Secteur hors de France

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L'Université syndicaliste
Sup. au n° 609 du 26 novembre 2004

Grève du 07 décembre : une mobilisation encourageante !

De toutes parts les mauvais coups s'abattent sur l’éducation, en France comme à l'étranger, au nom d'une rigueur budgétaire qui ne touche que le service public. Depuis deux ans, les mesures se sont en effet multipliées contre les personnels du second degré : suppression massives de postes, diminution des horaires d'enseignement, recours massif à un système d'intervention à la vacation… mais aussi plus récemment remise en cause de nos statuts, du mouvement national et de la hors-classe. Quant à la baisse dramatique du pouvoir d'achat des agents de la fonction publique, elle est revendiquée par R. Dutreil qui parle de « sortir de la distribution de pouvoir d’achat aveugle et sans discernement ». L'AEFE n'est bien entendu pas en reste quand elle privilégie une politique immobilière à ses personnels enseignants, la multiplication des postes de faux résidents au détriment des postes d’expatriés et le maintien de nombreux TNR dans le réseau.

 

Pour autant, il est possible de réagir, comme le montre le bilan de la grève de décembre avec un début encourageant de mobilisation des collègues : la grève a en effet été un succès dans de nombreux pays. Le SNES a ainsi réussi à convaincre un grand nombre de collègues de la justesse de nos analyses.

 

Au moment où le gouvernement veut profondément modifier nos statuts, le sens de nos métiers et la nature même du service public d'éducation, nous devons instaurer un rapport de forces en notre faveur. Ce premier avertissement du 7 décembre doit être entendu par le gouvernement. Pour cela nous devons dès à présent nous préparer à de nouvelles actions en janvier avec toute la FSU.

Paris, le 10 décembre 2004

SOMMAIRE

 

1.       Bilan de la grève du 7 décembre 2004

2.       Compte-rendu du CA de l’AEFE du 2 décembre 2004

3.       Droit syndical à Caracas

4.       Situation des collègues de Côte d’Ivoire

5.       Le SNES sur le terrain : A Bamako et à Bruxelles

6.       Liste d’aptitude et accès à la hors classe

7.       Troisième période de recrutement au MAE : postes d’Assistants Techniques

8.       Rentrée 2005 : bilan du mouvement en Nouvelle Calédonie

9.       Prolongation de mission dans les Ecoles Européennes

 

Annexe :

  - Tableau des taux d'indemnité d'expatriation et d'indemnité de résidence.

 

n° 6

 

1. Bilan de la grève du 7 décembre 2004

La grève a été un succès dans de nombreux pays. C'est le signe que face aux attaques répétées du gouvernement Raffarin, les collègues, un peu démoralisés par l'échec de la bataille sur les retraites, ont compris qu'il fallait relever la tête. Les motions votées par les assemblées générales reprenaient les mots d'ordre nationaux, marquant leur inquiétude face à la remise en cause du caractère national du baccalauréat, leur opposition aux heures de remplacement des collègues absents imposées. Ils ont également revendiqué la nécessité d'une revalorisation des salaires et de l'ISVL et, face à la spirale d'augmentation des frais de scolarité, une vraie négociation. Au Maroc, la forte participation aux assemblées générales a montré la détermination des collègues à ne pas se laisser faire. En Allemagne, 60% de grévistes au lycée FG de Berlin, 85% à Munich où l'assemblée générale a voté une motion exigeant la renégociation de la grille salariale des recrutés locaux. 84,4% au lycée Louis Pasteur de Bogota, 73% au lycée Claudel d'Ottawa, 65% au lycée Montaigne du Bénin, 50 % au lycée Jean Giono à Turin, 38% au Cameroun, 38% au lycée Massignon des EAU, 36% de grévistes au lycée de Tananarive et 9% à l'école française de Riyad, score historique dans un établissement où les collègues faisaient grève pour la première fois, résistant aux pressions et intimidations de l'administration dans ce pays où la grève est interdite.

Le bilan positif de cette grève marque donc une remobilisation des collègues, nous ne devons pas en rester là.

2. Compte-rendu du Conseil d’administration de l’AEFE du 2 décembre 2004

Ce Conseil d’administration reste dans la logique politique du gouvernement : appauvrir le service public et transférer à d’autres ses missions.

Le Président du CA a de suite donné sa note d’ambiance en affirmant que le budget soumis au CA « confirmait la stabilité des moyens » et « donnait la priorité aux investissements immobiliers ». Drôle de conception de la stabilité alors que la subvention de l’Etat diminue et que l’Agence doit faire face à des charges supplémentaires à savoir l’immobilier.

Le Sénateur Ferrand, venu faire un point d’étape sur son rapport, se situe bien dans la même veine. Il affirme qu’ « il faut équilibrer les comptes, il faut être réaliste ».

D’après lui, son rapport a eu un accueil positif à Bercy. On voit le résultat avec le budget 2005 !

Le Premier Ministre a visité le lycée de Mexico… et ? Il est d’accord pour l’immobilier… sans un sous supplémentaire. Il est d’accord pour plus de personnels au siège… mais pas dans les écoles !!

Le Ministre délégué à la Coopération et à la Francophonie a réagi par une déclaration d’intention en Conseil des Ministres… mais les intentions ne vont pas jusqu’aux crédits supplémentaires.

Par contre ? l’Education Nationale semble mettre trop de temps à réagir ou bien comme l’a indiqué le SNES, elle est elle-même tellement engagée dans le même processus de décentralisation qu’elle n’a aucune volonté de répondre aux appels du Sénateur Ferrand. Selon le sénateur, l’école française doit être moins chère et plus compétitive ! Tout un programme qui considère l’Education comme une entreprise et qui s’inscrit bien dans la stratégie gouvernementale d’abandon du service public. Les réponses apportées au problème de financement de l’AEFE  ne sont que des solutions par défaut qui en plus n’apportent aucune garantie. Chacun peut le constater : la solution préconisée c’est de faire payer aux établissements leur propre financement à savoir augmenter les frais de scolarité et refuser toute amélioration de situation aux enseignants.

Décision budgétaire modificative n° 3

Cette DBM est l’exemple même de la stratégie de l’AEFE qui consiste à faire des économies sur différents postes pour alimenter les lignes « investissement immobilier ». Cette fois, l’AEFE consacre 2 000 000 euros à des travaux de mise en conformité aux normes de sécurité à Bruxelles et à Barcelone (très bien) en utilisant des crédits prévus pour le fonctionnement des établissements. La ficelle est un peu grosse quand on prétend que ces crédits n’ont pas été utilisés et qu’il vaut mieux les changer d’affectation alors qu’on a auparavant restreint les dépenses sur ces lignes.

Vote : (15 pour)

(3 contre SNES et SNUipp)

1 abstention (parents)

Budget 2005

Le budget présenté marque un nouveau désengagement de l’Etat puisque la subvention est en baisse de plus de 9 millions d’euros. En plus de cela, ce budget prévoit d’affecter 0,4 millions d’euros pour l’achat de terrains et 7,6 millions d’euros pour la construction de bâtiments. Le problème, c’est que ces investissements  se font sans aucune subvention du MAE à savoir 8 millions d’emprunts et 9 200 000 sur le fonds de roulement.

Ce budget consacre encore la transformation de 32 postes d’expatriés en résidents au 1/01/2005 alors que le plan était annoncé comme terminé. Il s’agirait, selon la directrice, de 32 postes qui avaient été gelés pour financer le surcoût de l’amélioration de la situation des résidents. A notre connaissance, la CA n’a jamais été informé  de ce gel.

Autant dire que dans ce budget il n’est prévu aucune amélioration de la situation des résidents ni des recrutés locaux des EGD, amélioration pour laquelle la SNES appelait à la grève le 7 décembre.

Les quelques précisions données par la directrice n’ont pas été de nature à changer l’opinion des représentants des usagers sur ce budget. L’autorisation de prêt pour Moscou est repoussée à un autre CA (opération estimée à 4 millions d’euros), Hô Chi Minh ville devra rembourser 355 000 à 375 000 euros sur 15 ans et les 9 millions inscrits au titre V du budget du MAE serviront sur Milan et Rome.

A la question d’un transfert de crédit du titre V du MAE sur le budget de l’Agence, la directrice a répondu par l’affirmative sans trop s’avancer.

Vote : 7 contre (syndicats et parents)

12 pour (administration, AFE, ANEFE, MLF)

Un des budgets les plus mal votés de l’histoire de l’AEFE !

Questions diverses :

-          Transformation du lycée Jean Monet de Bruxelles en « lycée international », la directrice a répondu qu’il y aura des sections en anglais, en allemand (en partenariat avec les Allemands) et des possibilités de pratiquer leur langue pour les élèves des nouveaux pays de l’UE.

-          Sur les procédures de recrutement des expatriés, la directrice maintient ses positions qui pénalisent les candidats et empêchent les représentants des personnels de remplir leurs mandats. Le SNES ne laissera pas bafouer ainsi les droits des collègues.

-          Le président du CA a refusé que soit examinée dans l’ordre du jour la demande du SNES d’annulation des « dettes » réclamées au titre des droits de scolarité dans les EGD en Europe pour la période 2000-2002. En question diverse, ce point devenait sans intérêt puisque non soumis au vote et donc sans aucune possibilité d’annulation.

-          Le SNES a demandé que les situations des recrutés locaux des EGD soient examinées en CTP pour toutes les questions générales : contrat, grille de rémunération, conditions d’emploi. La directrice a répondu, selon son habitude, en essayant de repousser le problème. Elle oublie certainement qu’une instance réglementaire doit être saisie et qu’elle n’a pas le choix.

-          Sur l’Espagne, à la question sur l’absence de réponse au courrier des organisations syndicales la directrice a prétendu que le problème était réglé. Les organisations syndicales de la FSU ont rappelé qu’il n’en était rien. La MLF a été prise à partie sur les licenciements de Las Palmas et Saragosse. En effet, elle s’était engagée, avec la soutien financier de l’AEFE, à maintenir la situation des personnels pendant trois ans. Le Président de la MLF a essayé de se justifier mais a surtout affirmé que ces questions ne relevaient pas de la compétence de l’AEFE. Cela n’est pas fait pour rassurer les collègues de ces établissements

3. Droit syndical à Caracas

Suite aux réactions du SCAC au supplément hors de France n° 4 du 8/11/2004 – point n° 2 : « Le CTP s’est de nouveau réuni le 4 novembre 2004. Le SNES a souligné d’emblée les atteintes répétées au droit syndical dans le réseau ARFE ; notamment à Guadalajara et à Caracas. » Le SNES de Caracas fait la mise au point suivante :

« Nous ne qualifions pas la situation d’atteinte à l’exercice du droit syndical (nous pouvons nous réunir, nous avons un affichage syndical à disposition, nous pouvons présenter des listes, nous pouvons récolter les cotisations….). Par contre, nous estimons que les CE ne se déroulaient pas de manière sereine, le ton était autoritaire, voire colérique et les prises à parties étaient courantes. Il nous semble que notre action en tant que représentants des collègues au CE ou aux diverses commissions consultatives nous a porté préjudice. Cette impression parait partagée par les autres collègues, puisque après notre démission du CE aucun membre du secondaire n’a souhaité se présenter, qu’une seule liste syndicale (le SNES) s’est présentée aux élections pour la CCPLA et que, pour la première commission consultative, seul un membre du SNES souhaite encore y assister. »

En ce qui concerne le secteur Hors de France, nous considérons que les faits indiqués constituent effectivement une atteinte au droit syndical. Toute mesure prise à l’encontre d’un collègue ou attitude qui porte atteinte à la fonction de représentation d’un collègue, constitue bien une atteinte au droit syndical.

Ceux qui n’en seraient pas conscients sont les bienvenus aux stages syndicaux du SNES à condition qu’ils payent leur cotisation !

4. Situation des collègues en Côte d’Ivoire

La question a été posée au Conseil d’administration de l’AEFE le 2 décembre.

La situation des établissements

La directrice de l’AEFE a rappelé que le dispositif de l’agence comprenait 7 établissements dont 2 lycées (Blaise Pascal 1000 élèves et Mermoz 1404 élèves). A cela il faut ajouter Prévert, Sévigné (non touché par les saccages), Eaux Vives, San Pédro et Yamoussoukro (état correct). En tout le dispositif scolarisait 4 000 élèves dont 1884 français. Tous ces établissements sont fermés d’après la directrice et il n’est pas envisagé de réouverture à terme.

Reste ouvert le cours Lamartine qui est un établissement homologué.

Les élèves

Il y aurait 1300 élèves rentrés en France. 1300 à 1500 seraient réinscrits dans les établissements du réseau AEFE avec 300 à Dakar, 250 au Liban, au Maroc, en Tunisie.

Les postes d’enseignants

88 titulaires de l’Education Nationale ont été rapatriés dont 76 résidents et 12 expatriés. L’AEFE propose aux collègues résidents 41 postes de résidents dont 27 dans la sous-région.

La situation des personnels

La direction de l’AEFE propose une réintégration au 31 janvier 2005. Pour cette réintégration, les vœux des collègues seront étudiés au cas par cas.

Pour l’indemnisation, la directrice de l’AEFE a demandé au Ministère des Finances « une indemnité exceptionnelle de réinstallation ». Les collègues devraient également pouvoir recevoir une indemnité pour perte de biens.

Les recrutés locaux eux dépendent des associations gestionnaires et la directrice ne s’est pas privée de le rappeler.

Elles prévoient :

-          pour Blaise Pascal et Prévert, le salaire de novembre et un mois d’avance

-          pour Mermoz, le salaire de novembre d’ici 8 à 10 jours et d’ici là Blaise pascal pourrait faire des avances.

A l’AEFE, des personnels prennent les informations sur tous les problèmes et essayent de retrouver des emplois aux collègues. Par ailleurs, une « bourse aux emplois » devraient être ouverte à partir de propositions émanant des établissements de la sous-région.

Dès qu’elles le pourront, les APE verseront les indemnités de licenciement.

Le directeur du Budget et des Affaires financières du MAE a néanmoins suggéré que l’on se serve d’un compte « aide d’urgence » du budget de l’AEFE pour aider les établissements.

Suite à cet exposé, tous les membres du CA ont félicité les personnels de l’AEFE pour le travail fourni dans cette période difficile pour nos collègues. Mais le SNES et le SNUipp ont rappelé avec force que le compte n’y était pas et qu’en plus, ils souhaitaient avoir des précisions sur les établissements de Dakar et de Lomé et d’une manière générale qu’ils demandaient la réunion d’un CTP pour que toutes les questions de postes et de personnels y soient étudiées. La directrice a essayé d’éluder les questions par une pirouette sur le travail fourni par ses personnels alors que la question ne les mettait nullement en cause.

L’UNSA-Education a même essayé de venir en aide à la directrice sous forme d’approbation de son discours et de rejet du CTP. Plusieurs membres du CA s’en sont alors pris aux représentants du SNES et du SNUipp ce qui a donné lieu à un incident de séance. Il a fallu l’intervention du Président pour obtenir des réponses de la directrice.

Pour Lomé, il est bien prévu un complément de locaux pour l’école primaire. Il s’agit de locaux de l’IRD dont la mise à disposition ferait l’objet d’une convention entre l’IRD et l’établissement. L’AEFE pourrait prendre en charge.

5. Le SNES sur le terrain

A Bamako : l’heure d’information syndicale prise pour une réunion avec un membre du secteur hors de France présent dans la ville a rassemblé de nombreux collègues. La discussion a porté sur la situation des recrutés locaux qui n’ont pas de cotisation retraite alors que le droit malien le prévoit. Une intervention du SNES national sera faite auprès du SCAC en coordination avec la section SNES locale. Il a également été beaucoup question de postes de résidents et des demandes à faire passer par le conseil d’établissement afin que celles-ci puissent aboutir à l’AEFE. Sur l’ambiance dans l’établissement qui était détestable avec l’ancien proviseur, les collègues ont également posé des questions relatives à leur réintégration à la modification des règles du mouvement. Ils se sont également plaints du peu de mission d’inspection à l’étranger. Et à tous ceux qui pensent que la réforme des retraites est digérée, les collègues ont apporté un démenti cinglant en rappelant tous les problèmes que la nouvelle loi pose.

A Bruxelles : une réunion a permis d’échanger sur la stratégie syndicale dans l’établissement. La discussion a porté sur les moyens de donner plus de poids à l’action syndicale et sur l’apport dans ce domaine d’une intersyndicale. Cela a permis d’évoquer à la fois ce qui peut être commun à différentes organisations mais aussi ce qui les différencie. La discussion va se poursuivre dans la section pour faire face aux futurs enjeux.

Il y en a un de taille pour l’établissement puisqu’il est prévu que Bruxelles devienne un lycée international. Les réponses du proviseur peuvent étonner quand il dit que rien ne va changer alors qu’à Paris on prétend attacher de l’importance au projet. Affaire à suivre sur place et en collaboration avec le secteur HDF.

6 .Liste d’aptitude, hors classe : c’est maintenant !

Le B.O.E.N. du 18 novembre 2004 définit les conditions et les procédures pour postuler à la liste d’aptitude des certifiés et des agrégés ainsi qu’à la hors classe des agrégés. A l’heure où nous écrivons, la note de service sur l’accès à la hors classe des certifiés n’est pas encore parue. Le SNES continue de se battre pour faire reculer le ministère sur un projet inacceptable qui modifie profondément le déroulement des carrières des enseignants et remet en cause les conquêtes que nous avions réalisées dans la lutte en 1989 (voir l’US MAG N°608 du 10 novembre page 13).

La grève du 7 décembre a été une première étape de notre mobilisation contre les multiples attaques du gouvernement visant le service public et au premier chef l’école et ses personnels.

Liste d’aptitude certifiés et agrégés                                                                 

Les collègues détachés à l’étranger ou affectés en COM doivent télécharger un dossier papier sur SIAP (www.education.gouv.fr/personnel/siap), le compléter et le transmettre, après visa du supérieur hiérarchique, à la DPE B5 du ministère pour le 17 décembre 2004 au plus tard. Seuls les collègues en poste à Mayotte et en Nouvelle-Calédonie transmettent leur dossier au vice-recteur.

Hors classe des agrégés

Les collègues détachés à l’étranger ou affectés en COM doivent télécharger un dossier papier sur SIAP et le compléter.

Les collègues en poste à l’étranger transmettent leur dossier, après visa du supérieur hiérarchique, à la DPE B5 du ministère pour le 14 janvier 2005 au plus tard.

Les collègues en poste en COM transmettent leur dossier au vice-recteur qui doit remettre ses propositions à la DPE B5 du ministère pour le 20 janvier 2005 au plus tard.

Pour connaître tous les détails sur les candidatures, consultez le numéro spécial de l’US sur les carrières, supplément à l'US n°609 du 26 novembre.

7. Troisième période de recrutement au MAE : postes d’assistants techniques

La troisième période de dépôt des candidatures est ouverte et sera clôturée le 21 décembre 2004 à minuit, heure de Paris.

Ce recrutement concerne les postes et missions à l’étranger (hors AEFE) à pourvoir en septembre 2005. Il s’agit de 24 postes d’assistants techniques à l’étranger (titre IV du budget de l’État). La consultation des postes à pourvoir et la candidature se font par voie électronique (www.afet.education.gouv.fr).

Ce troisième appel à candidature sera probablement suivi d'autres périodes de recrutement. Chaque période est liée à une liste nouvelle de postes. Aucune de ces listes ne fera l’objet d’une publication au B.O. Il s'agit donc de consulter très régulièrement le site du SNES Hors de France (www.hdf.snes.edu) et/ou celui du ministère.

Les modalités de candidature ainsi que la procédure de recrutement ont été développées dans la première circulaire hors de France datée du 7 septembre 2004. Elle est consultable sur notre site internet (rubrique Circulaires).

Si vous faites acte de candidature sur ces postes d'assistants techniques, complétez également la fiche syndicale réservée aux seuls syndiqués. Elle se trouve sur notre site (rubrique Recrutement puis postes MAE). Retournez-la au SNES hors de France accompagnée de toutes les pièces justificatives nécessaires au SNES hors de France. Elle nous est en effet indispensable pour un suivi individuel des dossiers.

8 Affectations en Nouvelle-Calédonie, rentrée 2005

Une déconcentration à marche forcée contrée par le SNES

Les commissions chargées d’examiner les affectations en Nouvelle-Calédonie se sont réunies le 12 octobre à Paris et le 24 novembre 2004 à Nouméa. Si le mouvement vers Wallis et Futuna se fait toujours sur poste en commission nationale, le mouvement vers la Nouvelle-Calédonie a été profondément bouleversé cette année.

Dans le cadre du décret d’août 2003 imposant la  déconcentration de la gestion des personnels à Mayotte et en Nouvelle-Calédonie, le Ministère a publié en juin 2004, sans réelle concertation ni information, une nouvelle note de service qui crée un mouvement en deux temps et a modifié brutalement le calendrier du mouvement comme du dépôt des candidatures,  clos le 30 juin dernier.

Le SNES s’est vigoureusement élevé contre un mouvement déconcentré en Nouvelle-Calédonie, préjudiciable aux collègues qui devraient muter en aveugle vers un très vaste territoire à l’organisation spatiale et éducative particulière. Ce type de mouvement aurait aussi pour conséquence une augmentation du nombre des postes vacants, détériorant ainsi le service public dans un territoire aux besoins éducatifs très importants.

Le SNES, à Paris comme en Nouvelle-Calédonie, n'a eu de cesse d'agir pour empêcher le passage à un mouvement de type inter-intra, totalement inadapté à ce territoire.

Cette année, à Paris, la FPMN a établi une liste de candidats susceptibles d'entrer en Nouvelle-Calédonie et une liste complémentaire, dans l’ordre du barème national, sans tenir compte des vœux formulés. Le SNES a obtenu que la liste complémentaire soit actée en commission nationale.

Les collègues susceptibles d'entrer ont participé ensuite au mouvement "intra" dans le respect de leurs vœux formulés dans leur dossier de candidature en même temps que les collègues déjà sur place, ce qui a considérablement fluidifié le  mouvement pour les entrants. Les collègues de Nouvelle-Calédonie ont pu, pour la première fois demander une mutation intra au bout d'une seule année de présence au lieu de deux, ce qui a considérablement simplifié la vie de nombreux collègues voulant se rapprocher de Nouméa.

Le SNES a par ailleurs obtenu que les collègues entrants aient la possibilité de refuser de partir, à l'issue de l'inter comme de l'intra. Le vice-recteur contacte ensuite les candidats de la liste complémentaire dans l’ordre du barème national pour leur proposer une affectation sur les postes restés vacants.

Seul bémol important : à l'issue de l'inter, le MEN à Paris a envoyé un courrier aux collègues leur certifiant que "sous réserve d'aptitude médicale à servir outre-mer, vous êtes désignés en Nouvelle-Calédonie à compter de la prochaine rentrée scolaire territoriale ». Or le mouvement intra a respecté scrupuleusement les vœux des collègues (nombre d'entre eux n'avaient demandé de poste que sur le grand Nouméa), et la notion de poste double, essentielle dans une collectivité de plus de 400 km de long. Au final donc, une vingtaine d' "entrants" n'a pu avoir de proposition d'affectation à l'issue de l'intra, le MEN s'étant avancé bien imprudemment sur les résultats définitifs du mouvement intra, mouvement sur lequel il n'a désormais plus aucun pouvoir. Les collègues lésés sont d'ailleurs en droit de se retourner contre le MEN qui leur a annoncé une fausse bonne nouvelle.

Un premier bilan doit toutefois être tiré du mouvement 2004-2005 pour la Nouvelle-Calédonie : La précipitation du MEN à imposer la déconcentration, pour des raisons purement idéologiques, a induit beaucoup de flou dans les procédures :

- les dates de candidatures ont été avancées sans que les collègues soient prévenus plus tôt, de façon fiable, de leur affectation. Ce en quoi ce nouveau mouvement ne fait que singer le mouvement national déconcentré qui a montré toute sa nocivité pour les personnels.

- une vingtaine de collègues, prévenus officiellement par le MEN qu'ils mutaient fin octobre ont été informés fin novembre par le Vice-Rectorat de Nouvelle-Calédonie…. qu'ils ne mutaient plus. On voit là avec quelle légèreté ont été traités les collègues !

Cependant, grâce à l'action des camarades du SNES, tant de Nouvelle-Calédonie que de Paris, les collègues n'ont pas muté en aveugle comme on pouvait le craindre. Les vœux et les postes doubles ont été respectés et les collègues ont pu refuser une affectation à tous les stades de la procédure. L'esprit de l'ancien mouvement - qui donnait satisfaction aux collègues - a donc été respecté. De plus, les collègues déjà en poste ont pu muter dès la première année, ce qui constitue une amélioration sensible de leurs conditions de vie sur place.

Autant de points positifs qui démontrent que l'action syndicale est efficace et que l'on peut revenir sur toutes les mesures inacceptables imposées par notre employeur, y compris le mouvement déconcentré imposé par Claude Allègre en son temps !

Il faudra cependant être très vigilant sur le respect des procédures en cours et surtout veiller à ce que le contrôle local des affectations n'amène pas le développement de l'arbitraire Vice-Rectoral, revendiqué dans d'autres territoires d'outre-mer.

9. Compte-rendu de la commission du 4 novembre 2004 sur les prolongations de missions dans les Ecoles Européennes

Le 4 novembre 2004 s'est réunie au ministère une commission pour étudier deux propositions de prolongations de mission en école européenne. Ces prolongations ont été accordées contre l'avis du SNES. A notre sens, les missions de 9 ans en école européenne ont une durée bien suffisante pour assurer la stabilité des équipes pédagogiques et la bonne intégration des collègues à ces établissements particuliers. Le SNES est favorable à une rotation régulière des collègues mis à la disposition des écoles européennes et combat toute politique qui tendrait à maintenir en poste des collègues hors des règles communes à tous les expatriés.

Roger FERRARI

Secrétaire national chargé
des questions hors de France.
Mireille COURT,
 Catherine JUSTIN, Céline URBANIAK,
Thierry WUILLEZ
Membres du Secteur Hors de France.
RF/MC/CJ/CU/TW/CC

ANNEXE

Arrêté du 19 novembre 2004 fixant par pays et par groupe les taux de l'indemnité d'expatriation et de l'indemnité de résidence pour service à l'étranger, qui prendra effet à compter du 1er décembre 2004.

PAYS

POURCENTAGE

Afghanistan

3,49

Afrique du Sud

7,34

Albanie

3,55

Algérie

1,32

Allemagne

0,27

Andorre

1,02

Angola

4,20

Antigua et Barbuda

- 1,97

Arabie Saoudite

- 3,17

Argentine

6,17

Arménie

9,21

Australie

- 3,60

Autriche

-0,08

Azerbaïdjan

4,53

Bahamas

10,00

Bahreïn

-1,72

Bangladesh

2,89

Barbade (la)

2,89

Belgique

0,50

Bénin

- 0,88

Biélorussie

7,21

Birmanie

3,84

Bolivie

6,04

Bosnie-Herzégovine

- 0,70

Botswana

1,61

Bouthan

9,09

Brésil (Belem)

0,10

Brésil (Brasilia, Rio)

0,65

Brésil (Récife et autres villes)

0,10

Brésil (Sao Paulo)

1,79

Brunei

- 3,41

Bulgarie

- 0,86

Burkina Faso

1,11

Burundi

1,73

Cambodge

4,29

Cameroun

- 0,34

Canada

1,67

Cap Vert

- 0,50

Chili

- 3,00

Chine

3,77

Chypre

- 0,45

Colombie

5,18

Comores

- 0,46

Congo

- 0,97

Corée

0,73

Costa Rica

5,32

Croatie

0,97

Cuba

4,50

Danemark

0,12

Djibouti

3,40

Dominique (île de la)

4,55

Egypte