COMMISSION AVENIR :
ÉCHAPPER À
Nul n’est besoin d’être grand clerc pour comprendre
que cette commission « Avenir de l’enseignement français à
l’étranger » a été faite pour mettre en œuvre les mesures prévues par
Sarkozy : prise en charge des frais de scolarité des enfants français et
extension du réseau.
Le SNES s’en est vite rendu compte et après une sortie
de la commission, il a décidé de revenir pour l’utiliser comme cheval de Troie
syndical. Juste retour des choses car en démocratie, les forces syndicales ne
sont pas contournables.
Mais ne soyons pas naïfs car comme l’affirmait le
Sénateur communiste, ex-membre de la commission Copé,
Jack Ralite dans le journal l’Humanité :
« Nous sommes en démocrature ».
Lui qui poursuivait sur les raisons de sa sortie de la
commission Copé : « C’est un exemple type
de la dérive que connaît aujourd’hui la démocratie. On réunit des gens, on dit
qu’ils sont compétents et on leur donne une tâche qui appartient normalement
aux forces démocratiques, syndicales et culturelles, et cela aboutit à ce
pourquoi cela a été conçu. C'est-à-dire un texte qui n’a ni queue ni tête. Dans
ces commissions, on sent peser le poids des lobbys mais on ne sent plus
intervenir le poids de la délibération démocratique. Et ces commissions
naissent les une après les autres de la volonté du souverain dans ses élans
désordonnés, de ses désirs, de son envie de provoquer la nation toute entière.
On a le résultat qu’on pouvait atteindre : on n’a pas de
résultat ! »
Le SNES utilise la commission comme outil syndical en
essayant de ne pas se faire manipuler ni récupérer. Mais quoi qu’il advienne,
nous aurons besoin de recourir à l’action syndicale pour obtenir l’enseignement
français à l’étranger et la situation des personnels
que nous voulons.
Prenons rendez-vous avec tous les personnels du second
degré et espérons le de l’éducation, dès la prérentrée pour se mobiliser, se
syndiquer et engager les mouvements de grève dont la première est d’ores et
déjà prévu dans la deuxième quinzaine de septembre. Bonnes vacances !
Paris, le
3 juillet 2008