Secteur
hors de France
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e-mail :
hdf@snes.edu
L'Université
syndicaliste
Sup. au n°619 du 6 mai 2005
ADMINISTRATION,
SERVITEUR ZÉLÉ D’UN GOUVERNEMENT AUTISTE !
Alors
que les salariés rejettent cette soit disant journée de solidarité du 16 mai, le
gouvernement persiste et l’administration des Affaires Etrangères, y compris
l’AEFE, vont l’appliquer.
Tous
les fonctionnaires à l’étranger et tous les salariés des établissements dotés de
l’autonomie financière vont faire les frais des renoncements du gouvernement sur
la protection sociale de tous. Les organisations syndicales FSU, FERC-CGT,
SGEN-CFDT et UNSA Education appellent les personnels à faire grève et des
actions multiples le 16 mai 2005.
Le
MAE reste sourd à nos revendications concernant les établissements culturels sur
la protection sociale, les salaires et l’existence même des établissements. Que
faut-il penser du flou qui persiste sur l’avenir des assistants techniques, des
frais de voyage et des majorations familiales ? Le MAE sortira-t-il de son
chapeau un beau paquet cadeau au lendemain du
référendum ?
L’AEFE
n’est pas en reste puisque la Directrice refuse de consulter les CCP sur des non
renouvellements de contrats de résidents. Le vieux rêve de l’administration de
résidents que l’on pourrait jeter hors de l’AEFE revient au galop. Cet
autoritarisme s’ajoute à des mesures de restrictions budgétaires pour
l’établissement public qui nous seront annoncées le 1er juin au
CA……comme par hasard !
Le
SNES et le SNUIPP appellent les personnels à réagir dans l’urgence, à signer la
pétition et se mettre en grève le 31 mai 2005 si nous ne sommes pas
entendus.
Paris,
le 12 mai 2005
1. Modifications
apportées au décret 86-416 du 12 mars 1986 par décret 2005-354 du 15 avril
2005
Le décret 2005-354 du 15
avril 2005 poursuit essentiellement trois objectifs : application du pacte
civil de solidarité au regard du décret 86-416, prise en charge des frais de
voyage et de changement de résidence d’agents contractuels ressortissants
d’états membres de l’UE, harmonisation du droit et de la pratique en matière
d’appel spécial.
Des modifications ont été
apportées par décret 2005-354 du 15 avril 2005 au décret 86-416 du 12 mars 1986
fixant les modalités de prise en charge par l’état des frais de déplacement et
de changement de résidence. Ces modifications concernent
essentiellement :
1 – Le pacte civil de
solidarité
L’ensemble des
dispositions du décret 86-416 sont étendues aux partenaires d’un pacte civil de
solidarité (PACS).
2 – Le recrutement de
ressortissants étrangers résidant hors de France
La prise en charge des
frais de déplacement et de changement de résidence est désormais élargie aux
ressortissants des Etats membres de l’UE n’ayant pas leur résidence en
France.
3 – L’harmonisation du
droit et de la pratique en matière d’appel spécial
Les conditions dans
lesquelles doit intervenir la prise en charge des frais de voyage des agents
placés en position d’appel spécial sont désormais clairement définies. La
position d’appel spécial couvre les personnels recrutés sur place au sens de
l’article 1 du décret 67-290 du 28 mars 1967 ainsi que les agents relevant du
décret 2002-22 du 4 janvier 2002 (soit résidents compris).
La modification
réglementaire sur le PACS correspond à une demande mainte fois réitérée du SNES
sur la nécessité de modifier le décret du 12 mars 1986.
2. Modifications
apportées au décret 67-290 du 28 mars 1967 par décret 2005-329 du 6 avril
2005
Le décret 2005-329 du 6
avril 2005 vise à unifier les modalités de rémunération des personnels en
service à l’étranger lorsqu’ils sont placés en position de congés de maladie,
quel que soit le lieu ou est pris le congé de maladie, en France ou à
l’étranger, et fixe une dégressivité plus favorable le premier mois sur
l’abattement de l’indemnité de résidence. Ce décret prévoit par ailleurs un
« toilettage » du décret du 28 mars 1967 concernant les conditions de
mise en œuvre de l’appel spécial et de l’instance
d’affectation.
Des modifications ont été
apportées par le décret 2005-329 du 6 avril 2005 au décret 67-290 du 28 mars
1967 fixant les modalités de calcul des émoluments des personnels de l’Etat et
des établissements publics de l’Etat à caractère administratif en service à
l’étranger. Ces modifications tendent à unifier les modalités de rémunération
des personnels en service à l’étranger placés en position de congés de maladie,
quel que soit le lieu ou est pris le congé de maladie, en France ou à l’étranger
et à procéder, dans le cadre du « toilettage » du décret du 28 mars
1967 entrepris par le département, à une mise à jour de certaines dispositions
concernant :
- les conditions de mise
en œuvre de l’appel spécial ;
- les conditions de mise
en œuvre de l’instance d’affectation.
I – Rémunération des
agents en service à l’étranger placés en situation de congés de
maladie :
Le décret modificatif du 6
avril 2005 prévoit :
- d’accorder aux agents
prenant un congé maladie en France, les mêmes émoluments que si ce congé était
pris dans le pays d’affectation (maintien d’une partie de l’indemnité de
résidence et de la totalité des majorations familiales en lieu et place des
majorations familiales au taux le moins élevé, antérieurement applicable aux
agents en position de congé de maladie pris en France),
- de verser aux
agents : pendant le premier mois du congé de maladie, 75 % de leur
indemnité de résidence (IR), au lieu de 50 % précédemment,
- pendant le deuxième mois
50 % de l’indemnité de résidence,
- à partir du troisième
mois, 25 % de l’indemnité de résidence.
Par ailleurs, en cas de
maladie professionnelle ou d’accidents du travail, et dans un souci de cohérence
avec les mesures précitées, les dispositions du décret du 28 mars 1967 qui
prévoyaient initialement que « les émoluments sont ceux du premier mois de
congé maladie » (soit 50 % de
l’indemnité de résidence) sont également modifiées comme
suit :
- pendant le premier mois,
les émoluments sont ceux afférents au premier mois de congé de maladie, (75 % de
l’indemnité de résidence)
- à partir du deuxième
mois, les émoluments sont ceux du deuxième mois de congé de maladie (soit 50 %
de l’indemnité de résidence)
II – Modifications
apportées dans le cadre du «toilettage » du décret du 28 mars
1967
1
– Position d’instance d’affectation
- Reformulation du premier
alinéa de l’article 20 du décret du 28 mars 1967 : la rédaction actuelle du
décret : «Dans le cas d’un première affectation, l’agent contractuel est
placé en instance d’affectation à compter du jour de son départ de France ou de
la date d’effet de son contrat s’il effectue un stage probatoire », posait
en effet un problème d’interprétation dans la mesure où il y avait parfois un
délai entre le début du contrat et le jour du départ sans qu’il ne soit dû à un
stage probatoire.
L’article 20 nouveau
précise que «L’instance d’affectation, dont la durée maximale est de quatre
mois, est la situation dans laquelle se trouve l’agent qui, n’étant plus présent
au poste et ayant épuisé ses droits à congé, n’a pas encore pris son service à
la suite d’une nouvelle décision d’affectation ou de la signature d’un nouveau
contrat. Dans le cas d’un première affectation à l’étranger, l’agent contractuel
est placé en instance d’affectation à compter de la date d’effet de son
contrat ».
2
– Position d’appel spécial
- Reformulation des premiers et derniers
alinéas de l’article 22-1, afin de préciser les conditions de mise en œuvre de
l’appel spécial dans la mesure ou les agents placés dans cette position sont en
position d’activité et non de congés et, à ce titre, restent à la disposition du
ministère, qui peut éventuellement recourir à leurs services en administration
centrale.
1er alinéa
nouveau : «L’appel spécial est la situation de l’agent qui, en raison de la
situation politique ou des circonstances locales appréciées par le ministre ou
par le directeur de l’établissement public dont relève l’intéressé, reçoit
instruction, soit de quitter le pays où il est affecté et de regagner la France
métropolitaine, soit s’il est en congé, de rentrer en France métropolitaine ou
d’y demeurer ».
Dernier alinéa :
« dans la situation de l’appel spécial, l’agent est à la disposition de
l’administration dont il dépend. Le ministre ou le directeur de l’établissement
public dont dépend l’agent décide de mettre fin à l’appel
spécial ».
La modification concernant
les congés maladie constitue une amélioration relative sans toutefois être
totalement satisfaisante. Loin s’en faut puisque le principe de l’abattement
« sanction » est maintenu.
La mesure concernant les
contractuels régularise des situations concrètes. Par contre, celle sur l’appel
spécial tend à rentabiliser toutes les situations.
3. Retraite
additionnelle de la fonction publique pour les fonctionnaires détachés sur
des contrats de droit étranger
Le MAE sanctionne les
personnels recrutés locaux notamment en Europe dans leur maintien ou régime de
retraite des fonctionnaires. Mais il prend soin d’organiser la collecte pour le
régime par capitalisation !
Sur celui-ci, le MAE
apporte les précisions qui suivent :
1 – L’article 4 du décret
2004-569 du 18 juin 2004 relatif à la retraite additionnelle de la fonction
publique dispose que les fonctionnaires « en position de détachement dans
un emploi ne conduisant pas à pension du régime des pensions civiles et
militaires de retraite ou du régime de la caisse nationale de retraites des
agents des collectivités locales, acquièrent dans cette position des droits au
titre de la retraite additionnelle de la fonction publique. L’assiette de
cotisation est alors déterminée par différence entre les éléments de
rémunération de toute nature mentionnés à l’article L.136-2 du Code la sécurité
sociale, perçus par le bénéficiaire placé dans cette position, et le montant du
traitement indiciaire sur la base duquel il est tenu d’acquitter la retenue pour
pension au titre du régime dont il relève. La limite de 20 % prévue à l’article
2 s’apprécie au regard de ce traitement ».
Il résulte de ces
dispositions que les fonctionnaires français en position de détachement et
employés à l’étranger par des contrats de droit local sont soumis à la
législation sur la retraite additionnelle de la fonction publique. Le montant de
leurs cotisations sera calculé sur la différence entre, d’une part, leur
rémunération globale dans leur emploi de détachement et, d’autre part, le
traitement indiciaire qu’ils auraient dans leurs corps
d’origine.
Enfin, il est souligné que
ces dispositions concernent tous les fonctionnaires détachés sur des contrats de
travail de droit étranger, qu’ils soient employés dans un établissement à
autonomie financière (EAF) ou par une structure publique ou privée
locale.
2 – Les cotisations de
l’agent et de l’employeur devront être versées par ce dernier selon les
modalités définies au titre VII de l’arrêté du 26 novembre 2004 portant
application du décret 2004-569 du 18 juin 2004 relatif à la retraite
additionnelle de la fonction publique (disponible sur http://www.legifrance.gouv.fr/)
3 – En ce qui concerne les
agents employés dans les EAF, les versements devront être effectués par
l’établissement sous le n° d’employeur du ministère des affaires
étrangères.
4 – Pour obtenir de plus
amples informations :
a) les agents doivent
s’adresser au service des retraites de leur administration
d’origine,
b) les AEF doivent
s’adresser :
- pour les questions de principe, aux services compétents du
département,
- pour les questions relatives au versement des cotisations, à
l’établissement de retraite additionnelle de la fonction publique
(RAFP),
c) tous les autres
employeurs doivent s’adresser, suivant le type de question, soit au RAFP, soit à
l’administration d’origine des agents.
5 – Les coordonnées du
RAFP sont :
Etablissement de retraite
additionnelle de la fonction publique – RAFP
5, rue de Vergne – 33059
BORDEAUX CEDEX
Téléphone : (33)
05.56.11.41.23
Télécopie : (33)
05.56.11.41.08
Internet : http://www.rafp.fr/
4. Recours
sur les frais d’écolage de Londres
Un certain nombre de
collègues avaient contesté l’application de la circulaire de l’AEFE du 29
janvier 2003 relative à la procédure de recouvrement des frais de scolarité dans
l’UE depuis le versement de l’avantage familial.
Le conseil d’Etat a statué
en mars et a décidé : « la circulaire du 29 janvier 2003 de la
directrice de l’Agence pour l’enseignement français à l’étranger, les décisions
du 16 avril 2003 du proviseur du lycée Charles de Gaule de Londres et les titres
de perception et états exécutoires émis par l’agent comptable de cet
établissement sont annulés en tant qu’ils portent sur les droits de scolarité
afférents aux années scolaires 2000-2001 et 2001-2002 et, pour l’année scolaire
2002-2003, sur la période antérieure au 29 janvier
2003. »
Le SNES posera la question
du remboursement des sommes payées par les collègues au titre des mêmes
dispositions. Ils peuvent d’ores et déjà se prévaloir de l’arrêt « Madame
Smart et autres » pour demander le remboursement des sommes indûment
réclamées qui ont été payées.
5 Syndicalisation :
encore un effort !
Au 13 mai 2005, le secteur
hors de France compte 2 409
adhérents, ce qui représente 99,18% des adhérents à jour de l’année
précédente. Nous sommes donc en retard de 20 cotisations et il manque très
exactement 68 adhésions pour atteindre l’effectif de l’an dernier. Il devrait
être possible de les trouver parmi les 440 collègues non à jour hors de France
... D’ailleurs, il ne serait pas inconvenant de se fixer pour objectif de dépasser la barre
des 2 500 syndiqués d’ici la fin de l’année
scolaire !
|
|
13-05-2004 |
13-05-2005 |
2003
- 2004 |
%04-05/ 03-04 |
|
Retraités |
37 |
35 |
37 |
94,59 |
|
SEFFECSA |
3 |
4 |
3 |
133,33 |
|
Ecoles
européennes |
29 |
28 |
29 |
96,55 |
|
Divers |
1 |
9 |
1 |
900 |
|
COM |
886 |
873 |
909 |
98,53 |
|
Etranger |
1
472 |
1
460 |
1 497 |
99,18 |
|
Total
hdf |
2
429 |
2
409 |
2
477 |
99,18 |
Comme le montre le
tableau, la légère érosion constatée depuis janvier concerne à la fois les
collectivités d’outre-mer (13 adhésions en moins de date à date) et l’étranger
(12 adhésions de moins). Dans une période où les collègues nous sollicitent
quotidiennement pour les mouvements, les hors classes, la notation, la
promotion, il est nécessaire de rappeler que toute cette activité exige des
moyens importants, qui viennent des syndiqués et d’eux seuls. Augmenter
le nombre de syndiqués est une nécessité pour faire avancer nos revendications.
Plus les syndiqués sont nombreux, plus le SNES pèse face à l’administration.
Faut-il le rappeler, se syndiquer, c’est s’assurer une information et un suivi
personnalisé de ses dossiers grâce à la fiche syndicale et à l’échange de
courriels mais c’est aussi militer en faveur des solidarités collectives :
défendre nos garanties statutaires et faire vivre le droit syndical, augmenter
les différents éléments de la rémunération, améliorer la situation des collègues
aux statuts les plus précaires et défendre un service public d’éducation dans le
cadre des actions nationales.
Pour rappel, depuis le 1er janvier 2005, une
réduction d'impôts de 66% du montant de la cotisation est accordée. Cet
avantage est un argument supplémentaire et financier pour inciter les collègues
à se syndiquer au SNES : le SNES ne vit que des cotisations de ses adhérents ;
plus il a d'adhérents plus il a les moyens de son action
6. Hors
classe des certifiés et des agrégés
HORS-CLASSE DES CERTIFIES : TOUJOURS
RIEN
!
Malgré nos interventions
multiples depuis le mois de janvier auprès du ministère,
La CAPN d'accès à la hors
classe des agrégés gérés hors académie vient d'avoir lieu, le 11 mai dernier.
Les collègues syndiqués ont eu immédiatement leur résultat personnel par mèl et
par courrier et les élus agrégés nous communiqueront dès que possible un bilan
de la commission.
La CAPN d'accès à la hors
classe des certifiés n'est pas prévue avant début juillet.
Nous publierons dès que
possible le barème retenu pour la campagne d'accès à la hors classe
2005.
Envoyez-nous rapidement
vos fiches syndicales en prenant soin de joindre, pour la hors classe, une copie
de tous les éléments de votre dossier et des éventuelles pièces justificatives
envoyées au ministère.
ACCES A
Une CAPN de proposition d’accès à la hors
classe des agrégés gérés hors académie s’est réunie le 11 mai dernier. Les
collègues syndiqués ont eu immédiatement leur résultat personnel par mél et par
courrier et les élus agrégés nous communiqueront dès que possible un bilan de la
commission. Au vu des modifications de barème concernant la hors classe des
agrégés, le SNES a obtenu, cette année, qu’une CAPN soit convoquée pour examiner
les candidatures des collègues gérés hors-académie avant de transmettre les
candidatures sélectionnées à
Les candidats ont été classés d’abord selon
le barème national en vigueur et les 40 points « rectoraux » ont été
attribués comme suit : 20 points systématiques pour le concours et 20
points pour quelques collègues, « à la tête du client ». C’est le
ministère qui a attribué ces derniers points. L’administration a déclaré avoir
tenu compte des avis hiérarchiques, or il est inadmissible que les commissions
paritaires locales à tout le moins au MAE et à l’AEFE n’aient pas été consultées
sur les dossiers. Partout où des commissions paritaires locales existent, les
élus des personnels doivent pouvoir continuer à exercer leur mandat sur tous les
aspects de la gestion des personnels et être consultés sur les candidatures à la
hors classe des agrégés.
Au total 230 candidatures environ ont été
retenues pour
Si vous êtes retenu(e) sur la liste des
promouvables « hors académie », le résultat qui vient de vous être
communiqué n’est donc pas un résultat définitif. Il signifie que votre
candidature est retenue pour être examinée lors de la prochaine CAPN hors classe
des agrégés, prévue les 5, 6 et 7 juillet 2005. Toutes les propositions de toutes les
académies seront alors examinées ensemble.
Pour tous renseignements, écrivez à agreges@snes.edu
7. Recrutement
MAE : complément à la 7ème transparence et 9ème
transparence
Deux postes dans les
services de coopération et d'action culturelle sont publiés sur le site du MAE,
à Tel Aviv et Beyrouth ainsi que 4 postes d'assistants techniques à Jérusalem,
Londres, Dakar et Hanoï. Consultez rapidement le site du MAE pour déposer votre
candidature en ligne. (http://www.afet.education.gouv.fr/
)
Transparence
n°9
Huit postes d'assistant
technique viennent d'être mis en ligne sur le site du MAE, la date limite de
dépôt des candidatures est fixée au 29 mai 2005 à minuit.
Descriptif des postes à
consulter sur le site du MAE.
8. Recrutement
MAE : compte-rendu des CCPM 2 et 3
1. CCPM
2
Le 1er avril
2005 s’est tenue
En CCPM 2, 60 postes
étaient à pourvoir : 5 postes d’attachés de coopération universitaire (ACU), 39
postes d’attachés de coopération pour le français (ACF), 7 postes d'attachés de coopération
éducative (ACE) et 9 postes de chargés de mission pédagogiques
(CMP).
Les critères de sélection
retenus par la sous-direction sont l’adéquation au profil du poste, la
qualification (un minimum de bac + 4) et les " candidatures expérimentées ".
Pour les attachés de coopération pour le français, une sérieuse formation
académique (au moins une maîtrise) et,
le niveau de compétence en FLE dans les dossiers de candidature
augmentant, les exigences de formation diplômée en FLE augmentent aussi.
L'administration a souligné sa volonté de "féminiser" le mouvement cette année
et sans encore pouvoir parler de parité, on en est encore loin, il semble que de
réels efforts aient été faits dans ce sens. Des progrès donc, et des efforts à
poursuivre à l'avenir. Le même problème se posant pour les "jeunes"
candidatures, il y a paraît il également une volonté de "rajeunir" le réseau,
mais les résultats concrets au niveau des nominations sont beaucoup moins
évidents.
2. CCPM
3
4 postes restent en
attente (entretiens en cours, CV non encore transmis par le MEN). Il s'agit du
poste USA-E-0059, des deux postes du Rwanda, du poste CPV SR 0001 et du poste
SEN-FPS 4012. Un poste avait été publié "par erreur", SYR-E-0007. Les postes non
pourvus lors de cette commission le seront plus tard, après "consultation par
téléphone" des représentants syndicaux, méthode avec laquelle le SNES-FSU est en
désaccord.
9. Compte-rendu
de la réunion du recrutement SEFFECSA
La commission consultative
paritaire de recrutement du service de l'enseignement des forces françaises et
de l'élément civil stationnés en Allemagne s'est tenue le 11 avril
2005.
Sept postes étaient à
pourvoir dans le secondaire, 33 dossiers de candidatures au total avaient été
reçus.
Les candidatures venant
des COM ou de l'étranger ne sont acceptées qu'à titre dérogatoire en l'absence
d'autres candidatures. Le refus du renouvellement de contrat devient la règle,
sauf cas exceptionnel (conjoint encore en poste pour un an par
exemple).
10. Compte-rendu
des CCPC AEFE pour le recrutement des professeurs expatriés
Les candidatures pour les
postes d’expatriés certifiés et agrégés, publiés au B.O.E.N., ont été examinées
en Commissions consultatives paritaires centrales (CCPC) de l’AEFE les 27, 28 et
29 avril 2005. Les postes supplémentaires, qui ne sont pas publiés, ont été
également pourvus à partir des vœux géographiques formulés par les candidats.
Dans ces commissions, le SNES a 4 sièges sur 5 chez les agrégés et 5 sièges sur
5 chez les certifiés.
Sur 154 postes à pourvoir,
dont 33 postes supplémentaires, deux postes (un certifié d’espagnol et un
certifié d’arabe) sont en attente et un poste (certifié d’anglais) voit son
recrutement suspendu. Tout dossier papier dans lequel ne figuraient ni le CV, ni
une lettre de motivation était écarté.
Pour chacune des
commissions, le SNES s’est d’entrée
exprimé sur cette campagne de recrutement des professeurs expatriés. Le SNES
a remercié les personnels du bureau de recrutement de l’AEFE pour la gestion
administrative des dossiers de candidature. En effet, tous les documents
préparatoires ont été fournis dans les délais par l’AEFE ce qui a permis aux
commissaires paritaires d’effectuer leur travail préparatoire de vérification
des barèmes et des vœux dans des conditions tout à fait satisfaisantes. La
campagne de recrutement s’annonçait pourtant très mal après la publication des
postes en octobre 2004. En effet, l’AEFE avait affirmé qu’aucun document ou
modification ne serait pris en compte après l’envoi du dossier papier mais aussi
qu’aucun retard de transmission du dossier de candidature ne serait accepté,
même si l’erreur provenait de la hiérarchie. Grâce au SNES et à ses prises de
position fermes en CTP et en conseil d’administration, il n’en a rien été.
L’AEFE a accepté les dossiers papiers « égarés » et toutes les pièces
justificatives complémentaires. Sur 2 283 connexions réalisées sur le
serveur informatique de l’administration pour faire acte de candidature,
1 909 dossiers papiers ont été reçus et traités par le bureau du
recrutement de l’agence. Le SNES a par ailleurs salué la présence
(obligatoire !) du ministère de l’Education nationale lors de ces
commissions mais a de nouveau dénoncé son désengagement dans la procédure de
recrutement des professeurs expatriés. Nous demandons la participation du MEN
dans le recrutement et nous renouvellerons cette demande lors du prochain
conseil d’administration de l’AEFE en juin.
Profil, profil quand tu nous
tiens !
En préliminaire, le SNES a
dénoncé le profilage et le surprofilage des postes qui ne cessent de se
multiplier. Pour de nombreux postes, le SNES a fait retirer en commission des
éléments du profil afin d’examiner le plus grand nombre de candidatures
possibles. Ainsi, l’expérience TPE n’a pas été prise en compte de même que
certaines phrases sibyllines « copiées-collées » d’un profil à un
autre du type « expérience indispensable de formation de formateurs »
dans des établissements où n’enseignent que des titulaires ou bien dans des
établissements où le collègue n’est que le seul enseignant dans sa discipline.
La coordination pédagogique a également été écartée. Quant à « l’adaptation
ou l’harmonisation des programmes avec ceux du pays d’accueil » dans
des Etats qui n’ont malheureusement pas de systèmes éducatifs, l’exigence en
était tout simplement inacceptable. Pour ce qui est de « l’action de
formation de formateurs » ; de quoi s’agit-il ? Ce sont des
heures effectuées en IUFM, l'encadrement d'un stagiaire, des actions de
formateur dans le PAF par exemple. Comment prendre en compte sérieusement des
expériences aussi diverses et pour quel(s)
objectif(s) ?
A la question du SNES qui
demande la consultation des représentants des personnels en Comité technique
paritaire sur les profils des postes -et qui a d’ailleurs saisi le tribunal
administratif sur l’absence de cette consultation-, l’AEFE répond que ces
profils sont de sa seule compétence. Le directeur adjoint de l’agence s’est
néanmoins engagé à revoir, lors des commissions bilan du mois de juin, en
concertation avec les représentants des personnels certains éléments des profils
(coordination pédagogique par exemple) qui ne devraient pas figurer pour la
prochaine campagne de recrutement des professeurs expatriés.
Le SNES a dénoncé la mise
à l’écart des collègues dispensant leur enseignement en collège quand le profil
exigeait l’expérience indispensable en lycée au cours des quatre dernières
années. Faut-il rappeler –oui, manifestement- que nous sommes titulaires de
concours de recrutement nous permettant d’enseigner de la sixième jusqu’aux
classes post-bac ? La pédagogie en collège fait appel à des qualités tout
aussi essentielles que la pédagogie en lycée.
Le SNES a également
dénoncé les postes de « conseillers pédagogiques » dont la mission
telle qu’elle est décrite dans le profil des postes relève davantage de celle
d’un IPR que de celle d’un enseignant.
Pour le respect du
barème !
Hormis les postes soumis à
entretien (mais dont les collègues convoqués ont tout de même été reçus parmi
les collègues au fort barème), le classement des collègues par ordre décroissant
du barème a été dans l’ensemble respecté. Toutefois, le SNES s’est étonné de
certaines propositions de l’administration descendues loin dans les barèmes pour
classer des candidats. L’AEFE l’explique à la fois par des éléments du profil
incontournables selon elle (OIB, action de formation de formateurs, TICE,
terminale, etc) et par les nombreux dossiers incomplets. En effet,
l’administration estime que chaque élément du profil indiqué dans le dossier de
candidature AEFE par une « petite croix » doit être justifié par des
attestations.
Enfin, le SNES a bien
demandé et fait valoir le respect de l’équité dans le traitement de toutes les
candidatures. Aucun passe-droit à cette règle n’a été accepté par les
commissaires paritaires. En cas de désaccord entre le SNES et l’administration
sur le classement des candidats, le SNES a demandé un vote qui a eu lieu à cinq
reprises.
CPE : l’absence de critères
objectifs dans le recrutement
A la revendication du SNES
d’établir un barème pour le recrutement des CPE, l’AEFE oppose son refus. Tous
les collègues classés ont donc été reçus en entretien et ils ont fait plus ou
moins bonne impression. Critère subjectif s’il en est ! Il s’agissait
« d’avoir bien conscience de ce qu’était une mission d’expatrié »
(sic!!!!). Le SNES a également remarqué que sur les dix collègues classés en
premier sur les postes de CPE, une seule femme figurait ! Cette évocation sur
l’absence de parité a fortement déplu à l’AEFE mais les faits sont là.
Effectivement les candidates CPE sont peut-être moins nombreuses ; les
statistiques fournies par l’AEFE lors des commissions bilan du mois de juin nous
le diront.
Campagne pour la rentrée
2006 : le retour à la normal ?
Retour à la normal en ce
qui concerne le calendrier du recrutement. Les CCPC se dérouleront avant les
CCPL. Traduisez : le recrutement des expatriés s’effectuera de nouveau
avant celui des résidents. En conséquence, le tableau des emplois expatriés, qui
permet la publication des postes à pourvoir, sera examiné lors du Comité
technique paritaire du mois de juin. La note de service définissant les
modalités de candidature et publiant les postes devrait donc paraître au
B.O.E.N. en septembre. Futurs candidats, pensez donc bien à consulter notre site
internet (www.hdf.snes.edu).
La définition des zones
géographiques, qui permettent d’examiner les candidatures pour les postes
supplémentaires, telle qu’elle était conçue sur le logiciel du MEN devrait être
repensée en juin en concertation avec les représentants des personnels. L’AEFE
envisage de clarifier et d’élargir lesdites zones. A
suivre.
Enfin, d’un point de vue
technique, tous les collègues devraient postuler par internet sur un nouveau
logiciel mis au point par l’AEFE. Jusqu’à la fermeture du serveur, le dossier
pourra être modifié en ligne. Il devrait exister une partie spécifique réservée
au chef d’établissement appelée « fiche de compétences ». D’ores et
déjà, le SNES affirme qu’il n’acceptera pas qu’un collègue n’ait pas accès aux
appréciations portées par sa hiérarchie directe sur son dossier de candidature.
Il s’agit là d’un droit fondamental du fonctionnaire de l’Etat que de connaître
et de consulter librement son dossier administratif.
Moralité : l’action
paie ! L’intervention du SNES sur les problèmes concernant les postes et le
recrutement n’a pas été sans effet. Au contraire ! Le nombre d’adhérents au
SNES conjugué à la masse des collègues syndiqués qui sollicitent le secteur hors
de France tout au long de l’année pour le suivi de leur dossier de candidature
pèsent de tout son poids pour infléchir les positions trop rigides de
l’administration. Le meilleur moyen de donner encore plus de force aux
revendications du SNES, c’est de le rejoindre en France et à
l’étranger !
11.
Le SNES sur le terrain : en Tunisie
Cet article rédigé par la
section SNES de Tunisie fait le point sur la venue d’une militante du secteur
hors de France en Tunisie. Cette mission a été l’occasion de rencontrer les
collègues des sections SNES du Lycée de Tunis, du Lycée de
Echanges avec les
collègues de Tunisie
Au
lycée Gustave Flaubert de
Rencontre avec le
conseiller culturel adjoint
Des questions cruciales
sur la situation des collègues ont été abordées lors de cette réunion entre les
responsables de la section du SNES Tunisie, le secteur hors de France et le
conseiller culturel adjoint. En ce qui
concerne les collègues en recrutement local, un projet de
règlement intérieur, de grilles de salaire et d’avancement a été soumis aux
représentants du personnel. Les discussions s’engagent et l’échéancier devrait
permettre de présenter ces nouveaux contrats à la rentrée 2005. Rappelant les
problèmes du début de l’année (tentative d’imposer de nouveaux contrats dans
l’établissement de
La situation des collègues
en recrutement local : vigilance !
Le SNES Tunisie entre
actuellement dans une phase de discussion sur les projets de règlement intérieur
et des grilles d’avancement et de salaires proposés par l’administration. Il
apparaît après plusieurs lectures et débats que le projet de règlement intérieur
vise davantage à rappeler les obligations du recruté que ces droits. Nous avons
donc apporté de nombreuses modifications que nous entendons bien faire accepter
à l’administration. Pour ce qui est des grilles de salaires, force est de
constater qu’elles sont pour les futurs recrutés en baisse par rapport à celles
existantes. Ou plus exactement, l’administration s’est contentée d’opérer une
augmentation pour la catégorie « agent » en ponctionnant sur la grille
« enseignant », recherchant une fois de plus à diviser pour mieux
régner. Pour les collègues actuellement en poste, le reclassement s’effectuera
dans les nouvelles grilles à salaire égal (ou éventuellement supérieur). Il est
cependant fait abstraction de l’ancienneté et de l’évolution de carrière (qui
sera plus défavorable dans les nouvelles grilles). Nous demanderons bien
évidemment des éclaircissements rapides sur ces différents points au cours de
notre prochaine réunion. Plusieurs problèmes se posent également pour les
recrutés locaux français qui bénéficient dans le cadre de la convention
franco-tunisienne de la possibilité de percevoir 50% de leur salaire en euros.
Actuellement cette part augmente au fur et à mesure que le dinard perd de sa
valeur. Mais si l’on se base sur une grille de salaire en dinards c’est
l’inverse qui se produit. Nous aimerions donc savoir comment l’administration
compte solutionner ce problème qui affectera bon nombre de collègues ayant des
enfants colarisés en France… Les collègues souhaitent une harmonisation des
contrats mais sont très inquiets des conséquences de ces modifications en
profondeur. Nous restons donc plus que jamais vigilants.
12. Stage
syndical annuel hors de France du SNES
Le stage se déroulera à
Paris les mercredi 24 et jeudi 25 août 2005.
Il sera comme chaque année
l’occasion de faire le point sur l’activité du syndicat, d’avoir un échange
d’idées entre les collègues en poste hors de France et les membres du secteur
hors de France et aussi d’approfondir certaines questions telles que les
conséquences de la loi Fillon à l’étranger , les évolutions du décret 2002, les
recrutés locaux et les évolutions des secteurs de l’assistance technique et des
établissements culturels du MAE.
Ce stage fera le point sur
le fonctionnement des sections et la préparation des élections professionnelles
de décembre 2005.
Ce stage est également
ouvert à tous les adhérents du SNES souhaitant avoir des responsabilités dans
leur pays d’exercice.
Roger
FERRARI
Secrétaire national
chargé
des questions hors de France.
Mireille COURT,
Catherine JUSTIN, Céline
URBANIAK,
Membres du Secteur Hors de France.
RF/MC/CJ/CU/CC
ANNEXES