne pourrait être que catastrophique. Quant à la langue tahitienne, elle est actuellement enseignée en seconde langue vivante et l’application de la réforme Fillon serait un recul inacceptable infligé à ce qui est l’expression première et fondamentale de l’identité polynésienne. La FSU demande au contraire que le tahitien puisse être enseigné en LV1 et qu’une véritable filière d’excellence soit développée dans l’enseignement secondaire pour cette langue.

9. 2005 : réduction d’impôts pour les cotisations syndicales à partir du 1er janvier 2005

Une réduction d'impôts de 66% du montant de la cotisation est accordée (loi de finance modificative de la loi 2004). Les collègues recevront donc un reçu fiscal qui concernera la déclaration d'impôts à remplir en 2006 pour l'année 2005.

Cet avantage est un argument supplémentaire et financier pour inciter les collègues à se syndiquer au SNES dès ce mois de février 2005. Il est n'est jamais trop tard pour nous rejoindre ! On en cessera jamais de le répéter : le SNES ne vit que des cotisations de ses adhérents ; plus il a d'adhérents plus il a les moyens de son action

10. M.A.E. transparence n° 5

La cinquième période de dépôt des candidatures est ouverte et sera clôturée le 24 Février 2005 à minuit, heure de Paris.

Ce recrutement concerne les postes et missions à l’étranger (hors AEFE) à pourvoir en septembre 2005 : 11 postes d’assistants techniques à l’étranger (titre IV du budget de l’État). La consultation des postes à pourvoir se fait par voie électronique (www.afet.education.gouv.fr).

Ce cinquième appel à candidature sera probablement suivi d'autres périodes de recrutement. Chaque période est liée à une liste nouvelle de postes. Aucune de ces listes ne fera l’objet d’une publication au B.O. Il s'agit donc de consulter très régulièrement le site du SNES Hors de France (www.hdf.snes.edu) et/ou celui du ministère. Les modalités de candidature ainsi que la procédure de recrutement ont été développées dans la première circulaire hors de France datée du 7 septembre 2004. Elle est consultable sur notre site internet (rubrique Circulaires).

Si vous faites acte de candidature sur ces postes d'assistants techniques, complétez également la fiche syndicale réservée aux seuls syndiqués. Elle se trouve sur notre site (rubrique Recrutement puis postes MAE). Retournez-la accompagnée de toutes les pièces justificatives nécessaires au SNES hors de France. Elle nous est en effet indispensable pour un suivi individuel des dossiers.

11. Missions d’inspection dans les TOM et à l’étranger en 2005

Maroc

Mission formation continue – financement AEFE

 

Madagascar

Mission formation continue – financement AEFE

Gabon

Mission formation continue - financement AEFE

 

Etablissements et vie scolaire

1 mission en Polynésie si co-financement

 

Portugal                                            5 jours

 

Finlande                                            5 jours

 

Australie

Canberra – financement MAE

Sydney – financement DESCO

Mission d’homologation (à confirmer)

 

Espagne

Mission d’homologation (à confirmer) – financement DESCO

 

Manille

Mission d’audit – financement AEFE

 

Italie

Analyse de réseaux – Financement AEFE

 

 

Madagascar

Mission formation continue – financement AEFE

 

Portugal

Mission formation continue – financement AEFE

 

Histoire et Géographie

Allemagne

Conjointe Lettres – politique de réseau    5 jours

 

Angleterre (Londres)                           5 jours

 

Pays-Bas

Evaluation des sections européennes  3 jours

 

Bruxelles

Evolution du lycée français Jean Monnet (Audit) – financement AEFE

 

Singapour

Mission formation continue – financement AEFE

 

Espagne

Mission formation continue – financement AEFE

 

Ouagadougou

Mission formation continue – financement AEFE

 

Guatemala

Mission formation continue – financement AEFE

 

Addis abeba

Mission formation continue – Financement AEFE

 

Langues vivantes

Allemand

 

Allemagne                                         5 jours

 

Anglais

pour mémoire 1 mission en Guyane

 

Suède - Danemark

Stochkolm – Copenhague                 5 jours

 

Italie-Grèce-Turquie

Rome-Milan-Athènes-Istambul-Ankara

                                                           10 jours

 

Angleterre (Londres)            5 jours

 

Autriche (Vienne)               4 jours

 

Brésil

Mission d’homologation (à confirmer) – financement DESCO

 

Washington – San Francisco ou Los Angeles

Mission formation continue – financement AEFE

 

Arabe

 

Tunisie

Financement poste

Evaluation de l’enseignement de l’Arabe dans le réseau des établissements Français à l’étranger en liaison avec l’inspection générale de l’Enseignement primaire.

 

Espagnol

 

Espagne

(Report mission)                               10 jours

 

 

Allemagne

Conjointe histoire et géographie – Politique de réseau                                                  5 jours

 

Espagne                                             5 jours

 

Italie – financement des indemnités journalières Rome-Milan              3 jours

 

Belgique                                             5 jours

 

Maroc                         2 missions de 5 jours

 

Tunisie

Analyse de réseaux – financement AEFE

 

Mathématiques

Maroc                           10 jours

 

Angleterre (Londres)                       4 jours

 

Yaoundé

Audit d’établissement – financement AEFE

 

Montréal

Mission formation continue – financement AEFE

 

Sciences Economiques et Sociales

Pour mémoire

1 mission cor. académiqueMayotte

1 mission cor. académiquePolynésie – voyage pris en charge par le vice-recteur

 

Sciences Physiques et Chimiques

Mission circulaire

Corée (Séoul) – Indonésie (Djakarta) – Malaisie (Kuala Lumpur) – Singapour (Singapour) – Viet-Nam (Saïgon) – Thailande (Bangkok)                              12 jours

San Francisco

Mission formation continue – financement AEFE

 

Sciences de la Vie et de la Terre

Tunisie                                               5 jours

 

Mission Hors Discipline

Pays-Bas                                           2 jours

Amsterdam