Secteur hors de France

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L'Université syndicaliste
Sup. au n°620 du 8 juin 2005

COUP DE THEATRE ?

La réunion du CTP de l’AEFE du 14 juin prenait une allure dramatique au vue du blocage de l’Agence sur la consultation des CCP pour les non renouvellements de contrats de résident et au vue de l’annonce de la transformation de 102 emplois d’expatriés en résident. Si la Directrice évoque maintenant la possibilité d’une information des CCP dont le SNES ne saurait se contenter, le coup de théâtre vient du report de l’examen de la carte des emplois d’expatriés pour la rentrée 2006.

Les données communiquées avant la séance ont été contestées par la Directrice qui a affirmé que les 102 emplois d’expatriés étaient « toujours » inscrits au budget de l’AEFE et que 52 créations d’emplois de résidents à coût nul étaient aussi demandés.

Quel sera le dénouement de cette affaire de carte scolaire ? Nous en saurons plus fin juin, début juillet lors d’une nouvelle réunion du CTP hors année scolaire !

A dire vrai, seul un excès de zèle pourrait justifier de nouvelles économies sur les emplois puisque les réserves de l’AEFE sont conséquentes sauf si l’immobilier devait encore se faire sans le transfert des crédits du MAE.

La plus grande vigilance « d’été et de rentrée » s’impose sur les emplois à l’AEFE. La poursuite de l’action, elle, s’impose sur la consultation des CCP pour faire respecter nos droits.

Rendez-vous au stage hors de France des 23 et 24 août pour la formation et la suite de l’action.

Paris, le 17 juin 2005

SOMMAIRE

1.       CTP de l’AEFE

2.       CAPN avancement et Hors Classe

3.       Le SNES sur le terrain : Lima, Damas

4.       S tage Hors de France, 23 et 24 août 2005

Annexes :

- Liste des sections européennes à l’AEFE

- Carte scolaire rentrée 2005 (AEFE) : Afrique, Amérique, Asie, Europe

n°14

 

1. Compte-rendu du Comité Technique Paritaire de l’AEFE du 14 Juin 2005

1) CARTE DES EMPLOIS 2005-2006

En cette fin d’année scolaire, la troisième phase du tableau des emplois a été examinée. Un bilan chiffré peut donc être dressée :

- expatriés : 91 fermetures et 97 ouvertures (bilan : 6)

- résidents : 33 fermetures et 189 ouvertures (bilan : 136)

Les tableaux en annexes détaillent par continent le tableau des emplois. Sont indiqués en gras les postes supprimés ou créés lors de cette troisième phase.

Vote sur cette carte scolaire 2004-2005 :

Pour : 5 (administration)

Contre : 0

Abstention : 5 (SNES, SNUipp, UNSA)

Afrique

Bénin. Cotonou, EFE Montaigne

Deux postes supprimés (lettres/histoire et mathématiques). L'administration le justifie par un nombre insuffisant d'élèves.

Gambie

L'établissement est trop isolé, avec peu d'élèves. La question de son maintien se pose.

Djibouti. Lycée Joseph Kessel

Un poste expatrié d’espagnol est fermé et un poste d’expatrié en mathématiques est ouvert. Un poste résident de mathématiques avait été transformé en SVT pour permettre la résidentialisation d'un TNR. Le poste repasse en mathématiques à la rentrée prochaine.

Un poste résident lettres reste non pourvu à l'heure actuelle. Face aux difficultés de recrutement dans cette discipline, l’agence envisage de geler le poste plutôt que d’ouvrir un support expatrié dans la discipline. Et l’intérêt du service et des élèves ?

Maroc

A l’école Paul Cézanne de Rabat, un poste de résident en arabe est supprimé. Il sera remplacé par un professeur mis à disposition par le ministère de l'éducation nationale marocain. Le support passe au lycée Descartes en résident d'anglais.

Un poste administratif est supprimé au lycée Lyautey. Le SNES déplore que le support ne soit pas utilisé pour créer un poste résident en physique-chimie au collège Claude Monet d'Agadir.

Nigeria. Lagos, lycée français Louis Pasteur

Deux départs d'expatriés en lettres. Un des deux postes est transformé en expatrié d’espagnol.

Amérique

Argentine. Lycée Jean Mermoz. Buenos Aires

Le SNES revient sur la question abordée au précédent CTP de l’enseignement des SES et des heures supplémentaires. L’AEFE répond que la situation a été contrôlée. Les heures sont dispensées par un titulaire et un recruté local, il n’y a pas de surplus d’heures supplémentaires.

Argentine. Collège Martinez

A notre interrogation sur la fermeture du poste de résident en sciences physiques, l’AEFE nous fait part de ses interrogations du maintien de la partie collège de l’établissement (avec un autre établissement dans la même ville. Il n’y a pas, selon, l’Agence, besoin de ces deux structures.

Colombie. Bogota

En réponse à l’interrogation du SNES, l’AEFE confirme que le poste gelé de documentaliste au lycée Louis Pasteur a bien été pourvu.

Mexique. Guadalajara. Lycée franco mexicain

Le SNES interroge l’AEFE sur les conditions de recrutement en histoire-géographie. En effet, cette création a été une surprise pour nos collègues du premier degré qui ont appris le jour de la CCPL que le poste qu’ils devaient pourvoir avait disparu pour basculer en 2nd degré.

Nous dénonçons le fait que tous les éléments du barème n’ont pas été respectés. Dans le contexte, il semble que ce sont des critères subjectifs de circonstance qui ont primé. En effet, aucune bonification au barème n’a été accordée pour un collègue revenant d’un stage de titularisation en France. Ceci n’est absolument pas conforme aux instruction de l’AEFE, en particulier à la circulaire du 26 juin 2002 qui énonce clairement qu'une priorité doit être accordée sous une forme ou sous une autre aux collègues recrutés locaux qui reviennent de stage suite à un concours de l’éducation.

Dans le cas de Guadalajara, l’AEFE parle de « montée en puissance » du niveau lycée (homologué jusqu’à la seconde pour l’instant). Nous nous interrogeons réellement sur les conditions de ce recrutement que nous dénonçons vivement. Pour une montée en puissance est-il bien judicieux de mettre en avant le profil SES d’un candidat pour un recrutement sur un poste d’histoire géographie ?

Le SNES exige que l’AEFE réexamine la procédure de recrutement en prenant compte tous les éléments objectifs. L’AEFE répond qu’il est impossible de revenir sur cette procédure.

Asie

Afghanistan. Kaboul. Lycée Esteqlal

Le poste expatrié de proviseur adjoint est fermé. Le collègue expatrié certifié de physique-chimie prendra la « coordination » du lycée. Un poste d’expatrié certifié de lettres modernes est ouvert.

Cambodge. Phnom-Penh. Ecole française

Quatre collègues sont toujours titulaires non résidents. L’AEFE ne résidentialise toujours aucun de ces collègues.

 

Vietnam. Ho Chi Minh Ville. Ecole Colette

Là aussi la collègue TNR d’anglais depuis trois ans n’est toujours pas résidentialisée.

Maurice. Curepipe. Lycée La Bourdonnais

Un support résident de lettres est transformé en économie-gestion.

Europe

Allemagne. Berlin. FG et Voltaire

Nous sommes revenus sur la création d'un poste de résident d'assistant de laboratoire au FG. Nous avons dénoncé le mensonge de la responsable du secteur Europe, compte-rendus du CTP et du CE à l'appui. Nous avons déploré l'absence de réponse au courrier adressé par Roger Ferrari au mois de février à la directrice de l’AEFE. L'agence examinera la demande de création d'un poste en recruté local si la demande émane du CE. Le SNES a déploré l'absence singulière du secteur Europe de l'Ouest lors de ce CTP.

Il y aura un nouveau proviseur à la rentrée. Malgré l'intervention du SNES et du SNUIpp, l'Agence maintient sa position de n'attribuer qu'un seul chef d'établissement pour les deux sites. Bien qu'ayant pris note d'une demande émanant des personnels de Berlin, l'Agence refuse pour l'instant de transformer l'organisation actuelle de l'équipe de direction, arguant que compte tenu des effectifs, un CPE au FG et une directrice chargée du primaire à Voltaire suffisent pour assister le chef d'établissement. L'AEFE explique la surcharge de travail du CPE au FG par le fait que les enseignants ne remplissent pas leur "devoir" de surveillances dans l'établissement ! Nous nous sommes fermement opposés à cette vision des choses. Enfin, le SNES et le SNUipp ont conjointement alerté l'agence sur la trop grande implication du service culturel dans la gestion des deux établissements.

Allemagne. Düsseldorf

Transformation du poste d'expatrié de certifié en lettres modernes en un poste de résident. Le SNES s'est interrogé sur cette transformation. L'Agence a répété que la règle pour l'Europe était maintenant d'un expatrié par discipline et par pays. De plus, le "vivier local" (faut-il continuer à accepter d’être comparé à des homards ?) permettrait de recruter sans difficulté un professeur en lettres modernes. On verra.

Allemagne. Munich

Transformation du poste d'expatrié de certifié en SES en un poste de résident. Même question. Même réponse.

Autriche. Vienne

Fermeture du poste d'expatrié d'agrégé d'anglais (avec profil "conseiller pédagogique" !) : le poste n'a pas été pourvu. Il est transformé en poste d'expatrié de certifié d'anglais.

Belgique. Bruxelles

Ouverture de 8 postes dont 3 dans la dernière phase ! Deux collègues d'allemand et d'histoire-géographie sont résidentialisés et un poste résident de certifié d'anglais est ouvert.

 

Portugal. Lisbonne

Nous avons réitéré notre demande de résidentialisation d'un poste de TNR en histoire géographie. L'agence ne s'y opposera pas dès lors que le conseil d'établissement soutiendra lui-même la demande.

Russie. Moscou

Trois résidentialisations confirmées (lettres modernes, documentation, physique)

2) CARTE DES EMPLOIS 2006-2007

La directrice de l'Agence a confirmé que le recrutement des expatriés s'effectuerait AVANT celui des résidents. Nous ne pouvons que nous réjouir d'une telle décision qui va dans le sens de ce que nous avions réclamé suite à l'inversion du calendrier. La détermination et l'action des collègues ont donc payé. La circulaire devrait paraître au BO au début du mois de septembre.

La carte scolaire telle qu'elle nous a été présentée annonçait 102 fermetures de postes d'expatriés et 109 ouvertures de postes de résidents (donc pratiquement que des transformations). C'est dire si le SNES allait affirmer son mécontentement lors de ce CTP. Quelle ne fut pas notre surprise lorsque la directrice de l'Agence nous a annoncés d'une part que les postes d'expatriés étaient toujours inscrits au budget mais non déployés sur le document qui nous étaient soumis et d’autre part que l'AEFE demandait une rallonge de 50 postes de résidents (auto-financés par les établissements) ! Nous en avons donc déduit que l'Agence avait créé 57 postes de résidents (apparemment non financés) et que nous aurions à examiner une carte scolaire comportant 102 postes d'expatriés lors du prochain CTP. La directrice de l'AEFE a suspendu la séance, à la suite de quoi elle a décidé de reconvoquer un CTP dans les prochaines semaines. Nous demandons bel et bien le maintien de ces postes d'expatriés et nous refuserons par tous les moyens d'entériner ces transformations qui nuisent aux établissements et aux collègues eux-mêmes. Les économies n'ont pas à se faire sur le dos des personnels enseignants.

3) DELOCALISATION DE L’AGENCE COMPTABLE DE L’AEFE A NANTES

Le SNES s’interroge sur la pertinence d’une telle opération. L’agence comptable de l’AEFE est-elle plus fonctionnelle en étant proche du service des personnels à Nantes ou à Paris avec la direction ? La directrice répond que l’agence comptable « n’a besoin d’être auprès de personne » et peut fonctionner indépendamment. La délocalisation correspond, en parallèle, à une augmentation des locaux à Nantes,  et s’accompagne ainsi d’un développement du service pédagogique, entre autres.

Vote sur la délocalisation :

Pour : 7 (administration et UNSA)

Contre : 0

Abstention : 3 (FSU).

QUESTIONS DIVERSES

Situation des personnels rapatriés de Côte d'Ivoire

Sur 89 collègues titulaires rapatriés, 16 ont obtenu un poste de résident en décembre dernier et une quinzaine à la campagne de recrutement de mars dernier, 12 viennent d'obtenir un poste d'expatrié.

Le SNES a rappelé que lors des réunions des CCP centrales, se sont les règles définies par l’administration pour les collègues rapatriés qui ont été appliquées. Tous les candidats rapatriés de Côte d’Ivoire ont été examinés avec un soin particulier.

Les collègues qui ont obtenu un poste résident en décembre dernier n'ont bénéficié d'aucune indemnité de réinstallation. Le SNES proteste contre cette injustice (eux aussi ont perdu tous leurs biens). L'AEFE prétend que des instructions ont été données aux établissements. Le SNES va suivre cette affaire.

120 recrutés locaux sont rentrés en France. 60 ne se sont pas adressés à la cellule de crise. 15 ont retrouvé un emploi dans le réseau et 30 en France dans l'éducation nationale.

Sur l'indemnité de licenciement, le SNES déplore le traitement inégalitaire des collègues suivant leur établissement. Par exemple, ceux de Mermoz n'ont reçu que l'équivalent de deux mois de salaire.

Le SNES souligne que beaucoup de collègues ont été affectés loin de leur domicile et la difficulté à se déplacer lorsqu'on on a tout perdu (en particulier plus de véhicule). Concernant la prime de réinstallation, les collègues devraient donc en bénéficier sur leur en compte en banque au plus tard (!) d’ici la fin du mois de juillet. Le SNES déplore la lenteur de la procédure. Il aura fallu 6 mois pour la régularisation de certaines demandes. Beaucoup de collègues attendaient justement cet argent pour pouvoir se rééquiper. Le SNES demande plus de souplesse et de rapidité dans la procédure.

Grâce à l’intervention du SNES, les collègues ont jusqu’au mois de décembre pour fournir les « preuves » de leur réinstallation afin de bénéficier la part de la prime soumise à justificatifs.

Quant à l’indemnisation des biens perdus, l'Agence attend l'accord de Bercy pour procéder aux indemnisations. Si celui-ci intervient rapidement, la proposition pourra être votée au prochain conseil d'administration de l'Agence à l'automne. Il ne faut donc pas attendre le paiement avant la fin de l'année.

Durée des contrats expatriés au Gabon

Les collègues nouvellement recrutés croyaient qu'il allait leur être proposés le contrat habituel de trois ans, renouvelable une fois. L'Agence prétendait leur imposer un contrat de deux fois deux ans. Elle veut en effet, transformer le plus rapidement possible ces postes en résident. Le SNES fait remarquer qu'au dernier CTP le Gabon n'avait pas été mis sur la liste des pays relevant de ce type de contrat (deux fois deux ans). Il demande à l'Agence de respecter ses engagements. Finalement les contrats seront bien de trois ans renouvelables par expresse reconduction.

Congés de maladie

Le SNES demande où en est la procédure de modification du décret 2002 qui permettra aux collègues de bénéficier des nouvelles dispositions relatives au congé de maladie (moins d'abattement le premier mois). L'Agence indique que le décret modifié a été transmis aux ministères concernés pour avis (Ministère des finances, des affaires sociales, de l'éducation nationale). Le ministère des Affaires Etrangères met des difficultés à sa signature à cause de l’appel spécial prévu pour les résidents. Le SNES a demandé que la partie relative aux congés maladie soit validée au plus vite pour permettre aux collègues de bénéficier des avancées partielles qu’elle contient. Le SNES demande que l'Agence intervienne pour que ce dossier ne subisse pas de nouveau retard.

Indemnités pour les CPE, documentalistes et co-psy

Le SNES a demandé la publication d'un arrêté qui permettrait aux CPE de pouvoir enfin recevoir l'indemnité forfaitaire et aux documentalistes et aux co-psy, l'indemnité de sujétions particulières. L'Agence s'est engagée à produire une demande d'arrêté, celle-ci devant passer d'abord par Bercy.

Versement mensuel de l'ISOE

Depuis le JO du 22 mars 2005, l'ISOE est versée mensuellement aux collègues en France. L'AEFE généralisera une pratique déjà existante. Reste le problème de la part modulable dont le versement mensuel n'est pas possible, la liste des professeurs principaux remontant tardivement à l'Agence.

Remboursement des cotisations CSG et CRDS pour les recrutés locaux

La question avait été posée en CA mais la réponse n’avait pas été jugée satisfaisante par le SNES.

Le SNES a demandé que les cotisations prélevées à tort par l’AEFE soient remboursées par l’AEFE et que celle-ci se fasse rembourser par l’URSSAF.

L’agent comptable prétend que ce n’est pas possible, mas le SNES va persévérer !

Examen des tableaux d’emploi de recrutement local dans les EGD

Dans le cadre du bilan de la première année de recrutement des contrats locaux des EGD en CCPLA, le SNES revient sur le tableau d’emploi. Les postes de recrutés locaux et leur définition doivent être définis dans une structure. Cette démarche relève d’un CTP. Nous demandons que soient instaurés des CTP locaux, qui nous permettraient un tel travail. Nous pourrions également, dans un tel cadre, intervenir sur les grilles salariales, les types de contrat des personnels recrutés locaux. Dans un premier temps, nous demandons à l’AEFE de donner des instructions pour que tous les postes à pourvoir en CCPL soient présentés dans les conseils d’établissement. L’AEFE répond qu’elle entend nos arguments et que ces questions seront examinées.

Bilan de l’évolution de l’ISVL

L’AEFE fait un point sur les mesures actuellement appliquées pour l’évolution de l’ISVL. Elle suit l’évolution trimestrielle de l’indemnité d’expatriation, basée sur l’évolution du coût de la vie et le taux de change. Des mesures correctrices sont actuellement appliquées pour plus d’homogénéité.

L’AEFE entend donner un « coup de pouce » aux indemnités les plus faibles, dans un ordre de priorité allant des pays de zone C, puis B, puis A. Pour l’instant , les ratios indemnités expatriation/ ISVL ne sont pas inférieur à 6,5% en zone C, 8% en zone B et 12 % en zone A. Prochainement, des priorités seront données aux pays de zone C et A.

Le SNES revient sur les plaintes récurrentes de collègues ; dont certains ont présenté des dossiers, notamment à Moscou et au Qatar. Nous demandons que l’évolution de l’ISVL prenne également en compte les situations locales, tels que l’évolution des prix des loyers par exemple. L’AEFE répond qu’elle réfléchit effectivement à la pertinence d’autres critères et se demande si le processus en pourcentage de l’IE sera pertinent tout le temps. Elle souhaite s’attacher également aux ISVL les plus faibles, même si certaines augmentations n’ont pas jusque-là été négligeables. Elle cite le cas de l’Espagne, qui a vu son ISVL augmenter de 45% depuis 2002. Nous répondons que cette augmentation ne doit pas être ignorée, mais qu’elle n’est pas si significative dans la mesure où le montant de l’ISVL était très bas et ne correspond pas à la réalité du pays.

La directrice promet une réunion à l’automne sur les ISVL et l’évolution du processus.

Travaux au lycée Pierre Mendès-France (Tunis)

L'AEFE cherche un autre site (bâtiment existant ou terrain) pour relocaliser l'établissement, qui compte actuellement près de 2000 élèves. L'objectif est d'obtenir un établissement conforme aux normes. Or, les coûts d'entretien actuels sont "un puit sans fond". Le financement devrait être assuré par la revente de l'ancienne structure. S'il s'avérait nécessaire d'acheter un terrain à construire, il serait difficile d'envisager un auto-financement.

Les travaux concernant l'aménagement de salles scientifiques devraient commencer en octobre et s'achever avant juin 2006. Le financement est assuré (titre V du MAE). La question de l'équipement pédagogique de ces salles devra être posée lors des conseils d'établissements de l'année à venir.

Avenir du lycée français de Pondichéry

L'AEFE s'inquiète d'une forte diminution des effectifs (environ 100 élèves par an depuis 1997). L'établissement prévoit la fermeture d'une classe dans le primaire et d'une autre classe dans le secondaire. Le SNES s'est inquiété du sort des collègues dans les années à venir. L'Agence ne renouvellera pas les départs en général et les départs en retraite en particulier afin d'obtenir un ajustement progressif dans les 3 à 4 années à venir.

Avenir du lycée français d'Oslo

Aucune inquiétude à avoir d'après la directrice de l'Agence.

Paiement des HSA à Berlin

L'Agence a associé la question du paiement des HSA à celle du refus des collègues de Berlin de passer à 22 périodes. L'Agence a expliqué qu'elle avait jusqu'à présent refusé de payer en raison d'une pratique de gestion qui lui est propre, à savoir d'exiger la totalité des VS d'un établissement avant de mettre les HSA au paiement. Or s'il est vrai que la plupart des collègues de Berlin ont refusé de signer leur VS, il n'en demeure pas moins que ceux qui étaient concernés par les HSA les avaient quant à eux bien signés. La pratique étant une chose, la loi en étant une autre, l'Agence versera les HSA aux 5 collègues concernant d'ici fin juillet.

Problème des billets d’avion par l’agence Carlson

Le SNES dénonce la situation à Djibouti. Le prestataire a fait des offres basées sur un critère d’économie tellement strict qu’il est proposé à des familles des vols différents pour les parents et les enfants ! Ceci est inacceptable en soi, et d’autant moins que les personnels du MAE ne sont évidemment pas tous à la même enseigne. L’AEFE va étudier cette question pour cette année et voir si une éventuelle solution de déconcentration sur le marché local pourrait être une solution.

Accès aux concours des non-titulaires

La question est de savoir si les années d'enseignement effectuées par les personnels non-titulaires dans les établissements à gestion parentale peuvent être comptées comme des années de service public, ouvrant ainsi droit aux concours internes (CAPES, CAPET, etc.). Le Ministère de l'éducation nationale, sollicitée par l'Agence et à la demande du SNES, n'a pas fourni de réponse écrite à cette question. En revanche, l'AEFE, après avoir pris renseignement auprès des DPE B4 et B5, soutient que pour les personnels enseignants, la loi le permet clairement (L912-3, Code de l'éducation, et décrets 98-986/87/88). Par conséquent, selon l'AEFE, les décisions prises par le centre d'Arcueil et de Lyon sont contraires à la loi.

Renégociation des conventions de sécurité sociale en Tunisie, au Maroc et dans les autres pays concernés

Ce dossier concerne le passage de la Caisse des français de l'étranger au régime général de la sécurité sociale pour les recrutés locaux du Maroc et de la Tunisie. Les conventions franco-marocaines et franco-tunisiennes ont été modifiées. Elles doivent être votées par le parlement français, ce qui risque de prendre encore beaucoup de temps. Le SNES fait remarquer que le MAE a su faire avancer beaucoup plus efficacement ce dossier pour ses propres recrutés locaux puisque ceux-ci bénéficient du régime général de la sécurité sociale depuis fort longtemps.

Contrats des recrutés locaux en Tunisie

Des négociations locales ont eu lieu sur les contrats. Nous dénonçons certaines conditions proposées et rappelons les recommandations de l’AEFE dans ce cadre. Nous rappelons par ailleurs que ces négociations de contrats rentrent dans la prérogative du CTP. Le SNES exige de l’AEFE qu’elle s’engage, afin que nos collègues n’aient pas la mauvaise surprise de se voir proposer de nouveaux contrats à signer avant la rentrée, comme cela a déjà été le cas. L’Agence nous affirme qu’il n’y a aucun risque. Nous rappelons les règles de négociations et de revendications en vigueur dans de telles situations. Il en va aussi de la responsabilité de l’Agence.

Justification du baccalauréat franco-états-uniens

Ce projet est loin de faire l’unanimité, contrairement à ce que dit l’AEFE.

Nous nous interrogeons vivement sur la nécessité d’une part, et le sens d’autre part de cette transformation. Quelle valeur pédagogique va-t-on gagner en enseignant la technique du QCM et en proposant des substitutions d’épreuves du système américain vers le système français ?

Nous ne voulons pas d’un « sous-bac » et demandons à ce que toutes les parties soient réellement concertées. Certains parents prétendent déjà localement ne pas être intéressés par ce nouveau système dans lequel ils ne réinscriront pas leurs enfants.

Fonctionnement pédagogique au lycée de Cotonou

Le SNES demande  des explications sur les conditions d'ouverture d’une seconde 1ère S dans l’établissement (les collègues auraient préféré l’ouverture d’une 1ère ES). Pour remplir la classe scientifique, le chef d’établissement n’a pas tenu compte de l’avis du conseil de classe et a imposé des orientations autoritaires en 1ère S. L’Agence précise que le chef d’établissement décide en dernier ressort de l’orientation. Les collègues apprécieront ! Le SNES demande en outre des précisions sur l’organisation du baccalauréat dans l’établissement. L’Agence « se renseignera » !

Organisation du baccalauréat en Haïti

Des collègues de Saint Domingue vont devoir faire passer le bac à Haïti et s’inquiètent de leur sécurité. Le SNES se demande s’il n’aurait pas été plus judicieux de faire passer le baccalauréat à Saint Domingue ou tout au moins de rapatrier les copies. Il rappelle que l’ambassade déconseille aux français de se rendre à Haïti. La directrice de l'AEFE refuse, considérant que les mesures de sécurité mise en œuvre par l’Ambassade de France garantissent la sécurité des correcteurs.

La situation au lycée français de La Paz

Le SNES a dénoncé la position du chef d'établissement qui voudrait que les collègues rattrapent les heures perdues du fait de la fermeture du lycée suite à la situation locale. Nous refusons en effet de confondre un cas de force majeure avec les vacances des enseignants. La directrice de l'AEFE a maintenu sa position arguant que si l'on ne pouvait pas demander aux enseignants d'obtenir de leurs élèves un certain niveau, on pouvait au moins leur demander d'être là ! Appréciera qui voudra !

Liste des établissements à sections européennes

En annexe se trouve un tableau (source AEFE) des sections européennes et de langue orientale dans les établissements de l’Agence. Attention, il s’agit de bien distinguer les sections reconnues des sections en cours de validation.

2. CAPN avancement et Hors classe

BAREME MINISTERIEL POUR L'ACCES A LA HORS CLASSE DES CERTIFIES "HORS ACADEMIE": AUSSI INACCEPTABLE QU'AILLEURS

Lors de notre dernière audience au ministère sur l'accès à la hors classe 2005, le ministère nous a communiqué ses intentions définitives concernant le barème. Bien que l'administration ait fait mine d'entendre le SNES sur la nécessité impérative de favoriser la promotion des collègues les plus anciens dans le 11e échelon (l'accès de tous à la hors classe avant la retraite reste notre combat) et sur l'arbitraire auquel va nécessairement conduire l'examen des dossiers pour attribuer des points de valeur professionnelle (comment, en effet, traiter avec équité des parcours impossibles à comparer, des situations professionnelles très différentes, des dossiers inégalement renseignés etc ?), le ministère maintient  sa main de fer sur l'introduction du "mérite individuel" dans l'accès à la hors classe et dans les carrières en général.

A l'heure où le gouvernement actuel vient d'essuyer une nouvelle gifle électorale et où une véritable écoute des Français devient urgente, notre ministère ne semble pas encore décidé à céder d'un pouce sur le dialogue social et sur l'une des principales revendications des syndicats d'enseignants: la remise en cause de l'accès à la hors classe grâce à un barème national privilégiant une rotation optimale des emplois a fait l'objet d'une opposition unanime des organisations syndicales, opposition massive qui continue, à l'heure où nous écrivons, d'être ignorée par le gouvernement qui clame pourtant partout sa volonté de "dialogue".

Qu'est-ce qu'un dialogue où un seul est censé entendre?

Le barème tel que l'administration nous l'a présenté était inadmissible. Suite à la discussion, une nouvelle proposition sera étudiée. Le ministère n'a, de toute façon, pas l'intention de publier lui-même la barème qui sera utilisé !

Note administrative +note pédagogique / 100 points

Echelon: 11e depuis 3 ans et plus = 20 points

        10e  et 11e depuis moins de 3 ans 15 pts deviendrait  11e échelon depuis moins de 3 ans = 10 points

        avant le 11e zéro deviendrait 10e échelon =5 points

Parcours professionnel = 40 points, dont 20 points pour le concours

                                               20 points de bonification  pour le parcours professionnel; ces points étant attribués sur une appréciation globale du parcours de chaque collègue (titres, expériences professionnelles, compétences et formations, bi-admissibilité, investissement professionnel dans l'établissement) pour valoriser un parcours que l'administration jugerait particulièrement remarquable.

Avec un tel barème, il est aisé de comprendre que la promotion des collègues les plus anciens dans le 11e échelon n'est plus garantie; de nombreux collègues risquent donc de se trouver bloqués durablement dans le 11e échelon du seul fait que l'administration aura choisi de bonifier d'autres collègues jugés plus méritants.

Si une appréciation globale du parcours professionnel reste préférable, au vu de la diversité des situations, à un un barème très détaillé introduisant forcément des discriminations entre les différents parcours , il reste cependant inacceptable que les titres et diplômes ainsi que la bi-admissibilité soient indistinctement inclus dans ce parcours. C'est là une négation totale du rôle des qualifications dans la valorisation des carrières, au profit d'une évaluation, forcément arbitraire, par la hiérarchie, d'un mérite impossible à définir selon des critères objectifs. Si le ministère assure ne pas vouloir tenir compte des avis hiérarchiques (chef d'établissement, vice-recteur, organisme de détachement) pour attribuer les 20 points de parcours professionnel, et ce dans le souci de ne favoriser aucun groupe de collègues par rapport à d'autres, on  peut tout de même aisément imaginer que tel ou tel hiérarque local va user de tout son entregent pour appuyer tel dossier ou enfoncer tel autre. A terme, la  volonté de "bonne gouvernance" affichée par  la centrale dans le traitement des dossiers ne pourra empêcher des pratiques autorisées et même encouragées par la note de service nationale.

Le SNES reste donc vigoureusement opposé à l'application d'un tel barème pour l'accès à la hors classe et demande le retour à un barème national permettant l'accès de tous à la hors classe.

- Prochaine CAPN d’avancement d’échelon des certifiés « Hors-académie » : 22 juin 2005

Envoyez votre fiche syndicale par mèl à : hdf@snes.edu ou par fax au : 01.40.63.28.31

- Prochaine CAPN d’accès à la Hors classe des Agrégés : 5, 6 et 7 juillet 2005 : contact : agreges@snes.edu

-Prochaine CAPN d’accès à la Hors classe des Certifiés « Hors académie » : 12 juillet 2005, date à confirmer.

Envoyez votre fiche syndicale par mèl à : hdf@snes.edu  ou fax : 01.40.63.28.31 ou par courrier au SNES Hors de France, 46 avenue d’Ivry – 75647 PARIS CEDEX 13

3. Le SNES sur le terrain

A Lima :

Après le stage en Colombie, une rencontre a été organisée avec les collègues à Lima sous forme d’une réunion de la section SNES et d’une heure mensuelle d’information syndicale. Dans ces réunions, il a été beaucoup question de la situation des recrutés locaux (convention collective en cours, respect des circulaires AEFE et formation continue).

Pour les résidents, les billets d’avion, le niveau d’ISVL, les droits à bagage ainsi que les retards de gestion, sont les préoccupations principales. Toutes ces questions ont été évoquées avec la chef d’établissement pour laquelle le dialogue est en cours.

Stage syndical à Damas.

Le SNES et le SNUIPP ont organisé un stage syndical les 9 et 10 mai à Damas.

Ce stage a enfin pu se tenir après les problèmes que nous avons connus pour son organisation à Beyrouth. 

Etaient représentés le Liban, les Emirats, l’Arabie Saoudite et la Syrie.

Durant deux jours les collègues ont échangé sur les syndicats de la FSU, le fonctionnement des commissions et instances représentatives, la situation des détachés et celle des recrutés locaux.

En outre, ce stage a permis une comparaison des situations dans les différents établissements. Le niveau insuffisant de l’ISVL a été souvent évoqué. Les difficultés de vie scolaire en Arabie, les problèmes du grand lycée et du collège protestant ainsi que les problèmes des recrutés locaux ont fait l’objet de discussions.

 

4.Stage Hors de France des 23 et 24 août 2005

Le stage aura une grande importance comme toujours. Il permettra de faire le point sur la situation à l’AEFE au niveau du fonctionnement des CCP, de la circulaire de rentrée, sur les conséquences de la loi Fillon à l’étranger et sur les recrutés locaux en général.

Un point particulier sera consacré aux élections professionnelles de décembre 2005.

Renvoyez votre bulletin d’inscription : http://www.hdf.snes.edu/STAGE%20SYNDICAL%20HORS%20DE%20FRANCE%202005.htm

Roger FERRARI

Secrétaire national chargé
des questions hors de France.
 Catherine JUSTIN, Céline URBANIAK,
Membres du Secteur Hors de France.
RF/CJ/CU/CC

 

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